Après 7 ans de piratage, je suis prêt à payer
Le logiciel de streaming Spotify est venu à bout de mes réticences.
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J’ai 24 ans et après 7 ans dans l’illégalité, je m’apprête à régulariser ma situation. Depuis 2002, je n’ai pratiquement pas dépensé un seul centime dans l’achat de musique. Je dois bien confesser quelques écarts — il était tard, j’avais bu, le groupe était insistant pour vendre ses CD — mais pour l’essentiel, je m’en étais tenu à cette règle simple: la musique est gratuite et illimitée, pourquoi la payer?
Quand mes parents se sont raccordés à l'ADSL, j’ai commencé à télécharger sur le logiciel Kazaa avant de divaguer sur divers concurrents aux interfaces tout aussi imbuvables comme Soulseek ou eDonkey. A l’époque, mon investissement personnel pour la fabrication d’un CD valait assez largement les 15 euros que j’économisais. Je téléchargeais les chansons piste par piste, avec les inévitables aléas que ça comporte (fichiers brouillés, contenu porno caché...). Je gravais le CD et réalisais ensuite une pochette faite main. Il me fallut quelques années pour renoncer à ce fétichisme du disque physique et ne plus me sacrifier qu’au culte du MP3.
La peur du gendarme, le frisson du streaming
D’année en année, le choix musical sur Internet se faisait de plus en plus vaste et il devenait quasi impossible de ne pas trouver son bonheur. La plus grande discothèque du monde était là, dans ma chambre, gratuite et intarrissable. Mais en 2005, après 3 ans de bonheur musical, je suis rattrapé par la patrouille. Ou tout du moins par son ombre. C’est l’heure des grands procès pour téléchargement, les maisons de disques sortent le bâton et l’ambiance devient morose. Télécharger un MP3, c’est risquer 3 ans de prison et 300.000 euros d’amende, c’est écrit noir sur blanc dans les journaux. Je lève alors un peu le pied sur le téléchargement.
Après ce rapide coup de blues, tout revient dans l’ordre. Devant le tollé de l’opinion publique, les ayants-droit reculent et les procès se font rares. La liberté de télécharger devient en quelque sorte un droit inaliénable de la jeunesse. Les offres légales qui se mettent alors en place sur Internet sont boudées par ma génération, biberonnée au MP3 et foncièrement réticente à l’idée de sortir sa carte bancaire.
Dans le même temps apparaît le streaming avec Radio.blog.club qui passe alors pour une incroyable révolution: on peut désormais écouter n’importe quelle tube en salle informatique à la fac! Le site sera torpillé par les maisons de disques mais Deezer prendra la relève peu après. Le streaming (au son dégueulasse) ne remplace pas encore le téléchargement mais s’impose comme le compagnon idéal de l’ordinateur de travail — au lycée, à la fac ou au bureau.
Fiascos législatifs
Niveau peer-to-peer, la seconde moitié des années 2000 est dominée par BitTorrent qui accélère considérablement la vitesse de téléchargement. La répression, elle, ne suit pas. Le fiasco de la loi Dadvsi en 2006, qui tente d’imposer la riposte graduée avant de se faire censurer par le Conseil constitutionnel, laisse l’internaute français dans un océan de liberté. Quant à la loi Hadopi, dont le volet répressif n’a toujours pas été votée, elle a pour l’instant plus servi à amuser la galerie qu’à dissuader le téléchargeur.
Bilan: nous sommes à l'été 2009 et en attendant que le gouvernement applique la loi Hadopi, le téléchargement illégal est presque dépénalisé. Pourtant, je m’apprête à payer 9,99€ par mois pour écouter de la musique. Quelle mouche de la maturité m'a donc piqué?
En fait non, pas question de se moraliser. J’ai juste découvert il y a quelques mois la version gratuite du logiciel de streaming légal Spotify. Vu de loin, il ne s’agit que d’un Deezer de plus. Mais une fois pris en main, c’est une petite révolution copernicienne qui s’opère sur notre ordi.
Première nouveauté: il ne s’agit pas d’un site, mais d’un logiciel. Spotify n’arrive pas en soutien de votre iTunes ou de votre Windows Media, il le remplace tout simplement. Quand une requête sur Deezer peut prendre 5 secondes au gré de la santé de votre connexion Internet, sur Spotify, elle est aussi immédiate que sur iTunes.
Avec maintenant plus de 5,5 millions de titres, la profondeur de catalogue est telle que l'on trouve à peu près tout ce que l'on cherche. En une seule fenêtre, on a par exemple accès à toute la discographie des Rolling Stones: des albums majeurs — déjà connus — aux disques les plus mineurs, que la culture générale impose de connaître mais que la flemme a toujours découragé de télécharger. (Il y a cependant quelques oublis de taille pour des questions de droit: les Beatles, les Kinks, AC/DC ou Metallica)
Deuxième nouveauté: la qualité de son en streaming est enfin équivalente à celle d’un MP3. Radio.blog.club m’avait explosé les oreilles, Deezer n’avait pas fait beaucoup mieux. Spotify écrase la concurrence avec une qualité de son de 160 kbps, soit une qualité supérieure aux MP3 de 128 kbps qui ont rythmé ma jeunesse.
Dans ces conditions, je n’ai presque plus besoin de télécharger, ayant accès en bonne qualité à une discothèque quasi exhaustive. Dans deux cas seulement, je continue à le faire:
1. Pour les albums non inscrits au catalogue. Ou pas encore présents au catalogue: pour cause de fuites, la plupart des disques sont en effet disponibles en version pirate sur Internet quelques semaines avant leur sortie.
2. Pour alimenter mon iPhone. Le streaming, c’est bien beau mais si je veux écouter les morceaux sur mon lecteur MP3, je suis bien obligé de les télécharger à un moment.
L’offre gratuite de Spotify permet d’écouter de la musique à volonté mais diffuse tous les quarts d’heure (ou toutes les demi-heures, selon l’humeur du logiciel) d’énervants spots publicitaires.
L’offre payante, à 9,99 euros par mois, permet d’éviter ces pubs. Pour attirer le chaland, Spotify propose aussi une qualité sonore améliorée à 320 kbps, ce qui (à peu de choses près) est l’équivalent d’un CD. Un ami ingénieur son, qui veut croire que la production musicale a encore de l’avenir, a essayé plusieurs fois de me faire craquer, me vantant les mérites de cette option payante. Mais je résistais: «OK, je suis accro à Spotify, mais je préfère encore entendre ces horribles pubs plutôt que de dépenser un seul euro pour de la musique».
Et puis j’ai craqué. Le 27 juillet, Spotify a révélé les images de son application iPhone, quasiment prête, en attente de validation par Apple (qui aurait d’ailleurs de bonnes raisons de la refuser pour ne pas concurrencer son iTunes store). Le programme permettra d’accéder à toute la musique Spotify en 3G ou en wifi, ou à défaut à des playlists personnalisées quand il n’y a pas de réseau. Une application pour les téléphones tournant sous Android est aussi en cours de réalisation.
Evidemment, l’application sera reservée aux abonnés payants. Et je ne pourrai que payer: si éviter les publicités et passer à 320 kpbs ne me paraissaient pas valoir 9,99€ par mois, la possibilité d'avoir accès à la chanson que je veux, quand je veux, n'importe où dans la rue est un vrai service qui justifie l'abonnement. Le gain de temps sera important: plus besoin de télécharger et de transférer la musique sur mon lecteur MP3, tout sera instantané.
Pourquoi mon verrou psychologique a sauté? Peut-être parce qu'en payant 9,99€ par mois, finalement, je ne paye pas pour la musique (déjà accessible gratuitement) mais pour un moyen d'y accéder plus facilement. Par confort, on finit toujours par acheter un lave-vaisselle pour en finir avec la vaisselle à la main. Par confort, je vais succomber à Spotify Premium pour en finir avec le téléchargement à la main.
Vincent Glad
PS: La version gratuite de Spotify n'est normalement disponible que sur invitation. Mais il est possible de contourner la règle en s'inscrivant sur cette page. Chut, on ne répète pas.
(Photo: Flickr/CC/RossinaBossioB)
Mis à jour le 10/08/2009 à 11h47
















































Cet article est bien la preuve qu'avec un montant raisonnable beaucoup sont prêts à payer et abandonner le téléchargement illégal pour obtenir tranquillité et surtout qualité d'écoute.
Quand donc les politiques et les créateurs (surtout les premiers) arriveront-ils à percevoir que la demande pour de nouveaux modes de diffusion est forte et qu'il suffit d'y répondre plutôt que de s'arcbouter sur les positions passéistes que défendent les majors ?
Si ces dernières ne veulent pas comprendre et continuer (avec la complicité des revendeurs de disques) à ne rien proposer, le libre accès à la culture garanti par la constitution pourrait leur être opposé et permettre alors la mise en place d'une licence globale.
Le seul inconvénient de Spotify est l'absence de possibilité d'enregistrement. On n'a pas toujours une connexion à portée de la main. De plus dès lors que l'on paye un abonnement, le droit à copie privée devrait pouvoir s'exercer. Sinon pourquoi payer encore une taxe sur les supports enregistrables ?
Le seul inconvénient de Spotify est l'absence de possibilité d'enregistrement.
Pour spotify on peut utiliser SpotifyRipper ou ReplayMusic, mais la qualité est limite car d'après ce que j'ai compris ils récupèrent le son décodé au niveau des tampons de sortie de la carte son et le re-encode en mp3 donc le son est dégradé par rapport aux autres solutions qui récupèrent le flux directement, ce qui pour l'instant ne semble pas possible à cause du format employé par spotify (?)... Il faudra sans doute attendre que spotify devienne plus célèbre pour que des "pirates" viennent une fois de plus en aide aux utilisateurs légaux gênés par les restrictions de service...
Je suis exactement dans la même situation que l'auteur; j'ai vraiment l'impression qu'avec des services tels que Spotify, nous avons enfin trouvé la solution au problème du téléchargement illégal, a fortiori si les services de streaming mobiles (tels que l'appli pour i-Phone) se développent.
Reste toutefois un dernier royaume du CD (et donc, indirectement du MP3) à envahir pour le streaming: les voitures! Si je veux écouter ma playlist Classic Rock dans la voiture en partant en vacances, je suis encore obligé de télécharger et graver les titres correspondants. Mais patience, internet finira tôt ou tard par arriver dans nos voitures.
Depuis 2008, Microsoft propose aux Etats-Unis une solution encore plus évoluée qui devrait arriver en France à la rentrée avec le Zune HD. En effet pour 15$ par mois (donc a priori 15€, soit 5 de plus que pour Spotify) il est possible de télécharger toute la musique souhaitée sur le Zune Marketplace (leur iTunes like) et de la conserver tant que l'abonnement est en cours. Une solution donc pour les baladeurs mp3, et le manque de connexion à portée.
En plus de tout ça, 10 chansons par mois peuvent être gardées pour toujours (et donc sans drm). Sans compter qu'avec accès wi-fi, il y a possibilité sur le Zune de choisir de la musique sur la boutique, récupérer des chansons entendues à la radio, utilisé des sélections de musique par genre ou télécharger des morceaux proposés par le logiciel en fonctions de vos écoutes, etc.
Le Zune Pass, bien que limité au Zune, semble encore un poil plus intéressant que l'abonnement à Spotify et nous rapproche de plus en plus d'une certaine forme de licence global.
Complètement d'accord avec l'article : j'envisagerais même d'acheter un Android plutôt qu'un iPhone si Apple refusait l'application Spotify (et ne proposait pas un équivalent via iTunes). Le fait d'avoir accès à n'importe quel morceau n'importe où représenterait une première dans le sens où une offre légale précéderait l'offre illégale.
Et pour réagir à Malf, le schéma de Spotify a comme grand avantage de permettre à l'utilisateur de garder accès à sa musique même s'il arrête de payer. Je ne sais pas ce qu'il en est avec le Zune Pass mais si arrêter de payer fait perdre toute la musique et toutes les playlists, ça ne marchera pas : je n'ai pas envie d'être prisonnier d'une offre.
Non, pas d'accord ! Même si le "retour à la raison de l'auteur" pourrait s'avérer louable (il faudrait que je m'appelle Oliviennes ou Pascal Negre pour trouver ça réellement louable d'ailleurs) il n'est une fois de plus pas justifié par les bonnes choses.
Depuis que le Monde est Monde et que l'Internet est là, les utilisateurs et consommateurs de musiques ne cessent de hurler contre des prix de musique toujours en hausse, des profits records pour les majors et... pas un centime (ou si peu) pour les vrais créateurs !
Les débats HADOPI and co ont remis cet aspect sur le devant de la scène, et les propositions de lois/réformes (DADVSI, HADOPI & co.) ont toutres été rejetées pour ces raisons là ! On recherche un nouveau modèle économique qui soit équitable pour tous, consommateurs comme créateurs, qui soit basé sur le partage et la licence globale.
Alors licence globale, en ce sens oui, l'offre de Spotify est une avancée notable mais ne vous y méprenez pas, ce sont toujours les mêmes qui s'en mettront plein les fouilles, et rien que pour cela je regrette je ne peux PAS être d'accord avec l'auteur !
Je suis près à payer 30 ou 40 euros cet abonement mensuel si j'étais sûr que plus de 50% de ce prix allait dans la poche des créateurs, mais, même à raison de 5euros/mois, ou 9.99 comme c'est le cas ici, je ne lacherai pas un centime de plus pour les majors, faut arreter de déconner quand même !!!
Pour ma part je n'achète plus mes CD que lors de concerts ou de festivals (pour lesquels je paie ma place sans rechigner puisque les artistes y récupèrent souvent un % plus élevé que sur un CD) et très souvent c'est l'artiste lui même qui me donne le CD. Déjà c'est beaucoup plus social comme cela, en plus pour moi c'est moins cher puisque du coup il y a un intermédiaire (voire plusieurs) en moins.
Spotify est une bonne idée mais qui DOIT être revu en ce sens. Et si vous ne me croyez pas, allez faire un tour du coté de chez Magnatune : http://www.magnatune.com/ et vous saurez ce qu'est un véritable modèle économique autour de la création artistique et de sa diffusion en ligne. Perso tant qu'en France il n'y aura rien de semblable, moi je gèle mes achats de musique et je reste sur Deezer.
Ne pas oublier Jamendo, qui mine de rien est une bonne source de nouveaux talents en Creative Common la plupart du temps, et qui permet beaucoup de choses: modules pour iphone et android, streaming, téléchargement gratuit sans contrainte, etc... Comme Magnatune, le catalogue ne comprend pas d'artiste célèbre au sens dans le top ten des charts. Mais si vous aimez la musique alternative, quelque soit le style, vous trouverez votre bonheur grâve aux artistes qui mettent à disposition leurs oeuvres.
Alors pour moi ce sera un triple non à cet abonnement :
- je ne paye pas pour un service qui n'est accessible qu'en 3G et en Wifi. Quid du métro, de l'immense majorité du territoire non couverte par la 3G, et de la batterie de l'iphone qui ne supportera même pas un Paris-Lyon?
- je ne paye pas pour un service qui ne me rend pas propriétaire des morceaux
- je ne paye pas pour un service qui me maintient hors la loi : comme vous l'avez fait remarquer, vous serez obligé de continuer à télécharger "illégalement", donc tombant sous le coup d'une loi inique et liberticide.
J'aimerai bien vous voir utiliser Spotify une fois qu'on vous aura coupé internet :)
Merci pour cet article, j'avais complètement oublié qu'une invitation à Spotify m'était parvenue il y a un mois. Justement j'avais un besoin, je suis allé voir Carla Bley en concert il y a quelques jours avec des amies, mais rentré chez moi je n'avais que trois CD de la dame qui nous avait enthousiasmés, vite écoutés et réécoutés. Sur Spotify il y en a une quinzaine, enfin un site qui diffuse du jazz un peu pointu et en bonne quantité, de quoi passer quelques bonnes soirées... Pour le moment les pubs, toutes consacrées à Spotify sont énervantes certes, mais souvent utiles pour l'utilisation de l'application donc je ne paie pas, on verra plus tard.
En fait, c'est marrant, j'ai 28 ans et je me faisais il y quelques années le même genre de réflexion.
Finalement, en lisant cet article, j'ai trouvé un truc qui a changé par rapport à ta situation 7 ans auparavant: la carte bleue et ton pouvoir d'achat. Quand on est plus lycéen et qu'on commence à gagner un peu sa vie, on peut se permettre plus facilement de mettre 30 € par mois pour l'adsl, et rajouter 10 € pour la musique, ou pour d'autres, 30 € pour le foot, etc... en fonction de sa passion.
Pour ma part, j'ai arrêté de télécharger avant que les projets de lois actuels ne soient imaginés, il y a 5 ans, environ. Dès que j'ai eu les moyens d'acheter des disques (vinyle et cd).
Donc, certes, ce logiciel te plait bien, donc tu es prêt à payer. Mais aussi, tu en as les moyens. La question est: comment les jeunes de 17 ans aujourd'hui vont pouvoir utiliser la version payante de spotify alors qu'ils n'ont pas de carte bleue? De même pour utiliser itunes et consort. Tant qu'il n'y aura pas une solution commerciale accessibles aux adolescents, futurs consommateurs, on ne résoudra pas le problème du téléchargement illégal.
A la lecture de cet article où il me semble qu'il ya confusion entre écouter et copier. La loi Hadopi n'interdit pas l'écoute mais la copie. Il me semble également trouver dans cette article une sorte de copinage avec les majors et autres en particulier leur représentant: M. Negre, Oliviennes, Sacem et autres grands vertueux de la transparence des gains et profits des sociétés.
Je partage le commentaire de @loiseau2nuit bien plus intéressant que de lire un article dont le fond me paraît suspect, peut être est ce une erreur de ma part dans ce cas revoir l'article et bien séparer l'écoute de la copie et l'agréementer de résultats financiers avec quelques exemples.
merci pour un peu plus de détails afin de mieux comprendre le pourquoi de votre article.
M. Glad en général vos articles sont plus sur le fond et avec de l'humour ne tombez pas dans la nomenklatura cela serait dommage pour l'internaute.
Bonne soirée.
Oui, bien sûr, la loi Hadopi permet d'écouter du streaming, c'est donc pour ça que Spotify est bien légal.
J'ai fait cet article justement parce que je m'étonnais moi-même de tomber dans la légalité alors qu'en la matière, j'ai toujours été un militant du téléchargement illégal.
Quant à mes supposés liens avec Pascal Nègre, laissez-moi rire, j'explique quand même que depuis 7 ans, j'ai téléchargé tous les albums que je pouvais et que j'ai adoré ça. Je pense d'ailleurs que les maisons de disques ne sont pas très fans de Spotify qui leur rapporte très peu et fait certainement baisser encore les ventes de musique. Spotify, c'est un peu la licence globale. Ce contre quoi ils se battent au Parlement depuis 5 ans.
Tout d'abord merci pour votre réponse tellement rare de jour.
J'ai pris note qu'il n' y a pas d'ambiguité dans votre article ce qui m'a permis de le relire dans un autre esprit.
continuez à nous informer même si parfois mes ou nos commentaires peuvent vous "énerver".
cordiales salutations.