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Netanyahou, premier ministre à tout prix

Passif face aux colons, le chef du gouvernement se concentre sur l'Iran

Mardi 28 Juillet 2009
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La passivité de Benjamin Netanyahou devant la désobéissance des colons est déconcertante. Il n'est pas de jour sans que de jeunes adolescents, portant kippa et châles religieux, et chauffés à blanc par leurs rabbins, soient envoyés pour installer en toute illégalité des avant-postes en Cisjordanie. Sitôt détruits, ils sont immédiatement reconstruits face à une armée et une police déroutées par tant d'agressivité, qui tentent d'éviter la manière forte. Les jeunes colons narguent ouvertement un gouvernement qui ne peut intervenir sans mettre en danger sa coalition fragile, constituée avec les nationalistes de Lieberman et les orthodoxes du Shass. Et fait nouveau, ils provoquent le seul allié inconditionnel de l'Etat hébreu.

Ces activistes s'en prennent en effet directement aux Etats-Unis. Des centaines de militants d'extrême droite, rassemblés à Jérusalem lundi 27 juillet, ont protesté contre la demande des Etats-Unis de geler la construction en Cisjordanie. Ils se sont dirigés vers le consulat américain aux cris de «Obama, Mitchell, à la maison». Ils étaient accompagnés par de nombreux députés de la majorité qui, par leur présence, cautionnaient cette attaque frontale contre les Etats-Unis.

La décision de création de onze nouveaux avant-postes, prise par les leaders des activistes juifs, tend à provoquer l'allié américain qui continue pourtant à faire preuve d'une patience exemplaire. Les appels à l'action évoquent le temps du combat contre l'indépendance: «La communauté internationale ne veut pas de nous ici et nous répondons en renforçant notre lien à la terre et en érigeant de nouvelles communautés. Il y a 63 ans, un esprit pionnier est apparu et, en une nuit, 11 nouvelles localités ont été construites dans le Néguev. Ici et maintenant, en établissant de nouvelles communautés en Judée-Samarie, nous allons remettre Israël sur le chemin de l'indépendance, créer une force nationale et se lever contre la pression internationale.».

Le leader spirituel du parti Shass, le rabbin Ovadia Yossef, fustige de son côté les Américains: «il faut dénoncer les exigences américaines et rappeler que les Israéliens ne sont pas les vassaux des Américains qui n'ont pas le droit de réclamer le gel des implantations». L'installation de caravanes en Cisjordanie n'est pas du bon goût des américains, ni des européens, qui menacent le pays d'une révision de leur soutien inconditionnel. Brader l'amitié israélo-américaine pour quelques arpents de terre est de plus en plus condamné, non seulement par la gauche effritée et les centristes divisés, mais par tous ceux qui sont attachés à la préservation de la démocratie et des intérêts économiques communs.

Raser les colonies illégales

Benjamin Netanyahou n'a pas pris de position ferme contre les colons qui ne respectent pas les décisions de l'armée et du gouvernement. Son silence s'explique par ses engagements de campagne. Candidat, il avait déclaré «qu'il aurait à répondre aux besoins de la croissance naturelle de la population des implantations». Mais en fin politique, cette passivité semble être dictée par la stratégie qu'il a mise au point avec son armée. Il s'est engagé auprès des Etats-Unis à faire raser par la troupe, en une journée, la vingtaine de colonies sauvages de Cisjordanie, en échange d'une liberté totale pour étendre les colonies existantes. C'est le seul compromis acceptable qu'il pouvait proposer à sa coalition.

Mais les colons ne sont pas prêts à se laisser surprendre car ils bénéficient, sinon d'une solidarité, au moins d'une indulgence de la part de la population religieuse et nationaliste. Cette attitude va jusqu'à justifier des excès qui vont du simple sabotage, à l'atteinte à la nature et à la destruction des outils de vie et de subsistance. Parce que la police avait reçu l'ordre de forcer l'évacuation de trois postes illégaux, les réfractaires n'ont rien trouvé pour se défendre que de brûler et déraciner des centaines d'oliviers appartenant à des arabes habitant près de Naplouse.

Tsipi Livni, arrivée en tête des élections avec son parti Kadima, avait anticipé ce genre de situation bloquée. Pour cette raison, elle avait refusé de former une équipe incluant les religieux et leurs alliés qui, forts de leur statut de partis charnières, usent de surenchère sans se soucier de l'intérêt général du pays. Leurs exigences ne cadrent pas avec leur poids politique réel, seize députés à peine aux revendications sectorielles pour ne pas dire religieuses. Leur programme politique met l'accent sur l'octroi de fonds publics pour faire vivre leurs écoles talmudiques, sur l'installation dans des zones inhabitées de Cisjordanie de familles immigrées prises en charge financièrement et sur l'aide aux jeunes qui étudient les textes sacrés à longueur de journée, loin de la réalité du pays et du modernisme. Nombreux sont ceux qui trouvent dans ces écoles un refuge pour échapper au service militaire national. Alors, les plus courageux ou les plus dociles sont envoyés par leurs leaders pour construire en quelques heures quelques cabanes dans des zones que ni le gouvernement et ni l'armée n'ont choisies, n'hésitant pas à affronter les forces de l'ordre et, acte inconcevable jusqu'alors, l'armée de conscrits.

Ouverture politique

Netanyahou, prêt à gouverner à tout prix, n'exprime pas les mêmes réserves que Tsipi Livni. Pourtant, s'il a accepté de pactiser avec ces alliés instables qui monnayent leur participation au prix fort et qui quitteront au pied levé la coalition lorsqu'une simple subvention leur sera refusée, le Premier ministre est convaincu que ce gouvernement a une durée de vie limitée. Il ne perd pas en effet l'espoir de faire venir quelques réfractaires de Kadima conduits par l'ancien ministre de la défense Chaoul Mofaz, quitte à modifier à son profit le règlement intérieur de la Knesset. Il craint en effet une guerre civile avec les colons comme elle avait été redoutée en 2005 à l'occasion du désengagement de Gaza. Le gouvernement d'Ariel Sharon avait pris à l'époque des mesures préventives. Cette guerre n'a finalement pas eu lieu, fort heureusement. Mais la Cisjordanie n'est pas Gaza et les activistes sont fermement décidés à ne pas reculer si d'aventure on les obligeait à renoncer à leurs colonies.

Ce risque non exagéré confine Netanyahou dans une position d'hésitation, qui laisse penser que la situation intérieure ne le passionne plus. Ses préoccupations se reportent sur l'Iran. Même le sort de l'économie, qu'il a rétablie en 2002, le laisse indifférent. Alors que la situation économique en Israël inquiète les experts, que les chiffres de la croissance qui flirtaient avec les 6% frôlent le zéro absolu, que l'indice du chômage s'élève de 4% à 10%, que les immigrants réintègrent leur pays d'origine par manque de travail, l'économie est exclue du débat et des projets politiques des partis.

Le poids des colons, soutenus par les religieux en embuscade, mine la situation politique en Israël et hypothèque l'avenir des relations internationales. Le Premier ministre attend donc des Etats-Unis et de l'Europe qu'ils minimisent leurs pressions pour lui laisser le temps de régler le problème crucial des implantations dans le cadre d'une solution pacifique. Mais pour mener à bien sa mission, il a besoin d'un gouvernement fort, non soumis aux diktats des extrêmes, qui ne pourra être conçu qu'avec l'apport des centristes de Tsipi Livni. Chaoul Mofaz semble être désigné pour être le catalyseur de ce regroupement qui, seul, pourra s'opposer à la dérive des acharnés des implantations illégales et des réfractaires à l'évacuation des colonies décidée démocratiquement par le gouvernement.

Jacques Benillouche

Si vous avez aimé cet article, vous aimerez peut-être «L'Affaire Pollard, un raté du Mossad» ou «Israël boude Obama et lorgne vers Sarkozy».

Image de une: Reuters, Gil Cohen Magen; Colon juif priant en Cisjordanie, Juillet 2009

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Comments

Poue en finir avec l'instabilité gouvernementale

En finir avec l'instabilité gouvernementale et avec le chantage des partis religieux préoccupés de clientélisme ?

Un seul moyen : instaurer pour les prochaines élections le scrutin majoritaire à UN tour.

Ainsi le choix du peuple sera clair et réglera définitivement les discussions de marchands de tapis et la combinazione

si je ne suis pas pour moi, qui le sera ?
et si je ne suis que pour moi que suis-je ?

Il suffit de relre l'Histoire

Il suffit de relre l'Histoire agitée de La Judée du temps des Asmonéens, et du siège de Jérusalem en 70 de l'ère commune por savoir que nous n'avons rien appris, et que nous restions notre meilleur et plus redoutable ennemi.

si je ne suis pas pour moi, qui le sera ?
et si je ne suis que pour moi que suis-je ?

Israel : le vent change...

Au sujet de l'Afrique du Sud apartheid, le premier ministre anglais Macmillan à l'époch, pourtant conservateur, a prévenu les leaders blancs de ce pays qu'un "vent de changement souflait sur la région". L'histoire lui a donné raison. Mais il a fallu des années de sanctions et le quasi exclusion de ce beau pays du monde civilisé pour mettre fin à cette infamie. Surtout il fallait des hommes de taille comme Mendela et de Klerk pour montrer à leur pays la route à suivre.

L'Israel aujourd'hui ressemble bien à l'Afrique du Sud d'apartheid. La plupart des Israeliens vivent bien. Mais une partie importante (arabe) de sa population et surtout les Palestiniens, sont exploités et suffoqués par ce peuple dominant.

Les Israelis n'ont pas encore trouvé leur de Klerk. Les Palestiniens cherchent leur Mendela.

Mais en attendant, nous, le monde extérieur, las de ce conflit injuste et sans fin, pouvons faire appliquer les mêmes sanctions économiques, sportives et politiques à l'Israel que nous avions cru bon d'appliquer à l'Afrique du Sud.

Je suis persuadé que ce peuple intelligent et courageux verrait rapidement la folie de sa position actuelle et l'abus de pouvoir qu'excercent chez eux une petite minorité de fous religieiux.

Peter Wright

L'immobilité palestinienne

Cet article est typique d’une attitude accusant Israël, à tort, du blocage du processus de paix. On sait bien que ce pays est prêt à discuter avec à peu près tout interlocuteur arabe, sans condition préalable. Et qu’en cas d’entente pour la paix, un retrait se fait (dans le passé au Sinaï, dans le futur au Plateau du Golan et en Cisjordanie) grâce à la volonté politique de la majorité des Israéliens, dans une démocratie qui, quoi qu’en dise l’article ci-dessus, sait imposer une décision à ses minorités.

Non, le problème vient de l’Autorité palestinienne, en particulier de Mahmoud Abbas, qui semblait être de bonne volonté dans le passé, mais qui bloque depuis quelque temps. Les arabes devraient comprendre que, depuis 1948, la balle est dans leur camp. Ils doivent en particulier renoncer à cette demande extravagante que les descendants d’habitants d’Israël aient un droit automatique d’y retourner, c’est du jamais vu dans l’Histoire.

Obama, jeune président de l’ hyper puissance qui, depuis 1917, entend réduire le mal dans le monde, pense qu’un gel des nouvelles colonies relancerait le processus de paix. Il connaît mal le Proche Orient et la mentalité arabe, contrairement aux israéliens. On ne voit pas du tout ce que propose l’Autorité Palestinienne en échange d’un gel des nouvelles colonies, elle doit comprendre qu’Israël a un profond besoin de pressentir ce qui pourrait suivre, côté palestinien, un gel des nouvelles colonies.

Je ne crains que la tentative d’Obama de débloquer les choses entre Autorité Palestinienne et Israël n’échoue du fait de l’immobilité palestinienne. L’espoir actuel vient pour moi de la Syrie, et le jour où ce pays signera la paix, les palestiniens devront en rabattre de leurs demandes insensées.

Beaucoup de deraison

Il ne faut pas geler, mais démanteler les colonies

Les arabes devraient comprendre que, depuis 1948, la balle est dans leur camp. Ils doivent en particulier renoncer à cette demande extravagante que les descendants d’habitants d’Israël aient un droit automatique d’y retourner, c’est du jamais vu dans l’Histoire.
Il est vrai que dans la pratique cette demande est extravagante étant donné la situation dans la région. Mais j'y vois surtout comme un rappel de la folie qu'a été la création de l'état d'Israël, dernière création d'une colonie européenne, à un moment où toutes les puissances européennes s'en allaient dans le bruit et la fureur ou sur la pointe des pieds. Sur le principe, ça semble moins extravagant que la loi du retour...
Et les implantations de nouvelles colonies dans les territoires occupés participent d'une folie encore plus grande. Ce qui était au départ supposé être une arme dans les négociations, est devenu rapidement le principal obstacle à toute réelle mise en place d'un état palestinien viable et est désormais sans doute devenu la plus grande menace pour la cohésion de la société israélienne. Ces colonies nourrissent les délires des fous de Dieu israéliens. Il n'y aura jamais d'Eretz Israël. C'est extravagant pour reprendre votre adjectif, à moins d'envisager l'extermination des arabes de cette région, dans la mesure où ils seraient majoritaires dans ce nouvel ensemble.
Je ne partage pas votre opinion sur la volonté de discuter d'Israël. Depuis l'assassinat de Rabin et l'élection de Netanyahou qui avait promis à ses électeurs la paix et les territoires, avec le succès que l'on a pu constater depuis, les gouvernements successifs semblent persuadés que la puissance de leurs armes leur permettra de conserver ad vitam eternam le statut quo actuel.
Israel ne négocie pas ou alors dans une logique coloniale. Pour reprendre la comparaison de Peter Wright avec l'Afrique du Sud, ce qu'Israël est prêt à concéder aux palestiniens, ce n'est pas un état, mais un Banthoustan. Lors des accords de Camp David, l'ancien premier ministre Ehud Barak décrivait continuellement ses propositions territoriales au sommet comme l'expression de la "générosité" israélienne, et jamais comme la reconnaissance des droits palestiniens.
Je ne crains que la tentative d’Obama de débloquer les choses entre Autorité Palestinienne et Israël n’échoue du fait de l’immobilité palestinienne. L’espoir actuel vient pour moi de la Syrie, et le jour où ce pays signera la paix, les palestiniens devront en rabattre de leurs demandes insensées.
Je ne suis pas convaincu qu'un changement de donne avec la Syrie puisse à ce point modifier la situation. Mais à supposer que vous ayez raison, la situation sera pire pour Israël. Le principal obstacle à une négociation vient surtout, me semble-t-il, de la représentativité des négociateurs palestiniens, quels qu'ils soient. Si les palestiniens perdent tout espoir et renoncent à leur nationalisme, la place sera grande ouverte pour Al Qhaida. Ca n'aurait d'ailleurs rien de si surprenant. En faisant tout pour disqualifier l'autorité palestinienne, Israël a ouvert un boulevard au Hamas. Quoi de plus logique si maintenant la politique israélienne marginalise le Hamas au profit d'Al Qhaida...

El Gato

au mieux ambigu

« La création de l'état d'Israël a été une folie ». Vous en souhaitez la destruction ?

« La politique israélienne marginalise le Hamas au profit d'Al Qaida ». Le terrorisme islamiste se justifierait-il selon vous par l’existence d’Israël ?

Beaucoup de deraison

La raison du plus fort est parfois déraison

« La création de l'état d'Israël a été une folie ». Vous en souhaitez la destruction ?
Non, mais dans la mesure où je ne suis pas croyant, ce n'est pas dans la bible que cet état à une légitimité, mais dans ce qu'il est et dans ce qu'il apporte ou peu apporter à tous les être humains de la région. Pour reprendre l'adjectif que vous avez employé précédemment, la création de l'état d'Israël a quelque chose de totalement "extravagant". Au positif, cette création totalement artificielle a donné naissance à une vraie nation, avec sa culture. Ce n'est plus une colonie européenne. Si on oublie les 20% d'arabes israéliens, Israël est sans doute le seul exemple d'une démocratie qui réussit, bon an mal an, à mener une guerre permanente tout en restant une démocratie. Au négatif, le prix à payer par les palestiniens est monstrueusement élevé. Et la société israélienne n'en est pas sortie indemne. Si l'on compare les idéaux à l'origine de la création de l'état d'Israël tels qu'Amos Oz par exemple les évoque dans ses souvenirs autobiographiques, et le racisme actuel de la société israélienne, difficile de ne pas se demander si elle n'a pas perdu son âme dans les territoires occupés.
« La politique israélienne marginalise le Hamas au profit d'Al Qaida ». Le terrorisme islamiste se justifierait-il selon vous par l’existence d’Israël ?
Non, mais je ne pense pas faire preuve de beaucoup d'originalité en affirmant que la politique menée par Israël a eu pour effet de toujours radicaliser un peu plus ses adversaires. Al Qaida existerait sans Israël. Le discours d'Al Qaida sur la Palestine relève d'ailleurs pour l'instant, de la rhétorique plus que d'un véritable intérêt. Mais de même que en soutenant le Hamas a ses débuts pour réduire l'influence de l'autorité palestinienne, Israël s'est créé un adversaire autrement plus redoutable, de même en refusant toute négociation avec le Hamas, Israël fait à terme le lit d'Al Qaida. Contrairement à Al Qaida, les palestiniens sont nationalistes. Qu'ils perdent tout espoir d'avoir un jour leur nation, et Al Qaida pourra y trouver facilement des relais.
Israël depuis toujours, fait comme si la solution pouvait être militaire. Ce serait vrai s'il s'agissait d'un conflit classique, mais dans cette dissuasion du fort au faible, ça ne marche pas. A chaque fois Israël tape plus fort et à chaque fois il suscite de nouveaux adversaires plus motivés que les précédents. Le contrôle des territoires est chaque jour un peu plus humiliant pour les individus et en empêchant toute activité économique, s'oppose à toute normalisation de la société palestinienne. Les représailles militaires, comme à Gaza où d'après les derniers bilans environ 1400 Palestiniens, dont de nombreux civils, seraient morts d'un coté, et 13 Israéliens de l'autre, ne font que générer de nouvelles haines et de nouvelles vocations.
Alors, je ne prétends pas avoir de solution, mais j'ai l'impression que depuis l'assassinat de Rabin, c'est toujours la même solution qui a été tentée par le pouvoir politique israëlien, même si tout le monde constate que ça ne marche pas: taper plus fort. Et à chaque fois la possibilité d'arriver à un accord s'éloigne, que ce soit parce que sur le terrain l'avancée des colonies de peuplement rend un peu plus impossible la création d'un état palestinien viable, ou parce que le sang versé renforce les haines. Pour reprendre votre pseudo, la raison du plus fort est parfois déraison.

Cordialement,

El Gato

Le Proche-Orient ne doit pas etre vu avec des yeux occidentaux

Comme je suis en desaccord avec une tres grande partie de vos propos, je vais a l'essentiel :

"Israel ne négocie pas ou alors dans une logique coloniale." Et avec l'Egypte, et avec la Jordanie ? Et la Syrie accepterait-elle des negociations dans une logique coloniale ? Vous projetez vos fantasmes au lieu de regarder la realite des faits.
La legitimite d'Israel vient du vote de l'Assemblee Generale des Nations Unies en 1947.

Les arabes qui sont partis d'Israel depuis 1948 auraient pu tres facilement etre integres dans les pays du Proche Orient. Ils ont ete instrumentalises par les pays arabes.

La societe israelienne est hyper democratrique. Elle regroupe des gens originaires du monde entier et ne peut, par quasi definition, etre raciste.

Sur la Syrie et Al Qaida vous etes totalement paradoxal, vous confondez la cause et l'effet. C'est un peu comme si vous ecriviez que la politique colonialiste americaine dans le Pacifique durant les annees 30 avait justifie Pearl Harbour...

Votre analyse du terrorisme est simpliste.

Personne, y compris Israel, ne pense que la solution d'un conflit est militaire. Toujours politique. Israel n'a toujours fait, pour reprendre votre expression, que se defendre.

Votre lecture du Proche Orient est occidentale, donc fausse. Si vous aimez compter les morts, que pensez-vous du "massacre de Hama" par exemple, entre 25 a 50 000 morts (http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Hama )

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Un dernier commentaire, l'etat palestinien, qui existera un jour, sera une Albanie plus qu'une Suisse. Et pas a cause d'Israel.

Beaucoup de deraison

"Israel ne négocie pas ou

"Israel ne négocie pas ou alors dans une logique coloniale."
Et avec l'Egypte, et avec la Jordanie ? Et la Syrie accepterait-elle des négociations dans une logique coloniale ?

Israël ne veut coloniser ni l'Egypte, ni la Syrie. Il veut coloniser, et il colonise la Palestine en y implantant des colonies de peuplement.
La société israélienne est hyper democratrique. Elle regroupe des gens originaires du monde entier et ne peut, par quasi definition, etre raciste.
C'est aussi une société qui respecte la liberté d'expression avec un cinéma et une littérature qui rend compte de son évolution et de l'explosion d'un racisme anti-arabe qui n'existait pas lors de sa création.
C'est un peu comme si vous écriviez que la politique colonialiste américaine dans le Pacifique durant les années 30 avait justifie Pearl Harbour...
Ca ne le justifie pas, mais ça l'explique en partie. Pour faire la comparaison avec la France d'avant guerre que je connais mieux, le fameux slogan "l'Allemagne paiera" ne justifie pas Hitler, mais explique comment il a pu s'emparer aussi facilement du pouvoir et illustre la bêtise et la lâcheté du personnel politique français de l'époque qui lui a ouvert une autoroute.
La legitimite d'Israel vient du vote de l'Assemblee Generale des Nations Unies en 1947.
Je ne suis pas certain que si demain l'ONU votait pour la création d'un état chinois en Corse, ça me semblerait tellement légitime. Par ailleurs cette résolution prévoyait le partage de ce territoire entre deux États, l'un juif, l'autre arabe, avec Jérusalem sous contrôle international.
Votre lecture du Proche Orient est occidentale, donc fausse.
Que vous répondre ? Votre lecture du Proche-Orient est partisane et donc fausse ? Ce n'est pas vraiment un argument.
Si vous aimez compter les morts, que pensez-vous du "massacre de Hama" par exemple, entre 25 a 50 000 morts (http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Hama )
Je ne sais pas trop comment je dois interpréter dans ce contexte, cette référence qui ne concerne ni les israéliens, ni les palestiniens. Votre lecture du Proche-Orient, c'est que si un dirigeant Syrien massacre entre 25 et 50000 Syriens, Israël à le droit de massacrer (je n'avais pas utilisé ce terme avant, mais là vous m'inquiétez), 1000 palestiniens de temps à autre ? Ou alors pense-vous qu'il faut monter d'un cran dans la logique du "taper plus fort" et la prochaine fois tuer 25000 ou 50000 palestiniens ? Ou plus aimablement vous êtes scandalisé parce que l'on condamne Israël, alors qu'à l'époque aucun dirigeant occidental n'avait protesté? Excusez moi, mais ce qui me choque ce n'est que l'on condamne aujourd'hui Israel, c'est que l'on ait pas condamné hier Hafez el-Hassad.

El Gato

on n'est pas au Monomotapa

Comparer Israel a "un état chinois en Corse" est l'absurde pousse a l'extreme.

Je rappelle que depuis le vote des Nations Unies de 1947 les arabes n'ont cesse de vouloir detruire Israel.

Je pense qu'on ne peut pas comprendre le Proche Orient sans y avoir vecu. Ce n'est pas un argument, c'est une affirmation basee sur l'experience.

Ma reference a Hama veut illustrer le "deux poids, deux mesures" permanent s'agissant d'Israel. Quand Haffez el Assad tue des dizaines de milliers de personnes, tout le monde s'en fout, quand Saddam gaze des kurdes idem, etc..., mais qu'un arabe ait un pet de travers en Israel et les gauchistes de salon du monde entier crient au scandale.

J'aimerais bien qu'un mort ait le meme poids, si je puis dire, partout dans le monde, et que les bonnes ames occidentales cessent de ceder au chantage affectif du monde arabe qui n'a pas encore accepte Israel. Comme celui qui compare ce pays a "un état chinois en Corse". Absurde.

Beaucoup de deraison

enlevez vos oeillères

Ce n'est pas des oeillères que vous avez mon cher, mais des lunettes de plomb. El gato est immensément poli avec vous et connait l'histoire du pays d'une façon sans conteste plus éclairée que la votre. Ecoutez le une fois, vous n'aurez rien à vous reprocher, car enfin faire à ce point oeuvre de bétise vous déshonore. Je n'ai jamais entendu de propos aussi pauvres et de mauvaise fois que les votres. Vous êtes bouffi de platitudes (les unes sur les autres), et vous vous contredisez enpermanence. Votre intervention sans intérêt à le mérite de faire entendre lavoix de ceux qui continuent d'espérer un écrasement unilatéral de larévolte Palestinienne, sans se soucier de lavie humaine. Combien vous faudra t-il de temps et de sang pour que la honte vous étreigne. Mais je crois que vous faites partie de ceux là qui ne changent pas, ne voient guère, et n'ont jamais servis à rien dans l'histoire, sinon aux tyrans, en bon petits soldats.

gaspar

tout est si clair quand on simplifie a l'extreme

- Le traite de Versailles expliquant le nazisme, c'est "l'Histoire pour les nuls".

- C'est tellement facile, apres coup, de jeter la pierre a Daladier et Chamberlain pour les accords de Munich.

- non, tout cela, c'est de l'indigence intellectuelle, de l'a peu pres, du contorsionnisme historique. Typique de la grande majorite des critiques d'Israel, qui analysent le monde tel qu'ils le voient, mal, et non tel qu'il est.

Beaucoup de deraison

Un peu de raison, Monsieur!

Nul n'est si aveugle que celui qui ne veut pas voir....

'Un peu de raison' semble vouloir prouver avec chacune de ses échanges avec El Gato que Descartes avait tort de croire que "Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée" (sa signature)! Le ton de ses interventions vire vers l'hystérie.

Croire que l'Israel a toujours été prêt à négocier tout avec n'importe qui est un simple deni de ce qui s'est passé depuis des décennies.

Il est vrai qu'il a eu du tort des deux côtés (des trois si l'on inclut les E.U.). Mais ceci veut dire qu'Israel en a eu quand même sa part. Le reconnaître serait un pas utile vers la paix.

Ouvrons les yeux. Ca aide aux autres de faire pareil.

Qui sait, Monsieur, vous contribueriez peut-être ainsi à apporter la paix au pays que vous aimez tant - et qui en a tellement besoin.

C'est ce que De Klerc a réussi à faire pour les blancs d'Afrique du Sud et Mendela pour les noirs. Et tout le monde s'en félicite.

Peter Wright

Apartheid ?

Loin de moi l’idée d’intervenir dans ce débat enrichissant mais je me dois de corriger certaines de vos affirmations qui entrent dans le domaine du jugement et non des faits.

« L'Israël aujourd'hui ressemble bien à l'Afrique du Sud d'apartheid »

Il y a certes deux catégories d’arabes.

1. Les arabes palestiniens de Cisjordanie ne sont autorisés à se rendre en Israël qu’avec une autorisation délivrée par la Police. Ils sont considérés comme des étrangers et donc soumis à une autorisation d’entrée dans le territoire à l’instar de tout algérien qui décide d’entrer en France ou de tout français qui se rend en Russie.

2. Les arabes israéliens vivant à l’intérieur de la ligne verte (frontière 1949) sont libres de se déplacer partout, d'être élus députés, de travailler dans toute entreprise, d’ouvrir tout commerce, d’utiliser tous les bus, d’étudier dans les universités israéliennes où d’ailleurs ils bénéficient d’une discrimination positive dans certaines sections comme la médecine. C’est d’ailleurs grâce à eux que certains hôpitaux fonctionnent car la pénurie de médecins est grande. Il n’y a aucune restriction qui touche cette catégorie de personnes.
Il suffit de se déplacer le vendredi au nord de Tel Aviv, au grand centre commercial de Raanana, la nouvelle petite ville « française », pour constater que les femmes en tchador envahissent les commerces et mobilisent presque toutes les places des restaurants en faisant le bonheur des commerçants. Quand aux jeunes étudiantes souvent en tchador, elles n’ont pas eu besoin d’une loi sur le voile pour le porter librement dans les universités.

Parler donc d’apartheid est un mot fort pour ne pas dire déplacé et son usage inconsidéré risque de le banaliser.

Jacques BENILLOUCHE

@Jacques BENILLOUCHE

Pourriez-vous nous faire un article sur les arabes israéliens?
On en parle très peu en France. Pour ce que j'en sais, leur situation est très paradoxale avec des conditions de vie meilleures et une liberté d'opinion plus grande que dans la plupart des pays arabes, mais et alors qu'ils sont sur leur terre, une citoyenneté pour le moins ambigüe dans un pays qui se définit comme un état juif.
1. Les arabes palestiniens de Cisjordanie ne sont autorisés à se rendre en Israël qu’avec une autorisation délivrée par la Police. Ils sont considérés comme des étrangers et donc soumis à une autorisation d’entrée dans le territoire à l’instar de tout algérien qui décide d’entrer en France ou de tout français qui se rend en Russie.
Je ne connais du passage des checkpoints que ce qu'en montrent les films de fiction israélien. Euh... même du temps de l'URSS, c'était quand même beaucoup plus facile et beaucoup moins humiliant pour un français d'aller en Russie.
Par ailleurs, le morcèlement des territoires palestiniens rend très difficile, si j'ai bien compris, la circulation des palestiniens dans des bouts de territoire cernés par les checkpoints israélien.
http://nadouche.blogspot.com/2007/04/portfolio-check-point-de-huwara.html

El Gato

....

Cher Mr Bennilouche, vous voulez corriger des jugements pour les remplacer par des faits mais vous ne pouvez pas faire un parallèle entre Israel et la cisjordanie et la France et l’algérie en matière de relation transfrontalière.
L’algérie et la France sont 2 états souverains. La cisjordanie ne bénéficie pas de sa souveraineté. Ce n’est pas un état . L’autorité palestinienne a des compétence très limitées. Au-delà des compétences juridiques elle n’a pas les moyens d’exercer ses compétences.
Les frontières des 2 états La France et l'Algérie sont claires et reconnues. Où sont les frontières entre Israel et la Cisjordanie ? Celles de 49, 67, celles du mur ? Peut-être se situent t-elles aux portes de des implantations dîtes « légales » ou encore aux portes des implantations illégales à vocation à devenir « légales » ? Aujourd’hui Israel est responsable de la situation en Cisjordanie. Tant que les frontières ne seront pas définies clairement entre Israel et la Cisjordanie on peut considérer qu’Israel est une puissance occupante et à ce titre a des responsabilités sur le sort des palestiniens. Israel est une puissance occupante qui ne considère pas les populations des territoires occupés comme ses propres citoyens. Israel veut bien adjoindre à son territoire des parties de la cisjordanie sans vouloir de ses habitants. Cela ne s'appelle pas l'apartheid vous avez raison.
Concernant le voile en France vous voulez nous renvoyer à nos contradictions. En France état laïque nous ne souhaitons pas que les populations portent des signes religieux ostentatoires dans les lieux publics. Nous ne voulons pas que des groupes extrémistes religieux s'organisent pour occuper l'espace public et la politique comme on peut le voir en Israel. Je rappelle que Rabin a été assassiné par un religieux. Nous voulons restreindre la religion à l'espace privé. Certes l'interdiction du voile à l'université est une restriction des libertés, mais elle est compatible avec la religion musulmane. Surtout les français d'origine arabe ne font pas l'objet de menace d'expulsion à moyen terme par le ministre des affaires étrangères ou la principale leader de l'opposition comme on a pu l'entendre en Israel.

iconoclaste

facile à dire.

pardonnezmoi cette intrusion éminent spécialiste, moi qui ne suis que spectateur, mais j'ai eu l'occasion il y a dix ans de rester 3 semaine à Jerusalem, puis 6mois dans le sud (Eilat) pour travailler. Bien entendu compte tenu de mes moyens financiers limités je me suis trouvé un bel endroit ( sur le toit d'un hotel) dans le quartier arabe qui il est vrais a gardé tout son charme d'antan( souks, fumeurs de narguilés étalages d'épices, muezzins matinaux...) qui ravirait nombre d'esthètes orientalistes. Bien entendu je m'y suis extrèmement plu, et j'y ai rencontré de nombreuses personnes très chaleureuses et sympathiques. Après tout pour moi le conflit n'existait pas encore, je ne m'y étais pas penché plus que ça ,j'étais trop jeune et sans doute cela n'avait pas pris les proportions d'aujourd'hui. La première chose qui m'interpella à propos de ce conflit fut ce que me souflèrent deux juifs français dans un bus alors que nous étions dans laville moderne hors des murs de l'ancienne cité. Je venais de leur dire que j'arrivais juste, ce à quoi ils répondirent d'un commun accord appuyé: "Ne vas surtout pas dans le quartier arabe tu vas te faire égorger, ils sont ignobles ils vont te tuer!" j'étais précipité dans le conflit, obligé de répondre à tant de clichés, ou je dormais depuis quelques jours, et que de couteau je n'en avais vu ni sous ma gorge ni devant mon nez. Ils se retournèrent sur leur sièges et la discution fut close. Ainsi je voyais bien que les mentalités n'étaient pas prètes de s'apaiser.
Je fus emmené secrètement, dans un camps à proximité de la ville. De grands grillages et des villages séparés de l'animation de la cité. Des gens reclus dedans vivaient comme au moyen âge. La séparation en avait arbitrairement décidé ainsi. Ils recevaient un minimum d'eau pour vivre, les israéliens absorbant 95% de celle-ci pour une population moins nombreuse. Les responsables du camp nous montraient des photos d'adolescents abattus pour quelques pierres ou insultes à travers le grillage. La police venait et ne s'embarrassait pas de politesse pour apréhender qui bonlui semblait. Portes fracassées, femmes ,enfants jetés à la rue, hommes emmenés ou battu à même le sol le visage dans la rigole souillée des eaux usées. bien sûr pas de tout à l'égout, constructions surveillées, etc. nous avions mal au ventre. Certains de ceux là pouvaient en effet posséder un permis de travail ( distribués au compte goutte) mais ils devaient rentrer en fin d'après midi. S'ils étaient pris hors de ces horaires ils encouraient une peine de prison de 6 mois. Plus en cas de récidive! Bien sûr tout cela n'était rien en comparaison de ce qui allait advenir. Nous sortimes du camp la police en jeep nous aborda: D'ou venons nous? Nous avons été déposé là par un taxi; il n'a pas voulu aller plus loin. Touché . ils sont partis . Après tout nous étions des touristes.
Qu'en est-il de ceux-là? Derrière du béton, dans un trou? Les choses qui n'étaient pas bien belles ne semblent pas s'améliorer. Quand onparle d'appartheid il me semble qu'on s'exprime aussi en terme de spoliation d'identité, de pouvoir et de possibilité de mouvement. La privation des ressources (en eau par exemple), des voies de passages, des terres constament grignottées aux mépris des habitants me semblent une justification pour le terme d'apparteid dont il faut quand même rappeler qu'Israël a été l'un des seuls pays à soutenir le régime! Comme si le passé de la Deuxième guerre mondiale qui est brandit comme un étendar de l'absolu, ne devait être visible que du même revers d'une pièce, dont tout le monde sait, sans mystères, qu'elle ne se pose jamais sur l'une des deux faces. pour les mêmes raisons et nulles autres. Spoliation d'identité. Spoliation des terres, jusqu'à quand?

gaspar

Oui apartheid!

Le système d'apartheid utilisé par les Sud Africains blancs consistait à confiner les noirs dans des banthustans avec défense de sortir sauf pour travailler pour les blancs. Un passport était obligatoire pour ce privilege. Ils étaient mal payés, mal logés et surtout mal aimés.

Les Israelis font de même avec les Palestiniens de Cisjordanie comme ils avaient fait jusqu'au blocus actuel avec les Palestinians de Gaza. Et ils ne sont pas tous des médecins dans les hôpitaux loin de là. Comme les Sud Africains noirs d'antan ils sont pour la plupart de simples ouvriers mal payés.

Par ailleurs, c'est une hypochrisie de comparer le sort d'un Palestinien en Cisjordanie où à Gaza avec les Algériens en France. Les Algériens n'ont jamais été expulsés de la France, il me semble, comme ont été les Palestinens de leurs terres (c'était d'ailleurs plutôt le contraire).

Vous trouvez , M. Benillouche, que la comparaison entre les deux situations rique de "banaliser" le terme apartheid. Il s'agit plutôt à mes yeux d'appeler un chat un chat. Une façon d'ouvrir les yeux, même ceux des connaisseurs comme vous qui à force d'étudier les minutie de la situation politique en Israel, passent à côté de l'essentiel.

Je ne suis pas le seul à penser ainsi - un certain Jimmy Carter a utilisé le terme en parlant d'Israel il y a un un bon bout de temps déjà.

Peter Wright

L'Assemblee Generale des Nations Unies, un machin anti Israel

- "les arabes francais ?
On en parle trop. Leur situation est très paradoxale avec des conditions de vie meilleures et une liberté d'opinion plus grande que dans la plupart des pays arabes, mais une citoyenneté pour le moins ambigüe dans un pays qui se définit comme un état laic."...

- il faut rappeler que "l'apartheid d'Israel" est une fiction cree de toutes pieces par l'Assemblee Generale des Nations Unies (vote en 1975 je crois), reprise par l'ignoble conference de "Durban I", stoppee a "Durban II".

Beaucoup de deraison

Amusant, mais dénué de pertinence

- "les arabes francais ?
On en parle trop. Leur situation est très paradoxale avec des conditions de vie meilleures et une liberté d'opinion plus grande que dans la plupart des pays arabes, mais une citoyenneté pour le moins ambigüe dans un pays qui se définit comme un état laic."...

Amusant, mais peu pertinent. La laïcité n'est pas un critère de nationalité en France. La citoyenneté française ne s'accorde pas automatiquement, à toute personne née d'une mère athée... Et inversement, le retour en France n'est pas interdit aux français et à ceux de leurs descendants qui ont quitté le pays en 39 ou en 45.

Je pense d'ailleurs que votre maître à penser Descartes, touverait tout totalement "extravagant" pour reprendre votre adjectif, l'idée d'une nationalité accordée sur la base de l'appartenance à une confession religieuse.
Grâce à Descartes, ce n'est plus la religion qui dicte à l'Homme ce qu'il doit penser, mais l'Homme lui même, sa pensée, le "Je pense". http://humanum.online.fr/Site/nouveau/RDescartes.htm

El Gato

Moins d'hystérie, "sir'

L'insulte est l'argument du pauvre. I'm not interested in such low level words. Good bye.

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Le rejet arabe

L'Arabie Seoudite vient de rejeter l'approche "obamienne" d'une politique des petits pas pour instaurer un climat de confiance (http://www.haaretz.com/hasen/spages/1104400.html ).

Ce pays, qui a une peur bleue de l'Iran, n'acceptera probablement de bouger vis-a-vis d'Israel que sous une contrainte forte. Je parie pour le scenario qu'un Iran nucleaire sera le prix a payer pour une paix entre arabes et Israel.

La famille royale seoudienne n'aime guere les Etats-Unis mais en avait besoin contre Saddam. Elle aura besoin de l'ouest, comprenant Israel, contre les bombes atomiques iraniennes. S'allier aux infideles pour garder les lieux saints, un remake du GIGN a La Mecque, a plus grande echelle. Quand le pouvoir est en jeu toute real politique est bonne, on oublie alors le fatras des religions...

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Soyons precis :-)

Un petit point de detail, le mot tchador, d'origine persanne, est generalement utilise pour l'habillement des femmes iraniennes. Peut-etre serait-il plus approprie, s'agissant de femmes arabes israeliennes, de parler de voile islamique, eventuellement de hijab, mot arabe signifiant « voile soustrayant à la vue ».

Dans le pays ou j'habite, a majorite musulmane, ou AUCUNE femme ne portait de voile il y a 30 ans (elles etaient plutot en mini jupe), une tres grande majorite des musulmanes est maintenant voilee. Il faut bien savoir qu'une fois que le voile est la, il devient EXTREMEMENT difficile aux femmes de se devoiler, la pression sociale etant tres forte dans les societes musulmanes.

Beaucoup de deraison

@EL GATO

Dans le cadre d'un colloque à l'Université de Tel Aviv, je prépare une étude sur les minorités en Israël comprenant : les Arabes, les Bédouins, les Druzes, les Circassiens et les Chrétiens.

Je pense que Slate en publiera de larges extraits.

Le but de cette étude est de donner un éclairage précis sur la réalité de leur vie, en dehors de toute polémique et en laissant uniquement la parole aux intéressés. L'accent sera uniquement mis sur les faits et sur leurs propres sentiments sans chercher à faire ni du misérabilisme, ni de la propagande.

Ma qualité de français, dans le cadre de cette enquête, ouvre plus facilement les portes et libère lla parole.

En ce qui concerne les arabes de Palestine, problème très sérieux à ne pas aborder à la légère, je me bornerais à une anecdocte.

Un originaire de France a créé en Israël la baguette (Baguette d'Or) en créant une usine employant 100 arabes palestiniens. Il n'avait qu'à se louer de leur efficacité. Ce personnel avait l'avantage d'éviter les problèmes liés aux immigrés (solitude, boisson, drogue, prostituées...) car ils travaillaient en Israël du dimanche au jeudi, retrouvaient leurs familles le week-end et faisaient vivre 300 familles. L'intifada et les attentats ont mis fin à cette idyle. Sans cohabitation, pas de source de paix.

Jacques BENILLOUCHE

Un peu de raison...

Les Nations Unis, un ex-president respecté des Etats Unis, je me sens en bonne compagnie en accusant aujourd'hui l'Israel d'apartheid. J'ai lutté comme j'ai pu contre cette infamie en tant qu'étudiant ce qui ne m'empêche pas aujourd'hui d'aller serrer les mains des Sud Africains blancs quand je visite ce beau pays.

Un jour, quand Israel aura finalement trouvé son De Klerc à lui (il le trouvera c'est sûr) j'aurai plaisir de faire pareil dans ce pays.

En attendant, ne prenez pas des critiques fortes pour des injures. Le Slate n'hésite pas de publier mon mot très critique de M. Benillouche. J'apprécie. Les réponses de EL Gato à vos volées sont un modèle de tolérance.

Essayant de faire autant. Vous avancerez d'autant plus la cause qui vous passione.

Shalom!

Peter Wright

les arabes et le perdant - perdant

Les arabes s'obstinent a ne pas comprendre que la guerre qu'ils menent contre Israel depuis 60 ans amene une situation perdante pour les deux parties. La boulangerie francaise en est une micro illustration.

Et la reaction seoudienne est a la fois decevante et previsible pour un ancien habitant de ce pays pourri par les petro dollars.

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Une nation pour un peuple

"Descartes trouverait extravagant l'idée d'une nationalité accordée sur la base de l'appartenance à une confession religieuse."

Il y a bien longtemps deja que l'on sait que la judaite ne se reduit pas a une religion. Il y a pas mal de juifs non religieux voire athees. Une nation pour un peuple, moi ca me va, s'agissant d'Israel.

Beaucoup de deraison

Ca n'en est que plus extravagant

C'est rassurant de ne pas réduire la judaité à une religion lorsque l'on parle d'Israël, parce que ça lui permet d'être une démocratie et non une théocratie.
Mais ça rend la situation encore plus extravagante.
Le slogan "une terre sans peuple, pour un peuple sans terre", était une escroquerie.
Cette terre avait un peuple qui croupit désormais dans des camps de réfugiés au Liban, et en Cisjordanie.
Ce peuple sans terre n'était pas réellement un peuple avant que la création de l'état d'Israël et la promulgation de la loi du retour ne lui donne une identité et une culture commune.
C'était les rabins et les anti-sémites qui disaient qui était et qui n'était pas juif sur des bases finalement assez proche. Mais si on considère que ce qui est important chez un individu, ce n'est pas la confession religieuse de son grand-père mais sa culture ? Un sépharade, avant la création de l'état d'Israël, avait plus en commun avec un palestinien, qu'avec un askénaze. S'il vivait au Maroc par exemple, sa famille était arrivé là, pour les arrivants les plus récents, au temps d'Isabelle la Catholique. Les familles les plus anciennes, étaient là avant les arabes. La musique qu'il écoutait, la nourriture qu'il préparait, l'habitat et le mode de vie, tout était commun ou très proche des marocains et à mille lieux de la vie d'un askénaze.
Alors c'est vrai que la création d'Israël a fait depuis de ces gens très différents un peuple. Mais ce n'est un peuple que depuis qu'ils ont créé un état en Palestine.

El Gato

J'epargnerai au lecteur...

... le recit de mon sejour de quelques annees en Afrique du sud. Cela n'interesse personne, et est totalement hors sujet.

Beaucoup de deraison

Le peuple d'Israel

- Pour Levinas le judaïsme est l'adhesion simultanee a « une religion — système de croyances, de rites et de prescriptions morales, fondés sur la Bible, sur le Talmud, sur la littérature rabbinique, souvent combinés avec la mystique ou la théosophie de la kabbale [...], une culture [...], une sensibilité diffuse faite de quelques idées et souvenirs, de quelques coutumes et émotions, d'une solidarité avec les juifs persécutés en tant que juifs ».

- peuple, ensemble d'êtres humains formant une communauté structurée, d'origine commune

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