L'après-Hadopi: le juste prix de la création
Une «paix des braves» est possible entre FAI et ayant-droits.
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Il est évident que les lois Hadopi n'arriveront pas à atteindre leur objectif qui est de supprimer ou de réduire le téléchargement illégal de musique et de films sur Internet. Tout le monde (ministre, parlementaire, industries culturelles) est maintenant dans l'après Hadopi. Après l'état des lieux pour les industries culturelles et l'état des lieux pour les usagers, l'épineuse question du partage du gâteau.
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La véritable question qui doit maintenant émerger est celle de la valeur créée sur internet, par le biais de la propriété intellectuelle et de son partage.
Le contenu des droits
Le premier sujet est de savoir jusqu'où peut aller le droit de la propriété intellectuelle sur internet. Le rêve des ayant-droits, c'est le fichier qui s'auto-détruit après usage, et qu'il faut sans cesse racheter. C'est bien entendu inacceptable pour les usagers, d'autant plus que les fichiers numériques étant des biens non rivaux qui ne coûtent rien à reproduire, la marge ainsi dégagée est proprement indécente.
Il ne faut pour autant pas tomber dans l'excès inverse, en posant comme principe que puisque cela ne coûte rien ou presque, cela doit être gratuit ou presque. Cette position est intenable car elle fait l'impasse sur le coût de la création première. Un texte, une image, une vidéo ont été créés, et cela a un coût. Les entreprises spécialisées dans ce secteur doivent équilibrer leurs comptes, car pour dix produits, un seul peut-être connaitra le succès.
Je reviens une nouvelle fois sur une conviction forte: les contenus de qualités sont, dans leur immense majorité, produits par des professionnels. Le «contenu généré par l'utilisateur» ne vaut pas tripette, à quelques rares exceptions près. Si on veut avoir quelque chose à mettre dans les tuyaux, il faut payer. Et in fine, c'est toujours le consommateur qui paie, soit directement, soit sous forme mutualisée.
Les négociations sur le «juste prix» ont déjà commencé et ne seront jamais achevées, car tout équilibre est forcement précaire. Mais les clients ont, pour une fois, une arme redoutable: la possibilité de s'approvisionner sur les marchés parallèles si l'offre «officielle» ne correspond pas à leurs attentes. On s'étonne de l'ampleur du piratage, mais c'est la première fois que c'est possible. Qui nous dit que si cela avait été aussi facile avant, du temps des CD et des cassettes, il n'y aurait pas eu piratage massif?
La répartition de la manne
C'est la deuxième question: comment répartir la valeur ajoutée entre les différents intervenants. La question semble ne pas intéresser directement l'usager, et pourtant, elle ne devrait pas lui être indifférente.
Le grand duel qui se déroulait sur Hadopi 1, c'est la bataille entre les industries du divertissements, fournisseurs de contenus et les industries des télécoms, qui tiennent les tuyaux. L'industrie du contenu considère que l'intégralité de la valeur ajoutée lui revient, car c'est elle qui fournit le contenu sans lequel les tuyaux ne sont rien. C'est une position que l'on peut comprendre. En même temps, les industries des télécoms considèrent que pour générer de la valeur, les contenus doivent transiter par leurs tuyaux.
Cela a entrainé un partage - sauvage - de la valeur. Les industries des télécoms ont sciemment organisé les conditions techniques d'un piratage de masse, avec des offres surdimensionnées pour les besoins d'un ménage, en prenant leur part via le prix de l'abonnement.
Dans les mois et années qui viennent, la situation devrait se normaliser. Les deux parties y ont intérêt. Pour les industries des télécoms, le marché du haut débit est installé, ils n'ont plus besoin de ce produit d'appel «piratage», pour placer leurs abonnements. Les industries de contenu ont vu les dégâts, ont vu avec l'échec d'Hadopi qu'il n'est pas possible de colmater la brèche par la voie de la repression. Une «paix des braves» est alors possible, à condition de se mettre d'accord sur le partage de la valeur, ce qui n'est pas évident.
Il faudra que l'internaute suive cela de très près, car si un tel accord est passé, ce sera forcement sur son dos...
Authueil
Image de une: CC Flickr Ferrari + caballos + fuerza = cerebro Humano
Mis à jour le 27/07/2009 à 18h44
















































L'idée d'un fichier qui se détruit après utilisation est idiote. L'industrie d'aujourd'hui ne considère les produits que comme des déchets pour pouvoir maximiser la centralisation des flux de transfert de propriété, c'est là que se trouve le problème. Peu importe que l'immatériel ne mette en péril aucune ressource naturelle, c'est au moins là que devrait apparaître un rapport sain à la marchandise. On voit que ce n'est pas le cas, ça veut dire que nous sommes loin de trouver des solutions pour le matériel où les contraintes correspondantes sont elles bien réelles.
Que veut dire "professionnel" ? Si on parle de salarié exploité on peut considérer que non la qualité ne vient pas nécessairement d'eux. On peut remarquer que lorsque les artistes se libèrent des contraintes propres à un capitalisme territorial ils se retrouvent souvent avec une plus grande liberté de création et d'innovation. Quant à la valeur... si on considère d'entrée que l'argent, ou tout autre moyen de mesure considéré de manière unique, est objectif ce n'est pas la peine d'ouvrir un débat. Le fétichisme survient nécessairement à partir du moment où il n'y a plus qu'un seul moyen de mesure. On prendrait une autre chose tout aussi objective que l'argent (taille du sexe, âge du capitaine, temps de réponse...) que ça fonctionnerait de la même manière, parce que nous donnons du sens à ce qui n'en a pas en soi. L'outil de mesure se retrouve avoir sa propre valeur.
Celle du partage en général, sur internet ou ailleurs, nous la connaissons. Sur internet elle se retrouve être de plus en plus mesurable, ce qui se trouve être la problématique principale du partage. Plutôt que la rareté c'est la diffusion qui peut commencer à être valorisée, ce qui ne semble pas du tout illogique. Encore faut-il que tous les instruments de pouvoir soient cohérents. A force de ne considérer que la puissance de production de déchets dans les rapports de force on va se retrouver en Europe à vouloir régresser dans tous les domaines pour concurrencer les pays en voie d'industrialisation (on disait avant en voie de développement, encore avant les pays sous-développés, voire même non civilisés il y a longtemps). Il ne s'agit en fait plus de performer dans un domaine qui ne nous intéresse déjà plus qu'à moitié, ni d'abandonner celui-ci, mais de comprendre que, peut-être malgré nous, nous définissons collectivement aujourd'hui des objectifs de société qui dépassent l'industrie.
C'est à force de transformer la consommation en un flux continu que le client est devenu usager. Ce rapport au service, l'usage, et d'ailleurs la propriété elle-même n'est qu'un service, maléable, modulable, découpable, se retrouve en concurrence avec à la fois l'exploitation et la propriété des moyens de production. La "concurrence non faussée" n'est d'ailleurs qu'un principe sensé garantir un service à l'usaer lorsque celui-ci est expulsé de toute négociation sociale si ce n'est dans la gestion du déchet (achat du produit dont on abandonne la propriété). Sauf que cette gestion du déchet est problématique, aussi bien matériellement que dans nos capacités cognitives à traiter la continuité du flux de transfert total (matériel) de propriété. Fluidifier et matérialiser en même temps l'économie n'a pas beaucoup de sens. Peu importe que l'internaute se fasse marcher dessus, il est le produit direct de la société du spectacle, elle-même conséquence logique de l'industrie... il y a un paradoxe à vouloir revenir sur l'industrie pour garantir sa pérennité: dès sa révolution l'industrie était amenée à être dépassée, mais c'était un passage obligé par sa capacité à transformer la production en représentation.
On peut remarquer aussi que s'amorce dans le secteur, une mutation des FAI en fournisseur de CONTENUS pour orange et neuf du moins.
Un autre membre de la chaîne de valeur sont les constructeurs de hardware, Philips est le créateur du format mp3 ! il ne faut pas oublier que ce qu'ils perdent d'une main ils en gagne une partie de l'autre (stratégie de APPLE avec le couple Ipod/itunes). Les SONY, APPLE, LG, HP, CREATIVE, SAMSUNG, eux aussi gagnent des sous en utilisant les contenus.
Après, l'amélioration des débits a permis le téléchargement illégal certes, mais il a aussi permis de développer de nouveaux services en ligne. Il a permis aussi la création de nouvelles entreprises
vente en ligne, photo en ligne, etc... mais aussi plus récemment le streaming, la VOD , etc...
Si l'industrie avait compris l'importance du net de nos jours et n'aurait pas jouer contre ses clients mais avec en proposant des services répondant aux besoins alors on aurait eu moins de téléchargements illégales !
D'ailleurs VIVENDI à l'époque de J6M, avait cette vision de complémentarité des tuyaux et des contenus.
On peut aussi citer les entreprises comme google, yahoo, ebay qui ont profiter des hauts débits.
Les industries du contenus française pourraient s'intéresser aux Américians qui (en tout) ont 2 ans d'avances [ce qui explique la différence aussi du nombre de téléchargeurs illégaux].
Ils pourraient s'intéresser aussi à la manière que fonctionne HULU, voir VEVO et même youtube (bientôt rentable !) sans parler des accords pour les Etats Unis que Dailymotion à signer pour la diffusion de contenus légaux !
En france, apparemment les ayants droits préfèrent garder leur système de rémunération et refusent de signer des accords pour le net ! (même Luc Besson et le film HOME ont eu des difficultés pour la simultanéités de sortie du film !) chacun des intermédiaires refusent de jouer "pour le net" de tenter des expériences, etc.
Une question aussi me taraude, pour générer aussi leur sous et non devoir en distribuer une partie avec un tiers comme il le font avec apple pourquoi ils ne deviennetn pas distributeur en ligne sur lequel ils récupèreraient la pub et autres services qu'ils mettraient en place !! En gros, pourquoi depuis 10 ans, vivendi, n'a pas sorti sa plateforme à 100% où elle pourrait mettre ses films et musiques en ligne ? Trop compliquer, c'est pas leur métier ? Les entreprises n'ont pas encore comprises qu'ils vont devoir distribuer leur contenu en supprimant les intermédiaires et pas seulement produire pour gagner leur vie ? La distribution n'est pas leur métier de base mais au vu des coûts de diffusion des oeuvres par rapport aux produits matériels alors rien ne les empêche de créer cela.
Une autre question que je me pose, la prise de conscience que l'on paye pas un bout de plastique mais une oeuvre ! c'est à dire le contenu à de la valeur et non l'objet (l'objet est juste un support sauf quand c'est un produit "collector"...)
Le mode de distribution, de diffusion utilisé de nos jours est lui aussi mal pensé, pour te vendre un album ils prennent (encore) un titre qu'ils lancent en boucles dans toutes les radios pendant 1 mois !
Tous commercial sait que "ce qui est rare est chère" or ce qu'on écoute en boucle en radio par déduction perd de sa valeur, mais le pire c'est qu'ils oublient qu'ils vendent ce morceaux à l'unité maintenant et depuis 7 ans ?
Pour un consommateur, choisir entre payer 1 titre qu'il connait et acheter l'album dont il ignore tout, je ne pense pas qu'il va prendre le risque !
Le fait aussi de soutenir aussi des produits tel que la Star ac/la nouvelle star qui nous démontre que n'importe quel abruti peut faire de la musique en 6 mois et sortir un album ... fait perdre tout crédit à la musique et l'oeuvre artistique !
Sinon on peut je pense aussi tailler dans les dépenses, car faire un 1er album à l'autre bout du monde dans des studio célèbre ? quel intérêt au final ?
Mais bon tout cela ils doivent bien l'avoir dans les études de consommateurs qu'ils doivent faire depuis 10ans ... alors pourquoi ils ne changent rien ?
Surement parce qu'ils gagne assez encore et qu'ils savent très bien qu'en 2002, ils avaient atteint le pic de ventes des CD, sinon ils auraient essayer de changer leur "business model" depuis bien longtemps ...
A moins que leur administrateurs soient fan du modèle GM... dans ce cas....
De plus, je risque pas de les plaindre et quant à la fin de la création, la nature ayant horreur du vide donc parions sur le fait que des nouveaux producteurs apparaîtront ... Spécialiser dans la production mais aussi la vente sur le net !
Dans les 5ans à venir soit les majors réagissent soit elle se feront avoir par des plus malins ... l'innovation dans la distribution/diffusion sera la seule juge. Le téléchargement illégal n'est pas inévitable il répond à juste à un besoin depuis près de 10 ans le contrer va être difficile mais ce n'est pas impossible. D'ailleurs Deezer, Spotify,musicme,last.fm,wormee mais aussi Hulu tentent eux, et apparemment ils ont une audience déjà !
...c'est celui que les internautes décident. C'est simple clair et sans bavure. De toute facon, l'industrie musicale n'a pas le choix.
Radiohead ( et d'autres) l'ont bien compris : album proposé sur internet, à prix libre libre (oui, même zéro euro).
Après, à l'artiste d'avoir réalisé un album suffisamment bon pour que l'internaute ait envie de le voir en live et de payer une place de concert.
Un artiste qui n'arrive pas à motiver les gens à venir le voir, n'a rien a faire dans la musique, alors peut importe qu'on lui pirate ses disques gratos.
Les autres, les bons, vivront très bien de leurs concerts.
Au passage les mammouths, pardon majors, disparaitront, et ca franchement, on s'en balance.
Cette théorie qui consisterait à laisser payer les gens s'ils considèrent que l'oeuvre en vaut la peine est proche du délire.
Si votre patron vous versait votre salaire seulement quand il considère que vous avez bien travaillé, alors vous seriez contre cette théorie collectiviste.
Les internautes sont comme les patrons, s'ils peuvent ne pas payer, ils le feront. D'ailleurs ils le font.
C'est vous qui définissez votre salaire ? Certes il existe un salaire minimum obligatoire, si vous touchez plus alors c'est que c'est votre patron qui détermine votre salaire et personne d'autre. Il y a bien une négociation salariale, mais tout le monde est d'accord pour dire qu'une négociation est obligatoire. Enfin, Marx a bien décrit le le capitalisme, c'est même pour ça qu'il est connu.
Par rapport au "collectivisme" là encore je me demande de quoi vous parlez. Il y a un certain nombre d'organisations collectives qui existent, à commencer par les entreprises. Alors d'accord, on peut créer des collectivités autour d'un capital, d'une manufacture, de compétences, de représentations culturelles... c'est une question d'organisation et de gestion des interdépendances. Les entreprises avaient jusqu'à présent réussi à exclure leurs clients du leur champs de gestion, ça ne veut pas dire que l'interdépendance n'existait pas, simplement le transfert d'une propriété matérielle suffisait, dans le cadre d'une consommation fluide ça devient plus compliqué. Ca ne veut pas dire que l'usager n'a plus aucune relation charnelle avec rien, mais plutôt qu'il se recentre sur lui-même. En considérant que l'objet n'a plus d'importance en lui-même (ce qui est vrai lorsque la production est totalement automatisée, lorsqu'elle n'est plus qu'une représentation d'un objet qui n'a plus aucune unicité, donc aucune authenticité), il devient plus autonome et donne de la valeur à l'usage qu'il en fait: c'est la mise en scène de l'objet qui compte, qui a une valeur, et une fois finie celle-ci on se retrouve avec un déchet potentiel.
Quant à la propriété elle est partagée dès le départ. Un artiste ne construit rien tout seul, il relie des choses déjà existantes. Dans l'industrie automobile la gestion des ressources naturelles, l'utilisation de l'énergie, les pollutions dues à la transformation, et même, on le voit avec la crise actuelle qui met en relief les responsabilités collectives y compris lorsqu'aucun capital étatique n'est concerné, les rapports de force entre les travailleurs et le travail en général regardent tout le monde. La propriété (sur laquelle se fonde l'idée d'entreprise "privée") existe, mais elle se redéfinit. Il s'agit d'une représentation historique qui n'a aucune raison d'être immuable.
On parle de multilatéralité en diplomatie, il s'agit d'une conséquence de la mondialisation qui relie les économies et les hommes: l'interdépendance devient incontournable et de plus en plus complexe, ça ne veut pas dire qu'elle n'a aucune structure.
Ben écoutez, ça n'est pas de la théorie, mais de la pratique : des groupes font deja ca (cf radiohead, et il y en a d'autres). Ils produisent seuls leur album, et récoltent l'intégralité de l'argent de cette vente a prix libre (rien pour les majors, du coup les artistes s'en sortent mieux).
Pet etre faudrait-il un jour que les majors se demandent quel est le prix acceptable pour les internautes. 1 euro l'album? 3 euros? 5 euros?
Ce qui est sur, c'est qu'a 10 euros imposé, ca ne marche pas.
Personnellement, l'album in rainbow de Radiohead, je l'ai acheté 4 livres (soit 6,5 euros). Et après j'ai payé ma place de concert 45 euros.
Mais c'est sur, avec ce système les majors n'ont pas touché un centime...
Un artiste qui n'arrive pas à motiver les gens à venir le voir, n'a rien a faire dans la musique, alors peut importe qu'on lui pirate ses disques gratos.
S'il n'a rien à faire dans la musique, alors pourquoi pirater sa musique ?
Je trouve stupéfiant ce discours dominant sur le net, qui ajoute au vol de l'œuvre, le mépris pour l'artiste.
Faut-il y voir un léger sentiment de culpabilité ?
Serait ce, cher Richard, plus facile de le piller, dès lors que vous avez trouvé des raisons de le mépriser ?
Pourquoi interdire aux musiciens de détester la scène ?
Pourquoi vouloir faire payer aux seuls amateurs de musique live le travail d'un auteur et/ou d'un interprète ?
Cordialement
Sur pourquoi télécharger illégalement des artistes qu'on aime pas ... euh :
2 solutions : soit le téléchargeur est SM, soit il télécharge le morceau dans le seul but du "délire".
Je suis désolé mais il y a des "morceaux de musique" qui font honte à l'artiste mais que juste pour se marrer on le téléchargerait illégalement, ex : "fait la poule", "les petits bonhomme en mousse", "papillon de lumière" etc... mais maintenant les sites de streaming répondent à ce besoin.C'est un besoin stupide mais c'est juste 2 minute le temps du morceaux ....
Le mépris de l'artiste (déjà le qualificatif d'artiste restent assez large à définir, je considère artiste des personne qui pour vous sont des types qui s'essaye à un truc qui s'apparente vaguement à de la musique et inversement.
Le goût et les couleurs ...
J'ai téléchargé illégalement des artistes, j'ai découvert des artistes , j'ai acheté les artistes (ceux qui d'après moi le méritait ...)
Les autres j'ai supprimer direct comme il ne me plaisait pas.
Est ce que je l'ai pillé ... je répondrais non, car un je les aurais jamais connu, 2/ j'aurais JAMAIS fait l'achat du disque dans le seul but de découvrir et risquer de perdre 20 euros.
Je suis partisan du 1 artiste qu'on écoute et qu'on aime. On achète !
Je trouve ridicule les gens qui ont des milliers d'heures de musique sur leur disque dur pour ne jamais l'écouter et juste faire style tenez j'ai X go de musique, je suis le plus fort ... (je pense surtout le plus c**... lol)
Pour infos, depuis myspace, spotify,deezer, jiwa plus besoin de télécharger, grâce à ces services légaux j'ai arrêté de télécharger car ils répondent aux besoins que j'avais de découverte principalement et d'écoute.
Ensuite sur les musiciens détester la scène ? Alors là, c'est bien un argument que je ne peux pas comprendre (comme vous pour pourquoi pirater un artiste qu'on aime pas)!
Je détournerais la phrase en pourquoi je serais artiste si je veux pas chanter, jouer en public ?
A part peut être les artistes qui ne peuvent reproduire en live leur prestation mais faudrait m'y démontrer, je suis vraiment désolé mais je ne comprend pas pourquoi un artiste se contenterait de faire des galettes plastique et refuserait de rencontrer les gens pour qui ils jouent en live ! Sinon, il les gardent pour soi leur cd, qu'il joue tout seul dans leur coin et basta !
Je voudrais bien savoir d'ailleurs quel artiste ne fait pas de scène ? J'en ai aucun en tête surement car à la base, son but est de se faire connaître et pour se faire connaître, tous les artistes ont dû tourner dans les cafés, bars, petites salles avant qu'une major "ne dédaigne" posé son regard sur leur maquette !
Après, la rémunération des artistes sur leur vente de cd, est franchement peu importante ! Les artistes gagnent des sous lorsqu'il passe à la radio, pub, et sur les tournées : voir le rapport de 60mililons de consommateurs
pourquoi je serais artiste si je veux pas chanter, jouer en public ?
J'ai bien compris que si c'était vous l'artiste, vous seriez en tournée 365 jours par an. Mais bon, pourquoi ne pas laisser aux autres le droit de penser différemment. Je n'aime pas le poisson, mais je n'empêche personne d'en manger.
Les artistes gagnent des sous lorsqu'il passe à la radio, pub, et sur les tournées : voir le rapport de 60mililons de consommateurs
Pour combien de temps ? Pourquoi est-ce que les radios devraient continuer à payer des droits sur les musiques qu'ils diffusent, dès lors que les œuvres sont en accès libre sur Internet ? La pub paie bien pour l'instant, mais ça relève de l'habitude, des usages anciens. Après tout les raisonnements du type "en téléchargeant sur le net je fais de la pub à l'auteur" sont autrement plus vrai avec la publicité. Les consommateurs vont à la Fnac en disant "je voudrais la musique de la publicité Vania". Les auteurs devraient bientôt être suffisamment désespérés, surtout qu'ils ne seront plus représentés par les "méchants" éditeurs, pour être prêts à négocier contre un plat de lentille une cession tout droit à Apple ou Coca.
Cordialement
mode humour : En tournée 365 jours par an !!! évidemment que non ... je leur laisse 5 semaine de congé .... (trop facile désolé)
Pour être sérieux, des centaines d'artistes tournent en France et dans le monde, à la rencontre de leur public à faire des centaines de dates par an . Ces artistes sont connus et reconnus par le public.
Un artiste qui tournent est rentable, s'il n'était pas rentable alors la tournée s'arrêterait ...
voir le cas star ac, doc gyneco ..Etc vous pensez que leur mévente de CD est du au piratage franchement je suis pas du tout convaincu.
Les tournées, certains font que cela, entre 2 albums et ce n'est pas la vente de leur cd qui est leur source de revenus principale (encore plus quand ils sont en groupe), Tous de la scène "indépendante" et bizarrement on les écoute moins gueuler, que les artistes "médiatiques".. soit c'est pour ne pas s'attirer les foudre de leur public, soit c'est parce qu'ils ont compris que les cd banales sont devenus obsolète.
Une question qui serait intéressante serait d'avoir les chiffres des revenus des artistes de leur trounée et combien la maison de disque percoit aussi ..Le secteur de la musique manque de transparence ! Informer les gens permettrait de discuter de la même chose, de partir sur des constats vérifiable !
Pour les pub en radio, elle paye les radios et les radios payent un droit de diffuser un oeuvre, donc la pub pour la radio n'est pas prêt de s'arrêter puisqu'ils payent la radio qui correspond à une cible qu'ils veulent touché !
les radios continueront de mettre de la musique car ce sont des radios musicales, à moins qu'elles passent toutes en situation de radio d'informations généralistes la musique continuera d'être payer par la diffusion en radio.
Des artistes sont aussi payés lors de la diffusion de musique d'ambiance dans les bar, discothèques etc.. cela aussi aura du mal à disparaître.
Après vous oubliez que le téléchargement illégale c'est du partage non commercial à 95% (voir plus )du temps, donc comparait des entreprise qui ont la musique comme base du métiers (discothèques, radios musicales ) ...pas sûr que cela soit une bonne comparaison.
Pour finir sur le marketing, cela s'appelle du merchandising, d'ailleurs cela fonctionne assez bien pour l'artiste, ex : Apple qui a lancé en France le groupe the do je ne pense pas qu'il regrette ...
Bien sûr il y a les artistes indépendants qui refuseraient toutes "ventes" mais on les obligent pas ils peuvent continuer d'essayer de percer avec des tournées, le net ... mais je doute que ceux là signe dans une majors ...
Artistes impliquent aussi des choix de vie ! Demander aux artistes de rues, aux intermittents du spectacles, aux monteurs, aux tourneurs ... Artistes c'est une vocation pas un job ...
Si ce n'est pas manger qui rapporte de l'argent mais manger du poisson, vous avez le droit de ne pas aimer le poisson mais vous ne toucherez rien si vous n'en mangez pas. C'est pas de bol. Il y a un certain nombre de tâches et activités sociales qui ne sont pas payées, ou, lorsqu'elles le sont, ne sont pas rentables ou valorisées.
La question de l'art est de toutes façons pas vraiment pertinente. La musique ne mourra pas sous prétexte que l'industrie de la musique ne fonctionne plus comme avant. Il y a plein de gens qui font de la musique sans producteur d'ailleurs ; la musique, l'art en général, n'a pas besoin de l'industrie. En ce qui concerne les conditions de vie il y a des questions à se poser: Van Gogh n'était pas forcément riche et était pourtant créatif, la rentabilité n'est donc pas le problème véritable. Voulons-nous valoriser la création, l'innovation ? Il va falloir trouver d'autres solutions sans doute...
Le live ne répond sans doute pas à la problématique de fond et l'idée selon laquelle ce serait le seul moyen de faire de l'argent, prenant en compte le côté immatériel de la musique et la dimension spectaculaire de la relation sociale, découle aussi des anciennes représentations autour de la rareté et de la matérialité des rapports sociaux. Ce n'est donc pas une solution à long terme et de nouvelles technologies à venir pourront contourner les contraintes matérielles, organiques, du spectateur qui pour l'instant est obligé d'être sur place pour assister au spectacle ou d'utiliser des machines externes à son corps pour médiatiser celui-ci.
Bonjour,
déjà y'a bcp de pourquoi dans votre post, au moins vous vous posez des questions, c'est bien :)
Ensuite, écouter de la musique téléchargée illégalement, ca n'est pas du vol, mais de la contrefaçon. Désolé, mais ca n'est pas la même chose. Si je vais piquer un CD à la FNAC là c'est du vol, mais un "pirate" n'est pas un voleur. Point barre.
Enfin, je vais essayer de répondre à vos questions :
pourquoi pirater sa musique?
le mode de consommation à changer. Un jeune va télécharger tout ce qu'il peut (bien encouragé d'ailleurs par les centaines de pub "mettez 10000 chansons dans votre ipod"...), et n'en écoutera qu'une faible partie finalement. Je ne vois pas en quoi un artiste téléchargé mais non écouté est lésé.
Faut-il y voir un léger sentiment de culpabilité ?
non pas du tout, au contraire : je télécharge beaucoup, mais je dépense aussi plein d'argent dans la musique, essentiellement les concerts... Bref, je pense sincèrement etre un consommateur modèle pour la musique, qui aide par là même les artistes.
Après, c'est vrai que je méprise une partie des artistes sur le marché, il faut dire qu'il y a tout de même pas mal de daube.
Pourquoi interdire aux musiciens de détester la scène ?
je ne leur interdit rien, c'est juste que ceux qui ne font pas de scène vont crever, j'y peux rien c'est comme ca.
Les piaf, brel, et autres Franck Sinatra se seraient bien marré si on leur avait dit qu'au 21eme siècle il y aurait des gens pour défendre les chanteurs qui n'aiment pas la scène. Une bonne barre de rire.
Pourquoi vouloir faire payer aux seuls amateurs de musique live le travail d'un auteur et/ou d'un interprète?
Bah si on aime un groupe, on va le voir en live, non?
Allez en concerts, allez dans les festivals (dont le nombre a explosé, c'est bizarre non?), vous verrez que la musique se porte très bien.
Seules les majors crèvent, et c'est pas plus mal.
Le progrès naît de la liberté d'emprunter, de copier des créations intellectuelles qu'elle soient techniques et artistiques. la création ne doit pas s'installer dans la rente. Il faut la rémunérer suffisamment pour nourrir les créateurs mais pas trop pour rendre la création indispensable. Walt Dysney a pillé légitimement l'imaginaire occidental. Mais il a scandaleusement obtenu une augmentation de durée des droits d'auteur. Il n'est pas normal que des héritiers continuent à percevoir des sommes considérables sur des créations vieilles de plus de quarante ans. La fortune de Mickael Jackson porte sur le catalogue des beatles. Paradoxalement internet obligera les métiers de l'art à plus de créativité. Les artistes vont revenir à leur métier: Ce sont des artisans pas des industriels. Ils vivent une mutation. D'autres corporations en ont vécu mais eux survivront.
"Pour les industries des télécoms, le marché du haut débit est installé, ils n'ont plus besoin de ce produit d'appel «piratage», pour placer leurs abonnements."
Je me souviens d'une pub AOL au début de l'internet 512 k (c'était quand déjà??). Celle-ci vantait entre autres la fin de l'attente interminable pour télécharger "nos morceaux de musique préférés".
Je me demande bien s'il existait, à l'époque, d'offres pour le téléchargement légal de contenus protégés...
Aucun de nos parlementaires ne s'en sont rendus compte?
Si un volet sanction digne de ce nom est mis en place, Hadopi aura un effet sur le piratage, et nous assisterons à une réduction du nombre de téléchargement de plusieurs dizaines de points.
Je pense que de toute façon, d'une manière ou d'une autre, l'Internet sera régulé et que la fin de la récréation sera sonnée. Les enjeux financiers sont considérables et tout ça ne concerne pas que le téléchargement illégal : usurpation d'identité, hackers, guerres virtuelles entre pays, grand banditisme, terrorisme, proxénétisme, pédophilie ...
Bien sûr, la loi Hadopi est sans toute maladroite, mais pour le moment il est difficile de faire autrement.
Une grosse partie des problèmes se règleront quand l'identification d'une personne sur Internet deviendra facile et fiable. J'ai cru comprendre que l'administration d'Obama prône justement la liberté et la transparence sur le net. Ca tombe bien, parce que s'il y a un changement dans le fonctionnement de l'Internet, il viendra surement des USA.
Indépendamment de la loi et du droit écrit, tout n'est pas possible sur le net, il y a donc bel et bien un phénomène à étudier. De plus la loi telle qu'elle existe aujourd'hui a été en partie définie par dans les zones de non droit, des espaces non officiellement régulés au moyen âge ou même pendant la renaissance. Que le web se régule sans prendre en compte les contraintes qui n'y existent pas me semble assez naturel.
Vous parlez de "récréation" sans doute en sous-entendant qu'il s'agit de jeunesse à mater. Tout d'abord on peut se douter que, comme toujours, il existe une problématique générationnelle. La fin de l'histoire était une manière de passer d'une génération à une autre, nous savons désormais qu'il ne s'agissait que d'un moment, d'une idéologie. Ensuite, oui, il y a bien nouvelle création, et le droit n'est pas immuable. Mais ce qui est intéressant c'est de considérer que la loi, comme apothéose de l'écriture, n'est sans doute pas la forme ultime de l'incarnation de la justice. Là aussi d'autre formes sont possibles et seront inventées.
On peut considérer toutes les mises en oeuvre de la justice comme des media (le tribunal tout autant que la loi) et le web comme une rupture médiologique. Sans parler de révolution nous pouvons parler d'évolution. Quant à l'identification... là aussi il faut comprendre comment elle est apparue et à quoi elle sert. A partir d'un moment il y a des choses qui ne servent plus, ou disons qu'il faut les redéfinir pour qu'elles continuent de servir. Les enjeux financiers sont peu de choses au regard des enjeux économiques, pas besoin de faire peur avec des vilains mots, le web peut décupler les échanges d'une manière encore jamais vue, jusqu'à rendre les mesures actuelles ineptes. Mais le web n'est qu'un outil qui peut tout à fait disparaître sans devenir fondement de quoi que ce soit, en revanche il est clair que la structure de notre société est en mouvement. Sauf disparition de notre civilisation (ça s'est déjà vu) nous pouvons constater un changement de système en cours, même s'il n'est pas vraiment dirigé (c'est ça qui vous fait peur ?). Après il ne sera sans doute pas meilleur, sans doute pas bien pire non plus s'il n'y a pas trop de fous qui préfèrent l'anéantissement au changement. Bref on verra sans doute le web, comme émergence d'un nouvel espace social, influencer notre représentation de la justice plutôt qu'une imposition de contraintes imaginaires et surtout inutiles (donc coûteuses hein).
La loi Hadopi n'est pas malhabile, ce serait lui donner trop d'importance. Elle ne sert à rien si ce n'est à coûter beaucoup d'argent et à ralentir les réformes en cours. Et pouvez-vous nous donner un aperçu de la valeur de vos points de téléchargements, qu'on puisse les compter avec vous. Ca marche comment, comme à l'école j'imagine puisque vous parlez de récréation... j'espère que je vais avoir une image bientôt !