France

La santé de Nicolas Sarkozy: un accident cardiaque? (MàJ)

Johan Hufnagel, mis à jour le 09.07.2010 à 17 h 54

Lundi 27 juillet

Frédéric Lefebvre revient sur ses propos: lors du point presse de l'UMP, des journalistes ont demandé à Frédéric Lefebvre si le malaise du président devait agir comme une alerte pour sa santé. «Si personne ne considère qu'un accident cardiaque est une alerte, qu'est-ce qui peut être une alerte?» avait-t-il répondu, rapporte Le Parisien. Le communiqué de l'Elysée affirmait qu'il n'y avait ni cause ni conséquence cardiologique.

Frédéric Lefebvre a depuis publié un communiqué, où il explique: «A la question d'un journaliste évoquant le malaise du président de la République, j'ai évoqué la nécessité pour tout citoyen de tenir compte d'une telle alerte, et de prendre du repos [...]C'est à cette occasion que j'ai employé le terme cardiaque en l'élargissant à tous les Français».

Nicolas Sarkozy est sorti de l'hôpital du Val de Grâce «à pied» (AP, via Nouvelobs.com) et souriant. Son déplacement programmé demain mardi 28 juillet au Mont Saint-Michel a été reporté pour qu'il puisse se reposer, mais il présidera comme prévu le Conseil des ministres de mercredi, affirme un communiqué de l'Elysée.

Le communiqué confirme le diagnostic d'«un malaise lipothymique d'effort soutenu par grande chaleur», et confirme qu'il n'y a «ni cause ni conséquence» cardiologique, neurologique ou métabolique. Sur Slate, Jean-Yves Nau rappelle que Nicolas Sarkozy s'était engagé à publier un bulletin de santé deux fois par an: il manque donc trois bulletins de santé.

Qu'est ce qu'un «malaise lipothymique d'effort»? Sur Google on trouve des malaises lipothymiques, des malaises d'effort, mais pas de malaise lipothymique d'effort (en tout cas pas dans des articles qui ne se réfèrent pas à Nicolas Sarkozy).

Dimanche 26 juillet

Nicolas Sarkozy a été hospitalisé, victime d'un malaise en faisant du sport. Le chef de l'Etat, 54 ans, se trouvait à sa résidence de la Lanterne à Versailles lorsque son malaise s'est produit. Dans l'entourage du président, on évoque un «malaise vagal» considéré comme mineur. [Source AFP, via Le Monde].

Ce diagnostic ne veut pas dire grand chose des raisons qui ont conduit à ce malaise: Nicolas Sarkozy n'a pas perdu connaissance, contrairement à ce qu'avait laissé entendre Claude Guéant. Le malaise «a conduit le Président à interrompre son effort et à s’allonger avec l’aide d’un proche, affirme le dernier communiqué de l'Elysée. Le médecin de l’Élysée qui était à proximité a apporté les premiers soins et a prévenu les secours».

Claude Guéant au Parisien: «Le président est tout à fait conscient, son malaise n'a pas duré très longtemps.»

Le premier communiqué de l'Elysée: «Alors qu'il faisait du sport, le président de la République a eu aujourd'hui un malaise. Il a été immédiatement pris en charge par son médecin. Il subit actuellement des examens complémentaires. D'autres informations seront communiquées ultérieurement».

Le chef de l'Etat a été admis à l'hôpital militaire parisien du Val-de-Grâce, où sont généralement soignés les plus hauts personnages de l'Etat. [Source Reuters, citant l'entourage du président]. «L’examen clinique et les examens complémentaires à visée  neurologique sont normaux (bilan sanguin, électroencéphalogramme, IRM). La surveillance cardiologique, systématiquement pratiquée dans de telles circonstances, se poursuit jusqu’à demain matin», poursuit l'Elysée dans son second communiqué.

Peu de communication sur la santé du chef de l'Etat. L'Elysée avait publié au début du mois un bulletin de santé de Nicolas Sarkozy indiquant que ses derniers examens de santé s'étaient révélés «normaux». Il n'y avait pas eu de bulletin de santé en 2008. [Source Elysée].

Ce n'est pas la première fois que Nicolas Sarkozy est hospitalisé durant son mandat. Il avait été hospitalisé le 21 octobre 2007 en raison d'une angine [Source AFP].

Nicolas Sarkozy et le sport. Ce n'est un secret pour personne: le chef de l'Etat est un dingue de course à pied et de vélo.

La santé des présidents, notamment français, est considérée comme un sujet tabou. Georges Pompidou, François Mitterrand — il a caché son cancer pendant des années — ont particulièrement fait preuve d'opacité dans leur rapport à la maladie. Jacques Chirac, victime d'un accident cardio-vasculaire, n'a pas lui non plus fait preuve d'une grande transparence. [Lire le Figaro]. Nicolas Sarkozy avait promis de rompre avec ces pratiques de la Ve république. [Lire L'Express].

François Fillon en week-end dans la Sarthe, est revenu à Paris.

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Johan Hufnagel
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