Symboliques et realpolitik
La chronique inaugurale de l'eurodéputée d'Europe Ecologie.
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Le premier billet est souvent le plus délicat à écrire, car c'est celui qui donne le ton. D'autant moins aisé pour une nouvelle euro-députée qui a fait ses premiers pas dans l'arène politique il y a seulement quelques mois, quittant le milieu associatif pour mener la liste Europe Ecologie dans le Grand Est. Le milieu de la classe politique a ses codes. Les lecteurs de chroniques d'hommes et de femmes politiques aiment, je crois, à les retrouver. A ces adeptes-là, disons tout de go, que je crains que vous ne trouviez pas satisfaction.
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Symbole 1 : L'écolo à vélo
Strasbourg est l'une des villes de France qui a su faire une place aux cyclistes dans son aménagement urbain. La ville a développé une politique de transport «intra-muros» intelligente qui privilégie le déplacement collectif et doux à l'usage de la voiture. A 35 ans, au XXIe siècle, l'urbaine strasbourgo-parisienne que je suis n'a jamais été propriétaire d'une voiture. Et ce n'est même pas véritablement un choix militant, c'est juste qu'il est plus simple et plus sain, à Strasbourg, de circuler sans voiture. Quand l'usage de la voiture devient nécessaire, comme cela a parfois été le cas pendant la campagne pour les européennes dans le grand Est, on a recourt à l'auto-partage et au co-voiturage avec Auto-trement qui met à disposition des véhicules dans plusieurs endroits de stationnement de la ville (équivalent auto du vélib).
Cela ne se sait pas, mais la ville a depuis plusieurs années mis en place un parc de vélos gratuits à disposition des eurodéputés en session une semaine par mois. Il aurait été idiot de ne pas en profiter pour marquer le coup de la rentrée parlementaire des écologistes au parlement européen.
C'est donc à vélo qu'un groupe de députés européens a décidé de faire sa rentrée parlementaire en reliant la gare de Strasbourg au Parlement européen. L'événement médiatique ne tient pas au fait que les écologistes se mettent en selles pour le parlement (le cliché est usé). L'événement médiatique tient au nombre de cyclistes qui constituent le cortège que j'ai l'honneur de guider, étant la locale de l'étape. Les élus écolos français ont été rejoints par leurs collègues allemands, belges, etc... aujourd'hui la 4e force politique au Parlement européen avec 55 députés.
Un acte symbolique, le fait d'user de la bicyclette pour marquer la rentrée parlementaire? Permettez moi de sourire, et d'affirmer ici, non sans cynisme, que le vélo ne devrait plus être le monopole des écolos et la voiture avec chauffeur l'apanage du politicien traditionnel... Le seul véritable événement à valeur symbolique, c'est que les écologistes, cyclistes ou non, sont le seul groupe significatif en progression au Parlement européen (ils pèseront 7% dans la nouvelle assemblée contre 5,5% dans la précédente).
Symbole 2 : L'hymne à la joie
Autre symbole et changement d'échelle. Pendant que dans les jardins de l'Elysée, retentissait «la Marseillaise» pour célébrer la fête nationale, devant le parvis du parlement européen de Strasbourg, nous étions accueillis par un orchestre symphonique entamant «L'hymne à la joie» de Beethoven. Les moins sensibles aux symboles européens y relèveront une mise en scène assimilable à une mascarade, les autres feindront de l'ignorer. Nous, le groupe d'eurodéputés écologistes, nous nous sommes tus pour écouter.
Mais, ce n'est que le lendemain, quand la première session dans l'hémicycle s'est ouverte avec l'Hymne à la joie que j'ai connu ma plus grande émotion de cette rentrée parlementaire. C'est mon rêve d'Europe, qui pendant un instant, dans l'hémicycle a pris des airs de réalités, sur fond de langage universel. Une Europe moteur d'un nouvel essor de notre pensée susceptible de nous conduire à un nouvel humanisme. J'ai été transportée par ce rêve d'Europe qui offre encore des perspectives d'espoir, un projet d'avenir et de société.
Pendant ce temps-là, les eurosceptiques nationalistes sont restés ostensiblement assis. Je ne les comprends pas, ceux qui refusent de passer la porte européenne et d'entrer dans l'univers complexe où on travaille avec 27 cultures différentes, où on nous invite à basculer dans l'Histoire, dans la construction d'une vraie perspective d'avenir. Je ne m'explique pas ce refus de célébrer les valeurs humanistes que symbolise pour moi l'hymne à la joie: les idéaux de libertés, de paix, de solidarité, la capacité d'intelligence collective, l'unité dans la diversité...
Premier face à face sur les notes d'un morceau de musique qui symbolise une volonté d'européanisation confrontée à la difficulté de construction de l'union des peuples européens. Utile piqûre de rappel de toute la complexité de la construction d'une culture commune européenne et de l'appropriation citoyenne de l'europe. Si tout le monde connaît la mélodie, il faut admettre que nous avons un problème d'appropriation citoyenne avec cet hymne. Aucun chef d'Etat européen n'a jamais eu le courage de proposer qu'une rencontre sportive qui opposerait une équipe européenne à une équipe américaine débute par la 9e symphonie de Beethoven...
Un détail, un symbole sans importance? Ce détail, comme d'autres, à l'échelle de la construction européenne, a une véritable portée politique. Parce qu'il suppose d'abord une décision politique forte au niveau européen. Et parce qu'ensuite, il est, aujourd'hui, un des éléments révélateurs du clivage entre la volonté des pro-européens de partager un hymne qui rassemble et rapproche leurs concitoyens sous une bannière commune (en attendant la mise en place d'une véritable Europe politique) de ceux qui ne veulent pas du projet européen.
Imaginez, un instant, le poids et l'influence d'une conférence intergouvernementale où chaque représentant qui défend généralement ses intérêts nationaux prendrait la décision d'assumer un hymne commun européen. Je crois qu'«identitairement», cela constituerait un pas important dans le renforcement de l'Europe des citoyens européens.
Symbole 3: l'élection de Jerzy Buzek
Principal événement de cette première session, l'élection de la présidence du Parlement pour succéder à Hans-Gert Pöttering. Dans mon esprit, et avec ma culture de la politique franco-française, je m'attendais à ce que nous soit présenté un candidat par groupe parlementaire représenté au sein de l'hémicycle.
Mais le jeu politique européen n'est pas le jeu politique français. Si en France, les clivages entre gauche et droite sont de plus en plus difficiles à appréhender, au Parlement, le rapport binaire se voit tout simplement multiplier par 27. De gauche ou de droite, ma collègue alsacienne Michelle Striffler, étiquetée «Gauche Moderne» qui siège au sein du PPE, le grand groupe de droite? De gauche ou de droite, les élus italiens de la Margherita qui sont passé de l'«Alliance des Libéraux Démocrates» (ADLE) au groupe socialiste rebaptisé «Le groupe de l'alliance progressiste des socialistes et démocrates». De gauche ou de droite les sociaux-libéraux britanniques?...
On peut tout de même identifier, en nombre, deux grands groupes: le Parti Populaire Européen (PPE dans lequel on retrouve les élus UMP) et l'Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates (ancien PSE dans lequel on retrouve les élus du PS français). Les arbitres de la constitution de majorités gagnantes sont l'Alliance des Libéraux démocrates plutôt proches du PPE (ALDE dans lequel on retrouve les élus du Modem) et Les Verts-ALE (dans lequel on retrouve les élus d'Europe Ecologie). Et puis, deux groupes qui me semblent pouvoir être clairement identifiés de gauche et de droite: la GUE (la gauche radicale ou extrême gauche) et le parti des conservateurs et réformistes (la droite radicale ou nationalistes dits aussi eurosceptiques).
Sur la base de cet échiquier politique, aujourd'hui seuls les deux premiers grands groupes pouvaient prétendre construire des majorités pour accéder à la Présidence du parlement européen. Mais plutôt que de présenter chacun un candidat, ils se sont mis d'accord avant de procéder au vote. Ainsi, l'ancien premier ministre conservateur polonais, Jerzy Buzek emporte la présidence haut la main par 550 voix (736 sièges) à bulletins secrets, contre la Suédoise Eva Britt Svensson (extrême gauche/89 voix) en bénéficiant, outre des suffrages des conservateurs (PPE), de celles des socialistes (PSE) qui récupéreront la présidence à mi-mandat, mais aussi des libéraux (Adle) et d'une parti des Verts-ALE européens.
Je me suis interrogée sur le mode opératoire, que je connaissais, mais qui pour autant n'a pas manqué de me surprendre. Nous avons débattu au sein du groupe des Verts-ALE sur le fait de voter pour Jerzy Buzek. Nous étions partagés. Premier exercice pratique qui nous confronte à la réalité du choc de cultures: notre culture politique franco-française directement mise à l'épreuve de la culture politique européenne.
Tous pro-européens que nous sommes, nous n'étions pas préparés à ce premier choix politique aux impacts croisés et contradictoires entre les enjeux européens et les impacts de ressentis politiques sur le territoire français. Nous n'étions pas préparés à ce dépassement nécessaire de soi qui suppose de se placer dans une perspective historique pour envisager un homme au-delà de son appartenance, pour s'attacher à ses combats, son histoire et sa capacité à fédérer autour de l'enjeu commun qu'est la construction européenne. Difficile de comprendre que la présidence du parlement européen revêt une fonction essentiellement de prestige et symbolique, dépourvue d'influence politique.
Jerzy Buzek, dans la perspective européenne, plus qu'un libéral démocrate, c'est un Polonais, un europhile, un ancien de Solidarnosc, dont le militantisme pour le dépassement pacifique du totalitarisme communiste et pour la liberté et les droits de l'homme est reconnu de tous. A ce titre, il est l'homme qui peut faire barrage à la montée en puissance des eurosceptiques. Il est celui qui permet de marquer historiquement, 20 ans après la chute du Mur de Berlin, la réunification pleine et entière de l'Europe en honorant les nouveaux pays membres.
La consigne au sein du groupe des Verts-ALE, ne réussissant pas à sortir du débat culturel, était «la liberté de vote en fonction des convictions». La majorité des écologistes français, comme les socialistes français, a eu une approche a-historique en choisissant de s'abstenir.
Un quotidien régional énoncera qu'au cours de cette première session, j'essuierais ma première leçon de realpolitik. Oui, j'ai eu à m'interroger sur le sens de la politique cette semaine. Oui j'ai eu à m'interroger sur le sens de l'abstention, sur l'absence de choix, sur le refus de choisir, sur le manque de courage. Oui, j'ai mesuré que refuser de choisir, c'était peut-être refuser de faire de la politique. J'ai pensé au fait que nous n'avions pas été élus pour faire de la figuration, que nous n'avions pas été élus sur la base d'une campagne et d'un programme franco-français, mais bel et bien sur un programme et une ambition européenne. J'ai pensé au sens du mandat qu'on m'a donné la chance d'honorer, au mandat qu'on m'a donné pour faire et transformer l'Europe, pour la rendre plus écologiste et solidaire... Je crois que l'élection de Jerzy Buzek est un acte de solidarité Est-Ouest.
Le seul enjeu, le seul message que porte l'élection du polonais Jerzy Buzek souligné par l'ensemble des groupes (sauf et sans surprise les Conservateurs réformistes) et le seul que je souhaite retenir est le suivant:
«Monsieur le Président, votre élection est un symbole contre la dictature, un symbole d'une Europe Unie qui met fin au clivage Est-Ouest.
Monsieur le Président, vous êtes soutenus par ce parlement qui est constitué d'une majorité de pro-européens».
Cela, je ne l'ai compris qu'après le vote et moi qui revendique tellement fort mon rêve d'Europe, lors de ce premier vote, je suis passée à côté de l'Histoire en m'abstenant. Je n'ai pas su me placer dans la bonne perspective. J'ai manqué d'audace et de confiance. Ma première leçon au sein du parlement européen, va au-delà d'une leçon de realpolitik. Si j'avais souhaité être ou rester une fondamentaliste et une idéologue, j'aurais poursuivi mes travaux de thèse de doctorat et aurais fait en sorte de m'inscrire durablement dans le milieu universitaire. Je n'aurais pas franchi le pas et décidé de m'engager en politique en prenant la tête de liste de la campagne Europe Ecologie dans le grand Est.
Pragmatisme
Etre pragmatique aujourd'hui ne suppose pas de renoncer à ses aspirations et convictions. Bien au contraire, dans le contexte de crise que nous connaissons, cela suppose une véritable force et capacité de projection et d'initiative. Parce que le monde a changé, parce que l'Europe a changé, parce que nous avons changé, il nous appartient non seulement de nous adapter à ces changements, mais plus encore de faire preuve d'imagination, de responsabilité et de courage pour sortir durablement d'une crise globale — économique, financière qui débouche sur une crise sociale et ignore la crise écologique et climatique sans précédent. Tout est lié et la situation que nous connaissons aujourd'hui n'est rien d'autre que le résultat des choix de développement qui en 50 ans ont causé plus de dégâts humains et environnementaux que dans toute l'histoire de l'humanité.
Ce ne sont ni des slogans, ni le coup d'état, ni l'abstention qui nous permettrons d'impulser la mutation nécessaire de notre système pour sortir de la crise. Les utopistes pragmatiques, dont je suis, l'ont compris. Ils ont a cœur de sortir des bouquins et des discussions de salon, ils ont à cœur de convaincre le plus grand nombre et d'avancer pas à pas, jamais assez vite, mais surtout de ne pas cesser d'avancer pour assurer le changement.
Pour dire vrai, au-delà des symboles, la seule vraie leçon de cette première semaine de session parlementaire, a consisté à mesurer les rapports de force et principales difficultés que nous aurons à surmonter pour mettre en œuvre notre contrat écologiste européen et à évaluer la force de nos convictions et motivations pour y parvenir. Notre capacité d'influence est belle et bien réelle et la victoire de calendrier contre la présentation de la candidature de Manuel-José Barroso en est la preuve.
Sandrine Bélier
Mis à jour le 24/07/2009 à 9h49






















































L'écologie européenne c'est simple :
1 - On remplace les autos par des vélos.
2 - On remplace la Marseillaise par l'Hymne à la joie.
Après, ça se complique. Il faut faire de la politique et donc élire un président.
Mais là rien ne va plus : "Nous n'étions pas préparés à ce premier choix politique... la majorité des écologistes français a eu une approche a-historique en CHOISISSANT de S'ABSTENIR."
Il est vrai qu'ensuite, sainte Sandrine a amèrement regretté son "non-choix" !
Alors ! Que demande le peuple ?
P.S. Petite question iconoclaste : dans quelle université écrit-on "nous nous sommes TÛT pour écouter."
Vous pourriez aussi utiliser des chevaux tout en chantant l'hymne à la joie, au lieu de ces vélos chers à fabriquer et difficiles à entretenir. Ou bien des voitures à cheval ou à bras, puis développer le transport de frêt sur des chariotes renforcées mues par de solides percherons !
Mais pour ce faire, il faut penser à reconstruire et développer des écuries le long des routes européennes !!!
Bon aller, comme c’est la première fois pour vous, ne gâchons pas votre enthousiasme et puis votre leçon de la semaine prochaine vous montrera… Pourquoi la place de parlementaire européen est bonne et bien rémunérée (même si vous êtes absente….schuttttttt, il ne faut pas le dire).
Allé, bon courage…pour le vélo et peut être plus tard avec les chevaux !
Je trouve les 2 premiers commentaires assassin ! (idées grotesques pour l'un et raccourcis trop facile pour l'autre, pour être gentil)
Autant je suis assez d'accord qu'en page 1 il y a des clichés écologiques avec l'arrivé en vélo démago certainement un peu, mais imaginez l'arrivé en voiture des écolos et les réactions qu'on aurait entendu ...
"@jen sairien de comment sont payés les députés européens mais je parle", (ça devrait être ton pseudo...lol ) car cela vous aurez éviter de dire des conneries ... Les députés sont payés en fonction de leur présence lors des séances, et en ce qui concerne la rémunération elle est dans les eaux de ce que gagne les députés français ...qui eux ne sont pas contrôler pour leur présence donc ...
En revanche, sur le coup de l'hymne européen c'est une vrai question importante sur la forme symbolique et qui en pose une autre l'attachement des européens à leur symbole commune ?
Que représente cette hymne pour nous européen ? liberté, paix, respect ? ou rien du tout c'est un truc de politicien ...
Évidemment pas pour un remplacement de "la Marseillaise"...cela serait une erreur et nier l'histoire des différents pays et leur diversité, alors même que la devise de l'Europe est : "unis dans la diversité" .
La page 2 de l'article est en revanche beaucoup plus intéressant (je trouve) et nous montre que la politique en Europe est complètement différente que celle exercée par nos députés nationaux et que cela commence dès le départ...
Les votes se font par alliance et par accord qui sont indispensable pour avancer à 27.
De plus, on peut noter l'explication du vote du moins non vote ce qui est bien je trouve !
Pour finir sur le satisfecit sur le report du vote du président de la commission il est de bonne guerre, mais la victoire et le jugement sur l'influence des écolos sera fait sur sa réélection ou NON !
En tout cas on peut féliciter l'auteur de l'article car j'en connais pas beaucoup des députés européens (voir même français) qui explique et ose donner l'information aux citoyens sur leur JOB !!!
donc c'est à féliciter et en espérant que vous continuiez ces explications sur votre travail aus sein de notre parlement européen.
PS : avant que des commentaires "m'accuse" d'être conquis d'avance car "pro écolo".
j'ai PAS voté pour les européenne !!! et pour @marianne je m'excuse par avance pour les éventuelles fautes d'orthographe de mon commentaire.
Cher jemery
Je trouve les deux premiers commentaires ironiques, plutôt « qu’assassins » et surtout, ni grotesques ni trop faciles, juste réalistes dans un monde ou les représentations imagées et symboliques prennent le pas sur la simplicité. Arriver au parlement en vélo le premier jour (ça fait bien, et renforce l’idée du bon écolo pur et dure), mais qu’en est il pour le reste de l’année, lorsqu’il pleut ? La prochaine fois, ils nous feront le coup de la voiture électrique avec ou sans chauffeur peut être ?
Le fait que des « écolo » utilisent une simple voiture (essence ou diesel), pour se rendre au boulot comme tout un chacun, n’en n’est pas moins respectable ! Oups.., c’est simplement moins hypocrite !
Sans doute êtes vous touché par la grâce de Sandrine Bélier, un jolie brin de femme ..., je vous l’accorde ! Mais, le caractère illuminé de son propos sur son arrivé au parlement, tiens plus « d’Alice au pays des merveilles » ou d’une « vision de la vierge » à lourde, que de l’entrée en fonction dans un nouveau job !
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Une connerie en valant une autre.., je ne parle pas j’écris ! (lol)
« "@jen sairien de comment sont payés les députés européens mais je parle", (ça devrait être ton pseudo...lol ) car cela vous aurez éviter de dire des conneries ... »
Ainsi donc je dis des conneries…et vous avez raison, il m’arrive d’en dire, y compris volontairement ! Alors nous sommes nombreux à dire des « conneries »… Commentateurs de tout poils, vous, moi, les journalistes, etc…Mais je crois que les politiques (hommes / femmes) ne sont pas en reste et occupent surement la première place du podium.
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« Les députés sont payés en fonction de leur présence lors des séances, et en ce qui concerne la rémunération elle est dans les eaux de ce que gagne les députés français ...qui eux ne sont pas contrôler pour leur présence donc ... »
Ravis de voir que votre lumineuse démonstration éclaire les eaux troubles du marécage dans lequel je patauge (mdr) ! Et pour compléter modestement votre démonstration, dont les arguments de preuves sont nombreux et fournis…
Ce n’est que depuis le 7 juin dernier, que les députés européens passeront à l’indemnité unique. Jusque-là, leur indemnité (et non pas un salaire) dépendait de leur pays d’origine, d’où de fortes disparités entre députés des divers pays. Dans cet ancien système, un député français touchait une indemnité de 7000 euro ainsi que des indemnités de frais généraux d’environ 4.209 euros brut par mois (en moyenne), plus une enveloppe mensuelle de 17.540 euros pour recourir aux services d'un ou de plusieurs assistants, soit 28.757 euros (188.345 francs) soit 273.084 euros annuels (1.788.582 francs)!!! (sic)
A titre de comparaison et pour relativiser la chose.., ils touchent bien moins que ce qu’a touché M. Dray entre 2005 et 2008, qui lui a perçu 1 631 417 euros
Un rapport interne du Parlement Européen révélé l’année dernière dans le Daily Telegraph montrait (accusait) comment une partie députés européens arrivaient à détourner des revenus réservés à leurs frais d’activités, mais aussi comment ils se mettraient dans la poche l’argent réservé au payement des salaires de leurs assistants (d’autres que moi ont comparé ça, à une PME familiale).
http://www.ladepeche.fr/article/2009/06/05/619782-Salaires-des-eurodeputes-le-Parlement-tente-de-faire-le-menage.html
http://www.bakchich.info/Les-eurodeputes-harmonisent-leurs,08111.html
www.europarl.europa.eu
http://www.europarl.europa.eu/search/simple/perform.do?language=fr&query=liste+de+pr%C3%A9sence
La nouvelle indemnité sera pour tous les députés sera de 7.665,31 euros bruts (5.963,33 euros nets), mais l’aspect le plus nouveau du système c’est le remboursement des coûts réels et le fait que les assistants des députés ne soient plus payés par les députés eux même, mais par des organismes financiers agrées.
A voir dans le fonctionnement, et dans le temps !!!
Bonne journée
cher jen
merci pour toutes ces précisions sur les salaires, pour votre gouverne ce que j'avais écrit je l'avais sorti par mémoire d'un reportage durant la campagne européenne d'où le manque de preuve, de lien.
Cela nous aura permis en tout cas, à tout les 2 minimum de connaître leurs indemnités exactes (par abus de langage j'ai utilisé le mot salaire ) et de faire la recherche et nous montrer que donc les indemnités sont assez similaires aux députés français sauf évidemment la gestion des frais généraux détourner par les députés indigne de leur fonction mais qui a changé à partir de ce mandat ! Pour compléter, sur les indemnités journalières qui sont en fonction de la présence : http://www.politiquemania.com/salaire-depute-europeen.html
Au final mes dires n'étaient pas si infondé ?
Désolé pour le mauvais jeux de mots s'il vous a blessé. J'ai répondu de manière trop vif car dans votre premier commentaire le coups des chevaux je l'avais trouvé extrêmement caricatural et limite insultant pour ceux qui veulent que le développement technique prennent en considération le respect de la planète.
Ce genre de discours permet de discréditer complètement toutes idées écologiques, même les plus innovantes et efficaces.
Avec votre discours on aurait dit que vous aviez peur que l'on retourne au temps de cro-magnon or je trouve cette idée assez stupide.
Etant plutôt dans l'optique la technique et le progrès vont dans un sens d'amélioration de la vie, et du respect de la planète.
Je vous l'accorde que le récit en première partie fait penser à Alice aux pays des merveilles, mais il faut aussi se mettre dans un contexte il y a moins d'un an comme elle le dit, elle n'avait jamais imaginé qu'elle serait au parlement européen donc cela doit être impressionnant, 27 nationnalités réunis au même endroit dans un même but.
Au moins, on sent dans son récit qu'elle a du respect pour l'institution, qu'elle a aussi une vision européenne de ce qu'a construit l'Europe en 50 ans ! Contrairement à d'autres députés française dont on citera pas le nom qui déjà lors de la campagne en avait strictement rien à foutre d'être parachuté à Strasbourg et qui maintenant aurait des vues sur Paris...
je suis pas un écologiste, je ne savais même pas qui c'était avant de lire l'article, et votre point de vue sur le physique c'est le votre, et comme j'essaie de pas juger les gens au physique mais sur leurs idées, j'avais pas fait gaffe à sa photo.
En ce qui concerne l'hypocrisie je connais pas mal de gens qui aurait dit voyant arriver des députés écologistes en voiture hypocrite sur les idées donc ...
De plus, on sait très bien que les politiques font de la com' et cela en la matière s'appelle un coup médiatique.
Ensuite vous aviez fait un procès d'intention sur son futur taux de présence... ce que je ne trouvais pas très bons surtout quand c'est ça première année en tant que député donc vous ne pouvez pas jugé sur des faits la concernant, j'aurais accepté votre commentaire s'il concernait un député déjà élu, car je partage assez cette idée sur certains députés/sénateurs français et européens mais lui faire à elle ... je le trouvais injuste ! surtout quand elle fait des efforts de transparences, effort que l'UMP voulait il y a un mois mettre en place et nous parler d'Europe de manière régulière (venant de l'ump j'ai juste suivi l'arrivé de Dati aux parlement sont grand intérêt à lire des textos ...et aussi écouté sa forte implication dans son job avec les rumeurs sur son intérêt sur Paris ...
Donc je préfère "Alice aux pays des merveilles", que "vivement que je me barre de ce lieu qui m'emmerde au plus haut point" !