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La lutte des déclassés, une nouvelle lutte des classes! par François Hollande
Le déclassement, c'est le sentiment pour une génération de vivre moins bien que celle de ses parents. Ce phénomène concernerait le quart des trentenaires et des quadragénaires. Et il s'est intensifié ces dernières années: c'était à peine 18% au début des années 80! Ce processus, avec la crise, menace de toucher encore plus fortement les jeunes qui arrivent aujourd'hui sur le marché du travail. Le déclassement s'amplifierait, génération après génération et s'aggraverait à mesure que se distendrait le lien entre le diplôme obtenu et la position sociale attendue.
Le déclassement serait à la fois salarial (un salaire moindre), statutaire (une précarité plus grande), social (un métier moins reconnu) et même résidentiel (un logement moins spacieux et plus cher).
Difficile de mesurer une telle réalité. Le sociologue Camille Peugny s'y est essayé. Et son constat est aussi remarquable qu'implacable: la mobilité sociale s'est détériorée à partir de la génération née au début des années 60. Pour les enfants d'ouvriers, les trajectoires vers les emplois d'encadrement sont plus rares et pour les enfants de cadres, les processus descendants sont plus nombreux. Un fils de cadres sur quatre et une fille sur trois occupe un emploi d'exécution. Camille Peugny relève avec acuité la frustration née de la dévalorisation du diplôme puisque les «déclassés» qui ont fait des études longues sont incapables de maintenir la situation sociale acquise par leurs parents à qualification inférieure.
Un rapport officiel remis au gouvernement [PDF] début juillet nuance ce tableau et relativise l'exposition quant aux risques de déclassement par des données plus rassurantes sur le décrochage social. Mais il confirme l'ampleur de la surqualification dans la fonction publique - les deux tiers des jeunes recrutés sont titulaires d'un diplôme supérieur à celui normalement requis pour passer le concours - et la paupérisation du baccalauréat — seuls 22% des bacheliers atteignent une profession intermédiaire, ils étaient 70% au début des années 60.
Au delà de ces controverses statistiques, le déclassement est une perception, un ressenti, une frustration. Et il va bien au delà de la position sociale. Ainsi, une majorité des Français considèrent que sur 10 ans, leur niveau de vie s'est dégradé, par l'ampleur des dépenses contraintes, et que leurs conditions de logement se sont détériorées, ils y consacrent plus de 20% de leurs revenus (contre 18% en 1984).
Dans cette France «insécure», la lutte contre le déclassement est devenu un objectif individuel qui faute d'être atteint peut dégénérer en colère ou en repli. Il revient donc dans une perspective de «démocratie de la réussite» fondée sur le progrès et l'égalité d'en faire une priorité politique qui pourrait s'articuler autour de plusieurs réformes:
-      le fonctionnement de l'enseignement supérieur en rapprochant grandes écoles et universités et en améliorant l'orientation vers les filières scientifiques et professionnelles
-      le développement de la formation continue qui doit être un facteur de mobilité sociale et de compensation pour ceux qui ont fait des études courtes
-      l'accession à la propriété qui doit être facilitée par des mécanismes de prêts à taux zéro et des politiques locales de réserves foncières et d'offres de logements
-      la solidarité intergénérationnelle : notamment celle du baby boom qui aura bénéficié à la fois de la croissance, de la valorisation de son patrimoine et d'un niveau satisfaisant de retraites
-      la progressivité de l'impôt sur le revenu et l'efficacité de la redistribution, notamment en faveur des familles.
Prenons garde au «déclassement» s'il venait à être vécu par une majorité de la société française. Loin d'être un stimulant pour la justice et pour la solidarité, il déboucherait sur une compétition exacerbée entre les classes moyennes et les classes populaires, sous les yeux indifférents des plus favorisés. Bref, une nouvelle lutte des classes mais entre déclassés.
François Hollande
En une: CC Flickr galerie de gr33ndata
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Comments
Magnifique résumé
Bravo pour ce magnifique résumé d'un document de travail du centre d'analyse stratégique!
Mais quel est l'interet de votre article puisque vos propositions sont dans ce même document de travail à partir de la page 113?
Nous ne sommes décidement pas prêt d'obtenir une idée de votre part un jour!
Un sentiment n'est pas la réalité
"Le déclassement, c'est le sentiment pour une génération de vivre moins bien que celle de ses parents"
Un sentiment n'est pas la réalité!
La preuve: mes parents avaient 1 seule petite TV N&B et maintenant il y en a une par pièce, ils n'avaient pas de micro ondes, pas de lave vaisselle, pas de gps, téléphone (même pas portable le téléphone), une seule petite voiture pour 4 (une R5), n'ont jamais pris l'avion, bossaient 48h/semaines samedi matin compris, ils allaient 1 fois par an au resto,... qui maintenant ose dire avoir moins?
"Mais il confirme l'ampleur de la surqualification dans la fonction publique "
C'est de la faute de la gauche qui a sur valorisé les fonctionnaires (retraite majorée, retraite plus tôt, garantie de l'emploi,...) en tapant continuellement sur les salariés du privé (quand je dis "tapant" c'est aussi en ne réfléchissant pas aux conséquences de vos actions qui auraient dû les aidés comme les 35h)
Rdlm
Un sentiment = popullisme
Un sentiment qui n'est pas vrai cf mon commentaire précédent et en jouer, ça s'appelle du popullisme...
Rdlm
Vision un peu courte
Cher François,
(je ne vois pas pourquoi Martine devrait être la seule à recevoir du courrier...)
Si ton constat est juste, je crains qu'en l'absence d'une analyse des causes, tes remèdes, que ne renieraient probablement pas Sarkozy, ne soient insuffisants.
Que nous proposes-tu:
le fonctionnement de l'enseignement supérieur en rapprochant grandes écoles et universités et en améliorant l'orientation vers les filières scientifiques et professionnelles
Elever le niveau des études ne changera rien au sentiment de déclassement, bien au contraire comme tu l'as souligné si justement:
Mais il confirme l'ampleur de la surqualification dans la fonction publique - les deux tiers des jeunes recrutés sont titulaires d'un diplôme supérieur à celui normalement requis pour passer le concours - et la paupérisation du baccalauréat — seuls 22% des bacheliers atteignent une profession intermédiaire, ils étaient 70% au début des années 60.
Ce n'est donc pas parce que les jeunes d'aujourd'hui ont suivi des études plus courtes que celles de leur parents qu'ils se sentent déclassés, mais à l'inverse parce que, alors qu'ils ont suivi des études plus longues, ils occupent des emplois perçus comme moins valorisant socialement.
le développement de la formation continue qui doit être un facteur de mobilité sociale et de compensation pour ceux qui ont fait des études courtes
C'est bien pour la justice sociale, mais ce n'est pas une réponse à la question que tu as soulevée. Tu vas créer plus de concurrence entre ceux dont la formation initiale aura été longue et ceux qui auront rattrapé leur retard initial grâce à la formation continue, si tu ne crées pas en parallèle des débouchés à la mesure de leurs formations.
l'accession à la propriété qui doit être facilitée par des mécanismes de prêts à taux zéro et des politiques locales de réserves foncières et d'offres de logements
C'est une solution réelle, pas très nouvelle, limitée à ceux qui pourront rembourser un prêt, même à taux zéro. Cette proposition me rassure et m'inquiète tout à la fois sur ton positionnement politique. Elle est de gauche en ce qu'elle s'inscrit dans une logique de redistribution, mais l'accession à la propriété est un vieux cheval de la droite et du gouvernement actuel. Par ailleurs elle n'enlèvera rien au sentiment de déclassement lié à une dé-qualification des emplois.
la solidarité intergénérationnelle : notamment celle du baby boom qui aura bénéficié à la fois de la croissance, de la valorisation de son patrimoine et d'un niveau satisfaisant de retraites
Ca manque un peu de précision. Que nous proposes tu concrètement: Baisser les retraites des plus âgés qui se seraient gavés ces dernières années ? Créer un ISF progressif en fonction de l'age ? Réduire encore plus la fiscalité sur les donations ? A quel montant situes-tu le niveau satisfaisant des retraites ? Est-ce à dire que tu considères comme acquis que désormais les retraites n'auront plus un niveau satisfaisant ?
la progressivité de l'impôt sur le revenu et l'efficacité de la redistribution, notamment en faveur des familles.
Là on est en présence d'un vrai choix de société vis à vis de l'actuel occupant de l'Elysée, mais sur le fond, il s'agit juste de rendre moins douloureuse l'évolution actuelle de notre société.
Mon François, je ne te demande pas de faire la révolution, mais quand même, l'occasion est historique. Le libéralisme qui enrichit de plus en plus, de moins en moins de gens, et qui en appauvrit chaque jour un peu plus, a pris du plomb dans l'aile. Même ses grands prêtres comme notre actuel président ont un peu de vague à l'âme. L'Amérique change. L'Europe est toujours libérale, mais Barroso ou Berlusconi ne me semblent guère redoutables intellectuellement.
Un peu d'imagination que diable, c'est l'occasion ou jamais de montrer que les socialistes peuvent proposer autre chose que du traitement social du libéralisme.
Je t'embrasse
El Gato
Avantages consentis pour l'accession à la propriété
Cher Monsieur Hollande,
Accorder, comme le fait notre Président, une extension des prêts à taux zéro, la déduction des intérêts d'emprunt favorise, alors que ces mesures ne s'accompagnent pas d'une augmentation du foncier disponible, et de la création de transports en commun correspondants :
- une hausse toujours plus importante des prix (tout du moins une stabilisation dans le contexte actuel), ce qui favorise les intérêts des amis promoteurs de notre Président : toujours plus haut, jamais de baisse....
- ainsi les accédents paient DEUX fois la note : dans les impôts car ces déductions, PTZ, il faut les payer. Et également la hausse de l'immobilier (DU FONCIER) qui accompagne cette augmentation de la solvabilité des ménages.
Il est grand temps qu'un parti social démocrate s'empare de cette idée. Nous dépensons des milliards chaque années dans nos impôts pour soutenir artifiellement la hausse de l'immobilier.
Il est grand temps de contrer notre Président en expliquant aux français qu'on peut augmenter leur pouvoir d'achat en diminuant le coût du logement qui a aujourd'hui atteint des sommets.
Les jeunes générations en souffrent. Même les parents qui ont vu leur capital augmenter n'y voient finalement pas vraiment leur intérêt car ce sont leurs enfants qui ont du mal à se loger.
Vous avez avec l'immobilier un formidable terrain pour réunir les français sur un projet de société ou nous ne consacrons pas trop de nos revenus au logement, de facon artificielle.
Bien cordialement,
Guillaume
Guillaume_b
quelle surprise
Encore un pavé dans la mare. Ce n'est plus une nouveauté que de dire que les générations présentes se sentent écartéés de la société construite par leurs parents.
Pour ca, de tres nombreuses raisons :
- les assenceurs sociaux, en particulier, la formation universitaire, sont inefficaces. Combien d'étudiants, issues de catégories sociales moyennes (ou moins) se sont investis dans de longues études avec espoir, en payant leurs études ou en s'endéttant, ont vite déchanté en arrivant sur le marché de l'emploi. Quand aux formations courtes qui se retrouvent en concurrence avec ces surdiplomés près a accepter n'importe quel emploi pour survivre et rembourser les préts étudiants.
- des recruteurs incapables de prendre le moindre risque. A part quelques filieres connues, les autres ne les interessent pas. Sans expérience, sans diplome valable (sous entendu d'une ecole privée), ou sans piston, aucune chance de voir, ne serait-ce qu'un entretien. Et forcement, sans premier poste, pas d'expérience.
- une société de consommation qui impose un rythme insoutenable. Ca peut sembler absurde, mais meme en se restreignant, il est necessaire de consommer. Sans un equipement informatique avec internet, sans une voiture (et son couteux permis), sans telephone portable, sans une certaine culture (legale)... un individu sera totalement ecarté. Essayez de postuler a un emploi sans ces atouts. Et le budget n' a pas proportionnelement augmenté
Les generations precedentes ne ce souciaient pas de tout ca.
- l'acces a la propriété est tres difficile, voir impossible pour une partie de cette generation. Les generations precedentes, grace a leur pouvoir d'achat surgonflé, ont provoqué une inflation déraisonable des prix de l'immobilier. Désormais, un emprunt a moins de 30 ans est systématiquement refusé par les banques, et a condition d'acheter avant ses 32 ans.
- la création d'entreprise devient vite un echec pour les plus jeunes. Sans capital important au départ, les normes de securité actuelles (et inexistantes 20 ans auparavant) ne peuvent meme pas etre respectées (trop chere). Les risques de faillites sont trop elevés, et les facilités bancaires impossibles.
- l'incertitude sur l'avenir est omniprésente. Autant la generation précedente se satisfaisait d'une prochaine retraite interessante et reposante, autant la jeune generation ne sait pas comment elle va terminer. La répartition est voué a disparaitre (trop peu d'actif par retraité), et la capitalisation est pour l'instant impossible (pas assez d'epargne).
Du coup, les jeunes generations ne savent plus vers quel modele de vie se tourner, vu que celui de leurs parents ne les concernent plus. Et d'ailleurs, ces derniers sont tout aussi surpris, vu que les investissement mis dans leurs enfants ne semblent pas etre rentables.
Est-il possible d'inverser la tendance?
Il est peut etre possible d'améliorer la situation en donnant une impulsion importante a l'emploi des jeunes, au détriment des generations les plus vieilles. Et ne pas restreindre aux 18-25 comme la plupart des politiques, sinon, ceux qui ont fait de longues études (en travaillant en meme temps), ne seront pas visés. Ces derniers s'approchant plus des 28-30 ans.
En communicant la valeur ajoutée apportée par les activités benevoles, qui pourraient compenser une faiblesse d'expérience dans le recrutement. Aujourd'hui, ces atouts ne sont pas du tout reconnu. Il suffit de voir la disparition massive des Associations étudiantes dans de nombreuses universités. Ce benevolat etant souvent considéré comme du temps perdu pour les étudiants, vu que ca n'apporte rien ou trop peu pour leur avenir.
Tapper sur les administrations pour inciter l'emploi dans le privé? Pas forcement, car il n'y a peut etre que la fonction publique, sans critere exclusif de productivité, qui pourrait se permettre d'embaucher ces débutants, a des emplois formateurs. Mais ces structures sont aussi confrontés a des interets politiques et financiers (imposant l'emploi strictement statutaire).
A moins de changer drastiquement les mentalités des generations precedentes, qui sont aussi les recruteurs et les initiateurs de la situation actuelles, il y a peu de chance de voir une amelioration a ce déclassement massif.
Il nous manque serieusement un equivalent a l'American Dream
...ou au welfare state.
...ou au welfare state.
m.
Mr Hollande sait-il lire?
Depuis le temps que vous nous faîtes la grâce de nous offrir chaque semaine, sur Slate, une chronique, il me vient, soudain une idée saugrenue...
Est-ce que Mr Hollande saurait lire ce que les internautes écrivent?
Depuis le début de l'experience Slate, la multitude de commentaires vous demandant de faire dans le concret et dans le réalisme est impressionnante. Et neanmoins, chemin faisant, semaine passant, vous restez toujours dans l'a-peu près, dans l'inconsistant voire dans l'angélisme ( Copé aussi parfois ).
- rapprocher l'enseignement universitaire et l'école privée ! Expliquez- vous, expliquez-nous comment vous voyez un rapprochement entre, par ex., HEC et... quoi d'ailleurs?
- Le developpement de la formation continue. Pourquoi pas ? comment, qui finance, pour tout le monde? Visiblement, vous n'avez jamais bossé entre entreprise sinon avant de parler de développement de la formation continue, vous devriez parler de: comment améliorer la qualité du peu de formation dispensée en entreprise. Nuance !
- "l'accession à la propriété qui doit être facilitée par des mécanismes de prêts à taux zéro". On rase gratis avec Mr Hollande ? Vous en connaissez beaucoup d'institutions financières qui prêtent gratos ?
- la solidarité intergénérationnelle ? La belle affaire, les papy booms d'hier n'ont pas vraiment anticipé la médiocrité- même si il a le mérite d'exister- du systeme mis en place. Cela fait 20 ans que j'entends parler de réforme des retraites et toujours pas grand chose à l'horizon pour pallier le deficit et les carences à venir.
Un niveau satisfaisant de retraite ??? C'est quoi un niveau satisfaisant ? 800 euros par mois pour un artisan qui a bossé toute sa vie, c'est satisfaisant aujourd'hui?
- la progressivité de l'impôt sur le revenu et l'efficacité de la redistribution, notamment en faveur des familles! Le bouclier fiscal de Nicolas tant décrié a eu au moins le mérite de fixer une frontière: en gros, on ne bosse pas plus de 50% de notre temps pour l'Etat; vous proposez quoi ? Auriez vous l'âme d'un pionnier en repoussant les frontières à 60, 70, 80%...
Allons, allons, Mr Hollande, un peu de sérieux et de réalisme dans vos écrits à défaut de propositions réalistes.
Allez, Ã vous lire la semaine prochaine, on verra bien...
http://corto74.unblog.fr
blah blah remains the main.
L'analyse du fonds est la seule importante. Il faut travailler à assainir la situation politique en dézinguant ce clivage gauche-droite endémique de la France qui est une véritable foire d'empoigne et nous vaut bien plus que des moqueries à travers le monde entier. Pourquoi une véritable sociale démocratie n'existe t-elle pas en France? Nous butons sur quelque chose que toute réforme aura du mal à transformer: les mentalités françaises, très typiques, très étranges, si paradoxales, intéressantes, mais épuisantes...aussi douées pour l'enthousiasme, l'espoir, devrais-je dire l'espérance endurante, et la résistance, voire l'activisme.
La rétorsion politicienne n'intéresse pas les citoyens...mais comment en sortir. Le jeu politique actuel exclut trop facilement la cause commune, il faut un combat écologique ou une coupe du monde pour obtenir les effets de la libération ou d'une préocuupation réelle. L'air que nous respirons est-elle la seule chose que des politiques économiques et sociales ont en commun??
N'existait-il pas un âge d'or de la prospérité ou la richesse n'était pas seulement un marqueur mais le poids de sa culture, de sa capacité à échanger même commercialement avec d'autres pays, à enrichir elle-même sa philosophie et sa perspective sur l'essor de la cité?
Faut-il que ce qui profite aux uns, soit considéré comme légitimement retiré à d'autres?
C'est une société qui devient extrêmenent violente dans le rapport narcissique qu'elle fait entretenir aux citoyens entre eux, il faut laisser passer du temps pour laisser comprendre aux gens ce qu'au final ils vont perdre...de narcissique, nous passerons à possiblement unique, comme tout le monde, mais pour cela, il faut que les français fassent plus qu'alerter, il faut qu'ils osent.
m.
Et à celui qui pense qu'un sentiment, ne suffit pas à considérer la réalité d’un état de fait, je lui dirais qu’il n’a certainement pas dû avoir rencontré la souffrance d'une grande solitude lié à une situation d’isolement, (professionnel, carcéral, familial…) volontaire ou involontaire.
Et à cet autre qui mesure le bonheur, et le sentiment d’être classé au nombre de téléviseurs et de machines à laver qu’il y a dans la maison, je dis qu’il s’est fait avoir.
Enfin, lorsque le sentiment devient une intuition irréfragable, on peut faire siffler la loi par le bon trou.
Identité et patrimoine, ce n'est pas acquis, ça doit s'assembler.
m.