Le PS doit et peut se réformer, par Jean-Marie Colombani
Cela commence par respecter ses électeurs.
- Manifestation du 1er-Mai, à Paris, en 2009. Benoît Tessier/REUTERS -
La semaine socialiste avait commencé avec la lettre de Martine Aubry à Manuel Valls (au-delà de cette limite, ta carte, cher camarade, n'est plus valable!). Elle se termine, plus sérieusement, mais aussi plus gravement, par une injonction de BHL: le PS doit disparaître, s'il veut avoir une chance de renaître. Le problème de fond est donc posé. Pourtant, à ce stade, tout le monde a tort.
Passons rapidement sur les épisodes du feuilleton déclenché par la première secrétaire, qui n'importent que parce qu'ils servent de révélateurs. Dans un parti dont la vie, entre deux scrutins, est rythmé par ses dissensions, baptisées «débat démocratique» quand il gagne, et «choc des ambitions» quand il perd, il est généralement contre-productif de procéder par accès d'autorité. C'est le signe, précisément, que celle-ci n'est pas établie; c'est la rançon des manœuvres qui ont permis à Martine Aubry de conquérir le pouvoir au PS (comme disait le cardinal de Bernis, on ne sort de l'ambiguïté qu'à ses propres dépens); et surtout la marque d'un échec: entre le congrès de Reims et aujourd'hui, manifestement, elle n'a pas fait le boulot.
Si l'on veut bien se souvenir que Bertrand Delanoë, mieux placé qu'elle au soir du congrès, a reculé devant l'obstacle pour avoir mesuré qu'il lui faudrait alors choisir entre la mairie de Paris et le soin qu'il faudrait apporter au parti, on peut comprendre qu'il ne soit pas si simple de conduire la mairie de Lille et la rénovation du PS.
Double déception
Le boulot? C'est principalement, en dehors de la cuisine interne, de se faire entendre sur tous sujets qui sollicitent nos concitoyens; de montrer qu'il y a une pensée, à défaut une réflexion, qui donne une indication «géographique» - où se situe-t-on, face à la crise, face à tel ou tel événement - et plus simplement il s'agit de montrer que, en toutes circonstances, même si l'on sort du dogme partisan, on est apte au leadership.
De ce point de vue, Martine Aubry a déçu deux fois.
D'abord en décentrant une formation essentiellement réformiste et européenne, par le poids politique apparent laissé au porte-parole, Benoît Hamon, prix trop élevé payé à son alliance de congrès: le PS n'a nul besoin d'un clone (au sens idéologique, s'entend) de Olivier Besancenot. Ce choix politique s'est soldé aux Européennes, par la fuite d'une partie de l'électorat vers Daniel Cohn-Bendit.
Ensuite, Martine Aubry — et ceci explique peut-être cela — a considéré que tout se jouait sur l'anti-sarkozysme primaire, spécialité de l'extrême gauche. Mais il faut autre chose pour convaincre. Les socialistes devraient s'en rappeler: Lionel Jospin a payé au prix fort d'avoir cru que l'anti-chiraquisme suffirait. Résultat: on a vu une levée en masse sur les atteintes aux libertés tourner au flop; un retard à l'allumage coupable sur la crise, quand Nicolas Sarkozy prépare déjà les thèmes de l'après-crise, et notamment celui de la «croissance verte»; un silence pesant ou des propos inaudibles dans les grands moments, comme le discours du Caire de Barak Obama.
Statut immérité de Valls
Le moment choisi pour saisir l'opinion de la mise en garde adressée au député et maire d'Evry est d'ailleurs à lui seul un symbole de ce décalage: le même jour, on aurait pu attendre du premier secrétaire qu'elle commente la réforme des armées, ou les menaces d'ouvriers sur leurs usines condamnées à fermer, etc... Voilà pourquoi ce qui se voulait une remise en ordre conduit à une mise en garde, venue de l'un des rares intellectuels de renom resté fidèle à la gauche.
Manuel Valls y a gagné un statut pour l'heure immérité. Il vient certes du rocardisme. Il y a trente ans, (exactement: c'était le congrès de Metz) le PS se déchirait, durement : Rocard attaquait l'âge du capitaine, figure de l'archaïsme, à ses yeux; Mitterrand acceptait que ses tontons flingueurs comparent son rival à un nouveau Laval, ou, pourquoi pas, un Doriot! Valls appartient donc à un courant qui sait ce qu'affronter une majorité veut dire.
Le PS «what else»
Mais Michel Rocard avait une pensée, une analyse qui justifiait un débat de fond: il portait une autre culture, celle de la deuxième gauche, il théorisait ce que l'on appellerait plus tard le «social-libéralisme», cher à tous les sociaux démocrates d'Europe. Manuel Valls se distingue certes sur la sécurité, mais «what else»? C'est peu. Pour le moment, il parait surtout représenter la génération des «pourquoi-pas-moi», au demeurant très riche car j'ai dénombré 17 socialistes qui affirment vouloir concourir au poste de candidat à la présidentielle.
Si bien qu'il y a deux PS: celui du haut, qui s'empaille, victime de la conspiration des «égaux» (et des égos), personne ne voulant concéder à l'autre d'être le patron, ou la patronne. Et le PS des élus locaux, qui domine la France des régions, des départements et des villes. Les premiers se veulent plus radicaux que les radicaux, les seconds gèrent. Cela ressemble, en effet, à feu la SFIO. Et qui dit SFIO dit refonte urgente.
Puiser dans la boîte à outils de la social-démocratie
La crise actuelle du PS n'est toutefois pas réductible aux suites du congrès de Reims. Hormis le PASOK, en Grèce, et les scandinaves, tous sont touchés. C'est Massimo d'Alema, l'ancien chef du gouvernement italien et l'une des figures de la gauche européenne, qui faisait observer que, dans les années 1930, l'Amérique avait accouché du New Deal quand l'Europe choisissait le repli nationaliste, le fascisme, le nazisme et l'antisémitisme; et de remarquer que face à la crise, l'Amérique a choisi Obama et les recettes de la gauche, quand l'Europe choisit la droite, et parfois le populisme. Cette dissociation s'explique en partie par le pragmatisme des gouvernements qui n'hésitent pas à puiser dans la boîte à outils de la gauche social-démocrate.
Ainsi en France, Sarkozy est à la droite ce que Clinton fut à la gauche: un adepte de la «triangulation», qui est l'art de puiser en tant que de besoin dans l'escarcelle du voisin. Mais la gauche souffre aussi de son inadéquation, de son incapacité à se placer au centre de gravité de sociétés européennes fondamentalement inquiètes du sort de leurs classes moyennes.
Leader contre collectif
En attendant que puisse aboutir le travail de rénovation indispensable de la doctrine et des programmes — à ce stade le fait des «think tanks» — faut-il comme le suggère BHL, enterrer le PS? La discussion avait été esquissée dès l'époque de François Mitterrand, qui ne l'avait guère encouragée. Pour la droite, qui se donne plus facilement à un leader, changer de nom, voire d'identité, est relativement fréquent. On a donc eu l'UDR pour Pompidou, le RPR pour Chirac, l'UMP pour Sarkozy, et on aura autre chose le jour venu pour Copé... Mais qui se dit socialiste s'inscrit dans un mouvement collectif, une histoire qui a besoin d'être présente, car elle prétend toujours ne pas se réduire à la volonté ou au parcours d'un seul. (D'où la popularité, à gauche, du thème du pouvoir personnel pour dénoncer l'adversaire de droite). Et quand la SFIO est morte, le PS, né au début du vingtième siècle, est resté!
Or la social-démocratie n'est pas le communisme. Elle n'est pas un astre mort. Elle renaît aux Etats-Unis, mais coule dans sa version trop édulcorée au Royaume-Uni, et tient le choc dans l'Europe du Nord, etc. Surtout, il n'y a pas à l'horizon d'autre recette disponible pour qui gouverne face à la crise, pour qui veut réguler ce qui doit l'être, et pour qui veut sans relâche corriger les inégalités et faire prévaloir un minimum de justice sociale. Rien qui ressemble, donc, à la mort du communisme.
Le PS devra donc être capable de trouver le bon équilibre entre continuité, celle du combat pour les libertés et l'égalité, toujours renouvelé, et rupture, dans son mode relation à la société comme dans ses propres us et coutumes, dans ses pratiques d'appareil et ses tentations démagogiques. Rien qui justifie de désespérer de la gauche, à long terme, à la condition que ses leaders commencent, en se respectant les uns les autres, par respecter leurs électeurs.
Jean-Marie Colombani
A lire aussi — ou plutôt à faire aussi: Ecrivez-votre lettre à la première secrétaire du PS. «Chère Martine...»
Image de une: manifestation du 1er-Mai, à Paris, en 2009. Benoît Tessier/REUTERSMis à jour le 20/07/2009 à 15h01













![[Le 20'12 #7] Dominique de Villepin: «Il faut une politique d'union nationale, sinon nous sommes perdus» [Le 20'12 #7] Dominique de Villepin: «Il faut une politique d'union nationale, sinon nous sommes perdus»](http://www.slate.fr/sites/default/files/imagecache/bloc-alaune/villepin_4_0.jpg)





























Certes, votre analyse jette une bonne lumière sur le problème du P.S. mais étrangement, plus personne n'aborde le cas "Royal".
Si le congrès de Reims, les élections européennes ont été un flop, on ne peut pas exclure de toutes les analyses, le travail de sape de Mme Royal.
Ses discours, ses voyages, ses excuses, le zénith sont autant de critiques acerbes, dures contre Sarkozy que contre son propre parti conduisant à une cacophonie savamment entretenue par son entourage.
La pseudo réconciliation à la veille des régionales ne convainc personne. La preuve : l'été est émaillé d'interventions de ses lieutenant(e)s.
La bagarre entre deux leaderships radicalement différents ne se terminera qu'à l'éviction définitive de l'une d'entre elles. Alors, le P.S. renaitra réellement de ses cendres.
Question : pourquoi aujourd'hui, les médias observent un black out sur la personne de Madame Royal ?
Avant de respecter ses électeurs et régler ses problèmes d'égo et de leadership, peut-être le PS devrait d'abord confronter son idéologie à la réalité et éduquer ses électeurs.
Les dirigeants du PS sont-ils vraiment sincères quand ils parlent publiquement? Peut-être les français et parmi eux les électeurs ont-ils fini par sentir cette schizophrénie collective qui s'est emparé du PS depuis 1983? 1983, date à laquelle le PS, au pouvoir suite à la confrontation de ses théories avec la réalité, a du créer une dichotomie entre ses discours et ses actes.
Un exemple: Benoit Hamon expliquant à Dimanche+ (Canal+) qu'il faudrait taxer les licenciements tellement lourdement que cela empêcherait les méchants patrons de licencier. Belle mesure démago de gauche qui oublie que la condition essentielle pour pouvoir être licencié et d'avoir été préalablement..... embauché. Et que si on bouche un tuyau à la sortie il est aussi bouché à l'entrée. Benoit Hamon est intelligent et connait ces principes fondamentaux. On peut donc douter de la sincérité de ses propos. Un peu comme François Hollande qui passait ses vacances à Cannes et affirmait ne pas aimer les riches. Aur risque de tomber dans la facilité on peut aussi évoquer la charge de travail hebdomadaire d'une Martine Aubry largement supérieure à 35 heures. Oui, c'est une critique facile, mais en termes d'image c'est dévastateur.
Enfin, vu de l'extérieur, le PS ressemble plus à un parti de corporations qu'un un parti s'adressant à tous les français. Le PS c'est en gros le parti qui défend les fonctionnaires, les services publics, les profs et éventuellement les travailleurs du privé. Toujours plus de profs, toujours plus de fonctionnaires, toujours plus de personnel hospitalier, toujours plus d'agents des services publics...
Le discours politique du PS ressemble plus à celui d'un syndicat qu'à celui d'un parti politique apte à diriger tous les français. Difficile de construire une dynamique universelle sur la défense des acquis sociaux de quelques uns.
Ceci pourrait d'ailleurs expliquer le succès de Ségolène Royal. Au delà de toutes ses erreurs et ses bourdes, de son égo et de ses coups médiatiques, elle semble la seule à être globalement sincère. Et donc à même de faire entrer le PS dans le principe de réalité.
Pour mémoire cet email qui avait circulé dans lequel Dieu avait donné 2 talents à chaque peuple de la terre. Pour la France il y en avait trois : Le Socialisme, l'intelligence et la sincérité. Car un Socialiste sincère ne peut être intelligent, un socialiste intelligent ne peut être sincère et un homme intelligent et sincère ne peut être socialiste. Au-delà de la formule assassine, cette blague pourrait-elle s’appliquer aussi bien à nos dirigeants de droite ?
c'est la seule solution pour que renaisse un parti social-démocrate moderne en France: casser les appareils et les structures et repartir sur de nouvelles bases.
Le PS n'a pas besoin d'un changement de nom ou de doctrine. Cela fait belle lurette que le mot "socialisme" est employé pour désigner un ensemble de valeurs et l'engagement en faveur de la justice sociale plutôt qu'un système économique alternatif au capitalisme. Le mot "socialisme" continue ainsi d'être utilisé par les sociaux-démocrates en Espagne, au Portugal, en Grèce, etc. ; au Parlement européen tous les partis de centre-gauche (sauf les post-démocrates chrétiens italiens) l'ont accepté en adhérant au Parti des socialistes européens. Inversement, la création du "Parti démocrate" italien abandonnant toute référence au socialisme n'a pas permis à la gauche italienne de rebondir et de renouer avec le succès, loin s'en faut. Ce débat est un faux débat.
Le vrai problème du PS n'est pas de changer de doctrine. Les valeurs et les politiques qu'il a toujours préconisé restent d'actualité. Il est de sortir de sa focalisation sur les jeux d'appareil internes pour s'ouvrir sur la société et reconstruire un projet digne de ce nom pour la France.
Régulation économique, construction européenne, éducation et formation professionnelle, démocratie sociale, réforme et approfondissement de l'Etat-Providence face à la précarité et aux nouveaux besoins sociaux... Les sujets ne manquent pas où la gauche serait bien mieux armée que la droite sarkozyste pour fournir des réponses efficaces à la situation actuelle. Cela suppose de s'atteler sérieusement à la définition d'un projet ; au lieu de quoi les socialistes se sont contentés depuis 2 ans de se taper dessus tout en pratiquant une opposition systématique paresseuse et focalisée sur la diabolisation de la personne de Nicolas Sarkozy.
Cette tactique a fini par produire ses effets : aujourd'hui les Français n'adhèrent pas nécessairement au sarkozysme mais considèrent à raison que personne d'autre ne propose un projet politique alternatif sérieux pour l'avenir de notre pays. Et ce sera le cas tant que le PS ne se réveillera pas.
"Le PS peut se réformer" affirmez-vous dans votre titre. Bon. Comment ? Je m'attendais à votre titre à lire une proposition d'action - ou au moins les grandes lignes de "comment le PS peut se réformer." Mais non, rien...
Après avoir brièvement exposé que puisque la social-démocratie renait aux États-Unis, rien n'est perdu, voici cette belle phrase : "Le PS devra donc être capable de trouver le bon équilibre entre continuité, celle du combat pour les libertés et l'égalité, toujours renouvelé, et rupture, dans son mode relation à la société comme dans ses propres us et coutumes, dans ses pratiques d'appareil et ses tentations démagogiques."
C'est avec ça que vous comptez nous convaincre que le PS peut se réformer? Vœux pieux...
J'ai toujours ete extremement deprime par Mr Vals! Et oui, je ne l'ai jamais entendu articuler une idee interessante! Comment le comparer a Rocard?...ce dernier voulait (a tort ou a raison) aider le PS a etre meilleur en adoptant les idees qu'il defendait...et il a exerce le pouvoir en essayant de faire avancer ses idees et de resoudre des problemes. Mais quelles sont les idees de Vals?... a part essayer de detruire le parti auquel il appartient? Qu'il fasse des propositions politiques concretes! Si elles sont interessantes, alors peut etre il sera digne d'etre candidat a la candidature...Mais ce vide sideral, il a pas honte? Rien a dire sinon pour detruire son parti? Son seul merite, c'est qu'il va bien avec l'air du temps: deprimant!
Vous avez raison, Aubry a fait une erreur, elle lui a donne de l'importance (comme France Inter, chaque fois qu'il vient le matin, il n'a rien a dire!). Peut etre les medias devrait cesser de parler des personnes et ne considerer que les idees.
Ce qu'on attend du PS, c'est des propositions politiques, pas des defiles de candidats a l'election de Miss France! Retires ta plume et bosses!
Il est assez facile de dire ce qui ne va pas au PS et les 17 socialistes qui jouent à celui qui a la plus grosse ne s'en privent pas. Il manque néanmoins les avis sur ce qu'il faudrait que le PS fasse et M. Colombani ne nous éclaire pas non plus. BHL disait dans le même interview "il faut que le PS meure" puis quelques lignes plus loin "je suis d'accord avec Vals pour qu'il change de nom" : il doit mourir ou changer de nom ?
Le problème, c'est que personne ne dépasse les autres, ils ont chacun leur petite chapelle mais ne font pas autorité. Fort probablement le coma va durer encore un an puis les prétendants vont se déclarer et les camps vont se constituer. On va revoir sortir la diva(S. Royal), le dilettante (DSK), le refoulé (Delanoe), le fier à bras (Vals). Si c'est pour nous faire le coup des primaires comme en 2007 ou tout se joue sur un débat télévisé policé, Sarko repasse pour 5 ans sans problème malgré son absence de résultat.
Le PS ne veut pas devenir un parti de centre gauche, le parti de ce qu'il a fait quand il était au pouvoir.
Tant qu'un homme fort ne dira pas clairement que l'avenir du PS et de la France est là, le PS restera ce parti de ceux qui vivent de leurs mandats locaux. Dans tout cela, le plus capable probablement, c'est Delanoe. Mais aura-t-il envie d'y aller ?
Pourriez vous nous donner quelques explications sur 3 points de votre commentaire ?
- Le refoulé (Delanoe) ?
- L'absence de résultat de Sarkozy ?
- "l'avenir du PS et de la France est là" Est là, ? ou?
dans cette attente,
Cordialement,
Cher ami,
Sarko sera le premier président de la 5ième république à avoir fait baisser le PIB de la France. Qui plus est sous son quinquennat et la France emprunte en ce moment un milliard d'€ par jour pour payer ses dettes et ses fonctionnaires. C'est plutôt à vous de m'expliquer où sont les résultats de Sarkozy qui avait aussi promis, rappelez-vous le soir de son élection, "développer l'Afrique".
Ça fait toujours plaisir de voir que, après tout ce que Sarko a fait, il y a encore des Sarkophiles zélés. Parions que vous devez être soit restaurateur, soit bénéficiaire du bouclier fiscal (payé sur de la dette), soit haut fonctionnaire montré du doigt par Auto-plus (hypothèse qui a ma préférence vu l'anonymat), soit vous étiez invité au Fouquet's.
Enfin, ça me fait plaisir de voir que des personnes lisent mes posts même si je vois que vous ne comprenez pas tout (ce qui revalide mon hypothèse précédente).
Drôle de manière de répondre à mes 3 interrogations cher jboss. Normalement, une question appelle une réponse; gourmand, je vous en ai posé 3 suite à un commentaire posté par vos soins.
Vous me repondez par une pirouette en posant à votre tour quelques questions. Peut-être par ce biais pensiez vous éviter de vous mouiler ou simplement provoquer?!
Désolé cher jboss, je ne suis ni bénficiaire du bouclier, encore moins haut fonctionnaire et hélas (lol) n'étais pas invité au Fouquet's (de toute façon, je n'y serais pas allé, je n'aime pas la décoration de la salle).
Quant au " vs ne comprenez pas tout", cela relève de la moquerie puérile; peut-être meme d'un peu de manque de respect...pas grave, même pas mal !
1/ Delanoe est un "refoulé" parce que chaque fois qu'il doit y aller il n'ose pas (j'ai tendance pourtant à penser que c'est le meilleur des socialistes mais l'ampleur de la tâche à l'Elysée semble lui faire peur),
2/ l'absence de résultat de Sarko, la liste est longue, vous en trouverez un aperçu dans la pirouette (je vous signale quand même qu'il s'apprête encore à prendre 4 semaines de vacances en août, 4 semaines qu'il interrompra probablement autour du 15 pour faire un coup médiatique, un enterrement ou un français à délivrer ici ou là)
3/ Le "PS doit être ça", il faut lire la ligne du dessus et la mémoriser jusqu'à la ligne suivante: "le PS doit devenir un parti de centre gauche".
En tout cas, merci de m'avoir confirmé que vous étiez restaurateur, c'était ma conviction profonde (15% de TVA dans la poche, ca au moins c'est un résultat à l'actif de notre grand homme). Quand aux honneurs, et même si vous n'avez pas le droit de signer, sachez qu'ils sont légion ceux qui refusent les honneurs avant qu'on les leur donne, c'est une forme de snobisme. Après, vous signerez des 2 mains.
En tout cas, merci pour la rapidité de vos réponses.
La dernière apparition de Mme Royal, vient conforter mon premier commentaire à savoir le travail bien particulier de Mme Royal au sein du parti. Le discours est un modèle du genre. Il laisse penser au premier abord qu'elle apporte son soutien, mais en filigrane, elle ne fait que répéter une fois de plus ce qu'elle assène depuis 2007 :
«J'apporte mon soutien à tous les socialistes dont Martine Aubry qui travaillent qui font des efforts, qui essaient de se relever»,(en tant que leader incostesté, Mme Royal distribue les bons points),
«si les gens ( mais quels sont ces gens ?Le peuple ? Les Français ? Les Electeurs ou ses soutiens ?) en veulent au Parti socialiste, sont mécontents des socialistes, c'est parce qu'ils (…) ont une attente désespérée d'une politique qui marche et d'une opposition debout fière d'elle-même, imaginative, créative, fraternelle et qui est capable de proposer un autre modèle de civilisation et de répondre aux grands défis du temps présent»,.... «Nous allons réussir à le faire».(bref de grands mots bien vides d'action et de réalité qui appartiennent à ses discours de l'année passée. Quel modèle de civilisation ? Quelle fraternité, quelle création et quelle imagination? On reste pantois devant de telles déclarations lyriques qu' elle est incapable à ce jour de concrétiser.
... «On ne peut pas accepter que l'on réduise l'avenir d'une grande famille politique à gauche dans un feuilleton quotidien de petites phrases». (C'est bien de le reconnaitre puisque depuis deux ans, sa principale occupation a été justement le contraire.
Bref, nous venons de vivre le dernier acte de la pièce "Martine sous influence" !
Et ce n'est pas terminé, bien au contraire !