«Cher Manuel, si vous “achevez” le Parti, est-ce par conviction ou par calcul et ambition?»
Vous aussi envoyez votre lettre à Martine Aubry ou Manuel Valls.
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Il y avait les «excuses» de Ségolène Royal, il y a maintenant les «lettres» de Martine Aubry. La nouvelle mode au Parti socialiste, c'est de prendre sa plume pour écrire une missive violente à un «camarade» en prenant bien soin de la rendre publique.
Tout a commencé mercredi 15 juillet avec le rappel à l'ordre de Martine Aubry à Manuel Valls, qui a fuité dans Le Parisien: «Mon cher Manuel, [...] si les propos que tu exprimes, reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences et quitter le Parti Socialiste.» Vexé, le député-maire d'Evry avait séchement répondu lui aussi dans une lettre rendue publique: «Ma chère Martine, tu l'auras compris, je ne renoncerai donc jamais à l'ambition collective de définir un nouveau projet pour la gauche».
Julien Dray, qui se faisait discret depuis le début de ses soucis judiciaires, est sorti de sa réserve vendredi 17 juillet en publiant une cinglante tribune contre Martine Aubry sur son blog: «Le cœur n'y est pas quand on voit que l'expression, rare, de Martine Aubry se concentre désormais sur la dénonciation publique de camarades, alors que les sujets d'actualité sur lesquels elle pourrait prendre la parole et positionner le PS ne manquent pas». Tout le monde attend maintenant la lettre de Martine Aubry à Julien Dray.
Puisque les duels épistolaires sont à la mode au PS, Slate vous propose d'écrire vous aussi votre lettre à Martine Aubry pour lui exposer vos griefs. Les commentaires vous sont ouverts. Bon courage et n'oubliez pas le «Chère Martine» de rigueur.
(photo: Martine Aubry à Lille le 20 novembre 2008, Reuters, Pascal Rossignol)
Mis à jour le 22/07/2009 à 11h24












































(j'ai l'impression que le tutoiement est également de rigueur aussi je me permets de l'utiliser)
Surtout continue sur cette excellente voie. Une minuscule comité Théodule qui ne prend l'avis de personne et jette par secrétaire général interposé l'anathème sur tout un chacun émettant une critique est le must de l'action politique et aura un effet extraordinaire sur l'image du PS. Ces critiques sont d'autant plus inappropriées que les résultats du parti socialiste aux élections et les relations entre membres sont, grâce t'en soit rendue, au zénith. Tu auras remarqué que je n'ai pas mis de majuscule à zénith pour ne pas te faire de la peine.
La créativité que tu as su instaurer au sein du parti, nous permet d'envisager dans les toutes prochaines semaines de reprendre la parole pour rassurer les français dans cette période de crise afin qu'ils s'aperçoivent que le parti est là, bien présent, pour s'occuper de leur quotidien si sombre.
Continue comme cela, ainsi en 2012, nous n'aurons aucune chance de voir revenir les très chères 35 heures qui ont mis le pays à plat, ni de revoir la reprise en flèche des embauches dans la fonction publique.
Continue à tracer ton chemin, malgré toutes ces injustes critiques, ma Chère Martine, et sois assurée de ma considération amusée.
Chère Martine,
Dès l'âge de 16 ans, je suis rentré au PS avec passion. J'ai également rejoint ton mouvement AGIR.
A l'époque, il était question de dialogue, de réflexion de fond...
Puis après 16 ans de militantisme, j'ai quitté le PS après ce "bal des égos" du référendum européen.
J'ai enfin compris que le PS se fichait éperdument du fond et que chacun ne s'intéressait qu'à sa petite carrière et son petit pouvoir.
Le PS a commencé à faire le grand écart entre la Social Démocratie et le fleurt gauchiste.
Le sommet de son incohérence (du moins je le croyais) fut la campagne de Ségolène Royal.
Plus aucun programme cohérent, que de l'image et des petites phrases...
Mais finalement, vous avez continué sur votre lancée dans un "Anti-sarkozisme primaire". En fait, votre seul programme c'est d'être élus dans votre circonscription et "casser du Sarko toute la journée".
On attend quand même plus d'un parti de gouvernement.
Face à nous, la pire crise économique des dernières décennies, une crise écologique, une crise morale, un "laisser aller" dans bien des domaines et le PS n'a pas d'idées !!!!
Cela veut donc dire qu'il ne sert plus à rien.
Aux européennes, pour la première fois, je n'ai pas voté PS mais Vert. Cela m'a fait tant de bien de vous envoyer cette claque à vous qui furent mes soit disant "camarades".
Et puis, la société française, il faudra la gérer avec de la lucidité. Vous êtes des autruches dans le sable. Avec vous, il n'y a pas de problème des retraites, pas d'incivilités, pas d'abus dans l'assistanat... bref, tout va bien.
Nous attendons un nouveau parti de gauche lucide, qui se projète à 10 ans et qui a un leader charismatique.
Pour t'avoir cotoyé, je sais que tu es une très grande travailleuse, que tu es loin d'être la pire au PS mais que l'écoute tu ne connais pas ! J'étais dans ton association que tu as décidé de dissoudre du jour au lendemain sans concertation comme si nous n'étions que des larbins. A l'époque, nous tentions d'agir sur le terrain. Mais cela ne devait pas être assez intellectuel...
Alors c'est fini tout cela, faisons table rase du PS pour construire un nouveau parti digne de ce nom.
Les roses, vous les mettrez sur la tombe du PS, paix à son âme il est mort en 2002 !
Chère Martine,
Rien ne sert de crier: "Aux loups!", et pas plus un long discours! Je me contenterais donc de deux citations.
"Dans ce monde, on ne peut avoir aucune certitude, sinon sur la mort et les impôts." (Benjamin Franklin)
"Il faut que tout change pour que tout reste identique." (Lampedusa, dans "Le guépard")
A bon entendeur... Salut!
Compte tenu du contexte politique qui nous sépare, permettez que je reste dans le vouvoiement et que j'oublie le "chère Martine".
Les dix ans de gestion du P.S. par Monsieur Hollande se sont soldés pour votre Parti par trois échecs à la présidentielle et un Congrès de Reims difficile qui a laissé le P.S. déchiré, l'impression d'une direction à deux têtes.
Au congrès, la confusion a régné concernant le choix des militants sachant que l'équipe de Mme Royal dont M. Menucci , avait su magistralement organiser les votes. Pourtant, les militants voulaient un parti rénové, apte à s'opposer efficacement au président de la république en place. Mais choisir Mme Royal était livré le parti au MoDEM et faire disparaitre la notion de socialisme. Les leaders ont choisi et vous avez accepté la très lourde tâche de diriger ce parti en conservant beaucoup de temps pour votre mairie.
Depuis lors et bien qu'un travail de propositions, une équipe parlementaire active ont permis au P.S. de marquer des points notamment concernant la loi HADOPI, il n'en est pas moins vrai que votre fonction a été mal perçue par les Français du fait de l'omniprésence médiatique de votre concurrente la plus acharnée à savoir Mme Royal : que penser de ses voyages successifs, de ses déclarations lors du conflit guadeloupéen, ses excuses et pardons successifs ? Que penser de son comportement en embuscade et en décalage avec vos propres interventions médiatiques ?
Le résultat des élections européennes n'est que la sanction des Français qui en ont assez d'un P.S. et d'un MoDEM qui n'arrivent pas à définir leur idéologie, des chamailleries d'égos de leaders vieillissants, d'un anti-sarkozysme primaire et pavlovien qui en temps de crise frôle le ridicule.
Depuis quelques jours, de nouveau , dans la presse et les médias, on retrouve encore et toujours les mêmes qui ont alimenté la rude bataille du Congrès de Reims ou qui ont animé la campagne présidentielle à savoir l'entourage de Mme Royal : D. Batho, Menucci, Collomb, Valls, Bianco...
La campagne des élections régionales, capitale pour le P.S., va débuter prochainement. Qui peut croire vos relations apaisées avec une Mme Royal, qui par enchantement depuis quelques semaines, garde le silence et prépare activement sa réélection en Poitou-Charentes ? Il faut dire que c'est sa bouée de sauvetage pour ne pas disparaitre. Mais après plusieurs années d'absence dans sa région - ce qui n'est pas à l'honneur du P.S. qui se veut près des ses électeurs - il est à craindre que le challenge va être difficile. Les Picto-charentais ont une mémoire et en ont assez de la publicité négative que leur présidente leur apporte avec ses sorties médiatiques.
Il est temps donc et dès le mois de juillet, de rénover le parti quitte à changer de nom. De demander à ceux qui font un travail de sape par l'intérieur soit d'adhérer soit de quitter le parti même pour des leaders comme Bianco, Royal, Batho, Collomb, Peillon, Menucci. M. Mélenchon a eu ce courage, il a réussi dans sa démarche.
Il est temps également d'organiser une opposition crédible, construite et argumentée en n'oubliant pas de faire repentance des erreurs de gestion du P.S. au gouvernement.
Enfin, le P.S. a besoin de rajeunir ses cadres, son statut et a besoin de trancher sur le serpent de mer des primaires. Il a besoin de reconnaitre que les Etats-Unis le fascinent par le fonctionnement des partis.
Avec toutes mes salutations .
Cher Julien, cher Manuel et cher BHL,
Je soutiens totalement les initiatives de Martine AUBRY et donc de la direction du PS pour faire taire les signataires de l'appel du "Monde" à collaborer avec SARKOZY.
On connaît les amitiés de Julien avec notre inimitable président à l'EGO démesuré et à l'inverse de sa culture et de son QI. On suppose les intérêts de Manuel quand on connaît un peu la géographie politique du Val de Marne et quand à BHL, il n'a jamais été socialiste confondant l'étatisme de l'union soviétique avec l'interventionnisme des sociales démocraties (mais s'il ne confondait que ça).
Je ne suis pas assez informé sur les sous marins SARKOZYSTES du PS mais je suppose qu'au moins Le maire Val de Marnais l'a toujours été, le porteur de ROLEIX l'est devenu par force et par amitiés et BHL, l'agité de la COM. à deux balles, il partage les mêmes "salons" avec blonde et brunes actrices, mannequins ou chanteuses. Il y en a d'autres et il faut que ces gens là s'en aille. Je ne parle pas d'un Michel ROCARD déjà trop vieux pour comprendre que sa deuxième gauche n'est pas miscible dans l'UMP, ni d'un LANG idolâtre, à la recherche de caméras pour se mirer. Je parle des signataires de l'appel du Monde et de leurs émules qui doivent quitter le PS, et rejoindre leur famille d'origine qu'ils n'aurais jamais du quitter.
DEMASQUE donc DEHORS les sous-marins de BOLLORE, BOUYGUES Et Consorts.
Je rêve, j'hallucine, je ne crois pas avoir bien lu votre commmentaire alors je l'ai lu et relu et je n'ose pas croire que quelqu'un de sensé puisse écrire tant d'inepties!
"Je ne suis pas assez informé sur les sous marins SARKOZYSTES du PS ", je crois hélas que vous n'êtes pas informé du tout ou alors vous vous complaisez dans une fumeuse théorie du complot avec un Sarko Maitre du Jeu Tout Puissant!
Allez sans rancune, chacun a droit à son moment d'égarement !
cordialement,
ps: Rolex, sans i
Chère Martine,
J'avoue j'ai eu un faible pour vous pendant longtemps.Pendant longtemps, j'ai admiré votre force, vos convictions à mener vos projets jusqu'au bout malgré les sots,malgré les gueux.Malgré aussi le travestissement de vos idées par des malhonnêtes.
Pour moi, vous étiez, entre autre, la Dame des 35 heures, et pour moi, petit chef d'entreprise, ce n'est ni péjoratif, ni insultant.
Je laisse volontiers aux bouches folles, les analyses lapidaires martelées par les tenants de la Pensée Unique.
En quelques mots de leur novlangue, vous fûtes cataloguée.
Après, j'ai aussi été ému quand vous avez perdu votre siège et que vous avez laissé paraître un peu de cette humanité qui fait défaut souvent en politique.
Puis, un jour, je crois que nos chemins se sont quelque peu éloignés, nous nous sommes perdus de vue.
Je n'ai pas voulu croire que la sinistre mascarade du congrès de Reims ait été de votre fait, mais vous vous en fîtes complice...
Je n'ai pas d'avantage cru que vous refusiez de voir les évidences après une certaine élection, mais un doute commençait à s'immiscer en moi.
Alors, chère Martine, je voudrais vous dire ceci: le pouvoir corrompt,il affadit, émousse jusqu'aux plus fines lames, il transforme les êtres en gardiens de musée, en bêtes apeurées,assiégées.
Prenez vos responsabilités, cessez de cautionner les manœuvres des Jospin et consorts, cessez d'ajouter chaque jour au discrédit, votre impuissance.
Laissez ceux qui ont quelque chose à dire, le dire.
Retournez, plein d'usage et raison ,dans vos terres du Nord, agissez y pour le bien public comme vous le faîtes très bien.
Mais, laissez à d'autres le travail nécessaire qui vous rend aussi antipathiques que ceux que vous prétendez combattre.
Madame,
Fut une époque ou je résidais à Lille. Déjeunant dans un restaurant bondé, à une table de 4, nous étions 3 amis. Vous fites sensation en entrant dans cette brasserie accompagnée de 3 amis. Grande fut ma surprise lorsque je vous entendis demander au serveur si nous pouvions "dégager" (sic) pour vous laisser la place ! A tout Seigneur, tout Honneur ! Que-de-chie, nous ne bougerions pas.
Depuis ce jour-là, j'ai du mal à trouver quelque chose de bien dans votre parcours. Otes-toi de là, que je m'y mettes !
Visiblement lors du congrès de Reims, cette facheuse habitude ne vous avait point quitté.
Lors des dernières présidentielles, la vox populi de gauche avait accordé ses suffrages à Sainte Ségolène, on aime ou on aime pas (c'est mon cas), au moins retirait-elle de cette élection une certaine légitimité que votre PS n'a pas su saisir. Vous et autres dinosaures du PS avez préféré préserver vos illusions en faisant tout pour l'évincer. Vous et autres mammouths mitterandiens ( Jospin, Bartlone, Fabius, Glavany, Hollande, Royal...) représentez une époque révolue,dépassée; vous révez encore de vos heures de gloire post-81 et au nom d'ambitions démesurées et d'ego mal placés, vous tentez à tout prix de maintenir l'illusion d'un PS moderne et fédérateur (?).
Ou étiez vous, vous et le PS, lors des évènements en Guadeloupe en tout cas pas avec les Conti ni les Heulliez ! Ou étiez vous lors de l'élection d'Obama ? Ou étiez vous lors du débat Hadopi ? Ou étiez vous lors du G20 ? Ou êtes-vous chaque mois lors de l'annonce du chiffre ddu chomage ? Ou étiez-vous quand Nicolas dinait au Fouquet's ? A l'Huitrière* ?
Combien d'occasions loupées, combien d'évènements d'importance, vous et le PS n'avez vous point su saisir pour montrer à vos électeurs votre pugnacité et le bien-fondé de vos idées !
Quelles idées? Votre électorat a oublié ce que veut dire PS, si ce n'est peut-être les 2 lettres qu'on met au bas d'une lettre pour signifier qu'on a omis un détail . Quelles idées ? Depuis des lustres, le PS s'est fait dépassé à l' applaudimètre par Sarko, Cohn Bendit, Besancenot, que sais-je encore... même la Madone du Chabichou fait plus de bruit que le PS. Quelles idées ? même Sarko et ses ouvertures ont été suffisamment malins pour vous piquer ce qui aurait du être des propositions phares de la gauche.
BHL n'a pas tout à fait tort, le PS d'antan, de grand papa est mort et ce n'est pas avec des éléphants arthrosés qu'il se relèvera. Soyez cool, retournez à plein temps à Lille, il y a du boulot. A moins qu'après les années molles d' Hollande à la direction du PS, vous souhaitiez laisser dans l'histoire l'image de la fossoyeuse du... Du quoi, d'ailleurs ?
Cordialement,
*L' Huitrière: restaurant gastronomique de Lille aussi bon que cher.
Chère Martine,
Depuis que j’ai le droit de vote, je mets toujours dans l’urne un bulletin estampillé PS. A chaque élection à laquelle j’ai participé devrais-je dire… J’ai, comme nombre de français, séché les dernières européennes, avec une once de culpabilité vite balayée par mon incapacité à me résoudre à valider la « stratégie » du Parti Socialiste.
J’aime la politique depuis tout jeune, depuis que, dans ma famille, le JT nous amenait les nouvelles des partis. Des parents plutôt à droite, et moi trop innocent pour ne pas les suivre instinctivement.
Grandissant, me tournant vers des études assez éloignées de la philanthropie, j’ai réussi à croire au libéralisme et à épouser les idéaux que j’attribue à ceux de la gauche. Je me suis intéressé de plus près encore à la politique, débattant avec de féroces sympathisants de droite voire d’extrême, tentant à mon humble niveau de « prêcher » la parole que je juge opportune.
Aujourd’hui, je ne prêche plus. Aujourd’hui, tandis que la censure des mots apparaît au sein d’un Parti que je croyais fervent garant des libertés individuelles et collectives, je ne me reconnais plus dans les discours formatés et démagogues d’un PS vieilli et dépassé. Place aux maux…
Comment en ai-je pu arriver là ? Je me le demande parfois. Je n’ai que 22 ans, Martine, et je pense déjà qu’aucun parti n’est en mesure de me représenter. Dans les discours du PS, que suis-je en mesure d’entendre ? Je ne le sais même plus. Je n’entends plus rien, le Parti est devenu muet ou inaudible, la cacophonie de la gauche m’a peut-être rendu sourd.
J’ai 22 ans et le Parti Socialiste m’a oublié. Je suis né sous Mitterrand, j’ai grandi sous Chirac et aujourd’hui, comme beaucoup, je souffre sous Sarkozy. Vos discours sont emplis de convictions qu’on peut sentir profondes ; « la refondation » étant celle la plus d’actualité.
Mais pourquoi s’entêter à refonder Martine ? Pourquoi ne pas créer quelque chose de nouveau, un mouvement populaire, crédible, ouvert ? La droite s’arcboute sur le gaullisme comme la gauche brandit les icônes Blum et Jaurès. Méritant toute notre considération, il n’empêche que ces figures tendent à rappeler que la politique française vit bien loin du 21ème siècle.
Manuel Valls, dont je ne connais finalement que peu de choses, proposait, dans les 12 pages de son discours, de revenir sur une partie de l’identité PS, en parlant de le rebaptiser. J’irai plus moins encore, la rose est déjà bien trop fanée, les ritournelles trop usées, les ambitions trop dévoilées, l’incompétence trop soulignée. Le Parti Socialiste a trop raté, voilà tout.
Chère Martine, nombreux sont ceux qui tiennent un discours similaire au mien et qui viennent vous dire qu’il est temps de prononcer l’acte de décès d’un PS dans un coma trop profond.
Aujourd’hui, ceux que je voyais déjà quand je n’étais pas encore en mesure de lire ou d’écrire s’entêtent à faire survivre une Maison vieillissante, pour que subsistent l’ambition de quelques « éléphants »… Que vous dire d’autre, Martine ? Le PS qui se « refonde » perd ses jeunes sympathisants. J’ai mal à la gauche dès que je lis un journal ou écoute une radio. Tout est à revoir, rien n’est à refonder.
Je me permets une demande, parce que j’ai besoin d’espérer. Pourriez-vous, s’il vous plaît, m’offrir à moi et quelques uns des Français, une solution pour que nous puissions voter avec ferveur et conviction en 2012 ? Pour que nous votions d’adhésion en un projet de défense d’idéaux humanistes et pas de rejet du Sarkozysme ?
J’étais au meeting de Ségolène Royal à Charlety en 2007. Pour paraphraser son slogan du moment, je « désirai l’avenir ». Ce jour là, je suis venu en me disant que nous avions déjà perdu la bataille, le candidat de droite ayant déjà tout bien préparé à l’avance. Une fois dans le stade, j’y ai cru. J’ai senti, et pas nécessairement dans le discours de Mme Royal, une ambition de changement. La foule présente avait envie de faire mieux que changer la France, j’ai cru qu’elle voulait changer la politique.
Aujourd’hui, la crise frappe le monde avec son lot de licenciements douloureux, les menaces sanitaires se font sentir, avec leur lot d’angoisse du lendemain, et les instances dirigeantes du Parti Socialiste Français, « 1ère force d’opposition » s’envoient des mots doux pour se museler ?
Pendant que les uns et les autres tentent d’uriner sur le plus de lampadaires possibles aux alentours de Solférino, essayant de marquer leur territoire pour 2012, la droite gifle sans vergogne les partisans de gauche qui ne peuvent plus riposter. Le peuple de gauche est groggy, KO debout, et sans défense et le PS se bastonne en interne…
Mme Aubry, chef d’un PS qui m’a fait espérer et croire en l’avenir, qu’attendez-vous ? Martine, Benoît, Ségolène, Arnaud, Dominique, Manuel, Pierre, François, qu’espérez-vous ?
J’aimerai prendre une carte du PS et aller débattre en assemblée autour de projets, de propositions, avec l’ambition de prendre place dans la société et de la rendre plus agréable à vivre, plus juste, plus humaine… Mais en l’état actuel des choses, j’ai dans l’idée que vous n’entendriez pas mon appel au dialogue, mon désir de voir et d’entendre des idées et des propositions nouvelles et jeunes. Parce que j’ai l’impression de vous avoir toujours connu, tant vous avez hanté mon quotidien, tant vous êtes aux commandes depuis longtemps. Parce qu’aujourd’hui comme hier je vous entends tenir les mêmes discours. Aujourd’hui comme demain vous nous conduisez vers l’échec.
Chère Martine, j’ai 22 ans et depuis que je comprends la politique, mon parti a perdu. Les municipales et les régionales en consolante, pour espérer, mais les élections de poids, les législatives et les présidentielles, toujours perdues…(ou presque, quand même).
J’ai mal à la gauche, et à vrai dire, j’ai encore plus mal à vous lire et vous entendre tous en ce moment, luttant par presse interposée quand vos électeurs ont mal au ventre à l’heure d’aller voter.
Dans l’attente plus que dans l’espoir,
Tibiglout
j'en peux plus d'espérer que le P.S. se redresse enfin des ces dernières années passées à s'entre-déchirer. J'en ai mare de lire des âneries dans les journaux, sur les querelles intestines du parti.
Alors, on fait quoi ? On supplie Monsieur DSK de nous faire la faveur de revenir pour re-fonder un nouveau parti Socialiste ? parce que entre nous, de celui -ci on en peut plus, c'est pire chaque fois qu'il y a un commentaire de fait dans la presse. C'est quoi cette lettre de M.Aubry ? On croirait un courrier adressé à un élève chahuteur par le proviseur du Lycée.
Oh on en a soupé des nombrilistes incompétents, des ceux qui veulent la place pour monter sur le trône, moi je voudrai seulement un (ou une) Chef de Parti, qui ait une réelle capacité à fonder un réel projet politique socialiste pour son Pays, une vraie force de rassemblement, qui soit un véritable contre pouvoir. Un (ou une) , qui serait là pour dénoncer les erreurs de la droite, mais surtout, pour proposer en contrepartie un projet de remplacement qui saurait mieux répondre aux attentes des français. Quelqu'un qui soit capable quoi ! un vrai homme politique, avec une vraie ambition pour son Pays. Quelqu'un de rare qu'on n'a plus vu depuis des lustres au parti socialiste.
Les éléphants au vestiaire, on ne veut plus en entendre parler, ils sont indécrottables. J'avais osé espérer que Mme AUBRY serait différente, mais si les chiens ne font pas des chats, un DELORS ne fait pas toujours une DELORS.
Alors les amis socialistes courage, nous avons encore de mauvais jours devant nous, à moins qu'il y ait un miracle, on est mal partis. On peut toujours prier St DSK, moi, pour ma part, je ne vois que lui pour nous sortir de là, mais j'ai bien peur qu'avec le poste qu'il occupe actuellement, il ne soit pas suffisamment "maso" pour aller se jeter dans le panier de crabes.
"dis papa c'est pour quand le vrai parti socialiste ? tais toi et espère".
Ma chère Martine,
la femme qui dort en moi est très inquiète pour ta santé.
Ne vois-tu pas que tu essaies de régner sur un groupe de morts-vivants qui se bouffent entre eux, faute de chair fraîche ( parce que la chair fraîche, au PS, hein...) et qui ont entrepris de te dépecer?
Martine, ouvre les yeux! Au plus vite! Quoique... Auparavant, peut-être devrais-tu aller consulter un ophtalmologue? J'espère qu'il ne diagnostiquera pas une cécité totale, qu'il y a une petite chance que la réalité te saute aux yeux et que tu claqueras la porte aussitôt, pour, pourquoi pas, aller fonder ( et non refonder, hein? ) quelque chose de neuf.
Sinon, il ne te reste qu'un pélerinage à Lourdes pour sortir de ce magma d'égos poussiéreux.
Appelle-moi, je te donnerai les coordonnées de mon ophtalmo, et puis on ira se faire une bouffe, entre vivantes.
Chère Martine , il est une évidence récurrente depuis la naissance du socialisme ; Le PS est atteint du syndrome de chiralité : le concept individuel du socialisme n'est point superposable : chacun a le sien....comme la main gauche d'un socialiste ne peut se superposer à la main droite d'un autre socialiste ....le pouce droit de l'un devient le pouce gauche de l'autre !
Cher Manuel,
J’ai pris ma plume, l’autre soir, pour envoyer un petit mot au premier secrétaire de feu la première force d’opposition en France. J’ai choisi de lui dire tout mon désespoir de voir la gauche s’enliser dans des querelles internes, en souscrivant en partie à certaines de vos conclusions.
J’allais dans votre sens, arguant comme vous qu’un changement de nom puisse être le liminaire à la création d’un nouveau parti. J’acquiesçais dans les grandes lignes quand je comprenais que vous enjoigniez le PS à mettre en avant de nouvelles têtes. Je m’indignais de cette lettre de censure, signée d’un « amicalement » ridicule.
Mon besoin de m’exprimer est né de la surenchère de réactions qui suivit l’ultimatum de Martine Aubry. Quand vous lui répondiez, et que Julien Dray lui répondait en écho. Je trouvais alors que le déballage public était un peu grotesque, et que votre mise au point « je reste et je parlerai encore» convenait amplement. Par la suite, outre BHL, Jack Lang, Ségolène Royal, Arnaud de Montebourg, Bertrand Delanoë (le pire est que j’en oublie certainement) y allaient de leurs petits commentaires, rajoutant à mon désespoir socialiste une dose d’amertume et une poignée de consternation.
Là encore, moi qui ne vous connais que très peu malgré mon attachement à la gauche, vous passiez entre les gouttes de mon courroux, puisque bénéficiant du capital sympathie porté à la victime de l’injustice.
Mais à vous lire, aujourd’hui, dans le Financial Times, énumérant les mêmes constats, je ne peux m’empêcher d’être déçu. Autant que je mettre les choses au point rapidement, je n’ai pas de « préférés » au PS, l’intégralité de ses têtes pensantes m’ayant déjà déçues. Mais sur les quelques idées sur lesquelles nous nous rejoignions, je commençais à me dire que vous pouviez être le détonateur d’un renouveau humaniste (pour ne plus dire socialiste, puisque je partage l’avis de la désuétude du terme).
Je suis déçu car je commence à vous voir, comme les autres, tenter de grignoter un morceau de une par jour. J’imagine aujourd’hui les éléphants et les jeunes lions scrutant les sondages d’opinion, comptant le nombre de citations dans les papiers et les journaux télévisés. L’occupation du terrain comme préalable à une prise de pouvoir ?
Et si finalement la tête polycéphale du PS n’était pas simplement en train d’abattre ses cartes ?
Si vous « achevez » le Parti, ce dont je vous serez reconnaissant, est-ce pour faire valoir des convictions, une réelle foi en un renouveau ou est-ce juste par calcul et ambition de prendre la tête d’une force politique ?
Aujourd’hui dans le Times, il y a quelques jours sur Europe 1 : occupation. Les autres cadors qui se débattent pour un morceau de visibilité ? Occupation. Tout semble n’être qu’occupation du terrain. Quand le vide des déclarations se confronte aux redites et aux commentaires inutiles…
Vous opposerez que je vous fais un procès d’intention, même si vous avez déjà exprimé votre soif de pouvoir en vous postant en présidentiable pour 2012. Vous me direz peut-être qu’il faut commencer par asseoir la perspective de la fin du PS avant d’entamer le travail autour de la création d’un nouveau parti. Soit. Sans doute est-ce que les atermoiements du Parti, les querelles intestines, les leaders intermittents, les déclarations assassines ou insipides ont achevé de modifier en moi l’image des dirigeants de gauche.
J’ai pris ma plume, l’autre soir, et j’ai même fait une demande à Martine. Je me permets, modestement, d’en faire de même avec vous et à l’intention de toute la gauche.
Cher Manuel, vous êtes de ceux qui veulent réellement créer une force de proposition et pas seulement d’opposition, si vous êtes de ceux qui veulent défendre un idéal et non une idéologie, si vous êtes de ceux qui veulent pouvoir agir pour tenter d’offrir une voie nouvelle, montrez-le nous.
Autrement que par la une d’un quotidien national, autrement que par le truchement de je ne sais quel discours dans un théâtre, offrez-nous une vision de gauche.
Dans l’attente plus que dans l’espoir,
Tibiglout
Chère Martine,
Si vous saviez tout ce que peuvent sigifier les points de suspension de "l'objet" ! Pratiquement 30 ans de vote socialiste et une feinte de passe, tellement ma déception a été forte, aux dernières élections. J'ai pris la décision, douloureuse, de ne plus voter PS tant le comportement affiché par ce parti m'est désormais étrangère : aucune proposition de gauche intéressante depuis 2002 ! Toujours ce sempiternel "Nous allons réfléchir". Il me semble que 7 ans de réflexion auraient dû suffire à tant d'énarques et de têtes que je croyais bien faites. Je suis actuellement complètement écoeurée et désemparée car je ne vois absolument pas comment Chouchou 1er pourrait ne pas règner 5 ans de plus à partir de 2012, tellement le PS se complaît dans une opposition molle. Les ors de Solférino doivent certainement suffire à endormir la vigilance de tous les quinquas et sexas du parti... Quant aux autres, ils me paraissent muselés et encore moins convaincants : c'est dire !
Avec toute ma déception....
C. Fourtinon
Chère Martine,,
Au début on a cru que faire comme Sarkozy était une bonne idée. Quand il gueule sur son parti, le parti rugit de plaisir sous la cravache, vous, ça vous transforme en contremaître. Il faut dire que le petit Nico n'a pas été élu sans être élu. En plus, le soupçon d'illégitimité qui flotte autour de vous a l'air de complètement vous échapper, ou alors justement c'est ça qui vous bloque. Complexe de l'imposteur. Le petit Nico aurait fait revoter, comme dans les pays qui ne votent pas comme il faut. Certes, il faut être sûr de son coup.
Il y a peut-être une ouverture, comme dirait Michel Blanc. BHL a fricoté avec Segolène, mais ne dit pas de mal de vous . C'est très manifestement une offre de service, et il meurt sûrement d'envie de vous laisser monter, bd St Germain. Emmenez avec vous tous les gens qui répètent tellement souvent qu'ils sont très intelligents que tout le monde les croit (Weber, Mosco, Camba...non pas Camba) et des militants de base pour faire démocratique. Et Ségolène, pour son expérience BHLesque.
Puis demandez à BHL ce qu'il imagine après la dissolution, parce qu'il a oublié d'en parler dans le JDD, une broutille. Colombani aussi, d'ailleurs, dans ces colonnes virtuelles.
Cela doit être dur. Joffrin au moins explique que la social démocratie est appliquée en France depuis longtemps, et que c'est pour ça que ce n'est pas une solution, puisque justement on a déjà essayé et ça ne marche pas, ou ça ne suffit pas. Mais il ne propose pas beaucoup non plus.
En sortant annoncez les primaires, qui auront l'air d'une idée concertée, qui vous fait manifestement très plaisir. Et s'il a vraiment une idée pour après la dissolution, dites-nous. Il est gentil BHL, mais il ne redressera pas le cadavre en disant abracadabra on casse tout.
Voilà : après le rencard, BHL réfléchit et ....vous écrit, lui aussi, pour dire comment 1. ressusciter le cadavre 2. redresser le cadavre. Dommage pour le titre s'il devient caduc, il est si beau. "Ce grand cadavre ressuscité" ??? On attend. Et s'il vous plaît, montrez la lettre, on en bave d'avance. Mais surtout, ne lui répondez pas, allez avec lui sur les plateaux. Quand il gueule sur Guaino, c'est le grand frisson, beaucoup plus, je ne vous le cache pas, que quand c'est vous ou même votre collection de beaux garçons. Qui ne servent à rien, quelle misère, pourtant, je m'y convertirais presque.
Bravo, exercice très réussi
Je vous vouvoie et vous appelle Monsieur, parce que vous êtes le Maire de ma ville et mon employeur qui plus est, il faut un minimum, vous le comprendrez.
Je suis agréablement surpris par votre réaction devant l'attitude pontifiante et péremptoire de Mme Aubry dont je ne m'abaisserais pas à lui faire les réponses qu'elle mérite pourtant. Cependant, et bien que je puisse comprendre avec bienveillance, les raisons qui vont ont amené à vous exprimer pour le moins, crûment devant des caméras que vous n'aviez pas vu, sur la proportion de blancs qui vous semblait insuffisante, je trouve la remarque un tantinet déplacée, et pour tout dire indélicate de la part d'un personnage comme vous, qui est en position plus que n'importe qui à gauche, de briguer la présidence de la république. Je ne suis pas un analyste émérite, mais j'ai un flair que beaucoup m'envient ; si je n'ai jamais adhéré à un parti politique à ce jour, c'est juste que je me sens comme un poisson rouge dans un bassin de requins affamés...
Mme Aubry est un dinosaure, elle est déjà du passé et ne le voit pas ; la France crève de ses 35 heures dont elle semble si fière ; cette bonté d'âme mielleuse à souhait dégouline à chacun de ses mots, il est temps que quelqu'un prenne les rennes du PS, change sn nom, sa vocation, ses objectifs et le mène enfin à une victoire qu'il mérite et que vous méritez. La seule raison qui empêche les collaborateursde Mme Aubry de lui dire leur vérité, c'est qu'il sont attachés à leur position et plus encore, à leur revenus.
Vous n'avez pas besoin d'elle, vous avez été lontemps un homme loyal à Mme Royale, et Dieu seul sait combien ça pouvait être difficile de soutenir un personnage aussi éloigné des réalités. C'est une qualité que je respecte. Alors maintenant, battez-vous, et devenez celui que beaucoup attendent, mais allez au bout de vos idées, sans laisser les dorures vous aveugler.
Avec mon attachement sincère.
RP
Quelqu’un est allé sur différents plateaux télé pour dire que « le Parti Socialiste était en danger de mort" et proposer "le dépassement et le changement de nom".
Pardon pour ces paroles humiliantes et qui auraient jamais dû être prononcées et qui n’engagent pas les militants socialistes. Car vous aussi, vous avez fait l’histoire, vous l’avez faite bien avant Manuel Valls, vous l’avez faite pendant, et vous la faites depuis.
Et ce que Léon Blum et Jean Jaurès ont magistralement accompli avec le concept « socialiste » , vous l’avez poursuivi en y associant les mots « désillusion », « défaite » et vous avez érigé l' « anti-sarkozysme » comme une fin en soit dont les idées et les propositions ne sont que le support. Vous avez, madame, porté haut cet étendard d’une dignité perdue.
Ségolène
Trés chère Martine,
Vous avez tort et vous avez raison.
L'alliance des carpes et des lapins, au congrès de Reims, s'est faite contre nature.
Vous avez hésité à prendre cette lourde tache pensant, à juste titre, qu'entre les Hamonistes, les Fabiusiens, et les Strauskhaniens, l'espace disponible pour vos idées serait bien étroit.
Le P.S peut-il être dirigé comme un vaisseau amiral?
Votre prédécesseur a usé largement du consensus, voir du consensus mou, critiqué depuis, alors qu'il semble difficile, avec les personnalités actuelles du P.S, avec tous les courants naturels de pensée, de faire différemment. En son temps, l'ex-premier Secrétaire, François Hollande, dans ses derniers discours, a indiqué les modes d'action pour que vive ce P.S .
Mais vous avez raison de faire du "rappel à l'ordre" dans la maison, sans que cela débouche nécessairement sur un débat "médiatique". Toutes les fédérations paraissent fatiguées de tous ces commentaires "libres" dans les espaces média, sans que les interessés ne pensent même pas à faire leur moindre auto-censure ou leur moindre auto-critique.
Donc, Chère Martine, je comprends vos soucis...mais vous l'avez bien voulu.
Respectueuses amitiés socialistes.
" la romance du parti"