Vers une marginalisation de l’électorat populaire?
Il faut renouer avec les déçus de l'élection.
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A Hénin-Beaumont, il a manqué 265 voix au FN pour remporter la municipale partielle. Dès le lundi qui suivait le premier tour, j’avais appelé les électeurs de droite à faire barrage à Marine Le Pen. Il ne peut y avoir aucune ambiguïté sur les rapports électoraux entre l’UMP et l’extrême-droite. Mais se féliciter de l’échec du FN en ignorant les leçons de ce scrutin serait une réaction inconsciente. Maintenant que l’agitation médiatique est retombée, il est opportun de réfléchir à froid: ce score n’est-il qu’un épiphénomène, intimement lié à des circonstances locales ou bien signe-t-il le début d’un retour en force du FN sur la scène nationale? Au-delà du cas d’Hénin-Beaumont, quels enseignements faut-il tirer du vote populaire au cours des dernières élections?
Première question: peut-on réduire Hénin-Beaumont à un incident ponctuel ou faut-il s’inquiéter d’une possible remontée du FN? Bien sûr, il règne à Hénin-Beaumont un climat particulier: cette ville est une ancienne cité minière sinistrée, dont la population est touchée par un chômage de près de 20%. Elle est surtout excédée par la gestion financière catastrophique de son ancien maire PS qui a ruiné la ville et est aujourd’hui accusé de détournement de fonds. On peut légitimement comprendre le ras-le-bol des électeurs d’Hénin-Beaumont qui ont voulu manifester très clairement leur rejet de responsables politiques manquant de compétence comme de probité. Cette vieille terre de gauche est devenue un terreau de l’amertume et de la frustration. Malheureusement, cette situation n’est pas le seul apanage de cette ville du Pas-de-Calais.
J’en veux pour preuve les élections européennes. Au-delà du succès de l’UMP, j’ai bien regardé en détail les résultats. Lors de la présidentielle, Nicolas Sarkozy, par son discours volontariste, a su toucher une partie de l’électorat populaire, et notamment des électeurs du FN, qui s’étaient alors réconciliés avec la politique. Les résultats des élections européennes, notamment dans l’Est et le Sud-Est, semblent montrer qu’une part non négligeable de cet électorat paraît à nouveau déserter la politique constructive. Sur certaines terres, le FN est subrepticement remonté. Et surtout, beaucoup d’anciens électeurs FN sont sortis du jeu électoral pour s’abandonner à l’abstention. En ce sens, les 47% du FN à Hénin Beaumont, comme les près de 60% d’abstention aux européennes, procèdent d’un même mouvement inquiétant.
Certes l’abstention aux européennes n’est pas une nouveauté. Certes la crise économique est sans doute une explication à une remontée clairsemée du FN, mais il faut aller au-delà de ces constats. Alors que la crise et les défis environnementaux entraînent une demande de retour du politique par rapport au tout économique, le sentiment de dépossession démocratique grandit paradoxalement dans les classes populaires.
C’est ce mouvement de désengagement qu’il faut regarder en face et ne pas sous-estimer. Voilà l’interrogation principale: comment éviter un décrochage de l’électorat populaire qui manifeste beaucoup d’incompréhension, de lassitude, voire d’indifférence face à la politique?
Pour beaucoup de nos concitoyens, notamment chez les jeunes, voter apparaît comme un geste vain, sans impact sur le réel. A tel point qu’au-delà de l’abstention, c’est la question de l’inscription sur les listes électorales qui devient problématique.
L’incapacité de la gauche en général et du PS en particulier à apporter des réponses crédibles aux défis actuels explique sans nul doute le sentiment d’une partie de l’électorat qui se sent délaissé. Brice Teinturier, de TNS Sofres, l’expliquait récemment: pour une majorité de Français, le PS est sorti des «écrans radars»; l’opinion publique finit par ne plus rien attendre de lui. Cela ne contribue certainement pas à la mobilisation électorale.
Ce désintérêt est d’autant plus marquant qu’on voit les électeurs des couches populaires refuser d’apporter leur soutien à une offre politique radicale à l’extrême-gauche. En témoignent les scores assez faibles du NPA ou du Front de Gauche aux dernières élections, en dépit d’un climat social favorable à la contestation. Pour une partie des Français issus des milieux populaires, plutôt ne pas voter que voter pour des chimères démagogiques…
Certains considèrent ce décrochage de l’électorat populaire comme un phénomène inhérent à la vie politique moderne. Devant la complexité croissante des enjeux, une partie de l’électorat se sentirait dépassée et se mettrait d’elle-même hors-jeu. Je rejette complètement cette conception «néo-censitaire» de l’élection, qui représente à mes yeux une menace pour l’équilibre démocratique! L’abstention et le vote extrême des classes populaires ne sont pas inéluctables.
Nicolas Sarkozy l’a prouvé en 2007 en France. Barack Obama l’a fait en 2008 aux Etats-Unis. Alors qu’une partie de l’électorat populaire ne votait plus, le candidat démocrate a élargi et renouvelé la base de son parti en adressant un message plus fort que les clivages, en rappelant les fondements du rêve américain, et en s’appuyant sur des moyens de sensibilisation renouvelés : il a capitalisé sur l’ensemble des nouvelles technologies pour diffuser son message dans chaque foyer. Il a su mobiliser les réseaux locaux et associatifs au plus près du terrain. Finalement, avec son fameux « Yes We Can », il a réinsufflé l’espoir, même chez ceux qui étaient sortis du jeu politique. Selon les analystes américains, plus que sur la mobilisation de l’électorat démocrate traditionnel, la victoire d’Obama a reposé avant tout sur la participation de ceux qui, depuis des années, s’étaient résolus à l’abstention.
A l’image de ce qu’ont réussi les démocrates américains, nous pouvons en France renouer avec les déçus de l’élection.
Cela passe notamment par une capacité de responsables politiques à donner du sens à la vie de la Cité et des perspectives collectives face aux grands défis que nous traversons. La politique ne peut pas se résumer à des questions de gestion économique. Voilà pourquoi j’insiste tant sur la question de l’identité nationale et des valeurs partagées. Voilà pourquoi je me bats pour que nous définissions dès à présent les priorités qui nous permettront de sortir renforcés de la crise.
Cela passe aussi par une évolution dans les méthodes de gouvernement, pour redonner davantage la parole aux citoyens, en dehors des périodes d’élection. Dans cette perspective, pour préparer les réformes, le couple Gouvernement-Administration doit laisser plus de place au dialogue Exécutif-Parlement. C’est le principe de la coproduction législative. C’est aussi ce que je propose avec les Etats généraux de la dépense publique qui ont déjà permis de faire remonter des propositions pour une meilleure gestion publique, via Internet et des réunions de terrain organisées par les députés. Le groupe UMP prépare le même dispositif à l’automne pour débattre avec les Français des priorités pour le grand emprunt. Nous devons sans cesse proposer de nouveaux moyens de participation, en s’adaptant aux pratiques et aux attentes des électeurs.
La reconquête de l’électorat populaire passe aussi par un renouvellement de l’Europe. Plus eurosceptique que la moyenne, l’électorat populaire n’accepte pas les transferts de souveraineté lorsqu’ils se traduisent par moins de politique et plus de technocratie. Nous devons donc continuer à réinsuffler une dimension politique à l’Union Européenne tout en veillant à ce que le débat européen ne se déroule pas seulement à Bruxelles ou à Strasbourg mais au plus près des Européens. Là encore, il faut s’appuyer sur les députés nationaux qui, en lien avec les eurodéputés, doivent contribuer le plus en amont possible à la réflexion sur les dispositifs législatifs européens.
Enfin, ramener les électeurs tentés par le FN et l’abstention dans le jeu politique, cela passe par la capacité des responsables politiques, au niveau local comme au niveau national, à tenir leurs engagements sur tous les fronts. Il s’agit de prouver qu’une élection n’est pas un concours de paroles en l’air mais un rendez-vous décisif pour l’avenir de chaque collectivité. La confiance se gagne par des preuves et par des résultats. On sait que l’électorat populaire est particulièrement sensible à certains enjeux qui étaient au cœur des élections en 2007 : sécurité, emploi, endettement public, maîtrise des flux migratoires… La crise risque de renforcer sa vigilance ou son inquiétude. Sur chacun de ces thèmes, la majorité devra rendre des comptes à la fin de la législature. Voilà pourquoi, sans faiblir, nous devons poursuivre les efforts entrepris pour moderniser la France.
Jean-François Copé
(Photo: Steeve Briois et Marine Le Pen sur un marché d'Hénin-Beaumont le 23 juin 2009, Reuters/Pascal Rossignol)
Mis à jour le 19/07/2009 à 13h02









































M. Cope,
je suis d'accord avec la majeure partie de votre analyse. Je voudrais pourtant aborder un aspect du probleme que vous avez neglige: si certains sont decus de la politique, plus encore le sont de la classe politique. On attend de vous integrite et transparence, or on en est bien loin.
Pour commencer, la plupart des hommes politiques francais sont issus de l'ENA et/ou de Science-Po. Quand on est comme moi un citoyen lambda ni de gauche ni de droite, aller voter pour un Enarque ou un autre, parfois issus de la meme promotion, ca ne change pas grand chose. Ou est le choix ? De toute facon le programme ne sera pas ou peu applique, car "les promesses n'engagent que ceux qui y croient".
Par ailleurs, la facon dont vous vous partagez les postes a responsabilites est souvent scandaleuse, tres loin de la meritocratie qu'on aimerait voir se mettre enfin en place. Le jeu de chaises musicales qui a lieu a chaque changement de gouvernement a de quoi ecoeurer l'electeur qui reflechit un tant soit peu. Un de mes pires souvenirs a ete la nomination de Douste-Blazy au ministere des affaires etrangeres. L'erreur de casting etait tellement enorme que ca en etait risible, mais il fallait recompenser celui qui avait reussi a faire passer une reformette de la securite sociale. Et puis il y a les affaires judiciaires, cette immunite parlementaire qui vous place au-dessus des lois de la republique. On mentionnera aussi certaines graces presidentielles, comme celle de Guy Drut. Le cumul des mandats est un probleme de plus.
Vous prenez Obama en exemple et vous avez bien raison, mais lui a un profil atypique et une integrite a toute epreuve. Ce ne sont pas les copinages qui lui ont permis d'etre ou il en est. A comparer avec la facon dont notre President est devenu maire de Neuilly alors qu'il n'avait pas 30 ans... Obama a su reinventer la politique dans son pays. Il a parle aux americains comme personne ne nous parle en France. Pour faire revenir les electeurs francais aux urnes, il vous faudra vous aussi reinventer la politique en la rendant plus transparente et juste: ouverture a des profils plus varies issus de la societe civile, mise en place d'une veritable meritocratie, abolition de l'immunite parlementaire et du cumul des mandats, etc. Mais avec la suppression du juge d'instruction, on voit bien que les choses ne vont pas dans le bon sens. Malheureusement pour vous, hommes politiques de gauche comme de droite, tous les electeurs n'ont pas la memoire courte.
+ 1 Ola,
Je me permettrais d'ajouter, que M Obama n'a pas repris certains thèmes, mots, idées de l'extrème droite pour récupérer des votes.
En partant de ce constat, si les gens ex-FN que vous (ump) aviez "réintégré" lors de la présidentielle sont déçus ils vont voter quoi-qui ...? C'est ce qu'il s'est passé pour les européennes et à Henin Beaumont, surtout quand la gauche trahit et/ou est inexistante.
Les extrêmes en Europe sont loin d'être mort de même en France contrairement à ce que vous (M Copé) aviez dit le soir de l'élection présidentielle sur les plateaux télé, ils ont modernisé leur discours pour avoir une façade plus policé, mais derrière rien à changer. Leurs discours s'insèrent partout, regardez les résultats des européennes, les alliances des partis de droites traditionnelles et les partis extrémistes et vous verrez qu'ils sont loin d'être mort mais plutôt en pleine renaissance...
Sinon autre exemple de scandale politique votre acharnement à faire voter (comme des moutons ) par des godillots, des lois anti constitutionnelles, des lois inapplicables, inefficaces et couteuses ... (hadopi 1, et hadopi 2 c'est bien parti encore) Des lois idéologiques, dont vous parler alors que vous n'y connaissait rien sur le sujet.
Ah j'oubliais, vos insultes sur les internautes qui sont des citoyens comme les autres, contrairement à ce que MMM nous a dit (rapporteuse de hadopi 1 ) sur sur site web; sans parler de M Lefebvre : internet repère de pédophile, terroristes,mafia etc énoncé en pleine assemblée. Merci pour les compliments de ceux dont le web est le métier ...
Votre non connaissance du sujet est flagrante (utilisation du net et technique) fait que les gens se posent une question en voyant cette entêtement : 1 / vous n'y connaissait rien mais vous votez quand même !!! et vous faîtes tous pour que l'opposition dans vos rangs soit inaudible (M tardy qui avait été "interdit" de micro à un moment pour Hadopi 1 ) 2/ font-ils cela sur les autres lois ???
Si oui, je comprend mieux les lois annuelles sur le déficit de la sécu et bi annuelle sur la sécurité !!! Vous ne votez pas des lois pour les appliquer mais pour faire semblant devant l'opinion public que vous faîte des choses utiles et que vous méritez votre salaire...
sinon alors vous êtes des godillots sur commande, quand cela vous arrangent politiquement ou que les lobbies ont réussi leur boulot et donc conclusion le parlement français c'est "magouille et compagnie" un coup de tél et tout le monde votent comme X l'a dit !!! comme à l'assemblée européenne (formule utilisé par M Copé sur une radio pour qualifier le vote de l'amdt Bono au parlement européen) .
Après tous ces constats , vous pensez sérieusement que les gens vont revenir voter ? On est français pas MASO ...
Le niveau de CREDIBILITE des politiques en France est nulle ...
Ce constat que je fais, m'invite à me poser une question : Est ce la société française qui a un problème avec les réforme que les politiques nous impose ou n'est ce pas les politiques formatés avec leur conseiller (M Guaino qui a plus de pouvoir que le 1er ministre !!!!) qu'il faudrait changer pour ensuite pouvoir changer la société française ?
Je suis sûr que la société Française est prête aux changements, seulement depuis 30 ans le discours des politiques c'est il fera "beau demain tout va bien " alors que depuis 30 ans on peut faire le constat que c'est loin d'être le cas quand même ...
[déficit sécu qui aurait dû être réglé dès 2002 ... (7 ans que chaque année des pansements s'ajoutent et on paye toujours plus pour rien ... ), retraite, déficit des finances publics qui explosent ... ]
Tous les ans les mêmes pseudo réformes qui réforment rien. On a les même politiques depuis 30 ans, comment voulez vous des nouvelles idées avec des politiques de 45 ans d'expérience qui connaissent l'assemblée par coeur leur idéaux qui datent d'après guerre ?... Ils connaissent rien aux nouvelles technologie mais pas grave on vote des lois ... Après on s'interrogerra pourquoi en France on a pas de google, yahoo et autres ...
Il y en faut ds vieux c'est sûr, mais faudrait aussi des personnes jeunes, plus de diversité, plus de femmes, plus de personnes de la société civil et non des politiciens de formation qui ont leur mentor qui leur refile tous les bons tuyaux.... Le parlement est loin de représenter le peuple français malheureusement et je parle même pas de la proportionnalité...
Autres trucs très drôles les paroles de politiques, M Estrosi : qui était ministre, il avait décidé il y a moins d'un an d'être maire de nice à 100% et là aujourd'hui, après le remaniement il redevient ministre !!! Ah les politiques faites ce que je dit pas ce que je fait ! mais surtout voter pour moi et mes amis ...
TRISTE....
PS : C'est pas avec vos (les politiques) beaux discours que certains reviendront ! si vous voulez vraiment du changement dans la société française commencer par changer vous et tous vos amis !!!! Après on jugera si vraiment cela vaut le coup de se déplacer et de mettre des noms dans une urne tous les ans ( à peu près) ....
Il faudrait considérer la démocratie comme rentable et l'intégrer à une mesure de l'intégration. Aujourd'hui l'intégration passe majoritairement par la profession et, de plus en plus, par la consommation. La citoyenneté est de moins en moins liée à la vie de la Cité. Certes les ONG représentent de plus en plus un moyen de s'investir dans la vie collective mais il s'agit peut-être d'un signe supplémentaire d'une méfiance vis-à-vis des institutions républicaines.
Nous avons fait baisser le temps de travail et en échange nous n'avons pas créer de lien social autre que le travail. On pourrait évidemment dire qu'il faudrait travailler plus, quand bien même le chomage, la retraite, le temps des études de plus en plus long ne changeraient rien au problème ou au contraire proposer une alternative.
L'idée d'obliger les citoyens de voter n'est pas suffisante si elle n'est pas accompagnée de réformes dans l'investissement personnel de chacun, dans un partage plus grand des responsabilités. Il faudrait bien entendu commencer par dépersonnaliser le pouvoir exécutif. Si le président de la République continue d'avoir tout pouvoir alors le Citoyen ne peut plus participer que par un vote jetable.
Le vote populaire est un vote de personnes écrasées par le travail salarié, à qui on demande de faire sans réfléchir. Il s'agit de professionnels qui font la semaine et défont le week-end dès qu'ils en ont l'occasion, dès que leur autonomie peut s'exprimer. Le découragement est donc forcément au rendez-vous. Bien sûr l'usage de la peur, le recours au charisme paternaliste ou encore des principes administratifs égalitaristes et une rhétorique de lutte de classe peuvent servir un temps des objectifs électoraux. Mais ça ne règle rien dans les faits, ça n'apporte aucun progrès. Sans doute la modernité serait de sortir plus rapidement encore d'un système trop féodal en évitant de considérer que l'alternative est administrative comme on le fait trop souvent en France. S'il y a eu quelques signes de modernisation dans la politique de l'UMP il y en a eu une très large majorité de réactionnaires, il y a eu un échec, désormais il n'y a plus grand chose (Chirac avait fini par accepter le mandat de 5 ans, Sarkozy a inventé le mandat de 6 mois).
Cher Jean-François Copé,
On peut vous reprocher beaucoup de choses, mais certainement pas votre manque d'intelligence, et votre sens tactique... Vous savez parfaitement ce qu'il faut faire pour récupérer les classes populaires, mais je crains fort que cela soit un peu compliqué pour vous.
Les risques professionnels, la précarité, les salaires stagnants sont l'apanage des classes populaires. A l'autre extrémité, une classe de dirigeants avides et cupides, qui même en pleine crise financière, continue à se distribuer des bonus. Certes, le gouvernement a eu des mots sévères pour fustiger ces comportements. Vous avez tous les pouvoirs en votre possession pour interdire légalement ces abus, et vous vous gardez bien de le faire, préférant vous en tenir à des recommandations. Etes-vous au courant que ces dirigeants d'entreprises, ces banquiers, ces traders se moquent de vous (votre gouvernement), et que dans leur monde, celui qui menace sans passer à l'action n'est qu'un faible et que les faibles sont méprisables ?
Commencez donc par rétablir la justice sur ce plan là.
Ensuite, attaquez vous à la répartition de la valeur ajoutée. Je sais bien qu'il y a un rapport qui a été produit, mais ne vous contentez pas d'effets de manche, et montrez à une caissière de supermarché qu'il y a d'autres perspectives dans la vie que la précarité des contrats à temps partiel et des augmentations de salaires de 2 % l'an. Au fait, dans le cabinet d'avocat pour lequel vous travaillez, des augmentations de salaire de 2%, cela doit faire sourire, n'est-il pas ?
Pour permettre un rééquilibrage de la valeur ajoutée au profit des salaires, il faut annoncer quelque chose de très simple :"les rendements annuels de 15 % sur les capitaux investis, c'est fini ! Désormais, ce sera 10 %, et la différence sera pour les salaires". Quel doux réveur suis-je en train de paraître à vos yeux, n'est-ce pas ? Mais, vous voulez récupérer les classes populaires, sommes-nous toujours d'accord ?
Faisons une petite incursion par les Antilles. Vous aviez toutes les cartes en main pour casser les monopoles ou les oligopoles dans le domaine des carburants et de la distribution. Votre ami Yves jégo a écrit quelques mots bien sentis après son éviction récente, mais je n'ose les croire : qu'un gouvernement plie devant les intérêts d'une compagnie pétrolière et quelques barons locaux, non, cela est impossible !
Ne croyez pas que vous manquez d'atouts : car vous avez dans votre manche le chiffon rouge de l'immigration. Vous avez gagné l'élection de 2007 sur la valeur travail et sur la peur de l'étranger. Vous avez tout à fait raison de dire que les classes populaires sont préoccupées par l'immigration et vous savez bien que vous faites preuve sur ce point de démagogie, et d'un parfait cynisme... Mais cela paie électoralement, c'est certain ! La oeur, c'est ce qui a permis à Bush d'être élu deux fois.
Vous évoquez Obama : n'êtes-vous pas choqué que Tim Geithner ait expliqué froidement il y a deux jours, aux côtés de Christine Lagarde, que le fait que Goldman Sachs verse à nouveau des bonus était tout à fait normal. Quelle confiance dans la classe politique peuvent avoir les classes populaires lorsqu'elles assistent à ce spectacle ?
Enfin, croyez-vous que vous ferez rêver les classes populaires en leur proposant comme seul horizon le management par objectifs ?
Bonne chance !
le sentiment de dépossession démocratique grandit paradoxalement dans les classes populaires.
C’est ce mouvement de désengagement qu’il faut regarder en face et ne pas sous-estimer. Voilà l’interrogation principale: comment éviter un décrochage de l’électorat populaire qui manifeste beaucoup d’incompréhension, de lassitude, voire d’indifférence face à la politique?
L'homme a besoin de croire en un monde meilleur, sinon ce ne serait pas un homme.
A sa grande époque, le parti communiste français était un formidable outil d'intégration sociale, parce qu'il offrait, au sein de la république et du combat démocratique, un espoir que le monde pouvait changer. Ce n'est pas que je regrette le PCF, mais nous n'avons pas su recréer un outil d'intégration sociale équivalent, lorsqu'il a été balayé par le vent de l'Histoire.
Je suis d'accord avec ropib lorsqu'il constate :
Aujourd'hui l'intégration passe majoritairement par la profession et, de plus en plus, par la consommation. La citoyenneté est de moins en moins liée à la vie de la Cité. Certes les ONG représentent de plus en plus un moyen de s'investir dans la vie collective mais il s'agit peut-être d'un signe supplémentaire d'une méfiance vis-à-vis des institutions républicaines.
Qu'avons-nous à offrir aujourd'hui aux habitants des cités "massacrés" par le chômage en guise d'intégration ? Le commerce des drogues illicites pour accéder à la consommation, des religions et des sectes qui les intègrent à un système de valeur, une identité, qui se définit avant tout par son opposition aux valeurs de la République ?
Et cette désespérance n'est pas limitée aux cités et aux classes populaires. Désormais les classes moyennes aussi commencent à être frappées. Comment ne pas désespérer lorsque l'on est victime d'un chômage qui, par son caractère massif, ne laisse aucun espoir de retrouver du travail, et lorsque, pour la première fois dans l'histoire familiale, ses enfants semblent condamner à continuer une dégringolade de l'ascenseur social, que l'on a déjà bien entamé ?
Certains considèrent ce décrochage de l’électorat populaire comme un phénomène inhérent à la vie politique moderne. Devant la complexité croissante des enjeux, une partie de l’électorat se sentirait dépassée et se mettrait d’elle-même hors-jeu. Je rejette complètement cette conception «néo-censitaire» de l’élection, qui représente à mes yeux une menace pour l’équilibre démocratique! L’abstention et le vote extrême des classes populaires ne sont pas inéluctables.
Ce que l'élite (politique et médiatique) au pouvoir appelle la complexité croissance des enjeux, n'a rien à voir avec une quelconque complexité et tout avec leur impuissance. Les classes populaires ne sont pas stupides bien au contraire. Elles ont simplement pris consciences qu’à court et moyen termes les projets économiques des uns et des autres allaient les enfoncer encore plus dans la désespérance.
Ainsi monsieur Coppé, quand vous êtes licenciés à 50 ans que pensez-vous que peut susciter votre proposition de repousser l'âge de la retraite à 65 ou 67 ans ? Et en prime vous allez injuriez ce malheureux chômeur, en lui expliquant que comme tous les français il ne comprend pas la complexité des enjeux, car cette évolution est inéluctable en raison de l'évolution de la pyramide des âges ?
Il vous a compris, il sait parfaitement qu’il fait parti des perdants de ceux pour qui on n’a pas de solution à court ou moyen terme. Ceux dont on fait comme s’ils n’existaient pas, parce que la pensée « complexe », n’a pas de case pour eux.
Les classes populaires ne votent plus ou adoptent un vote provoc pour signifier à ceux qui les gouvernent qu'elles ne se soucient pas plus d'eux, qu'eux ne soucient d'elles.
Nicolas Sarkozy l’a prouvé en 2007 en France. Barack Obama l’a fait en 2008 aux Etats-Unis.
A l’image de ce qu’ont réussi les démocrates américains, nous pouvons en France renouer avec les déçus de l’élection.
Niclas Sarkozy s’est fait élire parce que fasse à une gauche qui avait confessé l’impuissance du politique face à l’économique, il était arrivé fort de ses promesses et de ses certitudes. Rappelez-vous comme il allait aller chercher la croissance avec les dents ! Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Irlande étaient ses modèles. Il allait faire une vraie politique de droite. Lui, ministre du gouvernement précédent, incarnait l’alternance. Chapeau l’artiste. Rien dans son parcours politique ou son action passée n’étaient de nature à donner l’espérance aux classes populaires, mais il avait réussit à être crédible dans sa volonté de changer la société et ainsi il avait su leur donner de l’espoir. Face à une gauche et à une droite qui devenaient molles lorsqu’elles accédaient au pouvoir, lui allait faire une vraie politique de droite (comprendre libérale), réformer en profondeur la société française pour qu’elle se modernise et corresponde à ses grands modèles économiques et idéologiques (réhabiliter le succès, l’argent, le travail).
Là-dessus patatras, ce grand modèle économique et idéologique s’effondre dramatiquement. La France souffre un peu moins de la crise que ses voisins, grâce à tout ce que condamnait le président avant l’élection. Les cadors d’hier se révèlent être au mieux des sangsues, au pire des escrocs qui ont ruiné l’économie mondiale. Depuis, le président continue à s’agiter en tout sens, mais c’est sans donner l’impression du mouvement, ou alors c’est le mouvement du poulet qui continue à courir après qu’on lui ait coupé la tête. Les réformes qu’il continue à nous promettre sont tellement en décalage avec ce que nous vivons aujourd’hui, qu’elles en deviendraient presque surréalistes, et puis comment croire en un homme qui s’est à ce point trompé. Désormais les classes populaires n’entendent plus le discours, elles constatent simplement que la situation est toujours plus difficile.
Alors le truc a marché une fois. Vendre du volontarisme, à défaut de vendre un programme politique, ne marchera pas 2 fois. Sarkozy sera sans doute réélu, si les socialistes continuent à être aussi minables, mais les classes populaires ne se déplaceront pas cette fois-ci ou en tout cas ni pour lui, ni pour les socialistes.
Obama suscite toujours l’espoir parmi ses électeurs. Mais sans vouloir manquer de respect à notre président, ils ne jouent pas vraiment dans la même classe. Sa vie, son action politique avant l’élection, sont à l’image de la rupture qu’il incarne vis-à-vis de ceux qui l’ont précédé. Sa politique est cohérente avec ce qu'il fût, ce qu'il est, son élection et la crise économique. Un grand nombre de ses électeurs lui reprochent d’être trop prudent et d’avancer trop lentement, mais pour l'instant il continue à offrir de l’espoir et donc à faire rêver les américains.
Mr Copé, vous posez ci-après une question à laquelle la réponse me semble évidente:
"comment éviter un décrochage de l’électorat populaire qui manifeste beaucoup d’incompréhension, de lassitude, voire d’indifférence face à la politique".
C'est simple comme bonjour: que les hommes politiques nous redonnent envie d'y croire. Croire que la faune politique a encore quelques talents vertueux. Que la classe politique arrête de prendre les gens pour des cons, tout simplement.
Pour une fois, je ne suis pas loin d'être d'accord avec Jemery, deux exemples: celui d'Estrosi cité plus haut et celui de Hortefeux. Honte à Mr Hortefeux qui se présente aux élections européennes, se fait élire et ignore le poste pour reprendre un ministère ! De qui se moque-t-on ? Pourquoi se présenter ? Que doivent en penser ceux qui ont voté pour lui ? Quel mépris du vote populaire !
Vous voulez redonner aux classes populaires l'envie de voter et de participer ? Facile: recrédibilisez le monde politique, donnez lui des règles de probité et de cohérence !
Avec l'exemple d'Hénin Beaumont, vous ne soulignez pas assez le fait qu'énormément de gens, conscients de la chance qu'ils ont de pouvoir voter, ne votent pas pour un homme, un parti, des idées, mais contre ce qui lui fait honte ou horreur. Ils sont trop nombreux aujourd'hui les gens qui ne votent pas POUR mais CONTRE, Mr Copé.
Mr Copé, le désamour des français avec la politique ne concerne pas uniquement la classe populaire. Un électorat encore plus large est fatigué, énervé, dégoutté par le mauvais spectacle que le monde politique nous offre: les cumuls honteux de mandats, les promesses non tenues, l'auto-satisfaction de nos élus, les luttes intestines, les ambitions démesurées, les malversations etc...
Vous voulez que les gens retournent aux urnes, facile: faites le ménage dans votre monde, nettoyez les écuries de la politique, recrédibilisez vous !
"La politique ne peut pas se résumer à des questions de gestion économique" dites-vous; vous avez parfaitement raison. La politique doit avant tout à son électorat (de droite comme de gauche): droiture, rigueur et probité.
Pour le reste, on attendra encore un petit peu avant de s'investir dans "la vie de la Cité et des perspectives collectives face aux grands défis que nous traversons".
Bien cordialement,
nb: pour info, votre site Generationfrance.fr, a été piraté et vérolé (présence de spams pédophiles par ex.). Il serait de bon ton et urgent que vous le fassiez nettoyer. Il en va de votre crédibilité.
Monsieur Copé est "l'homme politique" de Slate. Est-ce que ce journal a été fondé pour diffuser sa pensée? Aussi peut-être pourrait-on le rebaptiser "slate-copé.fr" dans un premier temps, puis "cope.fr" ensuite.
Navré de vous être désagréable. Mais trop de Copé lasse. D'autant que cet homme, politique dans l'âme, est capable de vous dire aujourd'hui avec la plus parfaite bonne foi le contraire de ce qu'il avait dit hier (avec la même bonne foi).
a lire votre commentaire, sans doute n'êtes vous pas un habitué de Slate !
cordialement,
C'est le jeu. Il n'y a plus de mémoire désormais, c'est la fin de la civilisation de l'écrit, autant l'acter pour créer une nouvelle civilisation plutôt que de se perdre dans des regrets éternels. Désormais une entreprise de communication peut crier et déchirer ses vêtements devant le parlement en défendant une cause un jour et faire exactement la même chose le lendemain pour le contraire, ce qui compte c'est l'intensité du geste, le spectacle. C'est ce qu'on retrouve un peu avec le web qui certes retient tout mais ou seul le présent est véritablement accessible.
Ma foi ce n'est pas si mal, mais à partir du moment ou nous, citoyens, sommes autorisés à venir assister à tout ça avec des tomates, sinon, sans l'ensemble des lois relatives au spectacle, ce n'est pas constructif (c'est à dire que cela marque la fin d'une civilisation sans marquer l'arrivée d'une nouvelle, une corruption pour ainsi dire). Monsieur Copé voudrait avoir le beurre, l'argent du beurre et éviter les tomates pourries, c'est un peu facile.
Votre article revêt plusieurs aspects
L’électorat du FN et la position ambigüe de l’UMP.
« faire barrage à Marine Le Pen »
L’appel qui consiste à « faire barrage », résulte le plus souvent en matière de politique d’une absence de propositions cohérentes de la part des élus des divers partis face à une menace. Cette menace que constituent les partis extrémistes, pointe au grand jour les lacunes et les incapacités des partis démocratique à apporter des réponses concrètes, et des perspectives d’avenir à des citoyens en situations de souffrances réelles et non pas supposées ou théorisées sur les bancs de science Po et de l’ENA.
« Lors de la présidentielle, Nicolas Sarkozy, par son discours volontariste, a su toucher une partie de l’électorat populaire, et notamment des électeurs du FN, qui s’étaient alors réconciliés avec la politique. »
Je trouve réducteur que vous assimiliez majoritairement l’électorat « populaire » à un électorat d’extrémistes. A moins que vous n’ayez des données (statistiques confidentielles) que nous n’avons pas sur le sujet…
D’autre part, vous montrez là, toute l’ambigüité qu’il y a eu lors de la présidentielle, d’un discours « volontariste » qui a piétiné les plates bandes du FN en jouant sur les peurs collectives, sur une insécurité permanente et grandissante ainsi qu’une immigration envahissante et incontrôlée qui, pour l’UMP était devenue inadmissible, parce que « pas choisie » !
Cela vous a permis de récupérer un électorat dit « populaire », qui n’est pourtant pas de nature volatile, et qui était le bienvenu à ce moment là.
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Le désintérêt général aux européennes.
Le mouvement de désengagement que vous évoquez est une crise des représentations (Voir articles sur Slate « Européennes 2009: mobilisation contre l'abstention » et « Réconcilier l'Europe avec ses citoyens est impératif »). Ce n’est pas aux députés nationaux, mais aux euros députés de se rapprocher des citoyens et d’apporter les débats européens sur la place publique nationale et locale.
De même qu’il appartient aux députés nationaux de ne pas incriminer l’Europe quand cela les arranges, pour se décharger de leurs responsabilités, ou lorsqu’ils sont dans l’incapacité d’apporter une réponse à une donnée Européenne ayant un impact local. Il faut cependant, aussi que l’Europe réponde (trouve des réponses) aux préoccupations des classes dites « populaires » dans leurs difficultés à vivre décemment.
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L’abstention et le désintéressement de l’électorat de gauche aux élections.
« L’incapacité de la gauche en général et du PS en particulier à apporter des réponses crédibles aux défis actuels explique sans nul doute le sentiment d’une partie de l’électorat qui se sent délaissé. »
« Délaissé », n’est surement pas le terme exact que j’emploierais. Je pencherais plus pour un décalage/déphasage entre les électeurs, et les dirigeants/représentants du PS, plus prompts, à proposer leur propre personne, comme solution miracle à la crise, plutôt que des orientations ou solutions concrètes et réalistes à la situation actuelle.
Le défaut/l’absence de perspectives d’avenir, et de projets permettant de retrouver l’adhésion et l’espoir « d’un monde meilleur » (en quelque sorte) devient alors source de désintéressement.
Mais les « décalages sont nombreux en politique, et pas seulement le fait de tel ou tel parti.
Que penser du cas de Bordeaux ou le maire (Juppé) partit en exil suite à sa condamnation par la justice et son inéligibilité revient au bout de deux ans et reprend sa place de maire après avoir « fait démissionner » (ou suite à la démission choisie…Pousse-toi de là, que je m’y mette) le maire en poste élu pour six ans ? Quelle perception peut-on en avoir ? Quelle perception peut en avoir l’électorat dit « populaire » ?
Pourquoi aller voter, si les élus n’assument pas leur mandat jusqu’au bout, ou trahissent les électeurs en préférant laisser leur mandat à un autre, ou en faisant le contraire de ce qu’ils promettent ?
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L’évolution que vous proposez dans les méthodes de gouvernance.
« Dans cette perspective, pour préparer les réformes, le couple Gouvernement-Administration doit laisser plus de place au dialogue Exécutif-Parlement.»
A quoi servira le gouvernement si l’exécutif fait tout ?
C’est une vision à la française du système politique américain, encore une transposition partielle du système d’un pays qui ne convient pas dans ses modalités avec « l’esprit » que chacun se fait du pouvoir et des contre pouvoir.
A l’approche de chaque élection, on entend la même rengaine : « redonner davantage la parole aux citoyens ». D’autres que vous ont appelé ça « la démocratie participative ». On voit ce que cela donne et le peut de prise en compte de la part des politique…Oui, je sais, vous allez nous dire que vous êtes sincère et pétri de bonnes intentions !
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L’électorat dit « populaire » vue de manière générale par un énarque.
« Devant la complexité croissante des enjeux, une partie de l’électorat se sentirait dépassée et se mettrait d’elle-même hors-jeu. »
A force de prendre l’électorat dit « populaire », pour des abrutis inculturés, dénués de touts raisonnements organisés, structurés, il ne faut pas non plus s’attendre à un grand enthousiasme pour qu’il aille voter pour une l’élite méprisante et opportuniste, dont l’accès au pouvoir semble être la seule motivation ! (le vote de protestation au premier tour pour le FN en est un exemple qui fait souvent s’agiter les principaux partis et les force à apporter d’autres solutions/réponses aux attentes « populaires »)
« La confiance se gagne par des preuves et par des résultats. »
Le problème dans l’obtention de preuves et d’un résultat, il faut souvent compter une dizaine d’années. C’est ce qui fait, qu’elles arrivent toujours quand l’exécutif ou le gouvernement n’est plus en place, c’est le moment ou l’on peut pourtant mesurer les bénéfices ou les effets pervers d’une réforme…Mais qu’importe, le politique ne rend jamais de compte, il ne connaitra jamais le chômage (il y a toujours une place quelque par sans passer par le Pôle emploi) et son successeur aux affaires n’aura qu’a proposer autre chose.
"Je trouve réducteur que vous assimiliez majoritairement l’électorat « populaire » à un électorat d’extrémistes"
Jensairien, votre phrase ci-dessus est un excellent exemple de travestissement de la pensée ou des écrits d'autrui.
JFC parle seulement "d'une partie de l’électorat populaire, et notamment des électeurs du FN".
Donc d'un coté, "une partie", de l'autre: "majoritairement l’électorat populaire ". Ce n'est pas du tout la même chose !
Alors, svp, un peu de sérieux et moins d'assimilation douteuse, trop facile.
Cordialement,
Aucune envie d'argumenter ! Monsieur Copé fin dialecticien, qui n'hésite pas à utiliser la violence et l'agression verbales pour réduire son interlocuteur au silence, ébahi devant tant de manque de respect de la parole de l'autre, connais tous les arguments que nous pouvons lui opposer. Je lui reconnais au moins l'intelligence et une parfaite maitrise de la communication et de la parole. J'ai juste envie de dire que quand est niée la manifestation, dans les rues car elle n'a nul autre endroit où s'exprimer, de la parole du peuple, des "petits", il ne faut pas s'étonner que celui ci se taise et s'abstienne au bout du compte !! Vous, (le gouvernement actuel) êtes entrain de rogner toutes les libertés, toutes les avancées sociales du 20° siècle, et vous restez sourds à nos protestations... Nous attendons juste des jours meilleurs... En silence... Vous (les gouvernement actuel) avez tout acheté, y compris les syndicats, tout perverti, et à 60 ans je comprends enfin, hélas, comment des peuples combatifs et libres par tradition ont pu se taire sous les dictatures... Sentiment d'impuissance quand la parole n'est ni reconnue, ni entendue... Lassitude quand les conditions de vie deviennent trop difficiles et qu'il faut d'abord assurer l'essentiel, le vital ! Mais vous savez tout cela Monsieur Copé puisque cela relève d'une stratégie savemment orchestrée et construite. Intellectuellement je prends beaucoup de plaisir, un plaisir malsain certainement, à voir ceux de votre camp agir et manoeuvrer... Pour qui a fait quelques études en sciences sociales, vous êtes un terrain d'observation très interessant, pour le citoyen que je suis aussi, vous êtes une catastrophe !!