Au tour de Julien Dray d'envoyer sa lettre énervée

La désormais fameuse lettre de Martine Aubry à Manuel Valls semble avoir dessiné une nouvelle ligne de fracture au Parti socialiste. Il y a ceux qui soutiennent l'intransigeance de la première secrétaire (Laurent Fabius, Benoît Hamon...) et ceux qui critiquent vertement la démarche (Gérard Collomb, Jean-Noël Guérini, Pierre Moscovici...).
Julien Dray, qu'on n'entendait plus trop sur le terrain politique depuis le début de ses soucis judiciaires, s'est fendu vendredi 17 juillet d'une sévère attaque contre Martine Aubry sur son blog. Le député de l'Essonne estime que Martine Aubry a fait «deux lettres, deux fautes».
La première lettre est celle que la première secrétaire a envoyé aux partis de gauche pour construire une «maison commune». «Quelle crédibilité [...] pour cette démarche qui se pare de la grandeur de la main tendue, mais est d'abord et avant tout perçue par tous comme une émission de fusées de détresse, de la part d'une force politique aux abois», écrit Julien Dray.
Quant à la lettre à Manuel Valls, le député de l'Essonne critique la publicité faite autour de l'affaire: «Drôle de pratique, vraiment, alors que l'on nous avait pourtant expliqué en long, en large et en travers, lors du congrès, que "le linge sale se lave en famille", même pour une affaire aussi grave qu'un vote douteux».
On n'attend plus maintenant que la lettre de Martine Aubry... à Julien Dray.
[Lire l'article complet sur le blog de Julien Dray]
(photo de Une: Martine Aubry au siège du PS le soir des Européennes, Reuters)
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Mis à jour le 18/07/2009 à 12h30




























Martine a réussi son coup : comme au billard, grâce à une boule (sa lettre), elle a réussi à faire éclater en visant une boule esseulée (Manuel Valls) l'ensemble du conglormérat plus ou moins déclaré de Ségolène Royal : Gérard Collomb, Jean-Noël Guérini, Pierre Moscovici... et le valeureux Julien Dray, tombé au combat de la finance !
Tous ont fait ou font partie de l'entourage de l'ex-future candidate à la présidentielle, de l'ex-candidate au poste de 1er secrétaire. Elle n'est jamais plus dangereuse que lorsqu'elle se tait.
Ségolène Royal n'a rien obtenu, est allée d'échec en échec tant politiques que médiatiques, de fait, son entourage alimente les cendres même si Peillon est relativement discret.
En s'attaquant à Manuel Valls en cette période estivale qui précède le démarrage des régionales, Martine Aubry tente de pointer du doigt cette plaie purulente qu'est le courant royaliste qui sape toute tentative de replacer le P.S. à gauche.
Le temps est compté jusqu'à l'automne car au dépôt des candidatures pour la présidence des régions, l'attitude sera à la réconciliation de façade car l'enjeu est important : une défaite aux régionales signifiera le départ de Martine Aubry et la fin des espoirs de DSK, une mainmise des Royalistes et peut être un nouvel échec aux présidentielles avec l'éclatement du P.S.
Bref, il faut crever l'abcès du royalisme rampant le plus vite possible.