Mes trois propositions à la gauche, par Jean-François Copé
Travaillons ensemble sur les retraites, les collectivités locales et le grand emprunt.
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Des commentateurs ont vu le dernier remaniement comme un repli sur le noyau UMP. Pourtant, les ministres d'ouverture ont tous été confirmés. Accueillir des personnalités de gauche dans la majorité présidentielle pour contribuer à la modernisation de la France est une excellente initiative. Souvent réduite à un «coup politique», l'ouverture est surtout une nouvelle conception du travail gouvernemental: tout en respectant le choix des Français, c'est prendre les meilleurs talents d'où qu'ils viennent pour donner plus de chance aux réformes.
A mon sens, il est temps de proposer une seconde avancée: travailler main dans la main avec des personnalités de l'opposition qui restent dans leur camp mais acceptent d'agir avec nous pour l'intérêt général. L'objectif n'est pas de débaucher les députés de gauche, mais bien de sortir des postures attendues qui appauvrissent le débat politique et la discussion dans l'hémicycle. Il n'est pas question d'abandonner son identité et ses convictions. La démocratie ne se nourrit pas d'uniformité ou de positions molles, elle est fondée sur la confrontation des points de vue et la possibilité d'une alternance.
Lorsqu'il s'agit de se pencher sur des chantiers d'avenir qui nécessitent des réformes lourdes, on voit bien que l'ouverture ne suffit plus. Il faut créer du consensus. Or, pour cela, on doit avoir pris le temps de travailler ensemble en amont de l'examen des textes de loi sans pression médiatique ni réflexe partisan, à la recherche des points d'accord. Il est temps de privilégier le dialogue et l'écoute avec une obsession en tête: l'intérêt de la Nation.
Les lecteurs de Slate penseront que je me berce d'illusions. Or, travailler ensemble, majorité et opposition, c'est possible. Dans beaucoup de pays étrangers, droite et gauche sont capables de s'entendre ponctuellement pour mettre de côté leurs intérêts partisans. On l'a vu au Danemark et en Suède sur la question des retraites ou en Allemagne lorsque la grande coalition arrive à promouvoir des réformes structurelles.
En France aussi, nous sommes capables d'une telle démarche. En 2001, la LOLF (loi organique relative aux lois de finances) a été votée par la droite sous un gouvernement de gauche. Ensemble, Didier Migaud, député socialiste de l'Isère et Alain Lambert, sénateur UMP de l'Orne ont su mettre en commun leurs talents pour transformer les règles du jeu budgétaire. Pour que nous ayons les outils d'une meilleure gestion publique, plus performante et plus transparente. Ce succès doit nous donner le courage de prendre des initiatives qui vont dans ce sens.
Je propose à la gauche plusieurs travaux pratiques sur lesquels nous devrions être capables de nous entendre. Pour peu que chacun y mette de la bonne volonté et que nous ayons de l'ambition pour notre pays. Voici trois propositions:
Sur la réforme des retraites, le rendez-vous est en 2010. D'ici là, il faut que nous venions devant les Français avec des propositions fortes qui les rassurent sur la pérennité de notre système.
Aujourd'hui, malgré les réformes passées, notamment celle pilotée par Jean-Pierre Raffarin et François Fillon en 2004, la retraite est un sujet d'angoisse pour beaucoup de nos concitoyens. L'explosion des déficits publics ne va pas les rassurer. Les plus jeunes sont très sceptiques sur la sauvegarde du système actuel. Ils pensent qu'ils cotisent mais qu'ils ne toucheront rien. Certains même vont jusqu'à menacer de ne pas payer la facture laissée par leurs aînés.
Je crois qu'il y a en germe un conflit de générations très inquiétant si nous ne sommes pas capables de moderniser notre système.
Au-delà de la question de la pérennité des retraites, il y a la question de la justice! Le système actuel pénalise les salariés du privé en général, les femmes et tous ceux qui ont des parcours professionnels chaotiques en particulier. Surtout, il prend mal en compte les questions de pénibilité. L'exemple suédois est passionnant: dans ce pays, droite et gauche ont su travailler en amont ensemble pour opérer un basculement d'un système par annuités à un système par points, plus souple et plus juste.
Et si nous faisions de même? Et si, toutes les semaines, à l'Assemblée, un groupe de parlementaires de droite et de gauche travaillait sur ce scénario en s'appuyant sur des exemples étrangers, sur l'avis des partenaires sociaux et des économistes. Nous pourrions avancer un projet de réforme consensuel et ambitieux qui sauve la répartition et renforce la justice de notre modèle social.
Sur la réforme des collectivités locales, avec les députés et les sénateurs de la majorité, nous avons avancé plusieurs propositions très claires pour une meilleure gouvernance des départements et des régions: mutualisation des services, création d'un mandat de conseiller territorial fusionnant le mandat de conseiller général et de conseiller régional... Ces propositions ont éclairé les recommandations de la Commission Balladur.
La gauche aura-t-elle le courage de passer à l'action avec nous? Préférera-t-elle défendre des baronnies locales et des postes d'élus, ou fera-t-elle avec nous le pari d'une réforme qui redonnera un nouveau souffle à la décentralisation dans notre pays?
Sur le grand emprunt, le président de la République a lancé la réflexion dans trois directions :
- La consultation d'experts animée par Alain Juppé et Michel Rocard - un ancien Premier ministre de droite et un ancien Premier ministre de gauche!- La consultation des partenaires sociaux qu'il a commencé à rencontrer avec le Premier ministre François Fillon
- La consultation des parlementaires, qu'il a lancée lors de son discours à Versailles
Nous, députés de la majorité, nous allons lancer une consultation des Français, dans nos circonscriptions. Dans la lignée des Etats Généraux de la Dépense Publique, les députés du groupe UMP vont aller à la rencontre de leurs électeurs pour échanger sur les priorités à financer afin que notre pays redevienne une terre d'innovation et de croissance.
Nous allons recueillir les propositions et en faire la synthèse lors de nos journées parlementaires fin septembre. Et si la gauche faisait de même dans ses circonscriptions ?
A l'automne, nous pourrions organiser un point d'étape et venir droite et gauche avec nos propositions, dans un esprit d'écoute mutuelle et de respect. Serions-nous incapables de nous entendre sur cette question de l'innovation et de la croissance?
Voilà trois chantiers très concrets sur lesquels je tends la main au PS sans arrière-pensée, dans le seul intérêt national. Dans une démocratie moderne et apaisée, il est normal que des hommes de droite et de gauche soient capables de travailler ensemble. Je suis conscient de la révolution intellectuelle que je propose. C'est également un effort pour la majorité.
Reconnaissons qu'il n'est pas dans la culture politique de notre pays de chercher des solutions ensemble quand on peut faire passer ses textes tout seuls. Le passage en force est plus courant que la conciliation. Mais je crois que les Français nous seront vraiment reconnaissants de cet effort.
Jean-François Copé
(photo: Jean-François Copé aux journées parlementaires de l'UMP à Antibes en octobre 2008, REUTERS/Eric Gaillard)
Mis à jour le 11/07/2009 à 16h49






































Je suis très heureuse de vous dire, que cette fois, vous avez réussi à faire vibrer la petite fibre utopiste de mon coeur hyper-réaliste.
Ainsi que vous le dites : "Reconnaissons qu'il n'est pas dans la culture politique de notre pays de chercher des solutions ensemble..."
Pourtant le moment me paraît bien choisi car je pense que c'est exactement ce dont rêvent les Français. Souvenez-vous qu'ils ont adoré les cohabitations.
Premier avantage politique vous allez immédiatement vous mettre dans la poche les électeurs de monsieur Bayrou, de droite et de gauche. En politique il n'y a pas de petit bénéfice.
Comment passer le barrage de l'hostilité de votre propre majorité ?
Dites-leur qu'en face, les socialistes n'accepteront jamais et que dans ces conditions ils ne risquent rien, si ce n'est l'approbation de la majorité des Français.
Dieu soit loué monsieur de Villepin n'est pas député et ses petits camarades ont, me semble-t-il, mis pas mal d'eau dans leur vin ces derniers temps.
Donc c'est jouable ! A la guerre comme à la guerre et en politique comme en politique.
Quant à la gauche de madame Aubry, elle n'acceptera jamais, c'est évident. Mais il y a maintenant tellement de députés socialistes qui en ont plus qu'assez de leur parti - et je ne veux citer aucun nom pour ne pas leur attirer plus d'ennuis qu'il n'en ont déjà - que vous devriez pouvoir réunir un groupe très intéressant qui vous suive dans votre démarche.
C'est en tous les cas ce que je vous souhaite et j'attends la suite avec impatience.
Que ceux qui veulent travailler avec vous le fasse. Ce serait intéressant en effet de dépasser les logique partisanes, de collaborer lorsqu'on juge qu'il est temps de le faire, en son âme et conscience.
Cela est vrai en politique mais aussi dans l'économie privée. La concurrence est aujourd'hui incontournable car c'est la seule manière, détournée, qui permet de prendre en compte l'intérêt général quand on ne veut pas faire rentrer l'usager-citoyen dans les différents espaces de négociations (par exemple pour l'industrie qui vend des produits on appelle l'usager le client et la transmission de la propriété équivaut à se débarrasser d'un déchet, quand bien même il n'est pas encore à la poubelle). En politique nous nous retrouvons avec des partis qui s'appellent parfois Union pour la Majorité Présidentielle, c'est à dire qu'on se demande bien comment un truc avec un nom pareil pourrait oeuvrer pour la Cité... un changement de nom serait pertinent si on veut collaborer avec d'autres en traversant les frontières stratégiques, mais bon.
La collaboration est une belle chose. Mais elle commence souvent par un travail de diagnostic. En l'occurrence vous ne développez pas beaucoup, mais vous semblez appeler à un regroupement des énergies autour de problématiques déjà identifiées. Si le désaccord se posait plus sur le diagnostic la collaboration autour d'une recherche sur les moyens d'y réagir ne pourrait pas fonctionner. Et il me semble que c'est bien là que se trouve le clivage. Avant de cherche des solutions ensemble vous devriez discuter de l'identification des problèmes et leur signification, non ?
N'appartenant à aucun courant en particulier je peux me tromper, mais il me semble que vous partagez aussi cette vision des choses et je me dis que cette proposition faite à la gauche pourrait bien être une peau de banane, enfin je ne sais pas.
Selon Wikipedia, le 23 avril 2002, l'Union pour la majorité présidentielle qui avait pour objectif de regrouper toutes les forces de droite, a été créé pour soutenir la candidature de Jacques Chirac au second tour des présidentielles et également en vue des élections législatives de la même année.
Après les élections, ce nom ayant perdu sa raison d'être, il a été remplacé dès le 17 novembre 2002 par l'appellation : Union pour un mouvement populaire.
Vous avez raison de préciser "Union pour un Mouvement Populaire" exprime beaucoup plus clairement des valeurs démocratiques et l'urgence de dépasser les logiques partisanes.
C'est une blague non ? Soyons sérieux, monsieur Copé, comme tout politique, n'engage pas sa vie au service des citoyens pour être "populaire", enfin j'espère parce que d'une part ce ne serait pas signe de bonne santé et d'autre part il pourrait se la couler douce dans Loft Story ou un truc du genre et ce serait même plus efficace. Le nom est nul, convenez-en. Maintenant si on revient à l'article, populaire ou majoritaire j'y retrouve le même gout pour la stratégie électorale et le fonctionnement partisan de notre mode de gouvernance. Le message est un peu différent j'en conviens, mais de peu en réalité. Les déclarations de foi et les bonnes intentions de façade doivent être suivies des faits, sinon on continue de rigoler. La société du spectacle c'est bien, mais j'aimerais un peu plus de Molière et moins de Guignol.
J'aimerais bien voir du consensus autour de grandes réformes, celles que JFC cite, et beaucoup d'autres encore.
Tant qu'on y est, j'aimerais aussi voir les appareils de partis et les militants ne pas saborder ce genre d'idée. A quand une rencontre X. Bertand M. Aubry avec pour objectif ce créer une approche consensuelle?
N'est-ce pas N. Sarkozy qui a dit: "au premier tour, on clive et au second tour, on fait du consensus"?
Votre initiative est courageuse et contraste avec deux idées dominantes. Seuls les malins gagnent, ceux qui ne s'embarrassent pas du bien commun. La politique c'est seulement la conquête du pouvoir par tous les moyens. Les théories du rapport de force ou des formalismes techniques comme condition de l'action ont tellement dominé et stérilisé le sens communautaire et le Sens du bien commun.
Vous faites le pari philosophique et méthodologique de la construction du bien commun, non pas de celui idéologique que chacun veut imposer, le qualifiant d'intérêt général, mais celui dont le Sens communautaire est à partager, conSensus, pour convenir ensemble des objectifs et des modalités les meilleures.
Vous y rajoutez ce qui est la clé de l'action communautaire, politique donc, c'est la considération des autres, dans ce qu'ils portent de possible désir du bien commun, sans complaisance pour autant.
Pourquoi cette attitude constructive était-elle si rare dans le passé? D'une part la crise et la mutation qu'elle entraine favorise la reconnaissance des valeurs et du Sens du bien commun comme prédominant sur les calculs savants ou malins. Annoncer cette priorité apparaitra moins ringard qu'avant, même chose pour la morale dans les affaires et la politique, non pas comme argument dénonciateur mais comme clé du progrès et du développement humain. D'autre part se lèvent des positions en faveur de ces attitudes comme l'encyclique de Benoit XVI pour le développement humain. Les discours de Barack Obama sont de véritables « leçons de considération » sans complaisance. Ils portent une vertu agissante dans la manifestation d'une intention vis-à-vis des autres en rapport avec le Sens du bien, commun avec eux.
Deux types d'obstacles se sont opposés à l'attitude qui est la votre.
Sur le plan philosophique, les pensées matérialistes et leur logique d'exclusion inclusion sont plutôt manichéenne et les postures idéologiques, prises dans la reproduction du même rendent toute discussion impossible. Le terrain politique nous en donne des exemples frappants. (cf. analyse des paradigmes dominants et des changements de la mutation)
Sur le plan culturel il y a une difficulté française qui repose soit sur un esprit de ressentiment refusant tout ordre ou autorité établis ou à établir (pas de projet commun) soit sur le cynisme, déni de réalité et mauvaise foi qui interdisent toute discussion portant sur une réalité ou une situation partagée. (cf. Etude des Sens de la culture française)
C'est donc une vrai révolution culturelle pour notre pays mais encouragée par le « mouvement du monde » De là à trouver chez les français un grand contentement ce ne serait pas étonnant. La culture française en porte le potentiel.
Persévérez donc avec fermeté et courage même et surtout sous les ricanements des bonnes âmes qui croient savoir que le bien commun n'est qu'une fiction et que le mal gouverne les affaires humaines. Il ne croient pas au bien mais seulement au mal.
Je vous cite : « tout en respectant le choix des Français, c'est prendre les meilleurs talents d'où qu'ils viennent pour donner plus de chance aux réformes » Il était inutile de vilipendé Bayrou pour reprendre le discours qu’il tenait lors des présidentielles. Comment vouloir « travailler main dans la main avec des personnalités de l'opposition » et ne pas voir arriver une démocratie « molle » empêchant l’alternance ?
Je vous ai, un jour, entendu expliquer, alors que vous étiez ministre du budget, que le meilleur moyen de réformer l’état était de réduire ses ressources et ainsi l’obliger à réduire son train de vie. Voilà comment la droite depuis des décennies creuse les déficits. L’état ne se réforme pas suffisamment, les dépenses ne baissent pas autant que les recettes. La gauche fait le contraire. Elle ne réforme pas, elle augmente les dépenses et ne touche pas aux recettes (Hors effet de croissance).
Vous connaissez sans doute la réplique d’Enstein à une femme très belle qui voulait avoir un enfant avec lui : « Oui mais si notre enfant a ma beauté et votre intelligence?! »
Hé bien, avec les meilleurs de droite et de gauche on risque d’avoir le pire : les dépenses qui augmentent grâce à la gauche et les recettes qui baissent grâce à la droite, beau résultat du consensus à la française !
M. Coppe comme tout homme politiques vous avez de bonnes idées , celles que les français ont depuis longtemps donc vous n'innovez pas. Bien sur les français en général sont pour une remise à plat des retraites (savez vous M. Coppe combien il ya de caisses de retraites en France plus de 200 alors êtes vous prêts à mettre en place un seul régime aux conditions identiques) mais sans langue de bois et TOUT sur la table.
Pour les collectivités locales auriez vous l'honnêté de dire que les communautés des communes est un fiasco financier, alors comment croire à une "nouvelle invention des politiques" qui serait plus économique pour le contribuable. Croyez vous que les politiques locaux et de tous bords soient OK pour perdre leur fonction sans contre partie dont le coût sera identique au coût actuel:
bilan = politique= fiasco financier.
Sur le grand emprunt un masque politique pour cacher le fiasco actuel de la relance.
J'ai voté pour M. Sarkozy et pour un député UMP invisible et inaccessible sauf pour les bobos locaux et les coktails. J'ai demandé un entretien pour une aide concernant un enfant handicapé réponse: LE DEPUTE NE GERE PAS LES PB PERSONNELS, pourtant les exemples sur la chaîne parlementaire ne manque pas. Bravo pour "vos troupes" à l'écoute des citoyens les plus fragiles il est vrai l'handicap n'est pas très Bobo. C'est exemple montre combien les polticiens sont dans une tour d'ivoire et faire des "offres" pour changer la France passe par le changement des politiques.
Non M. Coppe je ne crois dans votre présentation car elle "sent" trop le politicien.
Les soirées entre amis sont un moment d'échanges sur la politique, oui beaucoup sont déçus car trop de discours, trop de poltique politicienne pas assez de rigueur budgétaire pas assez de visions aucun sens de l'économie.
Regardez le remaniement, la mise en place de la garde rapprochée mais pas de la compétence en dehors du ministre du budget le seul qui à nos yeux à "les "épaules"
Oui M. Coppe pour un vrai changement de notre pays mais pas avec des politiciens plus attachés à leur siège qu'à L'AVENIR de la NATION.
Que faire me direz-vous? en premier écarter les politiciens dont le siège est une rente et non un engagement pour la France. Mettre en place des réflexions avec des politiques mais également des personnes de la socièté civile qui auront droit de vote. Mettre en place de vraies évaluations des décisions prises......
Bonsoir M. Coppe à 2017 car vous jouez votre avenir pour l'instant beaucoup de discours mais pas de réelles actions pourtant vous en avez le pouvoir à l'assemblée ALLEZ prenez vos responsabilités alors peut-être serez reconnus à la valeur que VOUS souhaitez.
Bonne soirée.
Que l'idée semble séduisante, Mr Copé, droite et gauche réunies pour travailler au mieux- être des Français !
Nous aurions envie de rêver nous aussi à une France qui aurait dépassée les clivages partisans;
des politiciens, débarrassés de leurs ambitions personnelles, oeuvrants pour le bien commun (oups, y a du Roger là dedans);
une cheftaine Martine, main dans la main avec Ségo, allant guillerettes refléchir à L'Elysée avec Fillon et Bayrou;
un grognon Mélanchon, sifflotant de concert avec Valls, avant de remettre des propositions concrètes à Nicolas;
Un Bartolone prenant un café avec Borloo en dissertant sur les retraites...
Bref à la manière de " Si tous les gars du monde ", la droite et la gauche à la même table...
Mais, Mr Copé, nous ne sommes pas chez les bisounours ni au pays des merveilles ! A une époque, nous avions la droite la plus bête du monde, actuellement, c'est la gauche qui a gagné le pompon!
Loin des arguties nifliennes et tant que les hommes politiques n'auront comme ambitions que leur ego et la défense de leurs privilèges plutôt que la défense du bien commun, nous ne sommes pas près de les voir bosser ensemble.
Alors trêve d'angélisme Mr Copé, faites votre boulot, faites le bien, laissez nous croire que vous n'êtes pas pire qu'un autre et tout sera aussi bien, le rêve en moins !
Cordialement,
L’idée d’ouverture est une idée que vous avez décriée et fustigée durant la campagne présidentielle, avant de finalement la piquer à Bayrou. Remarquez c’était surement tactiquement et politiquement une bonne idée, puisqu’elle a permis de faire éclater le PS, comme le PS l’avait fait lui-même en son temps avec le PC.
Pour l'intérêt général, il serait bon de supprimer le cumul des mandats, de supprimer le régime très spécial dont bénéficient députés et sénateurs. Et puisque vous effectuez une comparaison avec les pays nordiques comme le Danemark et la Suède, vous pourriez commencer par instituer le même système de contrôle des dépenses publiques. Chaque citoyen peut contrôler chaque frais engagés par un ministre, ou par un député.
Evidement, cela serait plus difficile pour vous et pour l’ensemble de la classe politique de savoir que n’importe qui peut à tout moment vérifier les notes d’hôtels, de repas, d’habillement, et toutes dépenses pouvant se révéler inutiles ou injustifiées… Bien que cela s’avère être dans « l’intérêt du bien commun », je suis sur que cela reste contraire à l’attachement qu’ont nos politiciens (cadres de partis, députés et sénateurs) vis à vis de « l’intérêt de leur bien personnel » !
Je ne suis pas sur que vous soyez vous même prêt a faire ce pas, conformément à vos souhaits exprimés sur Slate !
Non, non ! Nous ne pensons pas que vous vous bercez d’illusion, vous donnez simplement dans l’angélisme, pour vous assurer une plus grande liberté d’actions !
Comment pouvez-vous sur ces trois propositions espérer un consensus, lorsque vous posez déjà les jalons d’un rapport de force ?
- Aujourd'hui, malgré les réformes passées, […] par leurs aînés. Visiblement, vous jouez avec la peur !
- Je crois […] notre système. Est-ce votre conviction du risque issu de la peur ?
- Au-delà de la question […] plus souple et plus juste. Qu’est ce qui est passionnant dans l’exemple Suédois (vous ne le précisez pas) ? Est ce le système de retraite lui-même, ou est ce le fait que la droite et la gauche, travaillent ensembles ?
- Et si nous faisions de même ? […] la justice de notre modèle social. La transposition en France est elle possible ?
- Sur la réforme des collectivités locales […] la Commission Balladur. La suppression de postes inutiles, de conseillés en tous genres, serait déjà une bonne chose !
- La gauche […] dans notre pays ? Culpabilisation de l’adversaire !
- Nous, députés de la majorité […] une terre d'innovation et de croissance. Votre exemple devient donc le seul à suivre !
- A l'automne […] l’innovation et de la croissance ? Le politiquement correct et la bien séance s’invitent dans « un débat » bien cadré !
« Reconnaissons qu'il n'est pas dans la culture politique de notre pays de chercher des solutions ensemble quand on peut faire passer ses textes tout seuls. Le passage en force est plus courant que la conciliation. »
Là, franchement je crois que vous vous foutez ouvertement des slaters… Tant il est vrai que la majorité que vous représentez ne s’adonne pas à cette pratique ! (mdr)
Pour qu’il y ait consensus, il faut que le travail ne soit pas qu’un enjeu politique, mais qu’il soit une réflexion sans « but lucratif », si ce n’est que d’envisager au travers d’une analyse sereine, des propositions/orientations réalistes et justes pour l’avenir du pays.
Cette démarche pourrait être alors envisageable dans le cadre de la publication d’un essai collectif. Essai collectif issu d’un brainstorming (remue-méninges et non pas de la simple masturbation d’un cerveau unique) regroupant des personnes de droite comme de gauche, mais aussi des philosophes, des sociologues, économistes, des personnes publiques ou privées venant d’horizons différents. Les thèmes abordés pourraient êtres ceux que vous évoquez avec cette petite nuance interrogative (cela fait moins partisan qui impose).
- Comment améliorer et préserver le système des retraites ?
- De quelle manière peut-on envisager/ améliorer le fonctionnement des collectivités locales ? (La suppression de postes inutiles, de conseillés ou de vice président de communautés de communes en tous genres (titres qui permettent aux élus locaux d’obtenir un complément de salaire), serait elle une bonne chose ?)
- Un grand emprunt est il envisageable et nécessaire (à quel taux) ? Si oui, que devra t’il financer, et comment sera-t-il remboursé ?
A la lecture de vos articles et propos, ici et ailleurs, vous n’êtes pas prêt, le carcan idéologique et partisan est encore trop présent pour ça. Mais on peut toujours espérer !
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« Persévérez donc avec fermeté et courage même et surtout sous les ricanements des bonnes âmes qui croient savoir que le bien commun n'est qu'une fiction et que le mal gouverne les affaires humaines. Ils ne croient pas au bien mais seulement au mal. »
Quel moment philosophique sur la lutte du bien contre le mal…Ca c’est digne de G.W Bush lui même ! (lol)
Tout d'abord les commentaires de corto74 et de Jen Sairien sont pour une fois convergents. Ils font la démonstration de ce que je disais à Jean François Copé. Le cynisme qu'il soit « réaliste » ou « idéologique » est toujours un peu méprisant sinon ricanant à l'égard de qui se tiens dans une position de bonne volonté, volonté bonne, pour ceux qui ne connaissent pas. En l'occurrence la volonté bonne et la poursuite du Sens du bien commun (l'intention bonne) usant de pratiques cohérentes de considération paraissent à certains comme naïves et certainement peu efficaces, moins que les « calculs » plutôt sombres et cachés qui seraient l'apanage des « malins », de droite ou de gauche.
Les ricanements de corto74 on les connais qui s'accordent avec des commentaires souvent « réalistes » et quelques fois percutants. (Tiens il a oublié de commenter la question du bien commun dans l'encyclique du pape).
Le regard de Jen Sairien est intéressant. Il me dit que je suis dans la position classique de la lutte du bien contre le mal avec l'exemple de Bush. Or c'est toute son analyse et son argumentation qui sont développées dans cette logique là. Il faut relire son commentaire pour comprendre le Sens de son regard. Ma position est exactement inverse, philosophiquement méthodologiquement et moralement. La culture du bien plutôt que la lutte contre le mal, sans naïveté ni complaisance pour faire court. Cela oblige à ne pas se contenter de dénonciations pour se croire campé dans le bien. Sur le plan politique cela donne la bonne volonté de Jean François Copé ou la vindicte interminable et inextinguible du PS.
Tout cela est d'actualité.
A suivre...
Ce type de proposition est totalement hypocrite en sachant que les commissions de l'assemblée ou du sénat travaillent ensemble, gauche et droite, sur tous les sujets importants, pouvant aboutir sur des projets de loi. Le fond des idées est sensiblement le même. Il n'existe que des appréciations d'applic ation qui font la différence entre une politique de gauche et une politique de droite. Donc pas de démagogie s'il vous plait. L'opposition peut jouer un rôle constructif mais laissez lui son rôle d'opposition!