Culture

«The Bling Ring»: tabloïds et amphétamines dans la vallée de San Fernando

Elise Costa, mis à jour le 20.10.2013 à 11 h 18

Retour sur le plus grand hold-up de la télé-réalité américaine, dont l’adaptation cinématographique par Sofia Coppola sort en DVD.

Emma Watson dans «The Bling Ring» de Sofia Coppola.

Emma Watson dans «The Bling Ring» de Sofia Coppola.

Sur l’artère maudite de Ventura Boulevard, à moins de deux miles du coiffeur où Britney s’est un jour rasé la boule à zéro, une caméra s’approche des néons roses d’un salon de tatouage. Une jeune fille fume sur le trottoir:

«Vous ne m’écoutez pas, je n’ai même pas de look! Regardez-moi: je porte un tee-shirt West!»

Le paparazzo insiste:

«Alors c’est quoi cette photo où on vous voit porter le pendentif de Lindsay Lohan?»

La gosse se décrispe:

«Vous voulez parler de mon collier acheté chez T-Mart? Il coûte 6,99 dollars!».

Mais Courtney Ames ne bronche pas trop quand le caméraman de TMZ plaisante sur le fait qu’en prison, on fait aussi des tatouages. A dix-neuf ans, elle est accusée d’avoir participé à plusieurs cambriolages sur les hauteurs d’Hollywood.

Avant de devenir un film de Sofia Coppola, qui sort cette semaine en DVD, The Bling Ring est un fait divers survitaminé: entre octobre 2008 et août 2009, cinq adolescents issus de la classe moyenne américaine décident de détrousser la jeunesse dorée des quartiers voisins. Un Bling Ring Gang —appelé aussi, de façon plus prosaïque, le Burglar Bunch (la bande de cambrioleurs)— fonctionnant comme une version menthe à l’eau des spring breakers d’Harmony Korine, et dont les victimes, les petits privilégiés de la vallée de San Fernando, se nomment Paris Hilton, Megan Fox, Orlando Bloom ou, donc, Lindsay Lohan.

Au 4345 North Las Virgines Road, Rachel Lee («l’américano-coréenne fashionista» du groupe) et Nick Prugo («le gay influençable») se rencontrent dans un bahut de Calabasas, où l’enseignement alternatif a pour mission de «permettre à chaque étudiant de se réaliser au maximum en tant que citoyen respectable afin de faire progresser la communauté et la société». Quand Nick Prugo débarque de l’Idaho, il est sous antidépresseurs et psychostimulants. Quelques années auparavant, c’était pourtant un môme encore bien dans sa peau, qui avait même décroché un rôle dans un docu-fiction télévisé intitulé Petites âmes perdues: les enfants possédés.

Mais dès lors que la puberté a entrepris son sale boulot, il s’est mis à dérailler: anxiété et troubles de la concentration ont fini par provoquer des absences scolaires à répétition. Nick Prugo vient donc de se faire renvoyer d’une école huppée dans laquelle il ne trouvait de toute façon pas sa place («Les élèves étaient du genre à conduire des BMW et moi, j’avais une Toyota», dira-t-il plus tard) quand il fait la connaissance, au lycée d’Indian Hills, de Rachel Lee, avec qui il passe des heures à se confier et disserter sur la mode, les tapis rouges et le stylisme. Un ailleurs quasi-inaccessible mais distant de seulement cinq bornes en bagnole: Calabasas se trouve en périphérie de Los Angeles, au nord-ouest d’Hollywood.

De gauche à droite: Emma Watson (Nicki Moore/Alexis Neiers), Israel Broussard (Marc Hall/Nick Prugo), Katie Chang (Rebecca Ahn/Rachel Lee) et Taissa Farmiga (Sam Moore/Tess Taylor).

Sur une idée de Rachel, les deux meilleurs amis vont se lancer dans le pillage des citadelles d’Hollywood, opérant d’abord en binôme pour le cambriolage des manoirs de Paris Hilton et Rachel Bilson. Une fois le duo rejoint par Diana Amaro («la brillante élève rebelle»), Courtney Ames («la fumeuse de joints étrangement dépourvue du sens de l’odorat») et Alexis Neiers («la junkie professeur de pole-dance à mi-temps»), un véritable MTV Cribs sous amphètes va se mettre progressivement en place.

«Tout était en ligne»

«Tout ce que ces jeunes ont fait, c’est recouper les informations: les emplois du temps, les adresses personnelles, ils ont tout eu grâce aux actualités diffusées dans les journaux, aux photos sur les sites d’agences immobilières et aux diverses indications postées sur Internet par lesdites célébrités. Tout était en ligne.» L’avocat d’Alexis Neiers est l’un des seuls protagonistes, sur les 39 personnes contactées, à accepter de me parler au téléphone.

Jeffery Rubenstein semble moins vouloir préserver la réputation de sa cliente que démontrer la facilité déconcertante avec laquelle des gamins de la vallée ont pu préparer leurs coups, parfois même avec l’aide des victimes. «Le problème, c’est que les jeunes célébrités veulent —ou du moins acceptent— toute cette attention qui leur est portée. Elles en arrivent à publier elles-mêmes un tas de détails de leur vie privée sur les réseaux sociaux.». N’importe qui avec une bonne connexion internet et une morale douteuse aurait aussi pu tracer l’emploi du temps desdites célébrités (grâce à Twitter et aux diverses news people) et se pointer devant leur porte (grâce à Google Earth).

Il est amusant de constater que Ben Affleck ou Natalie Portman ne figurent pas au tableau des cibles du gang, mais qu’on y trouve plutôt une majorité de starlettes surfant sur la vague de la réalité-fiction: Paris Hilton, l’héritière de l’empire hôtelier, s’est fait connaître avec l’émission de télé-réalité The Simple Life, diffusée sur la Fox; Rachel Bilson a joué dans la série pour ados Newport Beach, qui par ricochet a donné naissance au feuilleton The Hills, où Audrina Patridge jouait son propre rôle; quant à l’actrice Lindsay Lohan, ses apparitions dans les torche-culs et ses tweets énervés sont désormais plus notables que ses interprétations au cinéma.

Lorsque l’été 2009 touche à sa fin, le butin des Bling Ring Kids représente près de trois millions de dollars en sapes haute couture, bijoux et autres bagagerie de luxe —sans compter les soi-disant cinq grammes de cocaïne planqués chez Paris Hilton.

Virée shopping

Une virée shopping façon Burglar Bunch se déroule comme suit: après des repérages dans Google Images («Lindsay Lohan Rolex Bleue»), ils dressent grosso modo une liste puis tentent de localiser l’adresse du propriétaire. Grâce aux images satellites, ils se font alors une idée de l’agencement des lieux et filent direction la caverne d’Ali Baba.  

Sur place, ils cherchent en premier lieu un accès non sécurisé, comme une serrure mal fermée ou une trappe pour chien, puis entrent sans effraction. A chaque fois, les proies ont quitté leur domicile sans avoir branché leur système d’alarme, «parce qu’[elles se sentent] tellement en sécurité dans leur quartier résidentiel» (Paris Hilton) et «[n’imaginent] pas une seconde que l’on puisse [les] cambrioler» (Audrina Patridge). Un sentiment de sécurité qui va, pour Paris Hilton, jusqu’à laisser un double des clés dans un pot de fleurs ou sous son paillasson.

Un des membres de la bande fait parfois le guet ou se carre dans la voiture en attendant que les autres reviennent. Pendant ce temps, les autres font un petit tour, fouillent les méga-dressings, essayent les fringues bien rangées sur les cintres, ouvrent les tiroirs à la recherche d’argent liquide et glissent leurs trouvailles dans les sacs et valises du propriétaire avant de prendre la clé des champs. 

Dans une intrépide frénésie de consommation, ils retournent jusqu’à cinq fois au domicile de Rachel Bilson; une ruée vers l’or juteuse au point qu’ils se retrouvent à vendre une trentaine de ses sacs à main griffés sur la promenade de Venice Beach, pour cinquante dollars pièce. Un revolver 9mm chapardé chez Brian Austin Green et Megan Fox est revendu à Johnny Dangerous, le petit ami de Courtney Ames.

Les bijoux de Paris Hilton sont entreposés dans le garage de Roy Lopez Jr., un autre ami de Courtney, en attendant de trouver preneur. Pour le reste, les Louboutins, les Rolex de collection, les bagages Louis Vuitton et les robes de créateurs seront retrouvés sous les lits des enfants terribles. Ils s’habillent avec les vêtements volés dans les garde-robes des célébrités, décorent leur chambre de tableaux décrochés dans les maisons des stars, claquent leurs biftons en soirée ou sur Rodeo Drive. Ils sont devenus invincibles.

Ce qu’ils veulent, avouera Nick Prugo au moment de sa grande confession, c’est un avant-goût de «ce train de vie que tout le monde désire plus ou moins». Mais son anxiété le rattrape: il ne dort pas tranquille et devient si nerveux, dira son avocat, qu’il en perd ses cheveux.

Sur la photo d’identité prise au commissariat le jour de son arrestation, Prugo porte un tee-shirt rayé noir et blanc appartenant à Orlando Bloom. Trahis par les vidéos de caméra-surveillance, leurs vantardises éthyliques de fin de soirée et Facebook, lui et Rachel sont les premiers à être arrêtés. Rongé par les remords, Prugo passe à table, et les autres membres du Bling Ring voient un à un la police de Los Angeles débarquer dans leur chambre au petit matin.

TMZ remet le couvert

Nous sommes alors en pleine crise financière. Quelques-unes des victimes ne constatent la disparition d’objets qu’une fois retrouvés et signalés par la L.A.P.D. Il n’en faut pas plus aux esprits hargneux pour dire qu’ils n’ont eu que ce qu’ils méritaient.

Aujourd'hui encore, l’avocat Jeff Rubenstein n’en démord d’ailleurs pas:

«Publier l’adresse d’une célébrité n’est pas illégal dans ce pays, et ça ne le sera jamais, parce que ça fait partie de la liberté d’expression [inscrite au premier amendement de la Constitution]. Si une personne veut rester discrète, ce qu’elle peut faire, c’est mettre l’acte de vente de sa propriété au nom d’une société quelconque. Beaucoup de gens font ça.»

Mais si les palissades en béton armé ne suffisent plus à protéger l’infime parcelle de vie privée qu’il reste aux stars, quelle sera la suite?

C’est alors que TMZ, n°1 des tabloïds outre-Atlantique, propose à une Amérique en pleine gueule de bois de faire passer le mal de crâne en remettant le couvert: les photographes se mettent à traquer les gamins à la sortie de chez leurs parents, du commissariat ou du tribunal à coups de super-flashs. Ils mettent la main sur des vidéos où les suspects se filment en train de fumer un bong, où ils posent avec des liasses de billets verts devant leur webcam et font des grimaces en culotte.

Alexis Neiers devient ainsi l’héroïne d’une émission de télé-réalité diffusée sur la chaîne E! aux côtés de sa frangine, Gabby, de sa mère —ancien mannequin lingerie dans les années 80 qui leur fait cours à domicile— et de sa sœur adoptive Tess Taylor, une Playboy Cyber Girl. 

Pretty Wild devait, à l’origine, raconter les déboires de fêtardes de Los Angeles. Il n’était même pas sûr que la série dépasse le stade du pilote. Mais le premier jour où les caméras de E! Entertainment arrivent pour tourner chez Alexis Neiers, la police est déjà là pour l’arrêter.

Le synopsis de Pretty Wild est ainsi devenu l’histoire d’une famille new age qui tente de maintenir Alexis hors de prison pendant que celle-ci clame son innocence. Bien qu’elle n’ait participé qu’à un seul casse –celui d’Orlando Bloom et de sa femme top model Miranda Kerr–, elle devient le visage du Bling Ring.

«Une super histoire sur l’Amérique d’aujourd’hui»

«A l’instant où j’ai vu cette histoire sur l’Associated Press, j’ai su que c’était une super histoire sur l’Amérique d’aujourd’hui. Que c’était plus que des gamins barrés qui cambriolaient les propriétés des stars: il était question d’obsession de la célébrité, de l’importance des signes ostentatoires de richesse et de l’effondrement de la barrière séparant les "vrais gens" des personnalités connues, tel qu’on le voyait avec l’avènement la télé-réalité.» C’est ainsi que Nancy Jo Sales, reporter pour le magazine Vanity Fair, raconte par mail comment elle s’est intéressée à ce sujet, qui lui a permis de laisser à son tour une empreinte dans la pop culture américaine.

Dans «Vanity Unfair», l’épisode 6 de la série, on la voit interviewer Alexis Neiers pour son reportage à paraître. Mais à la lecture du papier, titré «Les suspects portaient des Louboutin», l’intéressée se met salement en pétard. «Elle écrit que je portais des Louboutin de 15 centimètres avec mon tailleur en tweed au tribunal alors que j’avais des Bebe Shoes à petits talons marrons, FUCKING BITCH!». S’en suit une scène surréaliste où elle cherche en vain à laisser un message sur le répondeur de Sales, sans cesse coupée par sa mère qui hurle des insultes par-dessus son épaule («Mais BOUCLE-LA! A chaque fois je dois le réenregistrer!»). A la fin, Neiers, dégoulinante de larmes, demande à tout le monde de fermer sa gueule pour pouvoir prier.

Parce que personne ne regarde la série, d’une vacuité affligeante (le site Gawker la qualifie de «pire programme télé jamais créé» où «la mère file de l’Adderall à ses filles comme s’il s’agissait de vitamines»), la séquence ne devient un moment d’anthologie qu’une fois retransmise dans The Soup!, une émission présentée par Joel McHale (Jeff Winger dans Community) qui aime à épingler les reality-shows nationaux. 

Tess Rafferty, qui y travailla en tant que scénariste entre 2006 et 2011, se souvient dans son autobiographie que «Pretty Wild se situait dans la tranche haute de ce que l’on pouvait attendre d’une telle émission en tant qu’auteur-humoriste. Dommage pour nous qu’il n’y ait eu qu’une saison, mais tant mieux pour le reste du monde. C’était plus irréel que divertissant, au final. Mais la télé-réalité en général est épuisante, il s’agit surtout de cris hystériques et de bips sonores pour couvrir les grossièretés… Et puis voir tous ces gens ne pas travailler et être connus pour rien, vous savez, ça vous donne envie de picoler».

Durant les cinq saisons de The Simple Life, Paris Hilton s’est incrustée, avec sa complice Nicole Richie et son micro-chien pourri Tinkerbell, chez des familles de classe moyenne. Elle y a fait la rencontre de «vrais gens» de l’Arkansas et a découvert les supermarchés Walmart, avant de servir des hamburgers chez Burger King devant les caméras.

Il n’est donc pas surprenant que des gosses ayant un statut social inférieur tentent d’inverser les rôles. Quand, une fois chez elle, Nick Prugo enfile les escarpins de Paris pour plaisanter (ils chaussent tous les deux du 44), il ne plaisante pas vraiment: il prend littéralement son pied. Idem pour Rachel Lee, qui s’accroche le «R» en pendentif de Rachel Bilson autour du cou. Et pour les autres participantes du Bling Ring, qui dérobent les soutifs et culottes de Megan Fox et Miranda Kerr.

Lorsque les lycéens deviennent à leur tour des méta-célébrités, le processus d’identification s’inverse: on note que Lindsay Lohan prend également de l’Adderall, ce médicament à base d’amphétamines prescrit à gogo aux Etats-Unis pour soigner les troubles de l’hyperactivité, à l’instar d’Alexis Neiers. L’actrice déclare à de nombreuses reprises qu’elle gagnera un jour un Oscar, tout comme la délinquante signale qu’elle sera un jour «une leader». Et qui, par la suite, se retrouvera incarcérée à la prison du comté de Los Angeles dans la cellule voisine à celle de Neiers, pour conduite en état d’ivresse? Encore Lindsay.

«Ce nouveau genre d’être humain qui n’est à l’aise que devant une caméra»

Susanna Howe, la photographe de Vanity Fair qui a immortalisé Alexis Neiers sirotant un milk-shake pour le fameux article de Nancy Jo Sales, admet que «la journée [où elle a pris Neiers en photo] était surnaturelle: ce nouveau genre d’être humain qui n’est à l’aise que devant une caméra reste une énigme pour moi» et que nous avons affaire à «une toute nouvelle culture». Et Sales d’ajouter:

«Notre culture est trop focalisée sur la célébrité et sur l’argent, cela affecte l’estime que les ados ont d’eux-mêmes et leurs aspirations.»

Ce que confirme Tess Rafferty:

«Bien sûr, il y a toujours eu des gens qui aspiraient à être connus, mais c’était avec l’idée qu’il fallait bosser pour y arriver. Maintenant, les gamins réussissent simplement en diffusant des vidéos sur Internet! Et soit dit en passant, j’accuse la sex-tape de Kim Kardashian d’être en partie responsable de ça.»

Dans son livre, Nancy Jo Sales compare les 1% de la population ultra-riche d’aujourd’hui (en référence au slogan du mouvement Occupy Wall Street «We are the 99%») à la monarchie de l’Ancien Régime avant la Révolution Française. Pas étonnant donc que Sofia Coppola, qui a réalisé le film Marie-Antoinette à Versailles en 2006, ait voulu adapter l’histoire au cinéma dès l’instant où elle a lu son article dans les colonnes de Vanity Fair.

Il ne s’agit pas tant de conter le désœuvrement sous le vernis pailleté de la cité des anges que de livrer cette fois le point de vue de l’autre partie, de la classe sociale opposée. Quitte à ce que le serpent se morde un peu la queue: Paris Hilton a prêté sa maison pour le tournage d’une reconstitution (elle aurait versé quelques larmes lors de la projection à Cannes), Brett Goodkin, l’un des inspecteurs de l’enquête, risque aujourd’hui sa place pour avoir été embauché comme consultant sur le film alors que les procès n’étaient pas terminés, et le sac-à-main créé par Sofia Coppola pour Louis Vuitton a été décliné en «pistache» et «bleu océan».

300 dollars les quinze minutes d'interview

Au moment de la sortie du film en juin, Rachel Lee —le supposé cerveau de la bande— était toujours en prison, où elle purge une peine de quatre ans. Diana Tamayo est désormais en liberté conditionnelle. Courtney Ames —qui, lors de l’une de ses comparutions, portait un pendentif appartenant à Lindsay Lohan—, a été condamnée à trois ans avec sursis et soixante heures de travaux d’intérêt général.

Après avoir passé trente jours derrière les barreaux, Alexis Neiers a fini dans un centre de désintoxication. Elle a rencontré son mari aux Alcooliques anonymes, a eu une petite fille et dévoue désormais son temps au soutien d’ex-alcooliques et toxicomanes. Elle a ouvert un blog pour raconter sa «vérité» et s’exprime parfois dans les médias avec l’aide de son attachée de presse du Colorado —300 dollars les quinze minutes de célébrité supplémentaire. Sa mère continue à commenter, sous forme de longues diatribes, les interviews de Nancy Jo Sales publiées sur le web.

Nick Prugo, quant à lui, a vu sa peine réduite pour bonne conduite et est sorti de prison en avril dernier. Sauf exception, aucun d’entre eux ne souhaite revenir sur son quart d’heure de gloire devant la presse aujourd’hui.

De même, aucune célébrité concernée n’a voulu répondre à cette simple question:

«Mettez-vous l’alarme avant de sortir, à présent?»

Elise Costa

Sauf mention contraire, les citations sont extraites du livre The Bling Ring: How a Gang of Fame-Obsessed Teens Ripped Off Hollywood and Shocked The World de Nancy Jo sales (HarperCollins, 2013).

Elise Costa
Elise Costa (96 articles)
Journaliste
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