Le Xinjiang n'est pas le Tibet (mise à jour)
Mais les émeutes d'Urumqi et de Lhassa se ressemblent...
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Les ressemblances ne manquent pas entre les émeutes de mars 2008 au Tibet et ce qui se passe ces jours-ci au Xinjiang. Dans les deux cas, la Chine est en pleine préparation d'un événement qu'elle veut absolument réussir. L'an dernier, c'était les Jeux Olympiques. Cette année, c'est le 60e anniversaire du régime communiste qui sera fêté le 1er octobre. Dans les deux cas, les troubles se produisent alors que les dirigeants chinois sont occupés hors du champ de leur gestion quotidienne. Quand Lhassa s'était soulevée, le gouvernement était accaparé par les dix jours de session annuelle de l'Assemblée Nationale Populaire. Dimanche 5 juillet, quand le chaos s'installe à Urumqi, le Président Hu Jintao vient d'arriver en Italie pour assister G8. Fait exceptionnel, il annule sa présence à cette réunion internationale et rentre d'urgence en Chine.
Rien n'indique que quiconque ait voulu profiter d'un moment de vide au sommet de l'Etat pour semer l'agitation dans une lointaine région chinoise. Mais tout laisse penser que les autorités locales ont du faire face sans pouvoir en référer aux plus hauts niveaux du pouvoir. Le manque de savoir-faire de la police chinoise quand elle a affaire à des manifestants s'ajoute alors à la très difficile entente entre Chinois Han (majoritaires dans le pays) et la population ouïgoure turcophone présente depuis des siècles au Xinjiang. Les premiers sont venus en masse habiter cette province autonome. Les seconds ne supportent pas ce qu'ils considèrent comme une colonisation.
«Rendez-vous compte», me disait cet après midi Umit, un Ouïgour d'une trentaine d'année, qui vit actuellement à Pékin:«nous n'avons même pas le droit d'être chauffeur de taxi au Xinjiang! Ce sont des emplois réservés aux Chinois Han». Il raconte aussi les stérilisations forcées pratiquées sur des ouïgoures par les élèves de l'école de médecine d'Urumqi. A ses cotés, une jeune femme arrivée le matin même du Xinjiang, est en pleurs. Elle vient d'apprendre par SMS que deux adolescents qu'elle connaissait ont été tués par des Hans voulant venger les leurs.
D'importantes réserves de pétrole, des mines, des tonnes de viande, expliquent que Pékin exploite ce territoire qui représente près d'un sixième de la surface de la Chine. Le Xinjiang, où commence le désert de Gobi et par où passait autrefois la route de la soie, a été rattaché à la Chine à la fin de l'Empire, en 1884. Au XXe siècle, pendant les guerres civiles, des seigneurs de guerre ouigours se sont rendus tristement célèbres en détruisant tout sur leur passage jusque dans des provinces chinoises du sud. En 1949, l'instauration de la République populaire ne contribue pas à une meilleure compréhension mutuelle. En 1960, lors de la brouille sino-soviétique, un demi-million de Ouigours passent la frontière pour aller en URSS: la propagande maoïste leur avait dit que les Russes avaient trahit le communisme et rétabli le capitalisme! Cruelle désillusion! De l'autre côté de la frontière on explique aux nomades ouigours que ce sont les Chinois qui ont trahit le communisme.
A la différence des Tibétains, les Ouïgours en colère contre Pékin n'ont pas de leader charismatique aussi doué que le dalaï-lama pour faire connaître leur cause à travers le monde. Une personnalité de grande classe, aujourd'hui en exil, s'est pourtant battue dans les années 90 pour défendre le maintien de la culture ouïgoure au Xinjiang: Rebiya Kadeer. Elle avait d'incontestables talents de chef. Ce qui lui a valu six ans de prison avant d'être expulsée vers les Etats-Unis où elle réside désormais. Umit la connait bien: «elle envoie des messages pour nous dire de ne pas nous mêler aux Arabes et qu'il vaut mieux compter sur le soutien des Américains et des Européens ».
Sans, semble-t-il, tenir une place fondamentale, l'Islam n'est pas absent des revendications ouïgoures. Tout au long des années 90, l'Arabie saoudite a investi dans des écoles coraniques et payé des équipements publics au Xinjiang. Pékin y a mis fin sans ménagement après les attentats du 11-Septembre et n'admet pas que ne soient pas rendus à la Chine les quatre Ouigours qui ont été détenus pendant six ans à Guantanamo après avoir été capturés en Afghanistan.
Pour expliquer le déclenchement de la révolte du 5 juillet à Urumqi, les autorités chinoises invoquent un complot monté hors de Chine. Rebiya Kadeer a répliqué en demandant une commission d'enquête internationale. Sur place, persuadée que l'agressivité ouïgoure est évidente, la police chinoise se montre coopérative avec la presse étrangère, ce qui tranche avec la fermeture du Tibet il y a un an.
Mais sur Internet, des nuances apparaissent: «Le Tibet hier, le Xinjiang aujourd'hui: si j'étais le gouvernement, je ferais une introspection», écrit un blogueur certes minoritaire. L'idée commence cependant à circuler que la politique chinoise d'intégration des minorités a de sérieux ratés. «Le Totem du loup», un livre paru il y a trois ans, décrivait comment la normalisation à la chinoise a totalement écrasé la culture traditionnelle de la Mongolie intérieure. Ce livre s'est vendu à vingt millions d'exemplaires (dont quinze millions piratés). Preuve que la question intéresse beaucoup de Chinois.
Richard ARZT
Image de une: manifestation à Urumqi, le 7 juillet. REUTERS/David Gray.
Mis à jour le 08/07/2009 à 10h54










































Qui connaît le peuple ouïgour ? Nos si célèbres et talentueux journalistes ont ils sortis de leurs poches un peuple inconnu pour faire vendre des journaux et des sensations ? Ont-ils préparés des articles qui de toutes façons n'intéresseront pas plus les foules en cette période de recueillement Jacksonien ?
On pourrait se poser bon nombres de questions sur le soudain éclairage qu'apporte cette révolte sur ce peuple méconnu et oppressé de Chine occidentale.
Nous avons l'impression que les journalistes ne s'intéressent pas à ce que signifie ce soulèvement mais plutôt à ce qu'il peut apporter : un émoi passager pour ce peuple opprimé qui est balayé par le dopage du Tour de France.
Qui se souviendra dans deux mois des révoltes du Xinjiang ?
Il faut que cette hypocrisie cesse. Les citoyens de notre pays semblent être apathique et sans âmes.
Notre devoir est d'apporter des éléments permettant de réfléchir.
Réfléchissons à la situation.
Nous avons trois possibilités :
-soit nous laissons faire comme nous en avons l'habitude. Nous sauvons nos relations avec la deuxième puissance économique mondiale : nous pourrons encore nous habiller (l'essentiel de l'industrie textile se trouve en Chine (cf : made in China). Piètre consolation mais qui suffira amplement à nos concitoyens qui n'ont pas l'habitude de réfléchir,
-soit nous optons pour une semi-stratégie d'opposition : nous aurons une brouille de 6 mois puis tout redeviendra à la normale
-soit nous nous opposons à cette politique. Les conséquences de celle-ci sont extrêmement importante : il n'est pas nécessaire de s'y opposer militairement mais économiquement. La Chine est un géant, certes, mais comme toute puissance économique, il craint les fluctuations commerciales. Si l'ensemble des pays européens se rassemblait pour entamer un blocus économique à la Chine, le gouvernement serait obliger de lâcher la pression.
Plusieurs conséquences contradictoires risqueraient alors d'apparaître :
-les peuples ouïghour et tibétain se libèreraient de l'oppression chinoise, mais à quel prix ?
Nous ne connaissons pas la façon de penser ouïghour : sont-ils vraiment tourner vers le fondamentalisme musulman ? Sont-ils prêt à respecter les droits de l'Homme ?
-de plus, il risquerait d'y avoir une implosion de la Chine, un sentiment national blessé et des risques de guerre inter-étatique.
Que devons nous faire ?
Même si nous devons déplorer la manière, nous devons LAISSER LA CHINE FAIRE CE QUI DOIT ÊTRE FAIT. Un semblant de régime communiste vaut mieux qu'un régime fondamentaliste religieux.
Que voulons nous ? Une implosion d'un état gigantesque disposant de l'arme atomique ou l'avènement inéluctable d'une démocratie responsable ?
A vous de choisir.
http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9nocide#Les_massacres_au_caract.C3.A8re_g.C3.A9nocidaire_controvers.C3.A9
Conquête de l'Algérie : selon Olivier Le Cour Grandmaison[21], la conquête de l'Algérie s'est traduite par l'extermination du tiers de la population, soit près d'un million de morts, du fait de causes sont multiples (massacres, déportations, famines ou encore épidémies), mais étroitement liées entre elles. Ce qui interdit de tenir les deux dernières pour des phénomènes naturels sans rapport avec la pacification meurtrière de ce territoire et témoigne de la dimension exterminatrice de l'entreprise.
Sous la Terreur, les massacres commis par les républicains, en particulier les colonnes infernales, pendant la guerre de Vendée en France, en 1793 et 1794, ont amené Gracchus Babeuf à parler de populicide. Dans les années 1980, ce terme a été assimilé par l'historien Reynald Secher à celui de génocide. En février 2007, une proposition de loi visant à la « reconnaissance du génocide vendéen » a été déposée à l'Assemblée nationale par neuf députés de droite[22] ; elle s'appuie sur les travaux de cet historien et ceux de l’écrivain Michel Ragon. Cependant, le caractère génocidaire de ces massacres demeure controversé (intention réelle d’extermination, critère réel de discrimination) et n'a pas remporté l'adhésion des parlementaires français.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Camp_de_Conlie
L'affaire du camp de Conlie soulève l’indignation générale en Bretagne. Le camp ne fut pas un camp de concentration mais il est présenté comme tel par les militants nationalistes bretons.