Monde

Les moines de Tibéhirine victimes d'une bavure?

Temps de lecture : 2 min

Un général français vient d'affirmer aux juges parisiens que l'armée algérienne était à l'origine de la mort des sept moines trappistes retrouvés décapités en 1996, quelques semaines après leur enlèvement. Les moines français de Tibéhirine (dans les montagnes de l'Atlas) auraient été victimes d'une «bavure» de l'armée algérienne, rapportent Le Figaro et Mediapart.

Les deux journaux expliquent que le général François Buchwalter a déclaré le 25 juin dernier, au juge d'instruction Marc Trévidic, que l'assassinat des sept moines  était une «bavure» commise par l'armée algérienne lors d'une opération en hélicoptères contre les maquis islamistes entre Blida et Médéa.

Outre l'attestation de cette bavure, soupçonnée depuis longtemps, le général Buchwalter, attaché de défense en poste à l'ambassade de France à Alger à l'époque et aujourd'hui en retraite, assure surtout en avoir informé les autorités françaises. Elles lui auraient demandé de se taire.

Selon la version officielle de l'armée algérienne, les corps des religieux trappistes enlevés quelques semaines plus tôt par le Groupe islamique armé (GIA), des terroristes algériens, ont été découverts dans un champ près de Médéa. Des têtes ont été rendues aux familles. Le père Armand Veilleux, procureur général de l'Ordre cistercien trappiste, aujourd'hui partie civile dans le dossier, avait exigé de voir les dépouilles afin de les identifier. Il a alors rencontré de nombreuses résistances et a dû insister auprès de l'ambassadeur de France pour obtenir gain de cause. Ce dernier lui a expliqué, sous le sceau du secret, que seules les têtes avaient été retrouvées.

[Lire l'article complet sur Le Figaro]

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