La théorie du déclin de Facebook

Depuis que Twitter règne sans partage sur la hype 2.0, Facebook semble un peu à la traîne. Signe d'un retournement de tendance, le site ElectronLibre publie une tribune inquiétante pour le réseau social, estimant que Facebook est l'«AOL du web 2.0».
AOL, c'est ce grand portail du début de l'Internet qui fournissait un outil de mail, un navigateur web et toutes les infos nécessaires pour que l'utilisateur reste sur ses pages. Depuis, ce modèle très fermé est tombé en désuétude.
Mais selon ElectronLibre, Facebook est sur la même pente qu'AOL: le réseau social qui fait tout pour garder les internautes sur ses pages «aura bien du mal, tout comme son aîné, à réfréner les désirs de liberté de ses utilisateurs. Pour un certain nombre d’entre eux, revenir sur une page Facebook est un peu une frustration, un peu comme lorsqu’il faut aller chez ses parents pour partager un bon plat dominical.»
A l'appui de sa démonstration, ElectronLibre estime que le statut Facebook, la fonctionnalité la plus populaire, est d'ores et déjà ringardisée par Twitter. De la même manière, le partage de musique perdrait de son sens avec un site aussi évolué que Spotify qui permet d'écouter une grande partie de la discothèque mondiale en streaming.
[Lire l'article complet sur ElectronLibre]
(photo de Une: Reuters)
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Mis à jour le 30/06/2009 à 10h10

























Comparer Facebook et Twiter est une lourde erreur de compréhension des aspects sociaux de ces deux plateformes. Leurs publics ne cherchent absolument pas les mêmes choses, ni les mêmes intéractions. Quelle analyse hâtive ! Pour le reste, je n'ai pas envie de m'étaler en explications, cet aritcle est juste une bétise.
Je pense que dans ce type d'analyse l'humilité doit être de mise. Souvenons-nous collectivement de Second Life qui allait révolutionner notre vie. Nous étions tous sur le point d'avoir notre avatar, ou plutôt notre meta identité dans des meta monde toujours plus nombreux. Puis advint Facebeook.....
Je souhaite longue vie à Twitter, Facebook et autres réseaux sociaux, mais me sens bien incapable de prédire leur devenir.
Totalement d'accord avec le commentaire net et sans bavure de "Plume" pour la compréhension de l'utilisation de ces plateformes.
Ne faisons pas d'amalgame entre un Portail Internet (AOL), un Réseau communautaire (Facebook), un site de blogging instantané (Twitter) qui se limite à des gazouillis de 160 caractères et une plateforme d'écoute musicale (Spotify) qui serait en quelque sorte la fusion entre Itunes et Deezer...
Les objectifs ne sont pas les mêmes, et je me risquerait même à dire que Facebook est le modèle le plus abouti de à ce jour concernant toutes les fonctionnalités évoquées ci-dessus >>> on s'échange des humeurs à l'aide des statuts, on s'envoie des mails, des infos commerciales, on se partage la lecture de vidéos et de morceaux musicaux (j'ai dit 'lecture' pas 'téléchargement' !), des articles de presse etc...
Je n'irai pas jusqu'à dire que cet article est une bêtise car au moins il contribue à nous faire réagir et à comprendre ensemble comment se structure le WEB 2.0
La question est intéressante. En effet, clairement, la volatilité des usages est particulièrement grande et peut transformer en quelques années un mastodonte en colosse aux pieds d'argiles (cf. AOL et dans une moindre mesure Yahoo).
Comparer Facebook et Twitter est plus que pertinent tant le second influence le premier et au delà influence le web en remettant sur le devant de la scène l'instantanéité dans les échanges. Plus encore, Twitter présente la caractéristique d'être bien plus qu'un média : un véritable écosystème.
Quand à Facebook, son positionnement et son succès ou échec sont fondamentalement liés à la compréhension de l'évolution des usage de sa communauté par ses dirigeants. C'est d'ailleurs pour cela que le site est tant guidé ces temps-ci pas ce qui se passe du côté de...Twitter.
Expliquer que cet article est une bêtise c'est simplement limiter les sites cités à leurs fonctionnalités apparentes et faire abstraction de ce qui fait la valeur intrinsèque de ces médias : leur capacité à développer de nouveaux usages, à s'adapter à ceux-ci et, au delà, à construire / développer un écosystème social et informationnel.