Un Grenelle à effet de serre
La mesure phare de la lutte pour la réduction des rejets de CO2 aboutit à les augmenter!
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Le Grenelle de l'Environnement a pour objet et pour effet l'interdiction du chauffage électrique dans les constructions neuves. Désastreux pour l'environnement, puisque le chauffage à l'électricité rejette bien moins de CO2 que les autres modes de chauffage - le fioul et le gaz - qui vont le remplacer. Désastreux aussi pour notre balance des paiements puisque fioul et gaz sont importés alors que l'électricité, nucléaire et hydraulique à 90% en France, est produite chez nous. Désastreux pour notre indépendance énergétique, puisque le changement programmé nous rendra plus encore tributaires du gaz russe ou algérien. Désastreux pour notre système énergétique, puisque les chauffe-eau à accumulation fonctionnent la nuit lorsque l'électricité est abondante et bon marché. Désastreux pour notre industrie enfin, puisque les milliers d'emplois de la filière du chauffage électrique vont disparaître.
Comment a-t-on bien pu en arriver là ? La loi stipule que les bâtiments qui vont être construits devront consommer moins de 50 KWh (kilowatt/heure) d'énergie primaire par mètre carré, trois ou quatre fois moins que les bâtiments existants. Voilà qui semble une mesure désirable, au moins pour l'environnement.
Pour son chauffage, un bâtiment consomme des mètres cubes de gaz, des litres de fioul, et des KWh d'électricité. Pour additionner ou comparer tout cela, il faut une seule unité, qui est le KWh. Pour le fioul et le gaz, on utilise des coefficients assez classiques qui convertissent mètres cubes de gaz et litres de fioul en KWh. Pour l'électricité, direz-vous, la chose est simple, puisque l'électricité est mesurée et facturée en KWh. Et bien, pas du tout, la réglementation dit que les KWh électriques comptent triple. Il faut multiplier les KWh électriques consommés par trois, ou plus précisément par 2,58. L'unité retenue par la norme n'est pas le KWh d'énergie, mais le KWh d'énergie primaire.
Le diable se cache dans le détail de cet adjectif. Cette façon de compter date du temps où l'électricité était fabriquée à partir du charbon ou du fioul. Il fallait en effet presque trois tonnes de charbon pour fabriquer la quantité d'électricité qui produit autant de chaleur que la combustion directe d'une tonne de charbon.
Ce faible «rendement énergétique», comme disent les physiciens, est évidemment compensé par les avantages spécifiques de l'électricité : il est plus facile de se raser, de s'éclairer ou de regarder la télévision avec de l'électricité qu'avec du charbon. Le coefficient de 2,58 n'était peut-être pas absurde autrefois, pour ramener l'énergie électrique à l'énergie «primaire» qui servait à la produire. Il devient indéfendable avec l'électricité d'origine hydraulique et nucléaire (90% de l'électricité en France), qui n'a rien de secondaire, et n'est produite par aucune énergie primaire.
Ce coefficient 2,58 n'a pas été introduit par les écologistes du Grenelle, mais il fait bien leur affaire, et ils le défendent mordicus. Le nucléaire est l'une de leurs trois bêtes noires, avec les OGM et l'automobile - les trois grands Satan. Interdire la construction de logements consommant plus de 50 KWh d'énergie primaire par m2 en affectant les KWh électriques de ce coefficient, c'est exiger un chauffage électrique qui consommerait moins de 20 KWh par m2, ce que personne ne sait faire. C'est donc interdire le chauffage électrique. C'est diminuer la consommation d'électricité. Et contribuer à l'un des objectifs affichés de la loi: «réduire la part du nucléaire dans le bouquet énergétique français».
Petit coefficient, grandes conséquences. On peut essayer de chiffrer l'une d'entre elles : l'augmentation des rejets de CO2. Les mesures prises obligent à construire des logements chauffés au gaz. Admettons que l'on construise 400 000 logements par an, soit environ 32 millions de m2, qui consommeront pour chacune des cinquante années à venir (à 50 KWh/m2) 1600 millions de KWh. Admettons également qu'en l'absence de ce coefficient, la moitié des logements seraient chauffés à l'électricité, qui rejette 55 grammes de CO2 au KWh ; et l'autre moitié au gaz, qui rejette 206 grammes de CO2 au KWh. Avec la loi dite du Grenelle, tous les logements seront chauffés au gaz. Un calcul simple montre que les rejets de CO2 vont augmenter de 0,14 million de tonnes. Par an. Soit sur les 50 ans de vie d'un bâtiment 7 millions de tonnes. La même opération se reproduira chaque année avec la construction de 400 000 autres logements. Au bout de 10 ans, l'augmentation annuelle des rejets de CO2 de ces 4 millions de logements sera, grâce à notre petit coefficient, de 1,4 million de tonnes par an. Calculez ce que cela fait sur 50 ans.
On nage dans l'absurdité. La norme de 50 KWh par mètre carré présentée comme la mesure phare de la lutte pour la réduction des rejets de CO2 aboutit à les augmenter ! Mauvais pour la planète, mauvais pour notre indépendance énergétique, mauvais pour notre balance des paiements, et mauvais pour notre industrie. Mais bon pour les ennemis du nucléaire.
Rémy Prud'homme
(Photo: Centrale Nucléaire, redjar / Flickr )
Mis à jour le 29/06/2009 à 16h52














































Cet article contient des erreurs IMMENSES et la thèse qu'il défend est HELAS totalement éronée. Hélas car les parlementaires liés au lobby nucléaire ont introduit un amendement qui indique que le seuil de 50 KWh d'énergie primaire par mètre carré sera modulé pour avantager le chauffage électrique et donc le nucléaire (bien sûr, ce n'est pas écrit tel quel, mais c'est bien ça le fond).
M Prud'homme a donc tort de se désespérer, son cher nucléaire n'est pas sapé par le Grenelle. Par contre, il faut rectifier des fautes gigantesques contenues dans cet article. Contrairement à une idée reçue, reprise sans réfléchir par l'auteur, le chauffage électrique est très fortement émmeteur de co2, même avec 80% de nucléaire (notons qu'il est déjà fortement producteur de déchets radioactifs).
Ce fait est reconnu par un récent un document (*) du RTE (Réseau de Transport de l’Electricité) et de l'Ademe (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie).
L'explication est simple et a été clairement démontrée lors de la vague de froid qui a frappé la France début 2009 : des millions de chauffages électriques démarrent en même temps et la consommation d'électricité est alors telle que les réacteurs nucléaires français, qui sont pourtant au nombre record de 58, sont très insuffisants. Du coup, ce sont des centrales thermiques (gaz, fuel, charbon), en France et à l'étranger (en particulier en Allemagne), qui sont mises en service et dégagent d'immenses quantités de CO2… pour approvisionner les chauffages électriques français.
Enfin, le couplet de M Prud'homme sur la supposée "indépendance énergétique" due au nucléaire est tout aussi absurde : de même que nous importons le pétrole pour mettre dans nos voitures, nous importons 100% du combustible nucléaire (l'uranium) pour mettre dans nos centrales. Indépendance énergétique = zéro. (Par contre, la politique néocoloniale de la France au Niger continue de plus belle, pour y piller l'uranium au détriment de l'environnement et des populations locales).
La question de l'énergie en général (et celle du nucléaire en particulier) est importante et doit être traitée avec sérieux.
Stéphane Lhomme
Réseau "Sortir du nucléaire"
(*) http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/CO2-Chauffage-electrique-RTE-Ademe.pdf
Erreurs immenses, fautes gigantesques.
Votre raisonnement exemplaire : en période de grand froid la demande électrique dépasse la production du nucléaire et il a fallu utiliser des centrales thermiques. vous voyez que la consommation électrique produit du CO2 nous dites vous. Fait reconnu par un récent document du RTE, de l'Ademe, explication clairement démontrée...
Vous êtes effectivement gonflé.
C'est bien la question de l'énergie en général que vous posez mais elle-même comme un aspect particulier d'un tout autre projet.
A l'auteur de l'article je confirme ce que je lui disais quant à l'usage de la raison qui sert pour arraisonner le chaland pas pour raisonner sur une quelconque vérité.
Note expert en propagande devrait nous éclairer sur les procédés du commentaire de Monsieur Lhomme qui s'y connait. Pas un mot, pas une formule, pas une construction de phrase qui ne soit calculée.
M. Lhomme a bien raison de dire que «la question de l’énergie en général (et celle du nucléaire en particulier) est importante et doit être traitée avec sérieux». Passons sur ses adjectifs et ses majuscules («erreurs IMMENSES», «fautes gigantesques»), qui n’ajoutent pas grand chose au débat, et revenons sur ses deux arguments.
Le premier est que l’électricité produite en France rejette beaucoup de CO2. Il n’est pas sérieux. L’électricité est produite à 80% avec des centrales nucléaires et à 10% avec des chutes d’eau, et pour 1% avec des éoliennes et des panneaux photovolataiques: rien de tout cela ne rejette de CO2. Restent les 10% produits avec du fioul et du gaz qui rejettent en effet du CO2, environ 550 grammes par KWh. Un calcul simple montre que cela fait une moyenne d’environ 55 g/KWh, qui est justement le chiffre que j’ai retenu.
L’idée implicite dans l’argument de M. Lhomme est que le chauffage, mais les anti-nucléaires disent la même chose de l’éclairage, intervient uniquement en période de pointe, lorsque fonctionnent les centrales au gaz. Elle ne correspond pas à la réalité. Les chiffres montrent qu’il y des centrales au fuel et au gaz qui fonctionnent toute l’année, même en été. Et le bon sens montre que le 10% produit par ces centrales-là ne peut pas suffire à notre chauffage et notre éclairage, qui font donc principalement appel à l’électricité nucléaire et hydraulique.
L’argument des importations allemandes ne manque pas de sel. La France importe en effet de divers pays européens et pas seulement d’Allemagne environ 10 TWh produits principalement avec du charbon, du fioul ou du gaz responsables de gros rejets de CO2. Mais cela représente seulement 2% de notre production, et on ne voit pas pourquoi ces électrons-là se dirigeraient uniquement vers notre chauffage électrique. Surtout, nous exportons vers ces même pays 60 TWh produits chez nous à bien plus de 90% sans CO2. Grâce à nos centrales, et à ces échanges, il y a donc moins, pas plus, de CO2 rejeté en Europe. Le plus drôle est de voir M. Lhomme, qui veut «sortir du nucléaire», reprocher à l’Allemagne, qui en est sortie, son électricité génératrice de CO2. M. Lhomme condamne l’exemple qu’il nous invite à suivre. En attendant, grâce aux centrales nucléaires qu’il veut fermer, la France rejette à peu près deux fois moins de CO2 par habitant ou par milliard d’euro de PIB que l’Allemagne.
Son deuxième argument est que la dépendance à l’égard de l’uranium est aussi grave que la dépendance à l’égard du gaz. Relevons d’abord en souriant une jolie contradiction: si le chauffage électrique est uniquement assuré par le fioul et le gaz, comme nous l’assure M. Lhomme dans son premier argument, alors ce chauffage ne consomme pas du tout d’uranium! Plus sérieusement, l’uranium compte pour quelque chose comme 5% du coût du chauffage à l’électricité nucléaire; le gaz pour quelque chose comme 70% du coût du chauffage au gaz (je n’ai pas vérifié ces chiffres, qui ne sont que des ordres de grandeur). Un doublement du prix des deux matières premières implique une augmentation du coût de 70% pour celui-ci, et de 5% pour celui-là. Détail pour M. Lhomme, mais pas pour les plus pauvres d’entre nous. Surtout, l’uranium est abondant dans le monde, et non pas concentré comme le gaz dans deux ou trois pays politiquement peu rassurants. Nous pouvons stocker de l’uranium pour dix ans, et du gaz pour trois mois. Enfin, les centrales nucléaires consomment de moins en moins d’uranium. Ce sont toutes ces différences qui permettent de dire que nous sommes dépendants du gaz, et pas de l’uranium.
M. Lhomme parle de mon cher nucléaire. Il se trompe. Le nucléaire n’est pas cher: 3 centimes le KWh, à comparer avec les 55 centimes le KWh qu’EDF est obligée de payer pour l’électricité photovoltaique. Par une loi qu’il approuve sans doute, et qui ronge notre pouvoir d’achat sûrement.
Il me faut donc repréciser mon propos, je me suis sûrement mal expliqué (il ne faut pas toujours voir les manquements chez les autres :-))
- M Prud'homme oublie que la consommation d'électricité varie énormément selon les saisons. La France est donc bien exportatrice d'électricité sur l'ensemble de l'année, mais elle est très fortement importatrice en hiver. Il est bien joli de "produire de l'électricité sans co2" (passons sur la production massive de déchets radioactifs) mais on est obligé d'importer massivement, à cause de l'option "chauffage électrique + nucléaire".
- Je n'ai jamais dit que les chauffages électriques français étaient exclusivement alimentés par les centrales thermiques (charbon, fuel). Au contraire, le nucléaire couvre une bonne partie de cette consommation. Mais le surplus de consommation (les "pointes", que le nucléaire est incapable de couvrir) suffit à générer d'immenses émissions de co2. Rappel : le chauffage électrique "charbon ou fuel" émet bien plus de co2 que le chauffage direct au gaz.
- Autre erreur IMMENSE (désolé !) de M Prud'homme : il avance que l'Allemagne est sortie du nucléaire. Hélas, c'est totalement faux : seuls 3 vieux réacteurs ont été fermés, il en reste encore 17 ce qui fait que l'Allemagne est encore un des pays les plus nucléarisés du monde ! Ce n'est pas parce que les Allemands ont eu la bonne idée de commencer à sortir du nucléaire que, miraculeusement, l'Allemagne est devenue un pays parfait ! Les gaspillages, la surconsommation, la recherche du profit au détriment de l'environnement (et du social) y sont toujours de mise...
- M Prud'homme prétend que le nucléaire ne serait pas cher sous prétexte que son combustible, l'uranium, n'entre que pour 5% dans le prix de l'électricité atomique (c'était d'ailleurs bien plus lorsque le prix de l'uranium a flambé, ce qui ne manquera pas de revenir, mais passons). Mais c'est tout le reste (en particulier la construction des réacteurs et le cycle du combustible) qui fait que l'électricité nucléaire est extrèmement chère. Si l'électricité est moyennement chère en France, ce n'est pas "grâce au nucléaire" mais grâce aux tarifs régulés. Les désastres des chantiers EPR (en Finlande pour Areva et à Flamanville pour EDF) démontre parfaitement tout cela.
- Les récentes nombreuses annulations de projets nucléaires sont dues à une seule et même raison : TROP CHER (hé non, ce n'est pas grâce aux manifs antinucléaires, même si nous avons raiosns de les faire) :
* Les Echos.fr - 05/12/08 - L'Afrique du Sud enterre son projet de centrales nucléaires
* Enerpresse - 25 mars 2009 - Tepco repousse la construction d’un réacteur
* Reuters - 23 avril 2009 - Ameren suspend toute initiative nucléaire (----> annulation d'un EPR dans le Missouri)
* Enerpresse - 20 mai 2009 - Exelon pourrait réduire ses commandes de réacteurs nucléaires (----> annulation de deux ABWR au Texas)
* Reuters - lundi 29 juin 2009 - L'Ontario suspend un projet de 2 réacteurs nucléaires
* Sans oublier un véritable séisme (je pèse mes mots) qui date d'hier et qui a anéanti une bonne part de ce qui restait d'avenir au nucléaire : l'administration Obama vient de ramener à zéro dollar (oui zéro) le budget du GNEP, le grand projet de l'administration Bush pour développer le nucléaire sur la planète.
Le nucléaire couvre 2% de la consommation mondiale d'énergie : une part infime (mais qui suffit à générer des problèmes incommensurables : risques, déchets, prolifération, etc) et EN DECLIN.
Le trio "carbonné" (pétrole-gaz-charbon) couvre hélas 85% de cette consommation.
Le seul espoir vient des renouvelables qui couvrent déjà 15% (oui : 8 fois plus que le nucléaire !), une part en augmentation exponentielle.
SL
est insignifiant. Votre goût pour les superlatifs et les jugements dans la démesure est révélateur. La où il a des problèmes vous faites des catastrophes, la où il y a des préoccupations vous voyez des faillites. Baissez-le son sinon vous allez ameuter tous les égarés de l'époque et il y en a.
Au fait il y a des expertises qui ne sont que des couvertures n'est ce pas?
Par contre, il est exact que le Grenelle soit "à effet de serre" : plus d'autoroutes, un aéroport du côté de Nantes, un circuit de formule 1 pour faire plaisir à Fillon... Si on ajouté à ça la continuation du nucléaire et des OGM, on peut dire "bravo le Grenelle !". Et à bas l'environnement....
Vous pointer l'incohérence apparente qu'il y aurait à réduire la consommation électrique pour diminuer l'effet de serre. Vous montrez que le résultat c'est la régression du nucléaire supposant qu'il faudra bien se chauffer avec du fuel ou du gaz. L'erreur de votre raisonnement tient au fait que vous supposez que la population poursuivra une certaine croissance, demandera un certain confort, et bénéficiera d'un certain progrès demandant une certaine consommation d'énergie.
Or la logique de vos bonnes âmes grenélisantes ce n'est pas cela. C'est la diminution de la population (Yves Cochet est contre le troisième enfant), la régression dans les conditions de vie et surtout la diminution drastique de l'utilisation de l'énergie quelle qu'elle soit. La stratégie de la tenaille, très utilisée, consiste à faire effort sur les deux machoires simultanément. D'un côté l'effet de serre et sa pression morale de l'autre l'anti-nucléaire avec ses arguments propres. Le reste c'est la méthode du cliquet un tour de vis pas-à-pas sur lequel on ne pourrait revenir. Toutes les autres formes d'énergie deviendront aussi condamnables ou bien tellement onéreuses qu'elles se restreindront d'elles mêmes. C'est déjà en cours (biomasse, éoliennes). L'augmentation des coûts fait partie de la stratégie (eau potable, ordures ménagères, énergie, etc.).
Vous pensez que la raison va se faire entendre mais avec des présupposés de civilisation classiques. Ici les raisons partielles que vous exposez ne sont pas liées par ces présupposés mais par un projet malthusien qui n'est pas un projet d'économie ou de pondération dans la gestion des ressources mais un projet de régression humaine qui donne sa cohérence à toutes ces irrationalités locales apparentes.
Vos arguments rationnels ne convaincront que ceux qui sont dans les mêmes présupposés. Mais le problème n'est pas là il est dans la vision de l'homme et du monde qui est sous-jascente.
On peut en dire deux choses qu'il s'agit d'un retour à l'origine (fantasmatique bien sur) là où la civilisation vise au grandir en humanité. L'autre c'est la malignité et la subtilité des procédés. Si le diable se révèle dans les détails il réside dans le Sens général et la cohérence réelle du projet d'ensemble. Diviser l'homme de lui-même tel est son projet par négation de son humanité. Effet de serres, stratégie de la tenaille, rappelez-vous. Ce n'est pas la raison qui viendra à bout d'un Sens, qui se cache bien sur, se nie même, comme le diable gagne en convaincant qu'il n'existe pas.
En dehors du discours surprenant de monsieur Lhomme (le nucléaire est à bannir car lorsque il n'arrive plus à satisfaire la demande des énergies produisant du CO2 doivent venir en relais) qui n'apportent que la preuve de l'obsession anti nucléaire de son auteur, ne serait-il pas souhaitable que quelques mesures simples deviennent obligatoires ?
Un exemple : l'installation de système de décompte individuel de l'énergie consommée dans un immeuble collectif est d'une telle complexité juridique que la plupart des demandes se heurtent dans les copropriétés à un refus de l'assemblée générale et à l'indifférence dans le parc locatif, les charges de chauffage y étant supportées par les locataires. Le résultat est que nombre de logements sont surchauffés, sans aucun système de régulation lors des absences, les fenêtres sont ouvertes alors que le système de chauffage est en fonctionnement. Ne peut-on rendre obligatoire de tels systèmes de décompte à première demande de l'un des copropriétaires et de façon systématique dans le parc locatif ? Cette mesure aurait des incidences immédiates sur le parc existant alors que les normes de consommation au m2 ne prendront effet que très progressivement au fur et à mesure du remplacement du parc immobilier. Ces normes n'empêcheront pas les consommations, même réduites, d'être du gaspillage si le chauffage continue à fonctionner en l'absence des occupants ou lorsque la fenêtre est ouverte.... La motivation aux économies n'existe que quand la facture est présentée individuellement.
Pour ce qui est des entreprises et des administrations ouvertes au public des contrôles de la norme de 19° devraient pouvoir avoir lieu de façon inopinée afin de faire prendre conscience des surconsommations.
Enfin le système anglais de publication sur le net des émissions infrarouges par photos aériennes permettrait à la fois à chacun de prendre conscience des émissions qu'il génère à travers son chauffage du ciel mais également à tous de connaître les pollueurs négligents.
Mon discours n'est pas surprenant, il décrit au contraire la réalité : l'option nucléaire se traduit pas des pollutions radioactives (déchets radioactifs, rejets chroniques et accidentels, mines d'uranium, etc), chimiques (rejets massifs dans les rivières), mais aussi de fortes émissions de co2, en particulier à cause duchauffage électrique. Enfin, ce que M Reynaud fait semblant de ne pas comprendre, c'est que l'option [nucléaire+chauffage électrique] est la CAUSE même du recours aux énergies fossiles....
Merci d'avance de m'indiquer comment vous vous chauffez l'hiver et vous éclairez la nuit puisque vous excluez 95% du recours à l'électricité (soit nucléaire soit utilisant des combustibles à effet de serre dans cette proportion) ? Comment alimentez-vous votre ordinateur et le serveur de votre site ?
En concevant des bâtiments à énergie positive, et éventuellement en ajoutant un simple poêle à bois pouvant constituer un excellent chauffage d’appoint au cas où…
Cette remarque, un des principaux "arguments" des pronucléaires, est le niveau zéro du débat. Oui, 80% de l'électricité que j'utilise est nucléaire mais c'est JUSTEMENT ça que je souhaite voir changer. Est-ce trop compliqué comme raisonnement ?
Par ailleurs, vous êtes tellement irradié que vous ne vous rappelez même plus que la majorité des gens ne se chauffent PAS à l'électricité (et que la majorité de ceux qui le font ne font que subir cette horreur qui a d'ailleurs mené des milliers de ménages au surendettement)
Pourquoi faut-il que le débat sur l’énergie soit systématiquement l’objet d’anathèmes lancés par des fanatiques qui manipulent les chiffres au service de causes extrémistes ?
Notre énergie électrique est aujourd’hui majoritairement nucléaire. C’est un fait qui présente des risques et des inconvénients (dont notamment l’extraordinaire fragilité d’un réseau de distribution hypercentralisé et le risque de contamination minime mais pas inexistant) mais aussi des avantages que souligne l’auteur de l’article.
Il est aussi souhaitable que l’on développe des énergies moins centralisés et renouvelables, qu’on améliore le rendement énergétiques des habitations (que l’on construit encore presque comme au temps du moyen âge à l’aire de la technologie et de l’industrialisation) , etc…
Mais il est hautement nécessaire dans une démocratie moderne que ce débat soit conduit dans la clarté et l’impartialité scientifique et pas dans l’assourdissement des hurlements d’orfraie de prosélytes irrationnels.
Sans me prononcer sur la pertinence de cette évaluation, je souhaiterais juste signaler que l'Etat paie, par la défiscalisation, la moitié environ des centrales au charbon récemment construites ou à construire en Nouvelle-Calédonie pour l'industrie du nickel, et qui vont émettre environ 5 millions de T de CO2 par an...
C'est d'abord à ce genre de "détails" qu'il faut apprécier la politique nationale de lutte contre le réchauffement climatique.
"Le coefficient de 2,58 n'était peut-être pas absurde autrefois, pour ramener l'énergie électrique à l'énergie «primaire» qui servait à la produire. Il devient indéfendable avec l'électricité d'origine hydraulique et nucléaire (90% de l'électricité en France), qui n'a rien de secondaire, et n'est produite par aucune énergie primaire."
Pour rappel, comme pour l'électricité produite à partir du gaz et du charbon, l'électricité produite dans une centrale nucléaire provient d'une turbine entrainée par un double circuit d'eau chauffé par la fission nucléaire dans le coeur de la centrale ; une énergie secondaire en somme.
Alerte : CENTRALE ELECTRIQUE AU GAZ : pollution air, pollution eau !
SVP : Parlez-en !
A l'heure où nos dirigeants disent vouloir développer les énergies plus respectueuses de l'environnement aux côtés du nucléaire sans les opposer (propos du Président de la République), voilà qu'un projet de construction d'une centrale électrique au gaz, très polluante, veut nous être imposé à Hambach en Moselle.
On nous annonce, tardivement, sans aucune information et consultation préalable que ce projet sera clos au 10 juillet. Nos élus de la CASC ont voté à l’unanimité en faveur de cette centrale qui rapportera 6 M€ de taxe professionnelle : l’environnement, notre santé ne font pas le poids…
Projet sur toute la France :
"Jean-Louis Borloo, Ministre de l’écologie et principal promoteur du Grenelle de l’environnement, a ainsi autorisé le 10 juin 2009 l’exploitation d’une unité de production électrique à Hambach et confirme la conformité de ce projet avec les objectifs environnementaux et énergétiques de la France. La France est obligée d’importer son électricité pour faire face aux pics de consommation électrique comme cet hiver. Les besoins de la France en électricité augmentent de 1,3% par an. Pour couvrir la demande en période de pics de consommation, la France a donc besoin de construire plusieurs centrales à cycle combiné gaz jusqu’en 2020 telles que celle du site de Hambach."
[source : Lettre d’information de la Communauté d’Agglomération de Sarreguemines et Confluences (CASC)]
http://www.agglo-sarreguemines.fr/FR/actualite.php?PAGEID=14&lang=FR&origineid=15&id_element=454
Quels dangers ?
Voir blog du collectif contre la centrale de Hambach : http://www.iblogyou.fr/CENTRALEELECTRIQUEHAMBACH
Responsable du Collectif contre la Centrale : Mr KUFFLER Michel, maire de HERBITZHEIM.
Yoann,
Woustviller 57
Je résume:
- Pas de centrale nucléaire
- pas de centrale au charbon
- Pas de centrale au gaz
- Pas de centrale au fioul
- Pas d'éolienne (c'est moche, ça fit du bruit et ça découpe en rondelle les pauvres petits oiseaux)
- Pas d'hydrolienne (les pêcheurs ne peuvent plus mettre leur filet à l'eau et ça découpe en petit morceau les petits poissons)
- Pas de feu de bois (ça pollue, c'est d'ailleur pour cela que c'est interdit à Paris)
http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1246.htm : La combustion de biomasse (feux de cheminée, feux agricoles et feux de jardins) est responsable de 50 à 70% de la pollution carbonée hivernale en Europe.
- Pas de barrage hydroélectrique
- Pas de centrale marémotrice (La rance)
- Pas de panneaux photovoltaïques :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Panneau_solaire#Aspects_environnementaux : Comme beaucoup de processus industriels, la fabrication des panneaux solaires présente des risques pour l'environnement, notamment en matière de réchauffement climatique ; par exemple, elle peut faire appel à l'utilisation de NF3, gaz ayant une contribution de 17 000 fois celle du C02 vis à vis de l'effet de serre. La présence de ce gaz, non réglementé par le protocole de Kyoto, augmente de 11 % par an.
A si, il reste la bonne vielle dynamo pour avoir de l'électricité et encore, c'est fatiguant, et il faut donc manger plus et qui dit manger plus dit sur-exploitation des sols, pollutions aux engrais, dégagement de méthane,...
Dans le dommaine de la science fiction on a les satellites artificiels réfléchissant les rayons du soleil dans les endroits où il fait nuit... mais ça perturbe les annimaux puisqu'il fait jour en pleine nuit et surtout ça donne de la lumière mais pas d'électricité pour les ordinateurs...
Il y a aussi l'énergie houlomotrice (des vagues) mais au fin fond du tadjikistan, de la république centrafricaine, ou de la bolivie, difficile de trouver des vagues sans compter que pour l'instant c'est pas au point
Bref, je fais quoi pour avoir de l'électricité et me connecter sur Slate?
Je recopie la première phrase : Le Grenelle de l'Environnement a pour objet et pour effet l'interdiction du chauffage électrique dans les constructions neuves.
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J'en déduis que les nouvelles constructions garantiront une meilleure isolation thermique permettant de réduire voire supprimer le chauffage électrique donc elles consommeront moins d'énergie.
Quoi qu'il ne soit, est-ce si difficile de juste mettre un pull ou tout autre vêtement quand on a un peu froid chez soi plutôt que par facilité, paresse, habitude, d'augmenter le chauffage ?
Oui, cela doit être très difficile.
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Comment puis-je ici oser attaquer un " droit acquis " ?
A ce que je sache, nous ne vivons pas dans des régions si froides malgré quelques pics de froid.
Il me semble tant à travers cet article, que quelques réponses ou les discussions avec des collègues et connaissances qu'il soit extrêmement difficile de changer de comportement ; chauffage, chauffage !
Peut-être, pour changer et laisser une chance aux générations futures, il serait opportun d'ores et déjà d'éduquer et former les tout jeunes enfants (pour les autres, c'est trop tard) -) à un autre style de vie plus simple ou frugal.
Mais j'entends déjà les mots comme liberticide sonner à mes oreilles.
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Je ne pense pas que le Grenelle ait un effet de serre à lui seul. Juste nos comportements que nous refusons de changer.
Nous en crèverons de nos droits acquis.
Mais je persiste à penser que lorsque le contexte change, rien n'est acquis.