France

Karachi: la justice a «oublié» la piste financière

Temps de lecture : 2 min

La piste financière dans l'attentat de Karachi continue d'alimenter la polémique. Libération a révéle ce jeudi 25 juin que la justice française avait fait de «curieux oublis» avant que l'affaire rebondisse récemment: l'hypothèse d'un lien entre l'attentat et les contrats portant sur les sous-marins Agosta 90B était évoquée dans le dossier dès 2002.

Le 2 septembre 2002, Philippe Japiot, un cadre de la DCN (Direction des constructions navales) envoie une lettre au juge Bruguière: «C’est à raison de l’exécution de ce contrat que les onze ingénieurs et techniciens ont été assassinés dans des conditions particulièrement odieuses et que douze de leurs collègues ont été gravement blessés dans l’exercice de leur mission.»

Randal Benett, responsable du service de sécurité diplomatique de l’ambassade des Etats-Unis au Pakistan, a lui aussi alerté les enquêteurs français, sans que son témoignage ne soit réellement pris en compte: selon l'Américain, les enquêteurs pakistinais n'imputent pas l'attentat à Al-Qaïda mais plutôt à la coopération bilatérale pour la vente des sous-marins. Seul un mail de Randal Benett a été inclu dans le dossier, mais sans que celui-ci soit interrogé par les juges français.

[Lire l'article complet sur liberation.fr]

(Photo de une: Jacques Chirac décore les cercueils des onze Français tués dans l'attentat à Karachi du 8 mai 2002 / Reuters)

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