France

La CGT déloge des sans-papiers avec des lacrymos

Temps de lecture : 2 min

Après quatorze mois passés dans les locaux de la Bourse du Travail à Paris, les travailleurs sans-papiers en ont été délogés, mercredi 24 juin, par des gaz lacrymogènes. A l'origine de ce coup de force? Le service d'ordre de la CGT.



Le bâtiment, situé à deux pas de la place de la République, abritait en permanence 400 à 500 travailleurs africains sans-papiers mais pouvait parfois en abriter près de 2000. La CGT, qui dispose du bâtiment en co-gestion avec la CFDT, FO, la CFE-CGC, l'UNSA et Solidaires, souhaitait d'abord récupérer son lieu de travail. Ainsi, après plusieurs semaines de menaces, la CGT a envoyé «quelques dizaines de militants», membres de son service d'ordre: «Après avoir essayé en vain de négocier pendant des mois, nous avons décidé de mettre un terme à une occupation qui était devenue un squat (...) et ce sans faire appel aux forces de l'ordre», justifie Patrick Picard, secrétaire général de l'Union départementale de Paris.

C'est donc la méthode qui a choqué: les témoins - occupants, passants ou commerçants - décrivent tous la même scène, très brutale. Vers 12h30, une trentaine de gros bras «au crâne rasé», brassard orange au bras, ont débarqué armés de «bâtons» et de «bonbonnes de lacrymo», le visage protégé par des masques et des «lunettes de piscine»; certains des témoins sont choqués et parlent d'une «vraie milice», d'un «commando».

Quelques heures après ce coup de force, et après l'arrivée des forces de police et des pompiers, les sans-papiers ramassaient encore leurs dernières affaires sur le trottoir, sans savoir où ils allaient passer la nuit.

[Lire l'article complet sur Libération.fr]

(Photo: CGT, poil0do / Flickr)

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