A Versailles, Guaino contre Séguin
Le président de la Cour des comptes est devenu le premier opposant à la politique économique présentée lundi par Nicolas Sarkozy à Versailles.
- Henri Guaino en 2009. Philippe Wojazer / Reuters -
Cela ne vous a pas échappé: le discours de Versailles du président de la République a signé la victoire complète d'Henri Guaino. La rigueur est bannie, l'emprunt est béni. Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy a écrasé son adversaire depuis deux ans: François Fillon, le rigoriste Premier ministre qui avait déclaré sitôt en place «la France est en faillite» et qui durant toute la crise a eu le pied sur le frein. La relance française de l'automne portera la marque de Matignon: doucement! doucement! on anticipe principalement des dépenses prévues. Le «stimulus» français est en effet le plus faible d'Europe après l'Italie, selon le FMI: 1,5% du PIB, contre 3,7% en Allemagne et 6,3% en moyenne (chiffre qui comprend le coût des nationalisations de banques). Récemment le Premier ministre a évoqué «la sortie de crise qui s'amorce» et la nécessité de, déjà, ramener la toile.
Henri Guaino a bondi! Immédiatement, il est allé dire sur Europe 1 que «la crise n'est pas finie» et qu'il n'était pas question d'abandonner les efforts de relance, au contraire. Il annonçait d'ailleurs qu'une semaine plus tard, à Versailles, le président Sarkozy allait fixer la ligne.
La ligne, c'est la sienne. Nettement, clairement, le discours de Versailles est une défaite pour le Premier ministre qui, comme dans les républiques socialistes de naguère, reste en place pour faire la politique contraire à la sienne. L'emprunt annoncé est un deuxième plan de relance et, surtout, une manière de profiter de la crise pour oublier Maastricht et dépenser pour «financer l'avenir». Ce qu'il n'a pas été possible de faire en mai 2007, dépenser, la crise le permet: vive la crise!
Balladur contre Séguin
Henri Guaino savoure sa revanche. Mais comme on n'est jamais trahi que par les siens, elle va être de courte durée. Car l'amusant de toute cette politique économique zigzagante que mène le pouvoir en place, est que l'affaire se joue entre amis, et, plus amusant encore pour le balladurien qu'est Nicolas Sarkozy, entre des ralliés du clan d'en-face, celui de Philippe Séguin. La mémoire vous revient? Suivez le fil. Deux camps se disputent au RPR sous Jacques Chirac: Balladur à droite contre Séguin à gauche (pour schématiser). Le président du parti puis de la France, Jacques Chirac, alterne perpétuellement entre l'un et l'autre (la conduite économique à brusques coups de volant est une marque de fabrique du gaullisme depuis le Général qui n'a jamais eu de conviction bien nette en cette matière subalterne).
Henri Guaino est du clan Séguin. Personnage méditerranéen sympathique, il a, lui, tenu une position plus stable que ses camarades, celle toujours ingrate car «celle des cocus» comme disait Edgard Faure, celle du «gaullisme social». Nègre de Jean-Marie Messier pour les interviews de Chirac dans la campagne 1988, conseiller de Philippe Séguin président de l'Assemblée puis éphémère Commissaire au Plan, il entre à la Cour des comptes et devient le principal auteur des discours du candidat, puis du président Sarkozy. Il est gaulliste plutôt souverainiste: comme Séguin, il se prononce contre le Traité de Maastricht. Il est «de gauche», genre étatiste et dépensier, son modèle de ce côté-là est Chevènement.
François Fillon est lui aussi au départ de l'écurie Séguin. Il faisait partie des «rénovateurs» de la droite au début des années 80, peu satisfaits du «looser» Chirac. Grâce à Séguin, il entre au gouvernement en 1993. Il bascule un moment pro-Balladur en 1995 mais revient auprès de Séguin, quand celui-ci est président du RPR en 1997 avec comme secrétaire général... Nicolas Sarkozy. On s'y perd un peu, j'avoue. Mais Fillon ensuite se tiendra à la ligne «raisonnable», comme dirait Balladur.
La gifle du père
Au Château (l'Elysée), Henri Guaino a eu des hauts et des bas (le fameux discours de Dakar), mais finalement il a su conquérir l'oreille de Nicolas Sarkozy, celui-ci ayant, au fond, des convictions étatistes et des reflexes dépensiers.
Versailles, le refus de la rigueur, la distinction fumeuse entre «bons» et «mauvais» déficits, une nouvelle relance, c'est du Guaino. On rit un peu au passage parce que le dit Guaino avait, ces derniers mois, poussé à ressouder l'axe franco-allemand pour rejeter les demandes d'Obama et de Strauss-Kahn réunis (vous suivez toujours ??) pour des plans de relance plus forts en Europe. Mais à l'impossible cohérence de pensée, nul n'est tenu, voilà notre Henri Guaino revenu sur ses bases: la dépense.
Et paf! Voilà que papa le gifle! Le lendemain de Versailles, et de l'annonce à coups de tambour d'un nouveau plan «d'investissements pour l'avenir», la Cour des comptes, présidée par Philippe Séguin, publie un rapport au canon. Feu sur ce qu'on doit appeler: «l'emprunt Guaino»! Le rapport fait état «d'accélération» de la dégradation des comptes publics depuis 2008, début de la présidence Sarkozy. Dégradation «générale» et qui touche «toutes les administrations». Le déficit atteindra 7% du PIB cette année et la crise n'est responsable que de la moitié: sans elle, le déficit serait déjà de 3,5%, au dessus de la barrière bien connue de 3% de Maastricht (oui, ce Maastricht honni de Séguin, vous suivez encore?). Le trou est «bien au-delà des estimations du gouvernement», avertit le rapport. Un vrai tir de barrage.
Alors que Guaino (Sarkozy) a rejeté toute idée de relever les impôts, Séguin jette qu' «un ajustement est obligatoire», si l'on veut éviter que le déficit parte à la dérive et «que la dette s'emballe» à 90% du PIB en 2012 et 100% en 2018, voire de 200% en 2040, ajoute Séguin. Le rapport demande des coupes sévères de dépenses (70 milliards d'euros d'ici à 2012) et, comme c'est impossible, à défaut, un relèvement des prélèvements de la sécu et des impôts. En clair, la Cour des compte demande exactement un anti-Versailles et Philippe Séguin, qui n'a rien d'un facétieux, conclut: «il va falloir payer plus pour rembourser plus».
Le rapport n'aura qu'une destination, rassurez-vous: la poubelle. Mais à le lire, on s'amuse bien: les gaullistes sont de sacrés cocos.
A défaut d'être sérieux.
Eric Le Boucher
Image de une: Henri Guaino en 2009. Philippe Wojazer / Reuters
Mis à jour le 24/06/2009 à 17h28














































Article savoureux. En tant que citoyen, j'essaye de vivre en bon père de famille. En même temps, je vois l'Etat dépenser sans contrôle et m'endetter moi qui ne le suis pas (47400 € par actif !). Et tous ces gens qui nous gouvernent vivent sans jamais rien payer de leur poche et se contentent d'être élus ou de courtiser les élus. N. Sarkozy, en 15 ans passés au pouvoir, a-t-il seulement créé un seul emploi qui ne soit pas financé par la collectivité ? Probablement non. Nous n'avons plus qu'à prier pour que Standards and Poors dégrade au plus vite la notation de notre pays.
par habitant n'est qu'une vue d'esprit, ce qui est important c'est ce qu'on fait de l'emprunt. (on parlait de cela dans ls années 80 sur la "dette du tiers-monde" - surtout de la dette extérieure brésilienne - et on est où de cette histoire ? Cesdettes sont mortes de morte naturelle. Au moment que l'économie de la nation montre de signes d'une vraie dynamique cesdettes s'effacent sans douleur.
Continuer à baisser les impôts de ceux qui n'ont pas besoin en remplissant leurs comptes "numérotées" dans des paradis fiscaux cela oui, c'est courir à la catastrophe.
La France a les capacités, mais choisie mal ses dirigeants depuis pas mal de temps - depuis 2002 au moins.
ELB est "on fire" !!
Dites moi, je me trompe, ou vous n'êtes pas fan de Mr Guaino ?? (moi non plus... il se croit malin, mais fait tout à l'envers... m'enfin bon, c'est un autre problème, de toute façon, peut de chance qu'il vienne me demander mon avis !!)
En tout cas, je suis d'accord avec Seguin ! on va droit dans les emmerdes, et le mur se rapproche.
Augmentation d'un point de la TVA (+15 milliards), suppression du bouclier fiscal et des heures sup defiscalisées (+3 milliards, mais quel symbole !), augmentation de la tranche supérieure de l'impôt sur le revenu (+2 milliards), suppression des niches fiscales (+5 milliards), suppression des allègements/exonérations de charges pour les entreprises qui en profitent (+ quelques milliards encore), même en cumulant tout ça (et franchement, ce ne serait pas de l"austérité", juste un ajustement pour que l'état arrête de vivre au dessus de ses moyens...), il reste encore du déficit ! mais il y en aurait un peu moins...
Les gaullistes ont jamais été doué en économie... dommage, parce que les socialistes post-mitterand l'étaient eux ! mais bon, personne ne veut voter pour eux, alors pleurons un bon coup :)
C est le calcul de la Tribune sur le blog de P.H. de Menthon de la dette par personne à ce jours Jboss est loin du compte. Il a raison que la note de la dette soit dégradé au plus vite qu'on arrête ce masacre.
La dette publique cumulée est de 1400 Milliards et les français 65 millions, la division donne 21 500 € par "tête"...
Le déficit social 2009 : 20.1 Mds €, le double de 2008, lequel était à peine supérieur à celui de 2007... soit une soixantaine de Mds € non financés à ajouter au déficit public ; la dette par capitation passe ainsi à 22 500 €, ce qui devient important sans donner beaucoup de sens à ce constat puisque 50 % de la population est en-deça du seuil de pauvreté avant prestations familiales...
Le dicton : qui paie ses dettes s'enrichit ! (lire :"il faut mieux gérer les transferts financiers publics et sociaux") est plus que jamais d'actualité.
La population active était en 2007 de 27 843 000 personnes en France (insee), va pour 28 millions.
Je vous propose de reprendre votre calcul sur cette base, les bébés et les vieillards, tous nombreux, sont à retirer du calcul, les premiers étant déjà à la charge de leurs parents et les seconds à la charge de leurs enfants, qui sont les parents des premiers... vous me suivez ?
J'inclus les chômeurs indemnisés qui bénéficie d'un salaire reporté.
1400 milliards divisés par 28 millions donnent 50.000 €/personne.
La dette de la Sécu est, malheureusement, de près de 110 milliards d'€ soit un total deprès de 4000 €/personne.
Soit un total de 54 000 € par personne... plus 20 € par jour en rythme annuel pour avril dernier. La dette de l'Etat augmente en ce moment de 600 millions d'€ par jour calendaire.
Bonne journée ;-)
"...le discours de Versailles est une défaite pour le Premier ministre qui, comme dans les républiques socialistes de naguère, reste en place pour faire la politique contraire à la sienne."
Certes, mais on pourrait aussi ajouter que ce genre de "figure imposée" n'est pas une exception sous la Vème République. Souvenons-nous de l'exemple le plus célèbre, celui du premier Premier Ministre, Michel Debré, conduit à oublier ses convictions en faveur de l'"Algérie française" pour gérer son "autodétermination", puis son indépendance. Il y a eu d'autres situations de ce type, moins éclatantes, mais tout aussi réelles.
Savoir "manger son chapeau" fait partie des servitudes du métier de Premier Ministre, mais encore faut-il, pour que la charge soit supportable dans la durée, qu'il y ait de temps à autre des moments de grandeur. Par les temps qui courent, c'est sans doute rare.
Si les socialistes post-mitterrand étaient aussi bons que vous le dites, sans doute, seraient-ils a la place de celui que vous décriez à chacun de vos commentaires. L'apohéose de ces mêmes post-mitterrand fut Lionel Jospin et son équipe... Si bons qu'ils laissèrent le FN leur brûler la politesse.
Les gaullistes n'ont jamais été bons en économie ! Sans doute Raymond Barre (par exemple) n'était-il que roupie de sansonnet à vos yeux !
Refiscalisation des heures sup, je ne sais pas. Mais le bouclier fiscal, encore une fois ne représente en valeur que 458 millions d'euros. Quant à votre série de chiffres et de +x%, j'aimerais bien savoir où ils ont été pêchés... Dans le rapport de Seguin ? Lui qui s'amuse à nous faire des pronostics sur 2012, 2018 ou 2040. Je vous rappelle que, comme les autres le dit-Seguin n'avait pas plus que les autres prévu cette crise et son ampleur.
Mr Le Boucher n'est pas un fan de Guaino, mieux encore, il n'est pas fan de tout ce qui ne va pas dans le sens de sa pensée très à gauche. Aujourd'hui, il fait appel à Seguin pour étayer sa bien-pensance. Ce faisant, il espère qu'en citant Seguin , homme de droite (?), il peut instiller un doute: "voyez, même à droite, certains s'élèvent contre Guaino-Sarko".
Du deficit, certes, mais avez-vous, Mrs Julien_G, Jboss et Le Boucher, de meilleures propositions ( concrètes et réalistes) pour nous sortir de cette mouise. Les deficits sont une réponse conjoncturelle et à court-terme pour nous éviter l'enlisement, pour contrer cette crise.
JM Sylvestre, chroniqueur économique, pas vraiment à droite, pas plus mauvais, ni meilleur que Le Boucher, disait ce matin que les investisseurs ( etrangers et institutionnels ) avaient toute confiance en la France et en sa capacité a rembourser demain ses dettes, y compris, un futur emprunt national. La France n'est pas le Nicaragua ou l'Argentine, il y a encore des gens plus avertis que Seguin, Le Boucher, les socialistes qui lui font confiance, ne vous en déplaise !
Ne soyez pas si gris, essayez de positiver un peu et de ne pas voir que du noir chez vos ennemis d'aujourd'hui...
Cordialement,
Sous prétexte que vous n'avez pas d'idée, celles de Sarko/Guaino seraient les bonnes.
Voilà une idée : que la sécu. ne rembourse un médicament que sur la base du prix de son générique. Une mesure aussi simple n'est proposée par personne et rapporterait plusieurs milliards d'Euros. Ou bien que la formule de calcul du prix du gaz soit enfin rendue publique, qu'on ferme enfin tous les haras nationaux, qu'on arrête de bloquer la 4ième licence de téléphone mobile... Mais non, il vaut mieux définir de nouvelles dépenses à financer, donner le RSA ou une allocation d'autonomie ou un pécule à tous les jeunes (ils parlent de 5000 €, quelle idée génial, pourquoi pas 10000 ?).
Les gens dont vous admirez les id&es sont dans un monde où leur revenu est de l'argent de poche, ils puisent dans les caisses publiques sans connaître la valeur de l'argent, ils donnent 300 000 € chaque année à JP. Pernaud pour qu'il fasse des rallyes !
Tient, une dernière idée, que les élus soient contraints de publier leur patrimoine.
Celui qui ne vit pas sur le dos des autres
qu'on ferme enfin tous les haras nationaux,
Vous n'aimez pas les chevaux ? C'est un patrimoine culturel.
Mon cher Corto, je commence par vous dire qu'être placé à même niveau (?? !!) que Mr Le Boucher, même si ce n'est "que" la réaction d'un lecteur (et une fois chroniqueur) de Slate.fr, me touche énormément. Maintenant, revenons sur ce que vous dites...
Raymond Barre était certainement très bon, mais il était là au mauvais moment... par contre, il était presque aussi proche de la gauche Mitterandienne que de la droite Chiraquienne ! Quand à Jospin, ce ne sont pas ses réussites économiques qui ont amené le 21 avril, mais son incapacité politique à se mesurer au "roi" Chirac !! Il a déconné, l'a reconnu, mais plutôt que de se remettre au boulot, il a préféré se casser... tant pis pour lui et pour nous !
Le bouclier fiscal reste une mesure symbolique (encore qu'un demi-milliard, ce n'est pas rien...), quand aux "paquet fiscal", son cout est estimé à 2-3 milliards/an. Pour les autres chiffres, ils sont pris : pour la TVA, partant d'une base de 150 M€ (un peu augmentée, mais on est proche de ce chiffre), l'augmentation d'un point/un point et demi permet un gain de 7.5 à 12 M€ en revenant sur la stupide baisse à 5.5% pour les restaurateurs, les chiffres sont bons. Pour les autres chiffres donnés, ils sont régulièrement cités (niches fiscales, etc.) dans les grands quotidiens. Les chiffres ne sont pas parfaitement exacts, les ordres de grandeur, si !!
Mr Le Boucher à gauche ???? Peut être, mais dans ce cas, il le cache si bien qu'il n'a (malheureusement) pas grand soutien dans la gauche que je côtoie (des ségolénistes, personne n'est parfait, mais tout de même...).
Des réformes concrètes pour sortir de la mouise ?? j'en ai quelques unes (développées suite à notre dernière envolée lyriques... vous pourrez les retrouver, je crois que c'était l'article sur les fonds vautours), et ce ne sont que des prémisses d'idées !
La France, tout comme les USA, est très loin de voir sa "note" se dégrader. Là dessus, nous sommes d'accord (et je n'ai jamais dit le contraire !). Mais à courir le déficit comme nous le faisons, outre l'augmentation importante des intérêts de la dette qui limitent de plus en plus nos marges de manœuvres (merci à la BCE pour un taux de 1%... quand il reviendra à 3-3.5, on aura mal !), le déficit structurel, lui est trop important pour se "lacher" avec un nouvel emprunt populaire ! Balladur l'a déjà fait, les résultats ont été mitigés... dans une période bien meilleure que l'actuelle !
De plus, utiliser cet argent pour "sauver les entreprises en faillites", ou les "internats d'excellence" est une aberration que vous devriez comprendre ! Les banques françaises s'en sortent relativement bien, les entreprises autre que bancaires qui sont sur le point de couler devraient couler !! (et être rachetées, restructurées, bref, du capitalisme de base)
Alors OUI, la France est loin de la faillite ou d'une dégradation de sa notation (quelques années ?? allez, je me moque ! :) ), mais NON, ce n'est pas une raison pour ne pas "critiquer" intelligemment les choix faits (surtout, comme ELB l'a bien fait remarqué, quand ils traduisent tant de contradiction en si peu de temps !!).
Mon antagonisme vis à vis de Sarko vient plus de ses appels du pied à l'extrême droite, qui me débectent profondément, que du reste. Mais j'essaie de construire mes critiques sur les autres sujets. Et la façon qu'a Sarko de gérer cette crise est un mélange d'hypocrisie suiviste (les revirements gouvernementaux divers et variés et la façon de "politiser" toutes les déclarations) et d'amateurisme économique (un Keynesiannisme grossier qui manque de visée long terme, qui ne se base pas sur les spécificités Françaises, ses atouts et ses faiblesses).
J'ai toujours trouvé la manière de voir de Mr Fillon plus intelligente, malheureusement, celui-ci n'est que rarement écouté.
Mais bon, j'espère me tromper, et que les mesures de Sarko permettront à la France de sortir de la crise aussi vite que les autres, voir mieux et plus rapidement.
Mais j'ai un sérieux doute.
M'enfin vu le taux d'incertitude de la pseudo-science dite "économie", je peux me tromper autant qu'avoir raison.
Et si j'ai tort, et que la France retrouve un taux de croissance positif plus rapidement que les autres, et plus fort que la plupart, je vous inviterai personnellement au restaurant (pas un mauvais !) pour vous signifier mes torts et reconnaitre mes erreurs. J'espère que vous en ferez de même...
Julien
M Eric Le Boucher votre conclusion est terrifiante ! Elle est terrifiante car vous vous permettez d'ironiser sur la cour des comptes et ses rapports qui vont à la poubelle et cette prétendue gué guerre entre des ex futur amis ...!!!
Mais sur le fond ces discours sont terrifiants, vous ironisez sur le constant de la dette publique de la France qui est à 7,5% du PIB par an, un système de retraite qui ne fonctionne plus pour longtemps, le déficit de la sécurité social qui part en vrille etc...
Je doute que cela vous fasses rire, et je pense que votre propos était teinté d"ironie mis de l"ironie sur des catastrophes futur (si rien ne change) je trouve pas cela très drôle.
Le constat est accablant pour tous les politiques !
Toutes les générations politiques au pouvoir depuis 30 ans ne font rien ! Ils refusent de toucher au système, car ils s'en fiche ils seront plus là quand faudra payer la facture !
Depuis 30 ans on a à faire à des irresponsables !
@corto74 : désolé c'est pas à nous citoyens de trouver des solutions pour moins dépenser nos impôts !entre privatiser des entreprise, faire des coupe dans les ministères c'est pas possible ? Ils sont à flux tendu dans tout les ministères ?
Plus de 400 000 euros pour que l'assemblée et le sénat se rassemble à écouter "le prof" faire un discours qui aurait pu être fait en direct sur TF1, FRANCE 2 ..etc..sans payer un rond mais cela n'allait pas ...c'était pas digne de Monsieur !!
Mais j'hallucine sur cette gestion de la France ! Vous pensez que c'est la France qui peut pas être réformer, depuis 30ans on écoute ce discours sérieusement personne ne veut vraiment la Réformer trop peur de perde leur place, leur privilège. On ment au français depuis des années sur la France, on fait rien pour essayer de changer la situation. On fait croire (voir les mini réforme de M Sarkozy qui mène nulle part )!
Depuis 30ans les politiciens en France sont les même, issus tous des hautes écoles de l'administration mais ils sont coincés dans leur stéréotype !
C'est pas possible, ils sortent tous du même moule, des beaux discours et pas de faits !
On va droit dans le mur, pour les générations à venir mais cela les inquiètes pas, quand on y prendra sur la gueule (car un jour ou l'autre faudra payer !) ils seront mort donc ils s'en foutent !
Ils font de la gestion à court termes, pas une idée nouvelle, dans tout les partis depuis 30ans ! Je parle même pas des gauchistes qui à part ISF et bouclier fiscale ne connaissent rien d'autre !
C'est hallucinant, je me demande comment la France trouve sont frics pour financer le déficit tout les matins .... et si on inversait la problématique que depuis 30ans les politiques nous sortent pour expliquer leur inaction ! Si le problème venait des politiques inscrits dans leur idéologie et leur privilège ? Les politiques ne "prévoient pas" ils agissent (du Guaino dans le texte) , ils n'agissent pas ils vont surtout dans le mur ...
Nous ne recommanderons pas, comme certains journalistes etrangers, d'executer les pilleurs economiques.
Toutefois, a l'aune des dommages causes, qui sont tout aussi importants economiquement et humainement que les effets de la terreur (on l'a vu pendant la crise, merci les restaus du coeur), on demande si ceux qui ont failli a prendre les bonnes decisions, les appliquer ou les controler et evaluer le danger, ne devraient pas etre traduits devant un tribunal pour crime economique majeur.
Les dirigeants des banques sont alles 7 fois voir Sarkozy a l'Elysee et rien n'en sort (ou si peu). On se demande si le message est clair ou s'ils sont sourds.
Qui a dit : "les deux"?
Je n'ai plus envie d'en rire.