Un parent allergique aura un enfant allergique

En France on estime que 16 à 20 millions de personnes sont allergiques, soit de 25% à 30% de la population. L’Organisation mondiale de la santé considère d’ailleurs l’allergie comme la quatrième maladie la plus répandue dans le monde en nombre de personnes touchées, après le cancer, les maladies cardiovasculaires et le sida. Asthme, dermatite atopique, rhinite, conjonctivite ou encore allergie alimentaire : les formes sont nombreuses.

Les scientifiques s’accordent pour dire qu’il existe des bases génétiques aux allergies, mais ce sont d’abord les modifications rapides de notre environnement qui expliquent l’explosion du nombre d’allergiques. Citons l’augmentation de la température et de l’humidité à l’intérieur de nos maisons (responsable de la multiplication des acariens), la modification de notre alimentation, le développement de certains médicaments, la pollution et aussi, paradoxalement, l’amélioration de l’hygiène ! Par ailleurs, il semblerait que les adultes qui ne souffrent pas d’infections pendant la petite enfance soient plus exposés à l’asthme et à l’allergie. La stimulation précoce des défenses immunitaires jouerait un rôle dans la prévention des allergies.
De multiples facteurs peuvent déclencher les allergies. Ces dernières reposent donc à la fois sur des prédispositions génétiques et des facteurs environnementaux déclenchants. Un parent allergique aura plus de chance d’avoir un enfant qui l’est aussi, mais il n’y a là rien d’automatique. Les scientifiques ignorent ainsi pourquoi un enfant est allergique et pourquoi un autre ne l’est pas.

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