Le Mot: Burqa, burka, burca, burequat, et caetera.
Le Mot
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«Je veux le dire solennellement, la burka n’est pas la bienvenue en France. Nous ne pouvons pas
accepter dans notre pays des femmes prisonnières derrière un grillage, coupées de toute vie sociale,
privées de toute identité. Ce n’est pas l’idée que nous nous faisons de la dignité de la femme», a déclaré Nicolas Sarkozy lundi 22 juin devant le Parlement.
Nos fidèles lecteurs n'ont pu manquer de noter, au fil de cette chronique, notre volonté d'aller à l'essentiel. Poursuivant dans la même voie, nous poserons sans ambages une question de fond: comment transcrire en français la dénomination du voile islamique intégral? Ce point, que tout le monde s'en persuade, revêt une importance à ne pas sous-estimer.
Puisque le voile susdit relève du domaine du religieux, il importe de rappeler d'abord que le Dieu des chrétiens est le Verbe fait Chair —«Verbum caro factum est» —, si bien qu'aux yeux des croyants, toute appellation, serait-elle la plus triviale du plus ordinaire des sujets, va appartenir, comme par essence, au champ du divin. Dénommer, c'est faire œuvre pie. Aucun théologien ne le contestera.
Nous étant ainsi gardé à droite, nous ajouterons, pour nous garder à gauche, que, tel un Balzac écrivant «à la lumière de la Religion et de la Monarchie», nous nous exprimons ici sous le joug, de grand cœur accepté, de la liberté de conscience et d'expression. Et nous affirmons, de surcroît, que nous sommes éclairé par le phare de l'antiracisme et par la lampe de l'égalité.
Venons-en au fait. La mode est à la graphie burqa. On la trouve presque partout dans la presse, ce qui ne saurait surprendre puisque les journalistes (l'auteur ne se désolidarise pas, il le déclare, d'une corporation dans laquelle il est entré en 1968) ont l'habitude de s'imiter, si ce n'est de se copier, les uns les autres. On expliquera que c'est la meilleure manière de rendre compte du qâf arabe — quitte à oublier que l'on préfère, en général, transformer en France le qâf en k, par exemple pour le bouillant colonel Kadhafi. Y aurait-il, là comme ailleurs, deux poids et deux mesures? Outre que dans notre langue, comme en latin, le q n'existe que suivi d'un u, ajoutons que le qâf suppose une énonciation gutturale, de la même nature que la jota espagnole ou que l'Achlaut de l'allemand, dont elle ne possède pas d'équivalent.
En bref, écrire burqa témoigne, à notre avis, d'un désir de passer à peu de frais pour un arabisant de haute volée, parfois d'un souci de solidarité avec la population arabophone. En poussant à l'extrême, on pourrait suggérer que celui qui écrit burqa lance un message, quasi subliminal, d'approbation de l'islamisme, idée que vient pourtant contredire l'emploi de cette orthographe par les défenseurs des femmes. Dans ce cas, on voit la burqa porter au contraire la charge d'archaïsme et de servitude qu'il s'agit de dénoncer. Comprenne qui pourra, aurait soupiré Paul Éluard.
Par quoi remplacer la burqa? Éliminons sans attendre l'hypothèse burca, qui ne rime qu'avec l'ibérique bronca, sinon avec ipéca et arnica. Rejetons aussi les bourqa et bourka sans nécessité, sauf à se goberger d'y soupçonner des sous-entendus lacaniens aux connotations érotiques.
Pour notre part, excipant de nos origines helvétiques et d'une partie de carrière passée, naguère, au bord du lac Léman, nous recommanderions sans hésiter la burka, dont la Suisse nous offre le modèle avec le col de la Furka. La Furka se trouve en territoire germanophone, on l'admet. Mais, trilinguisme et fédéralisme obligent, quoi de plus francophone, après tout, que ce nom-là? Émulons donc la Furka pour promouvoir la burka, sans oublier au passage que la burka nous est arrivée d'Afghanistan, grâce aux talibans. Nul ne se plaindra de cette parenté de montagnards.
Des puristes, adeptes d'un souverainisme dissimulé par la clandestinité du langage, ont proposé, eux, une burcat, sur le type fourcat, voire une burrequat dont ils vantent l'aspect bien de chez nous — auvergnat, en résumé. Sans l'accepter pour autant, saluons l'ingéniosité de cette burrequat de Clermont-Ferrand à laquelle, pour l'acclimater, on prêtera d'entrée de jeu, ou peu s'en faut, la robustesse de la Salers, l'odeur de la garbure et le filant de l'aligot.
Et, à propos, faut-il légiférer contre la burka?
Marc Menonville
crédit: flickr
Mis à jour le 23/06/2009 à 12h27









































Et moi qui croyais que la burka et caetera n'existait pas en France !
Que le voile intégral whahhabite qu'on rencontre ici ou là s'appelait : le niqab.
Mais après tout, vu d'ici et même de Suisse, burka, niqab c'est kif-kif.
Décidément, un voile épais est en train de s'abattre sur notre vieux pays ... Celui de la peur et de l'obscurantisme. Après le décret " anti-cagoule ", la burqa est venue envenimer le débat politique ... En attendant, elle permet d'occulter les problèmes de fond ! Pratique.
Le prétexte de la marginalité ( 1 cas sur 1000 ) imposerait-il la violation de la laïcité ? un chauffeur sur 1.000 qui grillerait un feu devrait-il être excusé ? Un musulman ou un juif intégriste qui assassinerait un homosexuel, au nom de leur diktat religieux, devrait-il être relaxé au nom du même principe de marginalité ? Un père exciseur toujours au nom du même principe ? Non, une loi ne peut être enfreinte ; dura lex sed lex
Voilà ce que tout authentique écologiste et défenseur de l'environnement devrait souhaiter. Pourquoi ?
Pour au moins 3 raisons:
1/ La burqua et le voile intégral qui cachent, par tradition religieuse, le corps des femmes musulmanes participent indirectement à la lutte contre le gâchis écologique que génèrent les "modes et tendances" vestimentaires, sans parler des "accessoires" qui accompagnent ces modes éphémères, tels ces colifichets, colliers, bracelets, bagues en plastique, etc, tous issus du pétrole devenu rare et cher.
Indirectement ces femmes musulmanes jouent un rôle important dans la préservation de nos ressources textiles, de coton notamment, et aussi au niveau de la transformation de ces textiles, de leur transport, puis de leur destruction lorsque la mode est éteinte. Le coût environnemental serait considérable si l'on estime à 500 millions le nombre de femmes qui seraient voilées sur cette planète. Moins de CO2, moins de sols pollués, moins de fleuves assèchés et pollués, une eau douce économisée et mieux partagée, évitant la fameuse " guerre de l'eau" du XXI éme siècle.
La burqua éviterait évidemment non seulement un fléau au niveau des sols qui produisent ces textiles, sols qui deviennent tellement chargés en pesticides et insecticides qu'ils sont condamnés à mourir, mais aussi parce que ces cultures de coton réclament énormément d'eau douce au point d'assècher complètement des régions comme dans le Caucase par ex.
Donc la burqua (ainsi que la crise économique) sont un bienfait pour l'insultante course aux fringues que pratiquent nos pays nantis.
Une contrainte religieuse au service de la planète ! Qui aurait pu imaginer un tel cadeau, et donc à pratiquer sans retenue pour l'ensemble des femmes sur notre planète. Une certaine tolérance pour les "fashion victims" pourrait être accordée au "grillage" des burquas afin que L'Oréal et les grands fabricants d'eye liner ne mettent pas tout de suite la clef sous la porte !
2/ L'aspect extérieur étant caché par une burqua, les femmes seraient amenées à mettre ainsi en valeur leur richesse intérieure au lieu de singer les bimbos en strings qui n'ont d'autres arguments que leur poitrine ou leur fesses.
3/ Les hommes devraient à leur tour, et pour les mêmes raisons évoquées plus haut, passer rapidement au costume Mao afin de limiter les excès dus aux désastreuses "modes et tendances", qui créent des objets sans lendemain en puisant dans nos maigres ressources terrestres.
Ainsi naîtrait une nouvelle civilisation fondée non plus sur la possession extérieure, ou sur le paraître mais sur la richesse intérieure qui existe en chaque individu, pourvu qu'on le libère du carcan de la mode, de la tendance et du paraître !
2/ L'aspect extérieur étant caché par une burqua, les femmes seraient amenées à mettre ainsi en valeur leur richesse intérieure au lieu de singer les bimbos en strings qui n'ont d'autres arguments que leur poitrine ou leur fesses.
Ce n'est pas parce que ces femmes, par choix ou par obligation, sont obligées de porter la Burka, qu'elles refusent de porter sous la burka les accessoires qui leurs permettent, à tort ou à raison, de se sentir féminines en suivant les modes occidentales. Le prophète était un grand amoureux des femmes, contrairement à certains de ces disciples, et je doute qu'il soit interdit par le Coran de séduire son maris dans l'intimité du foyer.
Les ventes de lingerie explosent au Moyen-Orient
3/ Les hommes devraient à leur tour, et pour les mêmes raisons évoquées plus haut, passer rapidement au costume Mao afin de limiter les excès dus aux désastreuses "modes et tendances", qui créent des objets sans lendemain en puisant dans nos maigres ressources terrestres.
Pourquoi pas l'inverse ? le costume Mao pour les femmes et la Burka pour préserver la pudeur des hommes ?
Par ailleurs je vous trouve l'écologie un peu triste. La mode est aussi ancienne que l'humanité. Revenons aux valeurs fondamentales de l'écologie et retrouvons la tenue de base de nos ancètres. La nudité intégrale (je tolère l'étui pénien pour les hommes), avec l'utilisation de peinture à base de colorants naturels sur le corps, pour suivre les modes ou exprimer son humeur. De plus ainsi nous supporterions beaucoup mieux le réchauffement de la planète et éviterions de devoir recourir à la climatisation. ;~)
@ el gato
Comme à votre habitude, vous répondez par la dérision ou la pantalonnade. Malheureusement vous passez à nouveau à côté du sujet, et donc vos pitreries et raccourcis sur la nudité des hommes, la climatisation, le string sous la burka tombent à plat. Elles montrent bien que vous n'avez rien compris au sujet, et votre esprit réducteur renvoyant l'écologie à l'homme des cavernes est tellement éculé que plus personne, même peu informé, n'ose la comparaison !
Je vous redonne le sujet au cas où vous souhaiteriez apporter un éclairage intelligent:
" Le coût environnemental gigantesque provoqué par les modes et tendances que génère l'industrie textile et ses accessoiress dans les pays nantis de notre planète "
ps: à l'époque Mao, les femmes portaient également le costume du même nom, renseignez-vous...
A vrai dire je me demandais si votre intervention était à prendre au premier ou au deuxième degré. Il est rare, même sur Internet, que l'on énonce avec une telle candeur une proposition aussi ouvertement totalitaire et j'ai supposé que c'était de l'humour noir. L'idée que l'on puisse vouloir imposer à l'humanité le port d'un même uniforme me terrifie. Mais bon, ce ne serait pas la première fois que l'enfer serait pavé de bonnes intentions.
Comme à votre habitude, vous répondez par la dérision ou la pantalonnade.
L'humour permet d'introduire un décalage, de grossir un trait, de mettre en évidence une faille dans le raisonnement, de façon souvent plus efficace qu'un long raisonnement. Par ailleurs, il présente une autre vertu, c'est que c'est la seule arme qui reste à la disposition de ceux à qui on a tout prix, en particulier dans les systèmes totalitaires. Maintenant, c'est une figure de style difficile à manier, et je comprends tout à fait que vous puissiez ne pas partager mon humour.
votre esprit réducteur renvoyant l'écologie à l'homme des cavernes est tellement éculé que plus personne, même peu informé, n'ose la comparaison !
Loin de moi l'idée de me moquer de vous en réduisant l'écologie au mythe du bon sauvage. Il s'agissait plutôt de mettre en évidence une certaine naïveté dans vos propos qui semblaient affirmer que la mode était une invention de la société de consommation. La volonté de chercher simultanément à s'identifier à un groupe et à s'en distinguer par le ports de vêtements, d'accessoires ou de peintures (le maquillage), est aussi ancienne que l'humanité. C'est d'ailleurs en cela, au cas où vous n'auriez pas compris le début de mon intervention, que votre proposition est totalitaire. Le port d'une tenue identique est utilisé par les systèmes totalitaires pour que l'individu disparaisse dans le groupe. Pour enlever à chacun sa part d'humanité. Votre référence au costume Mao, est d'ailleurs de ce point de vue historiquement tout à fait pertinente. Alors qu'ensuite aujourd'hui, la société de consommation ait récupéré ce besoin fondamental, c'est dans la logique de la société de consommation. D'ailleurs, l'écologie est aujourd'hui elle-même entrée dans cette logique. Ma boîte aux lettre est bourrée de propositions destinées à m'inciter à équiper mon toit de capteurs solaires par exemple.
Si je suis remonté au sociétés primitives pour ma démonstration, c'est parce que je ne peux penser à la burka, sans lui associer son inverse la nudité. L'homme nait nu. Il y a quelque chose de fascinant dans cette évolution de la pensée humaine qui a conduit certain d'entre nous à vouloir à ce point se cacher cette évidence qu'ils ont conçu un vêtement qui dissimule totalement le corps.
ps: à l'époque Mao, les femmes portaient également le costume du même nom, renseignez-vous...
Et c'est d'ailleurs pour cette raison que je vous ai demandé pourquoi vous réserviez le port du costume Mao aux hommes et destiniez la Burka aux femmes.
La nature, toute la nature, rien que la nature.
Ca n'est pas possible, vous êtes au deuxième degré. Comment peut-on prôner un vêtement qui enferme les être vivants dans un prison individuelle en occultant toute sensation du monde extérieur et conclure ainsi ?
P.S. Comme vous pouvez vous en rendre compte, j'ai tendance à être un peu trop long dans mes explications. L'humour c'est aussi un moyen d'aller à l'essentiel.
@El Gato
Le mot est lancé: "totalitaire..." J'attends bientôt la suite....Totalitarisme de gauche ou de droite ?
Si vous pouvez me prouver que le port de la ceinture obligatoire, l'interdiction d'utiliser son portable en roulant, l'interdiction de fumer dans des lieux publics, l'interdiction de se promener nu dans les rues, etc, etc, ne sont pas des mesures "totalitaires", alors j'accepte bien volontiers votre remarque naïve .
Concernant l'objet de mon intervention, à savoir " l'abyssal coût environnemental généré par les modes et tendances", je constate que vous préfèrez vous écouter parler plutôt que d'y répondre. Continuez donc à soliloquer !
Quant à mon slogan " La nature, toute la narure, rien que la nature", il s'agit de ma signature et non d'une conclusion à mon propos.
Vous êtes un grand démocrate dont le projet consiste à vêtir l'humanité d'un même uniforme.
Vous êtes un amoureux de "La nature, toute la nature, rien que la nature" dont le projet est de vêtir les femmes d'un vêtement qui supprime l'ouïe, l'odorat, la vue et le touché.
Ne pensez-vous pas que c'est vous qui caricaturez l'écologie ?
Pour le reste, je m'en voudrai de continuer à soliloquer ou pantaloner.
Je suis surpris d'apprendre que la Suisse a perdu une de ses langues officielles. A ma connaissance il en existe 4 (Allemand, Français, Italien et Romanche) ; -) c'était juste une petite rectification hors burqa.