Franglais et anglicismes: quand le français se met à parler anglais

Un supporter pendant les JO 2012. REUTERS/Mike Segar

Un supporter pendant les JO 2012. REUTERS/Mike Segar

Quel(le) Français(e) peut prétendre ne jamais prononcer un mot d’anglais? Du point de vue linguistique, tous les secteurs de la société moderne sont influencés par «la» langue considérée comme internationale: l’anglais.

Empruntés à l’anglais et, de plus en plus, à l’anglo-américain, les anglicismes se sont incrustés dans de nombreuses langues, dont la nôtre.

Certains d’entre eux squattent l’espace francophone depuis si longtemps que les puristes ont intérêt à se balader en se bouchant les oreilles pour éviter qu’elles ne soient écorchées par ce qui se dit dans les médias, à la télé, à la radio et, en somme, dans la bouche de tous les Français.

Des fans de foot aux adeptes du camping, ou simplement ceux qui partent en week-end avec un bon best-seller à dévorer! (Qui d’entre vous part en vacancelle avec un bon roman à succès?!)

Trois types d’anglicismes

Distinguons trois sortes d’anglicismes, qui ont tous pour point commun d’être «empruntés-adaptés»:

1. Quasi inévitables

Il y a tout d’abord les termes entrés dans l’usage plus-que-courant: «football» ou «week-end» par exemple. Certains de ces idiotismes pas idiots, propres à l’anglais, et qui figurent dans les dictionnaires au même titre que les vocables purement français, ont souvent vu leur orthographe légèrement modifiée en français: «week-end», comme un certain nombre de ses cousins-anglicismes, prend un trait d’union en français, contrairement à l’anglais, où il s’écrit en un seul mot. De la même manière, qui (à moins de se livrer à une folle expérience de linguiste ou d’être d’une autre planète) dit qu’il va «voir une partie de balle au pied»?

2. Critiqués et remplaçables

Ensuite, viennent ces termes dont l’emploi est critiqué et pour lesquels certains dictionnaires recommandent un synonyme français.

Prenons «parking». Le Comité d’étude des termes techniques français a recommandé l’usage de «parc» comme traduction de parking. De plus, bien qu’emprunté à l’anglais, le substantif «parking» revêt une signification propre au français (de France), puisqu’un «parking» se dit en fait «car park» en anglais britannique et «parking lot» en anglais américain. Idem pour «camping» (le lieu), qui se dit «camp site» en anglais.

Ces mots en en «-ing» sont dénoncés par les puristes, car ils sont considérés comme étrangers à la structure morphologique et à la prononciation du français. «Campement» et «campisme», les substituts proposés et un temps utilisés (dans les années 1950), n’ont pas résisté à la force de l’anglicisme.

D’autres syntagmes ou mots anglais, tels que «prime time» ou «scoop» continuent d’être largement employés, mais ils doivent lutter pour leur survie contre des concurrents français fringants (quoique moins présents: «heures de grande écoute» ou «exclu[sivité]»).

3. «Djeuns» et hype

On trouve enfin les purs anglicismes employés «parce que ça fait cool». Relevant presque d’un jargon, ils peuvent être associés au monde d’aujourd’hui, aux cadres branchés du monde moderne:

«Ce reporting est incomplet. En plus, Christophe n’a pas respecté le process métier!» (en entreprise)

A la génération Web 2.0:

«J’ai uploadé une photo de profil sur mon Facebook» (on conjugue le verbe anglais à la française

Au langage des jeunes en général –des «djeuns», comme on dit, par anglicisation du terme sans doute:

«J’peux pas te parler, je suis dans le rush. Je suis hyper speed, là!»

Où sont les équivalents?

Dans tous ces cas, s’ils n’existent pas, des équivalents français pourraient exister. C’est une question de volonté politique mais aussi publique. Prévenir l’arrivée en grand nombre et la fixation des anglicismes et des emprunts en français est l’une des missions de l’Académie française ainsi que des instances gouvernementales.

A cet égard, la mise en place de la base de données France Terme accessible à tous, qui regroupe tous les d’équivalents français publiés au Journal officiel par la Commission générale de terminologie et de néologie de l’Académie française est très utile.

Mais encore faut-il que les Françaises et les Français (les passionnés de la langue française sans doute) la consulte et soient disposés à accepter, à intégrer et à employer ces termes.

On parle aussi facilement de l’«entraîneur» d’une équipe sportive que de son «coach» (malgré une nuance entre les deux), n’est-ce pas? Ainsi, donc, l’élimination des anglicismes en français –si tant est que cela fasse partie d’une certaine volonté– relève d’une responsabilité collective.

La loi «AllGood»

Jacques Toubon, ministre français de la Culture de mars 1993 à mai 1995, a fait voter une loi (héritière de la loi Bas-Lauriol) visant notamment à «assurer la primauté de l’usage de termes francophones traditionnels face aux anglicismes».

Dans le cadre de ce dispositif, l’Académie française s’est vu attribuer un rôle éminent. Elle participe aux travaux des commissions spécialisées, qui proposent, dans des domaines variés, des termes français pour désigner les notions et les réalités nouvelles. Elle est membre de droit de la Commission générale qui examine les propositions de ces commissions spécialisées. Enfin, elle donne son aval pour la publication au Journal officiel des termes, accompagnés de leurs définitions. L’emploi des équivalents français devient alors obligatoire au sein des administrations et des services publics, en remplacement des termes étrangers.

La loi Toubon a aussi rendu obligatoire l’utilisation du français dans la publicité. Ainsi, les supports publicitaires sur lesquels apparaissent des slogans ou des textes utilisant des mots en anglais doivent «impérativement» en donner la traduction (qui apparaît généralement en petits caractères et précédée d’un astérisque).

Mais les industriels peuvent tout à fait créer des noms de marques en anglais –une manière de contourner cette loi à l’évidence difficilement applicable.

A titre d’exemple, le groupe Bouygues Telecom a pu lancer, sans traduction et sans être inquiété par la justice, son service B&You. Son concurrent SFR, lui, vient «carrément» de créer «DUAL CARRIER» pour les gens «4G Ready».

Efficace?

Par ailleurs, l’ancien ministre avait proposé, pour promouvoir la francophonie, une liste complète de termes français à utiliser à la place des mots anglais («vacancelle» pour «week-end», par exemple), ce qui lui avait valu bien des moqueries.

La plupart de ces mots ne se sont de fait jamais imposés face à leurs concurrents anglais. Aussi, peut-on légitimement remettre en cause l’efficacité de cette loi, aussi noble en soit l’inspiration.

La présence de l’anglais dans la pub et le commerce en France (car il ne s’agit souvent plus de simples anglicismes) peut vraisemblablement s’expliquer par l’effet vendeur supposé.

Seulement voilà, à en juger par la longue liste d’anglicismes que compte le français (voir la liste [raccourcie] en fin d’article), il faut croire que leur emploi reflète aussi une souplesse générale –ou une ouverture– des Français dans leur ensemble. A l’ère de la mondialisation, l’attachement à son pays et à sa culture n’est pas incompatible avec un parler «international».

Invasion des anglicismes? L’Académie répond «non»

Selon l’académicien Patrick Vanier, le terme «invasion» s’agissant des anglicismes en français, est exagéré.

«Il est excessif de parler d’une invasion de la langue française par les mots anglais. Les emprunts à l’anglais sont un phénomène ancien. Pour en donner quelques exemples:

— avant 1700: ajourner, boulingrin, contredanse, gentleman, gentry, groom, lord, lord-maire, paquebot, yard, yeoman;

— entre 1700 et 1800: anesthésie, balbuzard, bas-bleu, gin, méthodisme, pickpocket, stick;

— entre 1800 et 1850: autobiographie, bifteck, cold-cream, job, mess, pickles, silicium, sinécure, speech, steamer;

— entre 1850 et 1900: base-ball, building, dribbleur, goal, lift, lunch, spinnaker, visualiser;

— entre 1900 et 1920: autocar, chewing-gum, crawl, vamp, vitamine;

— entre 1920 et 1940: break, bulldozer, chips, covalence, dévaluer, holding, ionosphère, mescaline, méson, oscar, show, technicolor;

— entre 1940 et 1960: baffle, diariste, jet, marketing, offshore, pergélisol, permafrost, pop, sexy, station service;

— après 1960: audit, codon, cutter, jogging, kart, patch, patchwork, permissif, pesticide.»

Pourquoi ces anglicismes?

«Cette extension des emprunts à l’anglais, qui a connu une accélération depuis une cinquantaine d’années, tient au fait que l’anglais est aussi la langue de la première puissance économique, politique et militaire, et l’instrument de communication de larges domaines spécialisés des sciences et des techniques, de l’économie et des finances, du sport, etc. A cela s’ajoute que l’on concède généralement à l’anglais une concision expressive et imagée qui, si elle peut nuire parfois à la précision (surtout dans l’anglo-américain très pauvre qui sert ordinairement de langue internationale commune), s’accorde au rythme précipité de la vie moderne.»

Le Français n’est-il pas menacé par les mots anglais?

«Langue mondiale d’usage pratique, l’anglais (principalement l’anglo-américain) exerce une forte pression sur toutes les autres langues. Dans tous les pays, des inquiétudes se sont manifestées, parfois avec véhémence, des voix ont proclamé que la langue nationale était en danger. Qu’en est-il vraiment?

Un Dictionnaire des anglicismes de 1990 en enregistre moins de 3.000, dont près de la moitié sont d’ores et déjà vieillis. Les anglicismes d’usage, donc, représenteraient environ 2,5 % du vocabulaire courant qui comprend 60.000 mots. Un Dictionnaire des mots anglais du français de 1998, plus vaste, évalue les emprunts de l’anglais à 4% ou 5% du lexique français courant. Si l’on considère les fréquences d’emploi de ces anglicismes, on constate que beaucoup appartiennent à des domaines spécialisés ou semi-spécialisés et sont donc assez peu fréquents dans la langue courante. Quant aux termes purement techniques d’origine anglaise en usage en France, leur pourcentage est du même ordre.»

Peu d’anglicismes, vraiment?

Cette position est à mon sens contestable. Certes, beaucoup d’anglicismes peuvent appartenir à des domaines spécialisés.

Mais les nouvelles technologies et l’informatique font partie du quotidien d’un grand nombre de Français. Aussi, l’usage (à l’oral tout du moins) de termes anglais est-il manifestement croissant.

Il croît au rythme où apparaissent de nouveaux appareils informatiques, périphériques, logiciels, applications, sites Internet et autres réseaux sociaux… Du smartphone au poke en passant par le like (on adore liker sur Facebook!). Le cloud computing (que l’on trouve intact en français de France et parfois traduit à moitié: l’informatique dans le cloud; nos amis québécois ont créé l’«infonuagique») et le concept de Big Data viennent «enrichir» une liste interminable.

Les chiffres avancés par l’Académie française sont-ils à jour? De quand datent les dernières recherches à ce sujet? Le linguiste Claude Hagège, professeur au Collège de France, interviewé (interrogé) par Christine Okcrent en avril 1994, affirme quant à lui que «le pourcentage de mots (...) d'origine anglo-américaine, ne dépasse pas 10%» (voir la vidéo plus haut).

Mais c’était en 1994! Même son de cloche dans cet article d’un journaliste québécois, qui nous dit que les anglicismes et l’anglais seraient rares dans le secteur de la publicité. Il s’appuie sur une étude publiée en 2009.

Alors, l’anglais semble avoir fait un sacré chemin en l’espace de trois-quatre ans. A plus forte raison dans la publicité! J’évoquais tout à l’heure B&You. On pourrait aussi citer la récente pub entièrement en anglais de Chanel N° 5 avec Brad Pitt:

Le parfum aimerait-il l’anglais?

Bon, d’accord, le luxe se vend à l’international. Schweppes se prend-il pour un article de luxe?

Et, What else?, j’allais presque l’oublier, celui-là...

Informatique et publicité ne sont pas les seuls domaines où l’anglais s’invite et se met à l’aise. (Pas de méprise, j’aime bien qu’on soit à l’aise chez moi). Mais il y a des limites. Mon visiteur doit s’adapter à moi et respecter cette règle minimale qui consiste à ne pas envahir mon intimité. Sur le plan linguistique, celle-ci commence au niveau de la structure intrinsèque. Ouah, quelle métaphore!

Pour en revenir au français, comme le souligne l’académicien Patrick Vanier, l’une des missions cruciales de l’Académie française –et qu’elle semble remplir avec succès– est de «veiller à ce que ne soient touchés ni le système phonologique, ni la morphologie, ni la syntaxe».

Exemple d’altération de la syntaxe par calque de l’anglais:

«C’est juste pas possible.»

En bon traducteur et rétablisseur du français naturel, je me devrais de dire:

«C(e n’)est tout simplement pas possible.»

Mais je ne veux pas non plus passer pour le traducteur vieux jeu… Car refuser d’employer des anglicismes «entrés dans l’usage», au niveau des mots ou de la structure, c’est aussi refuser d’évoluer avec sa langue! Toujours est-il que les exemples de ce type en français de France restent assez rares. Mis à part un Mr. Bond doublé en français, quel(le) Français(e) se présente en disant: «Mon nom est»?

Le paradoxe québécois

Ils sont fous ces Québécois! Ce sont des fous «dzu fraançais» (je le dis en imitant et avec affection). Enclavés dans un environnement anglophone, les Québécois, sont paraît-il réfractaires à l’usage de l’anglais. Si bien que l’utilisation du français dans les administrations et les entreprises de cette province canadienne fait l’objet d’une stricte législation-politique mise en œuvre par le célèbre Office québécois de la langue française.

N’avez-vous pas lu l’un des billets de blog de Laurent Sagalovitsch? Là-bas, le restaurant (service) rapide «KFC», c’est «PFK», et la société de recrutement «Kelly Services» porte le nom «Services Kelly», comme si cela changeait fondamentalement la compréhension. En réalité, la francisation des noms aux marques commerciales est dans l’ensemble peu appliquée.

Mais voilà qui m’intéresse. Dans la rubrique Commentaires de cet article, «BErtra» nous dit à très juste titre:

«Pour avoir vécu à Montréal, les jeunes Québécois avec qui je partageais mes soirées, utilisaient à l’envi les néologismes “cancellé” pour “annuler”, “switcher” pour “changer”… et légion d’autres d’anglicismes (kicker, puncher…) dans leur langage courant. Notamment quand ils défendaient dans des débats endiablés l’indépendantisme de la Belle Province. Faut-il y voir une ardeur à la défense du français en baisse avec les nouvelles générations?»

C’est exactement ça, à mon avis, le paradoxe québécois. Le joual, en particulier, est truffé d’anglicismes. Sur le plan terminologique d’abord.

Dans l’optique de terminer cet article, j’ai demandé à un ami québécois comment il dirait dans le langage oral courant:

«Je vais à un match de foot.»

Il m’a répondu illico:

«J'm'en va à une partie de soccer.»

Donc, on proscrit «match», mais on utilise le terme américain correspondant au foot.

Et sur le plan syntaxique ensuite. La version française de ce site Internet consacré au don d’organes BeADonor devient, par traduction littérale, SoyezUnDonneur. J’aurais pour ma part traduit par: «DevenezDonneur».

Vous voulez plus convaincant? Un Québécois vous dira assez facilement:

«Je questionne les pratiques douteuses de cette compagnie globale.»

(«Je conteste/remets en question les pratiques douteuses de cette entreprise internationale»). Serait-ce le piège de vouloir ou de devoir tout traduire?

To be translated

Si «logiciel» a facilement supplanté «software» et que «parc/aire de stationnement» n’a pas pris le pas sur «parking», c’est en partie à cause de la longueur de la traduction.

Mais dans d’autres cas, le nombre de lettres ou de syllabes n’a pas joué, comme en peut en témoigner la rareté de «mercatique» face à «marketing». Aussi, semblerait-il que les raisons du succès ou de l’échec d’un néologisme français en guise de traduction d’un terme anglais soient difficiles à cerner avec précision.

Ci-dessous, un florilège (pour ne pas dire «best-of», bien sûr) des anglicismes que j’ai répertoriés dans différents domaines de la vie. Dans cette liste, beaucoup de termes ont déjà des équivalents français, mais ils ne sont pas toujours privilégiés par rapport au mot anglais de départ.

Pourquoi ne pas vous essayer à un petit exercice de traduction? J’ai sélectionné quelques termes (en gras), qui me semblent plus difficiles à rendre en français. Je vous invite donc à proposer pour ceux-là des traductions inventives et percutantes!

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Micha Cziffra, traducteur

Merci à l’équipe de terminologie et de néologie de l’Académie française, en particulier à MM. Patrick Vannier et Dominique Fernandez pour leurs éclairages sur les anglicismes et le comportement à adopter face à leur présence. Merci aussi à Betty Cohen, Associée déléguée chez PwC Canada, pour ses précisions sur ce que j’appelle le «paradoxe linguistique» québécois.

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