ECONOMIE
- ECONOMIE
- consommation
- mondialisation
- Par Oriane Claire
- DU MÊME AUTEUR
Oriane Claire
Stories from Oriane Claire
- 1 of 2
- ››
Quand le consommateur est l'ennemi de l'emploi
En cherchant à acheter toujours moins chers, les salariés se tirent une balle dans le pied.
Les consommateurs jouent la mondialisation. En achetant dans le «pays où la vie est moins chère», ils soutiennent la croissance des zones émergentes. C'est une bonne chose: ça va dans le sens du développement des pays les plus pauvres. Quand on achète un jean à 2 euros, par exemple, on se doute bien que cet article ne peut pas être produit en France et que, de fait, on contribue à la croissance des pays en voie de développement.
Les distributeurs constatent qu'avec la crise, les comportements d'achats ont changé. Le contexte inflationniste de 2008 puis la débâcle financière et la récession économique mondiale qui s'en est suivie ont de fait amplifié la recherche des prix les moins chers par les ménages. Le pouvoir d'achat qui avait été clairement malmené avec une hausse galopante des prix alimentaires et du carburant l'an passé, a continué à être maltraité par la hausse brutale du chômage. Et les grands distributeurs l'ont bien compris, le cap a été mis sur la guerre des prix. On ne cesse en effet de lire, d'entendre et de voir des messages publicitaires insistant sur ce combat. En période de crise, les produits offerts sont encore moins chers que d'ordinaire...
Ainsi, certains ont su tirer leur épingle du jeu, les «hard discounters» attirent des ménages de tous niveaux de revenus. Mais jusqu'où irons-nous dans cette course absolue aux prix les moins chers? Alors qu'il y a une vingtaine d'années, on se moquait de ce qui lave «plus blanc que blanc», aujourd'hui nombreux semblent s'illusionner des prix «plus bas que bas».
Il faut admettre que tous ces spécialistes du marketing et de la vente sont passés maîtres dans l'art de convaincre. Ils ont réussi à nous faire admettre que tout était désormais à disposition du porte-monnaie moyen, y compris les produits de luxe ou haut de gamme.Il n'y a pas si longtemps, rappelez-vous, le saumon fumé, les pâtisseries et autres mets gourmets étaient réservés aux personnes les plus aisées ou éventuellement aux grandes occasions. Aujourd'hui, à regarder les étals remplis toute l'année de ce type de victuailles chez tous les grands distributeurs, on peut au moins constater que ces produits considérés «de luxe» se sont démocratisés et sont passés dans la consommation courante. A tel point qu'il semble désormais normal pour le ménage dit «moyen» d'avoir accès à ce type de produits.
Au-delà des risques encourus à consommer des produits discounts selon certains (la qualité serait moindre), on peut se demander comment les entreprises ont-elles réussi à relever le défi en mettant tous ces produits à portée du plus grand nombre? Et bien, on le sait tous, ces produits sont devenus accessibles grâce à cette guerre acharnée menée contre les prix par l'ensemble des entreprises. Et on l'aura compris, c'est bien en s'approvisionnant ou en délocalisant là où la main d'œuvre est la plus compétitive, que les entreprises ont réussies ce merveilleux tour de force.
Mais voilà , en produisant ailleurs ce que l'on consomme ici, les emplois n'ont pas pu être maintenus localement et le dynamisme de notre activité s'en est tari. Alors, sans vouloir soutenir le moindre patriotisme économique, il faut, a contrario, requérir un certain bon sens économique. Cette prise de conscience requise des consommateurs, les Etats américain et chinois viennent de l'avoir: compte tenu de l'effort budgétaire réalisé et l'explosion du déficit induit, le gouvernement américain a demandé aux ménages de consommer d'abord américain.
Pour les mêmes raisons et aussi en mesure de rétorsion de cet appel, la Chine interdit depuis quelques jours aux provinces d'acheter des produits non chinois sauf si ces produits ne sont absolument pas fabriqués par des Chinois. Que ce soit pour préserver les avantages sociaux, l'emploi ou pour compenser l'aggravation de déficits budgétaires, le patriotisme économique (ou protectionnisme) reste de mise hors frontières.
Mais, sans rentrer dans cette polémique, il semble nécessaire d'admettre en France que la mondialisation a bel et bien été rendu possible parce que les consommateurs ont voulu avoir accès à une consommation de masse, acheter de tout à prix abordables. Pourtant jusqu'ici, les salariés ont souhaité maintenir leurs privilèges (un niveau de départ à la retraite à 60 ans, les 35 heures et les autres acquis sociaux) et en même temps remplir leurs caddies de produits aux prix «plus bas que bas» au risque de mettre leur économie, leurs emplois et leur système social en difficulté.
Aucune prise de conscience vers une plus grande responsabilité économique n'est apparue. Etrange donc ce comportement décomplexé des salariés qui se tirent seuls une balle dans le pied en achetant moins chers d'autant qu'ils réclament être soignés au plus vite pour recommencer. Les entreprises, elles, boostées par un marketing de plus en plus efficace, ne font que répondre à une demande. La crise est peut-être une occasion pour reprendre nos esprits et agir avec plus de cohérence et de responsabilité... à moins que personne ne soit dupe et que ces petites «incohérences économiques» ne fassent partie intégrante de notre belle comédie humaine...
Oriane Claire
Crédit photo: Reuters
Retrouvez Slate sur Facebook. Suivez-nous sur Twitter.
Si vous souhaitez commenter cet article, veuillez vous enregistrer ou bien vous connecter.



























Comments
Infernal
Voilà une spirale bien infernale ; toujours vers le bas ?
Max
UN TISSU DE LIEUX COMMUNS !
Je suis un peu consterné de lire dans cet article tous les lieux communs qui doivent traîner ces jours-ci dans les copies de baccalauréat des lycéens de série ES (économique). Et je suppose que les correcteurs du Bac ne seront guère plus indulgents que vos lecteurs... Car enfin, si les entreprises françaises vont mal, c'est la faute de ces traîtres de salariés qui n'achètent pas français ? On croirait entendre le discours du Parti Communiste, à la belle époque de Georges MARCHAIS : "Achetez Français !" Le retour au protectionnisme comme issue à la crise mondiale ? On croit rêver...
Il y a plus grave. Je ne sais si vous avez fait vos classes chez le Vicomte Le Jolis de Villiers de Saintignon, mais parler de "maintenir des privilèges" - abolis, je vous le rappelle, dans la nuit du 4 août 1789 - à propos du "niveau de départ à la retraite à 60 ans, les 35 heures et les autres acquis sociaux", c'est un peu fort de café. Vous prônez le retour à l'ancien régime avec des serfs taillables et corvéables à merci ?
Enfin permettez-moi - c'est une de mes marottes - de vous rappeler que votre protectionnisme serait mieux employé à protéger la grammaire et l'orthographe françaises ! Vous écrivez :
- "on peut se demander comment les entreprises ont-elles réussi à relever(...)". En Français, seule l'interrogation directe tolère l'inversion du sujet !
- "les entreprises ont réussies ce merveilleux tour de force". En Français, le participe passé employé avec l'auxiliaire AVOIR s'accorde avec le complément d'objet direct si celui-ci est placé avant, jamais avec le sujet du verbe !
Bref, si j'étais correcteur au baccalauréat, je ne sais si je vous accorderais la moyenne...
esteve
Une analyse de lycéen (ne)
Tout à fait d’accord avec Esteve, cet article est du niveau d’une dissertation du Bac ES. Alors pour reprendre les bons vieux arguments de mes années lycée, l’auteur oublie la contrepartie. OUI, les consommateurs achètent des produits venant des pays à bas coût parce qu’il sont moins chers MAIS ils le font aussi parce qu’il subissent une pression vers le bas de leur pouvoir d’achat. Et si les entreprises françaises s’inspiraient d’Henry Ford qui payait ses salariés assez bien pour qu’ils puissent acheter les voitures qu’il produisaient?
Bien sûr, nous sommes dans une économie ouverte (encore un concept issu des années lycée…) et une forte hausse du pouvoir d’achat ne signifieraient pas forcément que le consommateur que français achèterait français s’il avait plus d’argent. Mais nous sommes aussi dans une économie de marques ou un bon pro du « branding » peut nous faire dépenser deux fois plus pour pouvoir afficher l’image ou les « valeurs » d’une marque plutôt que d’un produit similaire non ciglé.
Le problème reste le pouvoir d’achat. Après avoir payé son loyer et cédé à ses gamins qui veulent des produits que les pro du marketing leur ont fait passer pour indispensables, une bonne partie des ménages n’a plus vraiment la possibilité de jouer au patriotisme économique.
Misala
http://goutsdelux.wordpress.com
Les lieux communs ne sont pas
Les lieux communs ne sont pas nécessairement faux. Pourquoi certain(e)s veulent-ils toujours nier l'évidence? Si nous (occidentaux) n'achetions pas les produits Chinois ou Indiens depuis des années, il me semble évident que le développement de ces pays serait beaucoup plus lent, non? Leur balance commerciale montre à l'évidence le bénéfice qu'ils tirent de la vonlonté des occidentaux d'acheter tout au prix le plus bas possible, ce qui parait être un comportement économiquement intelligent, d'ailleurs. Il s'agit juste d'une constation, me semble t-il. Mais on peut aussi retourner l'argument. Si nous achetons de plus en plus de produits à coûts bas, c'est peut-être parce qu'ils sont disponibles, tout simplement. D'où l'on voit revenir le protectionnisme... ;=)
Quant à la remarque sur la grammaire, quelle condescendance dans la façon de la faire remarquer! Il arrive à tout le monde de faire des erreurs. Enfin, je crois.
Cela (ou celà ? Les discussions continuent à ce sujet) étant, je suis ausi horripilé par les erreurs permanentes de nos animateurs et journalistes préférés. Pourquoi, par exemple, tout le monde prononce 22 vingt-eu-deux (et pas 23 vingt-eu-trois, en général)?
dentales sourdes et sonores
@ François BBM.
Désolé de vous avoir choqué par le ton ironique de mon commentaire : j'étais un peu agacé par la superficialité de cet article, et mon humour sur le "protectionnisme" appliqué à la grammaire française était peut-être d'un goût discutable...
Cela dit, j'ai été surpris par le problème phonétique que vous posez. A mon avis la réponse est très simple : la succession d'un T (consonne dentale sourde) et d'un D (même dentale, mais sonore) dans VingT-Deux est imprononçable sans un intermède vocalique qui permet d'ouvrir les organes vocaux... C'est pourquoi on a tendance naturellement à prononcer : "Vinddeux, v'là les flics !"
Cordialement ; et que les économistes purs et durs me pardonnent ce hors-sujet...
esteve
Completement d'accord
C'est vrai que la derive actuelle en terme de ce que le consommateur s'attend a trouver dans son super/ hypermarche est assez ahurissante.... Votre exemple est assez intéressant car il est vrai que je me rappelle aussi le privilege que c'etait d'avoir du saumon fume pour Noel... 1 fois dans l'annee. Maintenant comme vous le soulignez, c'est devenu un produit de grande consommation que les gens s'attendent a trouver tout au long de l'annee a prix raisonnable dans les rayons.
Un autre exemple interessant serait les fruits et legumes ou l'on a complètement abolis la notion de saison, le consommateur veut de tout, tout le temps et cela engendre, comnme vous le soulignez, l'importation en masse de produits moins cher (souvent de qualité moindre) en provenance de l'autre bout du monde....
En fait, il me semble que nous avons perdu l'appreciation du produit et c'est devenu une comodite... Aller expliquer a un client que vous ne pouvez pas lui fournir de fraises au mois de Janvier car ce n'est pas la saison... Il ne comprendra pas et s'en offusquera.
Drole de monde dans lequel nous vivons...
personne n'achète de fraises
personne n'achète de fraises au mois de janvier sauf peut-être les riches chez Fauchon ou Hédiard..... sors de ton ghetto huppé et va donc à intermarché, tu n'y verras pas une seule fraise en janvier.
d'ailleurs, l'article repose sur deux idées distinctes : la qualité en général et l'émergence de pays qui produisent à bas coûts (dumping social, fiscal, salarial).
La qualité se perd, oui je le reconnais volontiers mais pas uniquement à cause des chinois ou des indiens, aussi parce que toujours la même minorité possédante et dirigeante veut s'empiffrer d'encore plus de gros gâteaux. un paramètre n'entre jamais en ligne de compte dans l'économie d'aujourd'hui : le temps. le temps c'est de l'argent alors produisons vite et mal pour s'en mettre encore plus dans les fouilles
Quant à la deuxième idée, la production à bas prix c'est bien une idée de financier ça non ? des mecs pas élus qui trouvent les meilleurs idées pour s'en mettre encore plus dans les poches au détriment évidemment de la planète, de l'humain et du temps.
dans les deux cas, la misère d'aujourd'hui est le résultat de politique économique gloutonne et cupide d'une minorité
bonnemaispasconne
pas du tout d'accord
Vous accusez les salariés (la classe ouvrière et la classe moyenne donc en majorité) de favoriser l'émergence des pays en voie de développement par leur compétitivité quant aux prix qu'ils pratiquent, même si la qualité n'y est pas.
Si l'occident, devenu ultralibéral, avait régulièrement augmenté les salaires de leurs salariés depuis 40 ans, les salariés / consommateurs français ne seraient pas réduits à acheter de la crotte de bique chinoise à bas prix. Trouvez-vous normal que le SMIC stagne à moins de 10 000 FRANCS depuis 40 ans ? Trouvez-vous normal que l'emploi moyen (assistante, ingénieur) stagnent entre 12 000 et 15 000 FRANCS depuis 30 ans ? (volontairement en francs pour que vous voyez que ça n'a pas changé) contrairement aux salaires de l'élite dirigeante et des pouvoirs occultes comme les banquiers et les financiers qui ont vu leur salaire se multiplier par 100 et je suis modeste.
Tout cela est finalement bien hypocrite car cela a été voulu et orchestré pour en arriver là , de manière à mettre en concurrence non seulement des produits mais aussi des salariés, le moins-disant gagnant toujours à ce jeu-là .
bonnemaispasconne
Et si la prochaine crise venait des délocalisations ?
Et si la délocalisation n'était pas là encore, un raisonnement à très courte vue qui à moyen ou long terme allait nous exploser à la figure ? Et je ne pense pas ici à la montée du chômage, mais au risque politique.
La délocalisation des services informatiques et des back office des banques et des grandes entreprises vers l'Inde par exemple, est devenu quasiment un obsession pour leurs dirigeants. Je ne souhaite que du bien à l'Inde qui est une grande démocratie, et au Pakistanais qui sont surement des gens charmants, mais ces 2 pays peuvent à tout moment décider de s'échanger des bombes atomiques. Que deviendrait alors le système bancaire mondiale par exemple ?
J'ai l'impression que la délocalisation est devenue une telle évidence que l'on ne considère même plus, avant de prendre la décision, les risques que cela peut recouvrir.
Le cadre dynamique qui va organiser la délocalisation y est obligé pour prouver son "business mind" (pour reprendre les termes de notre ami Peter Jones), et ensuite l'entreprise va éviter d'en faire un bilan qui prendrait en compte tous les coûts: baisse de la qualité des produits ou des services et donc perte de clientèle et/ou réembauches de salariés en local pour compenser les insuffisances de la délocalisation, risques politiques, risques commerciaux, perte de connaissances en interne et en externe etc.
La délocalisation a couté trop chère pour que l'on puisse reconnaître que c'était une erreur.
El Gato
Ivan
Tout a fait d'accord, il est scandaleux que les consommateurs francais aient acces a des produits moins chers, surtout des produits de luxe, cela est trop tentant et ils sont forces de depenser moins.
Si seulement les prix augmentaient, on aurait l'assurance qu'ils mettraient tout leur argent dans des produits francais chers.
Acteurs du marché de l'emploi sur Internet
Au niveau des sites d'emploi, de moins en moins de sites font payer la publication d'offre d'emploi et l'on se dirige vers le tout gratuit. Devant les volume des offres qui s'effondrent. des sites comme http://emploirama.com vont jusqu'à rémunérer les recruteurs qui déposent des offres... un comble pour un marché ou il fallait sortir plusieurs centaines d'euro pour publier une simple offre.
lieux communs
Tous ces lieux communs sur la mondialisation.... j'aime vraiment Slate en tant que publication, en revanche pour les rubriques économie va falloir faire un petit effort quand même.
Voir ceci : http://www.wikiberal.org/wiki/Délocalisation
Un article complet sur les mythes sous-jacents au concept de délocalisations.
je suis allée faire un tour
sur le lien. rien que le nom aurait du me mettre la puce à l'oreille : wikiberal... Enfin, dans leur encensement du libéralisme mondialisé, ils oublient un facteur incontournable pour l'avenir : l'écologie
la production et la consommation à outrance : c'est fini. Produire n'importe comment et à n'importe quel prix (pour l'enrichissement de quelques-uns seulement) est en contradiction totale avec le développement durable qui sera la seule manière de produire demain.
le jour où quelqu'un me prouvera que les peuples du monde entier sont heureux, ont accès à l'éducation, la santé, la culture, sont rassasiés, vivent dans des vraies démocraties, tout ça grâce au capitalisme, je serais aussi capitaliste.
Ce n'est pas ce que je lis, je vois et j'entends chaque jour, c'est tout le contraire. Engraisser des régimes de dictateurs et prétendre qu'il s'agit de progrès, je trouve ça lamentable. Demande donc au chinois payé 14 € par mois et se nourrissant d'un bol de riz chaque jour s'il trouve que c'est merveilleux les délocalisations..... et que grâce à la croissance à deux chiffres de son pays, vraiment il dort mieux. Merci.
bonnemaispasconne
Je suis alle faire un TOUR ....EN CHINE
C'est mieux d'aller sur place, au moins les informations sont correctes. A commencer par le salaire d'un ouvrier chinois qui est de 80 a 100 Euros par mois, un fonctionnairev 150 a 200 et un militaire 300.
Ce n'est pas énorme certes mais c'est tellement mieux que 14 Euros par Mois
Quand au bol de riz; c'est la nourritutre de base du chinois depuis bien longtemps, il est tres bon est le plus souvent agrémenter de viande de porc, de poulet ou de poisson.
Mais n'est ce pas mieux que nos frites et nos mac'do?
Et puis savez vous ce dont revent les chinois???? de vivre comme nous, et ils le revent tres fort.
CHEVCHEV
chevchev71
Des produits échangés ou offerts?
Les étrangers ne travaillent malheureusement pas pour rien: s'ils nous envoient leurs marchandises ils attendent des marchandises francaises en échange. Donc échanger des marchandises avec l'étranger ne crée pas du chomage , ca fait juste changer les gens d'activité, a la fois les francais et les etrangers, vers l'activité pour laquelle ils sont les plus adaptés (on arrete de produire des jeans pour produire des TGVs qu'on echange contre des jeans chinois).
Si en revanche les etrangers voulaient vraiment nous donner leurs produits sans nous demander de produits francais en échange, ni maintenant ni dans le futur, alors dans ce cas la effectivement on n'aurait plus besoin de travailler, et il vaudrait mieux profiter de ces produits offerts plutot que de s'en plaindre. Mais bon on peut toujours rever.
rob
Tu es bien naïf
il ne s'agit absolument pas d'échange de valeurs équivalentes, il s'agit du pillage du savoir faire et de l'outil de production des peuples occidentaux, il s'agit de main d'oeuvre chinoise, indienne, roumaine, polonaise, marocaines.... corvéables à merci pour le profit d'une petite minorité qui a trouvé un bon moyen, grâce à la dérégulation et la marchandisation du monde, d'amasser une quantité colossale de pognon.
A te lire, je suppose que les français n'ont qu'à tous se reconvertir dans le tourisme.... et devenir un pays du tiers monde...
bonnemaispasconne
Ne pas consommer aveuglément
Il est assez intéressant de constater que cette idée qu’il serait dans l’intérêt du consommateur de s’interroger un peu plus sur la provenance des produits consommés commence à faire son chemin. Cet article n’a pas plus d’ambition que cela et les prix Nobel d’économie qui ne veulent pas lire des lieux communs feraient bien de délaisser la lecture de Wikipedia également ! Donner des conseils en citant Wikipedia, c’est le comble !!
Il y a une contradiction flagrante à se plaindre de la délocalisation, à se gargariser des droits de l’homme tout en continuant à acheter made in China ou made in India parce que c’est moins cher. En faisant un peu d’efforts et en cherchant un peu, on peut éviter dans 90% des cas ces 2 pays ; et si l’on ne peut pas, on peut se poser la question si l’on a vraiment besoin du produit. Mais non, on préfère commander sur Internet les produits made in China pour économiser 2 euros et en même temps on on va aller défiler, la voix tremblante et les yeux remplis d’indignation, pour conserver les emplois en France. Les industriels sont en général des gens réalistes, si leurs produits made in China ne se vendent plus, ben... ils iront produire ailleurs.
Vous me direz qu’il n’y a pas que la Chine et l’Inde, certes : mais question droit de l’homme, hygiène et respect des enfants, ces deux « super » puissances sont plutôt à la traine ; et ce sont les deux pays qui pour le moment produisent le plus d’articles plus ou moins bas de gamme, qui inondent l’Europe. Et comme dirait l’autre, il faut bien commencer quelque part.
M'enfin !
Apparemment tout tourne rond dans cet article sauf que ce ne sont pas les employés qui ont demandé l'ouverture des frontières, l'abandon des droits de douane et des prix de transport ridicules (eut égard aux dommages écologiques !). C'est quand même fort de café de considérer aujourd'hui qu'ayant subi une perte de salaire énorme ces quinze dernières années du fait de la mondialisation, on dise aujourd'hui que c'est de la faute aux péquins moyens !!!
:-))
Le péquin moyen n'a certes
Le péquin moyen n'a certes rien déclenché mais alimente le phénomène en continuant de plébisciter le made in China.
Bannir les clichés économiques !
Comme d'autres commentaires l'ont relevé, cette analyse de la consommation de produits importés est assez délirante. Voyons plutôt les faits économiques autrement :
. Les importations chinoises ou autres pays en émergence ont donné implicitement du pouvoir d'achat aux plus pauvres de notre pays en leur permettant de se vétir, d'acquérir des biens d'équipement qui n'auraient pas été à leur portée dans un contexte de production et d'échange plus autarcique ; il suffit de se remémorer la très faible capacité de consommation des "classes laborieuses" de la génération précédente qui ont "manqué de tout" en raison du niveau des prix "nationaux". Des conséquences non perçues : la paix sociale en France malgré une stagnation du niveau du Smic et la Chine va développer un système national de santé rejoignant ainsi progressivement les critères mondiaux de l'OIT quant à la protection sociale des travailleurs. Les roumains fabriquant la Logan de Renault, n'ont pas manqué de revendiquer des hausses de salaires qui leur permettent aussi de sortir de leurs difficultés de vie passées. Il s'agit d'un nivellement social par le haut pour les pays producteurs (cf le taux de PIB des pays nouvellement adhérents à l'europe consacré à la retraite qui rejoint le nôtre malgré la jeunesse des systèmes) et le partage international du travail par les prix n'est donc que d'effet provisoire ; le renchérissement du coût du transport va aussi ôter beaucoup d'intérêt aux délocalisations, sauf ventes locales. Il est bien évident que pour lutter contre cette "concurrence sociale" temporaire, il suffit d'envisager un mode de prélèvement social adapté touchant le chiffre d'affaires des importations à bas prix (genre TVA sociale ou mieux la C3S améliorée) plutôt que les seules pauvres "masses" salariales des caissières des "foirefouille" ou équivalents commerciaux. Mais le conservatisme imbécile sur l'évolution des ressources sociales est autant patronal, politique que syndical...
. L'auteure semble découvrir aussi les conséquences de la concurrence et de la liberté de l'offre (les acheteurs disposent d'un choix plus vaste de leur consommation) qui fondent le système économico-politique mondial !!!
Et elle enfourche allègrement le crédo franchouillard de la consommation franco française sans vérifier les niveaux d'exportation de nos produits vers les pays émergents dont ceux de la sphère européenne (70% de nos exportations), du liet motiv libéral lancinant portant sur la baisse de la protection sociale parce que, à l'évidence, l'économie ne doit avoir aucune vertu sociale.
Quétinois
Il est faux de dire que le
Il est faux de dire que le "made in China" a permis aux plus démunis d'avoir accès aux biens d'équipement et aux vêtements... On se croirait dans du Zola... Il est aussi faux de dire que ces exportations chinoises ont bénéficié aux Chinois les plus pauvres: pollution, déportations massives, désertification des campagnes. Malheureusement comme dans toutes les dictatures, le miracle économique ne profite qu'à une poignée de dirigeants. Il est aussi faux de dire que le coût du transport va rendre les délocalisations peu intéressantes: rassurez-vous, les calculs ont été faits, la fonction logistique a de beaux jours devant elle, le transport maritime se développe et les délocalisations au bout du monde se multiplient.
Et, bien-sûr, vous retombez dans le protectionnisme avec la TVA sociale par exemple, aussi inefficace que démagogique.
En revanche, encore une fois, si le consommateur tape là où cela fait mal (c'est-à -dire sur le chiffre d'affaire) en adoptant une attitude un peu plus sélective lors de l'achat, cela aura plus d'effets sur les décisions de délocalisation industrielle. Pour l'instant malheureusement, on continue de privilégier le made in China...
Le consommateur est bon et pas con...
Oriane,
Votre article est tout à fait juste. Qui plus est, il met en avant une idée trop souvent tue car politiquement incorrecte: "les consommateurs ont voulu avoir accès à une consommation de masse, acheter de tout à prix abordables."
Pendant des années, je fus responsable des achats non-alimentaires d'un grand de la disribution, basé dans le Nord de la France. A ce titre, je me devais d'acheter ( et donc de faire vendre par nos hypers) à la fois les produits de marques mais aussi les produits made in China. Les premiers, plutôt chers et peu accessibles au plus grand nombre mais porteurs de marges, les seconds, bons marchés mais faiblement rémunérateurs pour l'enseigne. Force était de constater que, dès 1996, les produits d'imports s'achetaient par containers entiers et se revendaient comme des petits pains.
Le consommateur était ( et est encore ) bon et pas con: Pourquoi acheter une perceuse Black et Decker à 80 euros lorsque l'on pouvait s'en offrir une, no-name, à 30 euros ( et qualité comparable). Cette dernière sortait des mêmes chaines de fabrication chinoises que les premières...
Oui, le consommateur est bon et pas con. Il sait que son pouvoir d'achat n'est pas, hélas, extensible à volonté. Alors, il compense ses achats d'innovation ( gsm, gps, tv hd, Ipod...) en transférant ses autres besoins sur des produits d'importation.
Oui le consommateur est bon et pas con, il connait l'échelle des prix et sait qu'il n'en aura que pour son argent et pas plus.
Bonemaispasconne oublie un élément dans son commentaire: Depuis 30 ans les salaires ont régulièrement augmenté ( pas autant que nous le voudrions). Dans le même temps, l'offre de nouveaux produits s'est sans cesse accrue. Aujourd'hui, un ménage avec 2 enfants dépense en moyenne 2000 euros par an avec les nouvelles technologies ( Gsm, Internet, tv cablée...). L'innovation est aussi responsable de cette surconsommation effrennée. Les acteurs du commerce ont donc bien compris que pour satisfaire le plus grand nombre - et sa soif d'innovation - il fallait trouver des "solutions-prix". Les produits d'imports ( ou de délocalisation pour être à la mode) sont la solution.
Oui, Oriane, vous avez raison et on peut le déplorer ou pas, "en cherchant à acheter toujours moins chers, les salariés se tirent une balle dans le pied." Le vilain grand patronat a juste saisi l'occasion qui lui était donné de faire du business. ( oulala, ca , ca va pas plaire!)
Cordialement,
http://corto74.unblog.fr
Oriane Claire pas claire du tout !
Du plus claire au plus trouble !!!
Votre postulat dans cet article, si je comprends bien, est de dire que si les français ne consomment pas uniquement des produits locaux ou français, ils sont les exécuteurs de leur propre emploi, et les responsables de la faillite de l’économie française !
Vous faites comme Matchieu, vous ignorez, ou vous oubliez (volontairement ou non) qu’au temps de nos grands-mères, les fermes d’élevage du saumon n’existaient pas et que la plus part étaient péchés à la ligne. Donc de ce faite, cela faisait de ce produit un des plus chères de nos rayons, « un produit de luxe » !
De même, lorsque vous affirmez : « Les consommateurs ont voulu avoir accès à une consommation de masse », il faudrait vous rappeler (ou éventuellement vous renseigner), que ce sont les industriels et distributeurs qui ont organisé et orquestré la consommation de masse en appliquant ce que les économistes définissaient par : « C’est l’offre qui crée la demande ».
L'offre crée la demande parce que, en réalité, elle est la demande, et l'offre de la chose que l'on crée est ce que l'on peut offrir en échange des choses que l'on désire.
« Alors, sans vouloir soutenir le moindre patriotisme économique, il faut, a contrario, requérir un certain bon sens économique. »
Il me semble, qu’il vous est nécessaire d'admettre, que votre « bon sens économique » passe par le protectionnisme ! Ce qui ne m’apparaît pas comme la meilleure des solutions.
.
La ou cela devient trouble et inexacte (malhonnête ?), c’est lorsque vous affirmez : « Pourtant jusqu'ici, les salariés ont souhaité maintenir leurs privilèges (un niveau de départ à la retraite à 60 ans, les 35 heures et les autres acquis sociaux) et en même temps remplir leurs caddies de produits aux prix «plus bas que bas» au risque de mettre leur économie, leurs emplois et leur système social en difficulté ».
Vous sous entendez que ce sont les salariés qui ont demandés, suppliés, priés pour qu’ils puissent remplir leurs caddies de produits dits «de merde » à un coût de même nature que les dits produits.
A aucun moment il n’apparait dans vos propos la possibilité qu’ils n’aient pas eues le choix, que leurs salaires ne leurs permettent pas de faire autrement. Mais peut être que le métier de journaliste à Paris, vous permet de travailler jusqu'à 70 ans, d’arpenter et de vous acheter des produits dans les magasins des champs Elysées, mais ce n’est surement pas le cas de tout le monde !
Pire, et là cela devient trouble, très trouble, voir opaque. Vous (sous) entendez donc que de manière consciente et délibérée, ils contribuent à « mettre leur économie, leurs emplois et leur système social en difficulté » au point d’être tellement décomplexés qu’ils se tirent une balle dans le pied…Vous auriez pu dire aussi qu’ils avaient tellement spéculés, au point de titriser leur misère qu’ils sont responsable aussi de la crise !!!
On aurait pu intituler votre article :
Quand le journalisme se fait l’ennemi de la raison et du bon sens !
Jen
C'est moi le responsable de la crise
Bien sûr Oriane, c'est la faute "au" consommateur s'il ne trouve pas de boulot ; et puis il bouffe trop de viande de vaches qui pètent et qui réchauffent l'atmosphère. Ce genre d'article participe à la culpabilisation du quidam et je trouve cela insupportable.
Etes-vous bien sure que c'est la demande qui déclenche cette migration des emplois ou bien sont-ce les entreprises souvent multinationales qui arbitrent entre leurs différents lieux de production pour pomper un maximum de subventions (merci l'Irlande) et fabriquer là où c'est le moins cher.
D'autre part, le jean à deux euros dont vous parlez, il n'est pas arrivé dans notre beau pays parce que le consommateur s'est réveillé un jour en exigeant un jean à 2 euros, mais parce que des importateurs, des grossistes, des chaînes de prêt à porter sont allées là où s'est le moins cher, se gardant bien en empochant une bonne partie de la marge.
Atchoum
Tout à 2 balles
Ravi d'avoir enfin lu ce que je pense depuis des années concernant la mondialisation et l'économie actuelle : en contraignant de plus en plus toutes les entreprises, (qu'elles soient françaises ou étrangères) à vendre à bas prix, on ne fait que finir d'étouffer des entreprises qui suffoquent déjà sous les charges (regardez la différence entre salaire net et brut, additionnez quelques impôts, sauproudrez d'un rien de TVA).
Au final, dégager des bénéfices devient de plus en plus improbable, donc pas d'embauches, ou alors avec de bas salaires. Résultat, une consommation qui n'a pas les moyens de consommer assez pour faire tourner l'économie, donc on rebaisse soit-disant les prix, et la fête peut continuer, youpi.
Le consommateur, lui, est réjoui, pour l'instant encore, de profiter de ses 35 heures (on travaille 2 fois plus pour 3 fois moins cher à l'autre bout de la planète, donc faisons-en moins ici pendant qu'on peut en profiter) devant sa tv achetée pour 3 fois rien, mais certainement pas produite en France par une entreprise du cru et des salariés qui gagneraient de quoi faire bouffer leurs familles.
Quand le consommateur se réveillera, sa descendance habitera un pays en voie de développement, qui vivotera du tourisme des "nations émergentes" où il délocalise aujourd'hui ses emplois (construction auto, hotlines téléphoniques, etc.)
Tiens, Michelin aussi délocalise, cet été. Moi j'avais l'image d'un bibendum bien de chez nous et fier de sa réussite technique et commerciale. Quand je pensais "Michelin" c'était le top, la gloire en Grands Prix, j'étais fier que leur usine et leurs salariés soient français... Faut croire qu'ils doivent en avoir ras-le-bol aussi, à Clermont-Ferrand, de gagner des prunes et de casquer quand même...
Toute civilisation a une fin. La plupart du temps, les civilisés préfèrent dénigrer le fait, pourtant historique.
Les salaires ne sont pas extensibles
Les salaires ne sont pas extensibles, donc lorsque de nouveaux "besoins" de consommation apparaissent, le consommateur doit faire des arbitrages. Par exemple, d'un age déjà avancé, j'ai connu l'époque où le consommateur s'équipait comme un fou en Hi-FI, puis celle où la Hi-Fi a plongé au profit de la planche à voile et enfin celle du reflex argentique. Je ne me rappelle plus de l'ordre chronologique, mais aujourd'hui de toute évidence c'est le reflex numérique. Demain ce sera autre chose et les ventes de reflex plongeront.
L'autre possibilité, c'est qu'un des postes incontournable du budget des consommateurs baisse en valeur. L'exemple le plus frappant, c'est celui des produits agricoles. Contrairement à ce qui a été écrit ici ou là sur Slate, la grande distribution n'y est pour rien. A l'origine, il s'agit d'une décision prise par l'état français, dans les annes 60, dans la perspective du marché commun européen. Il s'agissait d'industrialiser l'Europe. Pour ce faire, il fallait que l'alimentation qui était le poste principale ou presque du salaire ouvrier, baisse considérablement en valeur pour que l'on puisse entrer dans l'ère de la société de consommation et s'offrir avec le même salaire ou un salaire légèrement amélioré, des produits industriels. Le prix de revient des aliments agricoles, du point de vue des économistes, était grotesquement élevé parce que l'on était à l'ère de la petite production marchande. Les exploitations, morcelées, sous mécanisées, mais trop petites pour être mécanisées, non spécialisées, donnaient au paysan essentiellement de quoi se nourir. Le surplus, cher et modeste était vendu au marché. Il fallait transformer les paysans en agriculteur, les faire passer de la petite production marchande au mode de production capitaliste. On allait accélérer l'exode rural, mais ce n'était pas grave, l'industrie manquait de bras. Ce travail a été fait avec des sociologues qui ont faits des films et travaillés en association avec les syndicats agricoles pour changer les mentalités du monde rural. On a fait des programmes de télévision, des films diffusés à la collectivité paysanne qui montrait le train du progrès avec les agriculteurs dans les wagons et les malheureux paysans qui restaient sur la quai. Les paysans échangeaient les meubles anciens en chêne contre des cuisines en formica à des marchants ambulants pour entrer dans la modernité.
Ca a marché. Les exploitations se sont agrandies, on a pu les mécaniser efficacement, les productions se sont spécialisées pour entrer dans un process industriel et les agriculteurs ont été acheter leur lait, leur jambon et leurs oeufs au super-marché, comme tout le monde. On a pu développer une puissante industrie agro-alimentaire, mais surtout le prix des denrées agricoles c'est effondré, permettant à l'Europe industrielle de décoller.
Aujourd'hui, la nouvelle dépense ce sont les telecoms. Internet, téléphone, cable etc. La délocalisation en Chine, contrairement à la modernisation de la production agricole, ne correspond pas à une volonté des opérateurs de telecom de réduire le poste habillement des consommateurs pour se créer un marché, mais les 2 sont concomitants.
Pour simplifier, si on achetait pas nos vêtements en Chine, on pourrait pas se payer Internet et le téléphone portable.
El Gato
Les salaires ne seraient pas extensibles?
Mais les profits des entreprises, des banques et les dividendes versés aux actionnaires, sans compter les pertes de la societe générale le seraient ?
C'est bisounours land chez vous...
Reprenons un peu quelques notions de business international :
une paire de chaussure de marque coûte en moyenne moins de 15€ à produire, arrivée dans la zone sous douane du port d'Anvers, Rotterdam ou le havre.
Cette même paire de chaussures se retrouve ensuite dans un magazin en france à un prix qui oscille entre 100 et 350€.
Question, ou va la difference (pour info, elle ne va pas dans la poche des vendeuses en contrat précaire temps partiel subi, au smic horaire)
autre exemple, high tech celui ci
prenons deux produits, tout d'abord un appareil photo numérique reflex canon 450D avec un objectif EF-S 18-55 IS/USM. Ce kit est vendu aux environs de 650€ en France, quand il est à 540€ dans plusieurs boutiques aux Pays-Bas.
De même, l'objectif EF 70-300 IS/USM est à 650€ en France quand il est à 420€ aux pays bas...
Foutage de gueule? Pigeonnage en règle ?
Je ne compprends pas très bien le sens de votre remarque
Vos exemples sont ceux de produits fabriqués dans des pays à bas ou très bas coût.
Alors c'est certain que les profits sont plus importants que si ces articles étaient fabriqués en France pour les entreprises qui les ont développés ou siglés, et qu'ils sont également plus accessibles aux salariés français qui ont encore un salaire, parce que moins cher.
Avant Internet, la vente était un des rares secteurs qui n'étaient pas menacé par la délocalisation. Difficile d'acheter sa baguette de pain en rentrant le soir, si son boulanger est à Shanghai. Pour la baguette, internet c'est moyen, pour le reste ça fonctionne très bien.
Tous les clients font comme vous, comparent les prix entre les sites et les pays, et il faut délocaliser pour être performant. La pression des délocalisations s'exerce à fond, en particulier sur tout ce qui concerne les call-centers, les gens que vous appelez en cas de problème, et les back-offices, tous ceux qui traitent les données de votre commande et l'outil informatique.
Je ne me prononcerai pas sur le prix d'une paire de pompe, vous avez atteint là mon seuil d'incompétence maximum.
Il se trouve que par contre, j'en sais un petit peu plus sur le commerce du matériel photo.
Le premier facteur de différenciation des coûts, c'est le taux de change et la politique de la maison mère. Le matériel est fabriqué en Thaïlande ou en Chine, mais son prix d'origine est déterminé en yen. Les fabricants japonais, ne répercutent pas nécessairement tout de suite les variations des taux de change monnaie locale/yen. Ainsi il y a quelques mois, toute la France et une bonne partie de l'Europe partaient acheter à Londres le matériel photo. La livre avait plongé, le prix en livres du matériel n'avait pas bougé. Cet avantage a aujourd'hui disparu, les fabricants japonais ont fini par répercuter dans leur prix de vente la baisse de la livre aux grossiste anglais, les obligeant à augmenter leurs tarifs. Parfois c'est une stratégie volontaire. Il est toujours plus intéressant d'acheter son matériel aux USA, parce que les grossistes américains le paient moins cher que les européens.
Il y a des différences de TVA d'un pays à l'autre. Les charges sur les entreprises sont également différentes selon les pays.
Ensuite, il y a des différences qui tiennent aux circuits de distribution. Un matériel acheté sur Internet sera moins cher que s'il était acheté en boutique. Pour protéger un peu les boutiques des sites internet, les fabricant font de temps en temps des campagnes avec des remises qui ne sont accessibles qu'en boutique. Certaines boutiques ont des marges plus faibles, parce que leurs vendeurs peu nombreux sont des pousses cartons. Ils ne connaissent rien au matériel qu'ils vendent, il se content de donner son carton au client. Enfin il y a des différences d'assurance selon les service avec une spécificité propre à la photographie, ce que l'on appel le marché gris. En jouant sur les taux de change, un importateur va faire un coup, acheter un camion de matériel et le revendre dans un autre pays. Là la garantie ne fonctionnera que dans la boutique où vous l'avez acheté. Je ne suis pas certain que cette limitation de la garantie soit possible en France, mais attention en Asie c'est quasiment la règle, et aux Etats-Unis, les 2 formules qui vous seront proposées.
Enfin, Il y a la politique commerciale de l'importateur. Je soupçonne Nikon France de marger plus sur les objectifs que sur les boîtiers et de marger à mort sur les accessoires (GPS par exemple)
Pour en revenir à votre Canon 450D avec un objectif EF-S 18-55 IS/USM je l'ai trouvé à 569 euros TTC soit 475,75 H.T. chez Pixmania. Mais à vrai dire comme je ne sais pas trop ce que vous vouliez dénoncer...
El Gato
CONTRE SENS ABSOLU
Chère madame Oriane Claire,
Je pense que vous faites un contre sens absolu.
Rendre responsables les salariés de la délocalisation des entreprises,je vous tire mon chapeau.
Il est vrai que les salariés ont négociés puis obtenus de haute lutte le libre-echange mondialisé consacrés par l'OMC.
Les salariés ont également approuvé le Traité Européen,permettant le libre-échange et les délocalisations intra et extra européenne.
A défaut de demander des augmentations de salaires,ils ont négocié et obtenu,l'importation massive de marchandises des pays émergents pour contrecarrer la déflation salariale.
Je pense même que les négociations sont très avancées,les salariés demandent expressement de travailler directement en chine car le niveau de vie en France est trop cher.
PS : OSRAM,fabricant de lampes électriques vient de proposer à ses salariés payés 1050 euros par mois,de diminuer leur salaire de 90 euros sous peine de délocalisation.
Espérons qu'ils acceptent,afin de payer les pantalons chinois importés à 2 euros.
JEAN MARC GLACHANT
Ni gourmets ni gourmands, juste des goinfres.
Je doute que la majorité des consommateurs se soucie du lieu de fabrication d'un jean, de l'éthique des entreprises ou de quoi que ce soit d'autre. Si les consommateurs étaient sourcilleux sur ces détails, cela se verrait.
A ce jour, le prix emporte la décision.
Si les consommateurs voulaient de la qualité et non de la quantité, les magasins bio exploseraient, renvoyant les distributeurs à leurs analyses.
Je regarde la frénésie des acheteurs ; c'est quasiment compulsif.
J'achète donc je suis. Je possède donc j'existe et ma vie est pleine et riche. Le bonheur, c'est l'achat !
La majorité des consommateurs ne sont ni gourmets ni gourmands, juste des goinfres. Le marketing commercial a de beaux jours devant lui avec de tels moutons.
Le consommateur n'est l'ennemi de rien ni personne.
Mais l'empêcher de consommer, c'est devenir son ennemi.
Pour avoir la paix il a fallu inculquer aux consommateurs que l'abondance était la norme. (Du pain et des jeux).
Quand aux acquis sociaux, je regrette qu'il n'y ait pas de différenciation entre le principe du droit qualitatif réellement acquis (droit à la retraite, par exemple) et le droit quantitatif (adaptation de l'âge de départ en fonction de l'espérance de vie).
On vit plus longtemps, il faut travailler plus longtemps faute de quoi le système s'écroule.
Dire cela c'est aller contre la notion d'abondance qui régit le mode de fonctionnement du consommateur.
Soliste