Monde

Les dix favoris à la succession du pape Benoît XVI

Temps de lecture : 2 min

Le retour d'un pape italien? Un nouveau pape européen d'un autre pays? Ou bien, pour la première fois, un pape américain, asiatique ou africain? Au jeu des pronostics qui précèdent le conclave, nous avons sélectionné trois favoris et sept outsiders.

Dans la chapelle Sixtine, le 6 mars 2013. REUTERS/Max Rossi.
Dans la chapelle Sixtine, le 6 mars 2013. REUTERS/Max Rossi.

Qui succèdera à Benoît XVI à la tête de l’Eglise catholique et de ses 1,2 milliard de fidèles? Depuis la «renonciation» de celui qui est devenu, le 28 février, «pape émérite», circulent des listes de papabili (papes possibles) qui sont, le plus souvent, le fruit de libres conversations entre journalistes et experts en pronostics.

Autant les élections de Pie XII (1939), de Paul VI (1963) et de Benoît XVI (2005) avaient désigné le favori, autant la surprise du conclave de 1978, qui avait élu l’archevêque de Cracovie, Karol Wojtyla, devenu Jean-Paul II, avait été totale et est aujourd’hui encore dans tous les esprits.

Pour le conclave qui réunira dans les prochains jours 115 cardinaux électeurs, aucun favori ne se détache d’une manière évidente. Le jeu —dans lequel entrent des critères d’âge, de nationalité, de personnalité, d’orientation, de charisme— paraît plus ouvert que jamais.

Nous établissons ci-dessous une sélection de dix cardinaux papabili, comprenant trois favoris et sept outsiders. Ils ont tous été proches de Benoît XVI et sont des conservateurs éclairés.

Ils ont le bon âge (pour un pontificat qui ne soit ni trop court, ni trop long), viennent de la Curie romaine, où ils ont acquis l’expérience du gouvernement de l’Eglise et la conviction qu’une réforme est possible. Ou ils ont un profil de pasteurs et d’administrateurs à la tête de sièges épiscopaux parmi les plus grands au monde.

Ils viennent du vieux continent européen —le retour d’un pape italien est possible, malgré le discrédit dont souffrent les Italiens de la Curie— ou des pays du Sud, force émergente du catholicisme. Un pape originaire d’Amérique, d’Afrique ou d’Asie serait une énorme surprise.

S’ils sont les héritiers de Jean-Paul II et de Benoît XVI, qui les a créés cardinaux, aucun des favoris ou outsiders que nous présentons ici n’a participé au concile Vatican II, au début des années 1960. C’est une nouvelle génération qui est appelée à prendre la tête de l’Eglise.

Henri Tincq

Les trois favoris

Angelo Scola (Italie), le chef du plus grand diocèse du monde

Christoph Schönborn (Autriche), l'ancien élève de Ratzinger

Marc Ouellet (Canada), le «cardinal de fer» québecois

Les outsiders

Odilo Pedro Scherer (Brésil), pape pour les JMJ de Rio?

Sean Patrick O’Malley (Etats-Unis), administrateur énergique

Peter Kodwo Appiah Turkson (Ghana), un pape africain conservateur?

Robert Sarah (Guinée), défenseur acharné des droits de l'homme

Luis Antonio Tagle (Philippines), le «Wojtyla de l'Asie»

Peter Erdö (Hongrie), estimé de ses confrères européens

Gianfranco Ravasi (Italie), le «ministre de la Culture» de la Curie

Henri Tincq Journaliste

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