Comment Chavez a ruiné le Venezuela
La révolution bolivarienne a détruit l'économie du pays et dilapidé la rente du pétrole.
- Hugo Chavez visite les installations pétrolières à Morichal, en août 2012. REUTERS/Miraflores Palace/ -
En France, la gauche de la gauche commence à cogner contre la politique «de droite» de François Hollande. Le président «social-démocrate» ferait la part trop belle à la rigueur, aux riches, aux banques. Le débat ne peut que se durcir dans les semaines à venir avec la panne de croissance et l’austérité. Il n’est donc pas inutile de porter ses regards au Venezuela où «l’autre politique», celle prônée par l’extrême gauche française, s’est appliquée depuis bientôt quinze ans. Jean-Luc Mélenchon qui a fait plusieurs fois le voyage de Caracas n’a jamais caché sa grande admiration pour le «Commandante» Chavez, décédé mardi soir.
Quel sont les résultats de la «révolution bolivarienne» d’Hugo Chavez dont Jean-Luc Mélenchon et ses amis veulent s’inspirer?
Voici quelques faits et chiffres:
- La monnaie locale vient d’être dévaluée de 32%. Au marché noir, elle reste encore trois fois moins élevée que le cours officiel.
- L’inflation dépasse 25% l’an depuis plusieurs années. Juste avant l'élection présidentielle d’octobre 2012, Hugo Chavez a augmenté les salaires des fonctionnaires de 45% et l’ensemble des dépenses publiques de 25%. Il a été réélu. L’inflation atteint actuellement 35%.
- Dans les campagnes, de nombreuses expropriations, sur des millions d’hectares, ont eu lieu. Beaucoup des terres sont restées en friche. Le pays, naguère exportateur de tabac et de fruits, importe désormais 70% de la consommation des ménages. Y compris du tabac. L’Etat contrôle les prix et les importations. Les pénuries de denrées alimentaires de base sont fréquentes.
- L’industrie compte deux fois moins d’entreprises qu’il y a dix ans.
- Le pays dépend pour ses exportations à 96% du pétrole. Hugo Chavez avait déclaré il y a dix ans vouloir porter la production d’or noir de 3,1 millions de barils par jour à 5,1 millions. Faute de maintenance et de pièces de rechange, elle s’est affaissée à 2,4 millions de barils par jour. Dans la même période, les effectifs de la compagnie nationale, PDVSA, sont passés de 23.000 à 120.000. Les raffineries sont pour beaucoup en panne et le Venezuela qui possède des réserves parmi les plus abondantes du monde, selon l’Opep, importe de l’essence.
- Le président Chavez aide les Vénézuéliens les plus démunis grâce à des mécanismes et des fonds qui échappent à l’administration officielle et dépendent directement de lui. Pour leur financement, la compagnie PDVSA lui a versé l’an dernier l’équivalent de 15,5 milliards de dollars. Cet argent est distribué sous de multiples formes d’aide alimentaire à bas prix, de logements attribués, de soins de première nécessité gratuits pour les pauvres, etc. Le Président a multiplié les plans d’urgences et les «missions» spéciales.
- Le président Chavez était salué pour sa politique sociale et son action contre la pauvreté, y compris par l’Union européenne, après son décès. Le Brésil dirigé par Lula da Silva, que l’extrême gauche a déconsidéré parce que menant des politiques libérales puis par Dilma Rousseff sur la même ligne, avait une richesse par habitant de 30% inférieure au Venezuela il y a dix ans. La différence aujourd’hui n’est plus que de 5% (11.820 dollars contre 10.720 dollars). Le taux d’extrême pauvreté est toujours élevé au Brésil «libéral» (environ 21%) mais il est devenu inférieur à celui du Venezuela «bolivarien» (environ 32%).
Mon commentaire: un désastre économique
Le résultat du chavisme est un désastre. Le Commandante a puisé dans la manne du pétrole pour distribuer des bienfaits aux plus démunis, du moins à certains. C’est vrai. D’où sa popularité. Mais l’économie hors pétrole est en voie de destruction. On notera au passage que contrairement à ses diatribes contre les capitalistes étrangers et surtout américains, les majors compagnies restent sur place et sont indispensables à PDVSA pour lui apporter leur technologie. Même l’américain Chevron est associé à l’exploitation.
Cette politique d’urgences sociales permanentes et fluctuantes est menée par des intermédiaires affiliés, les «boligarques», complètement redevables au pouvoir. L’administration classique est démunie et désorganisée. Cette politique de «petronisme», l’excellente expression de Thomas Friedman du New York Times qui mêle le pétrole et le populisme de l’Argentin Peron, est une exploitation de la rente sans investir dans l’avenir.
Le Brésil a encore beaucoup de problèmes de croissance comme d’inégalités mais les résultats du libéral Lula sont tout autres. Sur l’ensemble des tableaux économiques et sociaux. Et en plus, le Brésil a trouvé du pétrole…
Eric Le Boucher
Mis à jour le 06/03/2013 à 18h30


















































Ce Docteur es Impéritie, devrait, au lieu de se contenter d'une liste de chiffres sans liens et isolés, en ayant évidemment la malhonnêteté (qui caractérise souvent ce genre de personne) d'occulter les autres bien plus favorables, devrait disais-je, lire cette étude montrant l'inverse: http://www.cepr.net/documents/publications/venezuela-2009-02.pdf
Et encore vous ne n'avez parlé ni de la criminalité, ni de la corruption au Venezuela.
La criminalité a atteint en 2011 le record historique de 19 336 tués, le nombre plus élevé d'Amérique du Sud, avec 53 tués en moyenne par jour.
Quant à la corruption, l'indice 2007 de Transparency International classe le Venezuela à la 162ème place sur 179 pays. Seul Haïti fait pire en Amérique latine.
On peut dire que ce n'est plus le même personnel qui profite de la corruption depuis l'arrivée de Chavez au pouvoir, mais il n'en reste pas moins que la corruption est partout, du plus haut de l'échelle jusqu'à son niveau le plus bas.
Se servir de l'épouvantail Chavez pour discréditer une hypothétique "gauche" française, cette gauche introuvable dont le fantôme vous fait si peur, la ficelle est un peu grosse !
La France n'est pas le Vénézuéla, et vouloir faire un rapprochement entre les problématiques des deux pays vous vaudrait un zéro pointé en économie, Monsieur Le Boucher !
Mais revenons à Chavez. C'est entendu, son bilan économique est mauvais.
Mais il a beaucoup agi sur le plan social, et c'est pour cela qu'il est populaire.
Et c'est aussi pour cela que vous le détestez.
Ce que les gens comme vous ne peuvent pas pardonner à Chavez, c'est qu'il a, dès son arrivée au pouvoir, remboursé la dette de son pays envers le FMI.
Ce qui est insupportable pour Wall Street, c'est qu'il ait fait de son pays un pays autonome, capable de désobéir à la Banque Mondiale et au FMI, capable de faire la nique à la doxa néolibérale.
Oui, c'était un populiste et une grande gueule, il n'était pas compétent sur le plan économique, mais au moins il n'aurait pas vendu son pays pour un plat de lentilles, c'était pas un Mario Monti !
je me suis bidonner en lisant votre post.... sans rire. le Venezuela produit du pétrole et importe de l'essence. le pays n'est plus auto suffisant au niveau alimentaire grâce à une réforme agraire magnifique. et vous parlez d'un pays autonome. juste ptdr!
Chavez n'a pas vendu son pays a Wall Street, vous avez raison. il l' a vendu a Cuba. entre la peste et le coléra....
quand au plan social, là aussi vous êtes à côté, la pauvreté a diminué et c'est tant mieux.... mais dans le même temps les classes moyennes se sont appauvris. Chavez a mis tous ses proches à la tête des entreprises publiques. et le parlement n'est là que pour ratifier les caprices de Chavez.
Voilà un article qui pour remplir sa mission neocons utilise toutes les vieilles recettes les plus usées de la caricature et du trait grossier.
Le Vénézuela de Chavez nous est présenté comme le pays du Captain Flamme : un pays qui n’est pas de notre Galaxie. Il ne subit pas de ce fait l’environnement asiatique. Un exemple : « L’industrie compte deux fois moins d’entreprise qu’il y a dix ans. « Et dans l’Europe pourtant développée durant ces 10 dernières années que sont devenues les entreprises industrielles? De même en Amérique ? Ici, avec la même subtilité, on nous refait le coup du sur 95% du territoire de Hortefeux. , qui sont mathématiquement faux et non aucun sens logique. Il y a, et c’est assez pénible à constater une véritable réaction de bouffonnerie des élites, face au sentiment de frayeur aussi profonde que dissimulée que leur provoque la crise. Leur crise.
Devant le maelstrom de l’industrie asiatique, et disons le crument chinoise, ce qu’a fait Chavez avec le pétrole pour secourir les plus pauvres, la droite française et plus ou moins européenne (à part l’Allemagne) l’on fait avec l’immobilier pour favoriser les plus riches. Vous trompez sciemment vos lecteurs parce que c’est votre fonds de commerce et votre seul canot de survie face à une menace d’autant plus angoissante qu’elle est difficile à imaginer. Mais vous savez aussi bien que moi, comme tous ceux qui acceptent d’ouvrir un peu les yeux que la bulle immobilière (subventionnée par l’Etat de droite pour clientéliser les plus riches) portant sur des valeurs patrimoniales et beaucoup plus dangereuse qu’une éventuelle bulle portant sur des biens pétroliers fongibles et consommables.
Cet orgueil, cette suffisance et surtout ses mensonges sur fond d’une immense détresse intellectuelle vous rallieront le fanatisme des esprits les plus fragiles mais ils vous aliéneront les gens raisonnable. Vous savez aussi que le problème maintenant au seuil du civilisationnel qui se pose à notre histoire, c’est celui du partage plus équitable des richesses. Nos enfants ne peuvent plus se loger. Sans nid pas de couple. Pas de couple pas d’enfants. Pas d’enfants pas d’avenir. Pas d’avenir pas de richesses. Le sinkhole.
Vous prenez une posture à la Cioran pour cracher sur le cadavre à peine refroidi d’un métis d’indien dont vous ne comprenez ni la culture entrecroisée de tous les mythes, ni les couleurs de son langage bariolé. Mais se faisant vous vous placez beaucoup plus loin que lui de la politesse et de la bienséance traditionnelle française. Sans doute que mes remarques vous feront rire et que comme c’est désormais l’usage à droite vous vous flatter de haïr la correction en général et la pensée correcte. La nouvelle droite c’est la droite incorrecte. Le correct n’est plus trend. Mais tout cela n’est-il pas finalement surtout formidablement dérisoire ?
Que le peuple vénézuélien soit rassuré, la vrai France s’incline aujourd’hui sur la dépouille du président Chavez et lui rend les honneurs, comme elle s’incline sur la dépouilleuse glorieuse du brigadier-chef anonyme qui a sacrifié sa vie pour défendre nos traditions de justices et de liberté. La France éternelle à le respecte des morts et l’amour des vivants.
Édifiant !
C'est toujours la même problématique : utiliser les ressources pour un gain immédiat et résoudre les problèmes flagrants, ou les utiliser pour construire une solution durable, pour structurer le pays pour qu'il ait les moyens de son développement continu, au delà des résolutions temporaires.
On le voit en France pareillement :
- En 1981 on avance l'âge de la retraite pour un profit immédiat, alors que l'espérance de vie croissant, les pensions de retraites vont croître...
- On réduit le temps de travail, alors que le nombre des inactifs croissent... et qu'il faudra les entretenir...
- On a fait la RTT pour "profiter" de la vie : dans quelle situation sommes-nous aujourd'hui ?
- Il y a quelques années, certaines entreprises prévoyaient une production sans emploi, sans effectifs, : la désindustrialisation est en marche...
On prend souvent des décisions à contretemps, que l'on paye à terme.
Bonjour drojepan
"- En 1981 on avance l'âge de la retraite pour un profit immédiat, alors que l'espérance de vie croissant, les pensions de retraites vont croître.."
Dans un contexte de chômage massif reculer l'âge de la retraite ne fait pas rentrer un centime de cotisation en plus dans les caisses de l'assurance vieillesse. Cela fait augmenter uniquement le chômage.
Inversement avancer l'âge de la retraite ne fait pas rentrer un centime de cotisation en moins dans les caisses de l'assurance vieillesse. Cela fait diminuer uniquement le chômage.
Quant à l'espérance de vie elle dépend...de l'âge de départ en retraite ! Toutes les compagnies d'assurance sont capables de calculer votre espérance de vie à partir de l'âge auquel vous comptez prendre votre retraite. Et l'essentiel de l'accroissement de l'espérance de vie enregistré en France depuis 1981 est dû, justement, à la retraite à 60 ans.
Cela rend d'autant plus odieuse l'utilisation de l'argument de l'allongement de l'espérance de vie pour justifier le recul de l'âge de la retraite.
"- On réduit le temps de travail, alors que le nombre des inactifs croissent... et qu'il faudra les entretenir..."
Et comment voulez vous augmenter le nombre d'actifs qui cotisent si vous ne réduisez pas la durée du travail ?
"- On a fait la RTT pour "profiter" de la vie : dans quelle situation sommes-nous aujourd'hui ?"
C'est inexact. On a fait la RTT uniquement pour combattre le chômage, pas pour "profiter" de la vie. Mais on n'est pas allé assez loin car la droite au service du MEDEF qui ne veut surtout pas que le chômage recule en a fait un casus belli.
"- Il y a quelques années, certaines entreprises prévoyaient une production sans emploi, sans effectifs, : la désindustrialisation est en marche..."
Les entreprises ferment, licencient, et vous vous voulez augmenter la durée du travail ? Vous trouvez qu'il n'y a pas encore assez de chômeurs dans notre pays ?
Petit rappel pour M. Boucher : Lula a appelé à voter ... Mélenchon !
Euh... vous avez des sources pour justifier de cette énormité ??
Déjà, Lula qui appellerait à voter pour qui que ce soit en France, je ne pense pas, mais Mélenchon... je suis à peu près sur que vous venez de sortir une belle ânerie.
la volonté de faire partir une nouvelle légende urbaine ?
Une consigne FdG ?
Bref, j'oublie parfois que les extrémistes de gauche ressemblent beaucoup aux extrémistes de droite... contre vérités, désinformation et idéologie même quand les faits vont à l'encontre de celle-ci.
La comparaison avec le Brésil de Lula sur les taux de pauvreté sont pour moi le meilleur argument contre Chavez, qui avait pourtant tout pour faire un grand boulot.
Il n'aura fait qu'un boulot de solidarité, oubliant les intérêts long terme de son pays.
Total adhésion à ce papier.
Mais le mythe révolutionnaire est tenace. C'est si beau la révolution... quand ce sont les autres qui la font !
L'obscurantisme français en a fait sa base line. Besancenot et Mélanchon en sont les thuriféraires ; avec leurs affidés (NPA, PC, LO,FdG et qques autres gugusses illuminés) ils se prosternent devant ce socialisme d'assitance et de corruption.
Chavez fait pleurer Mélanchon... sentimental Jean-Luc ! Mais il a fait pleurer de rage beaucoup de vénézuéliens pendant quatorze ans. Ceux-là Mélachon les ignore. Que le pays soit totalement dépendant des importations cela il ne le voit pas ; il ne comprend pas que cette amérique latine là court au naufrage.
Il va falloir faire appel aux majors américaines pour redresser l'industrie pétrolière, au FMI pour retrouver une monnaie... Mais Mélanchon n'est pas un économiste, c'est trop vulgaire... Il est un fils spirituel de Chavez !
Eric Le Boucher ne manque pas une occasion de critiquer l'émergeance et le tiers-monde. Lorsqu'il parle de dilapidation de la rente pétrolière, il oublie que celle-ci n'est pas épuisée. La politique économique à mener dans le tiers-monde ne peut pas être la même que celle appliquèe aux économies développées, d'ailleurs des voix se font entendre en Europe pour une relance de la croissance par la consommation donc par l'élèvement du niveau de vie des travailleurs. C'est une conception comme une autre. Je suppose aussi que Monsieur Le Boucher n'aime pas l'ALBA, à l'instar du Sénat américain qui considère que l'adhésion à cette organisation régionale "met en cause les acquis démocratiques des pays-membres" (!) et ses programmes de développements agricoles et indutriels accompagnés de volets sociaux (logements, éducation, santé etc...)et considère qu'une politique sociale n'étant pas rentable, le travailleur devra de préférence rentrer chez lui le soir dans son bidonville sans protection d'aucune sorte. Monsieur Le Boucher devrait aussi se demander pourquoi les électeurs reconduisent les équipes dans ces pays si leur politique économique est aussi désastreuse ? Le doux rêve de l'Occident serait de réinstaurer le principe de la souveraineté limitée dans les pays du tiers-monde, une forme de levier sous forme de coup d'état constitutionnel comme au Paraguay ou encore au Honduras (violant celui-là) dès qu'un récalcitrant accède indument au pouvoir par des élections régulières.
Vous êtes qui vous mr. Le Boucher ? Vous roulez pour qui et qui vous paye pour raconter un tas d’âneries sur le Venezuela et Chavez ?
Comment pouvez-vous prétendre être journaliste en propageant
Ne m’obligez pas de faire comme Mélenchon d’avoir honte des médias occidentaux ! (je suis Belge d’expression néerlandophone et dois vous avouer que chez nous, en Flandres, les médias mensonges confirment cette tendance générale en occident).
Voyons en détail vos dires :
• L’inflation dépasse 25% l’an depuis plusieurs années. Oui d’accord mais il faut regarder qu’elle fut le taux d’inflation chez les prédécesseurs de Chavez : largement au dessus des 30, voir 100% sous la présidence de Caldera.
http://www.indexmundi.com/venezuela/inflation_rate_(consumer_prices).html
• L’industrie compte deux fois moins d’entreprises qu’il y a dix ans. Et bien, il nous faudrait un Chavez chez nous en Europe car, grâce entre autres aux délocalisations, la désindustrialisation est encore pire chez nous. Et puis vous ne prenez pas en compte les fusions d’entreprises nationalisées et les entreprises mixtes.
http://www.strategie.gouv.fr/content/presentation-des-rendez-vous-de-la-mondialisation
http://www.ilo.org/global/lang--fr/index.htm#a3
• Le taux d’extrême pauvreté du Venezuela «bolivarien» est environ 32%, pire qu’au Brésil libérale. Vous allez cherchez cela où ? (vous n’indiquez pas vos sources). Bizarre car le PNUD (organisation de l’ONU) dit le contraire (La pauvreté extrême a diminué de 72 % passant de 54% en 2002 à 28% en 2008).
http://hdr.undp.org/en/
Bon d’accord, si le bilan reste négatif pour les classes riches il est au contraire sacrément positif pour les pauvres et même les classes moyennes. Quelques statistiques des plus démonstratives.
• Le taux de pauvreté sous Chavez a été divisé par deux, passant de 52% à 27%. Chez nous en Europe ce taux a presque doublé.
https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/ve.html
http://www.onpes.gouv.fr/IMG/pdf/Bontout.pdf
• L’IDH à atteint le niveau le plus élevé en Amérique Latine.
http://hdrstats.undp.org/en/indicators/1.html
• Selon l'indice Gini le Venezuela est passé des pays le plus inégalitaires d'Amérique du Sud dans les années 90 au pays le moins inégalitaire.
Alors que d’après ce même indice les inégalités en UE sont en constante augmentation.
http://www.nationmaster.com/graph/eco_inc_equ_un_gin_ind-income-equality-un-gini-index
• D'après les chiffres de l'UNESCO, l'analphabétisme a été éradiqué au Venezuela.
Alors que chez nous l’analphabétisme (et plus illettrisme) explose.
https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/ve.html
• Alors que tous les pays de l’UE et plus voient leurs dettes éclatées, le Venezuela de 1998 et 2007, la dette publique est tombée de 30,7 % à 14,3 % du PIB (la dette extérieure est passée de 25,6 % à 9,8 %). Cela sans intervention de la Troïka comme en Grèce, Espagne, Portugal, Irlande et bientôt chez nous.
https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/ve.html
Par manque de place et aussi par manque d’envie, j’arrête là mais non pas sans vous faire voir Chavez donner une leçon de démocratie aux banques… alors que nos dirigeants baisent leurs pantalons devant ses mêmes banques.
http://www.youtube.com/watch?v=0OghbKH0Fko
Pour les européens, le Vénézuéla est au centre d'un combat idéologique, puisque la gauche française a fait de ce pays, une sorte de modèle socialiste pour l'amérique du sud, un exemple à suivre dans ce monde libéral. Aussi, il est difficile d'avoir un débat serein sur la réalité des politiques chavistes.
Par contre, ce qui me gêne un peu dans ce pays, c'est le culte de la personnalité dont était entouré Chavez, qui se poursuit même après sa mort, avec l'embaumement du grand leader, pour pérenniser, à jamais, son image éternelle ...Pas très sain tout ça ...
Chavez exploitait la rente pétrolière, Mélenchon ne veut pas du gaz de schiste. Mais tout ça ne doit pas vous intéresser.
Vous dîtes qu'il n'a pas fait d'investissement d'avenir. Apprendre à lire aux gens, c'est bien connu, ce n'est pas un investissement d'avenir...
Bof, de toute façon vous êtes tellement partisan que vos textes ne signifient pas grand chose, comme d'habitude.
Au fait M. Le Boucher, j'aimerais savoir ce que vous pensez des réflexions faites par le prix nobel d'économie Maurice Allais qui a accusé des années 60 jusqu'à sa mort il y a peu (2010 environ) le libre-échange fou et le capitalisme débordant ? Ceci ne vous perturbe pas qu'un prix Nobel soit d'un avis totalement opposé au vôtre ?
Il a quand même écrit un livre assez clair là-dessus :
"La mondialisation : la destruction des emplois et de la croissance : l'évidence empirique"
Ou cette rubrique dans Marianne :
http://www.protectionnisme.eu/Contre-les-tabous-indiscutes-par-Maurice-Allais_a127.html
Comme disait l'autre : ça vous en touche une sans faire bouger l'autre.
C'est sûr que lui n'avait pas "l'honneur" de faire partie de commission si disciplinée et docile que celle sur la libération de la croissance de M. Attali, contrairement à vous.
C'est tellement facile de parler une fois que le personnage n'est plus la, c'est l'arme des pauvres et des simple d'esprit ! Hit and run, pas vrai?
Chavez est l'un des seul président de notre époque à avoir osé dénoncer le piège de la dette et du capitalisme, donc forcement le capitalisme n'allait pas le lui rendre bien.
Si par contre il avait fait de la lèche et cédé son pétrole au américains, ces même Américains qui tiennent les rennes de la spéculation et de la bourse en Amérique latine, et qui ont le pouvoir de ruiner une économie s'ils le veulent... tout aurait été différent pour le Venezuela j'en suis certain.
=> Il est quand même comique de constater que tous les pays détenteur de ressources "importante" et qui refusent de faire la lèche à l'impérialisme, se retrouve toujours dans des situation inconfortable... Et à cotés de cela nos soit disant intellectuelles n'y voient rien? Sérieusement?
Pour moi Mr le Boucher vous êtes un perroquet simple d'esprit, qui répète docilement ce qu'on attend de lui. Vous n'avez ni sagesse, ni courage et feriez mieux de retourner au travail de vos alleux, à bon entendeur !
Eric le boucher vient de faire un article comme si tous les efforts de Chavez étaient des échecs. Je me demande sil voit les actions de la France qui ont fait plus de maux que ce qu'il cite contre Hugo Chavez. Qu'est devenu la Libye après la France ? Quel est l'état de la Côte d'Ivoire après l'installation d'Alassane par la France ? Quel est l'état des pays africains après plus de 50 ans d'indépendance et un strict partenariat avec la FRance ? Hugo Chavez comme vous le dites vous même partage les mannes du pétrole aux plus pauvres, et je voudr
Le Boucher a tout à fait raison et il est encore loin de la vérité. Cependant son titre est un peu sévère car Chavez n'est que le dernier d'une suite de présidents incompétents qui ont conduit le pays à sa perte.
Chavez a été un espoir formidable pour beaucoup de gens, y compris de la classe moyenne, lorsqu'il a tenté son putsch du 4F. La majorité espérait sortir de la malédiction pétrolière où l'enfonçaient les démocrates. Le vrai batisseur du vénézuéla a été Perez Jimenez (autoroutes, hôpitaux, industries, logements sociaux, CVG etc).
La rente pétrolière détruisait peu à peu l'économie et les gouvernements successifs en arrivaient à endetter le pays à un point insupportable. Tous les magouilleurs proche des affaires gagnaient des fortunes à Caracas et les plaçaient à Miami. Pendant le gouvernement d'Herrera Campins (1979-1984) les recettes pétrolières ont triplé mais la dette externe a explosé à 25 milliards de dollars obligeant la Banque Centrale du Vénézuéla a déclarer faillite en février 1983. Une dévaluation de 60% s'en suivit, le dollar passant de 4,30 à 7,50 en une semaine. Depuis la dévaluation a été permanente et aujourd'hui il faut 6.800 bolivars par dollar (6,8 Bolivars fuerte), au cours officiel et 20.000 au marché noir.
A la fuite des capitaux s'est ajoutée une immigration incontrôlée de va-nu-pieds depuis le Pérou et la Colombie. La population de Caracas est passée de 300.000 en 1950 à plus de 4,5 millions en 2.000. Tous les ingrédients étaient réunis pour une explosion sociale.
Le tort de Chavez est d'avoir laminé la classe moyenne et de s'être appuyé sur la classe la plus basse, la plus nombreuse en terme de votes. Elle a trouvé en Chavez une voix qu'elle n'avait pas dans les médias. Cela plaît à tous les populistes de gauche mais ne remplit pas la gamelle. Par exemple il a distribué de l'argent pour que des pauvres ouvrent des petits commerces comme des librairies, c'est à dire mettent deux étagères au bord de la route avec quelques fournitures scolaires financées par l'Etat. Cela ne crée aucun emploi et ne permet le démarrage d'aucune activité utile. Bien évidemment celui qui a reçu les cahiers gratuitement ne jure que par Chavez. A contrario on tire à boulet rouge sur le capitaliste espagnol qui a réussi à ouvrir une vraie librairie en ville. Il a pris les fermes qui fonctionnaient pour les couper en milles morceaux répartis entre les gens du coin. La production agricole a immédiatement plongé. La plupart des bénéficiaires n'ont aucune envie de cultiver la terre qu'on leur a donné. Bien évidemment il s'est aussi attaqué aux grande familles industrielles, cassant toute l'industrie lourde du pays. Résultat, tout est importé alors qu'il fut une époque où même Renault fabriquait des autos sur place. Le pire est que les importations ne viennent plus et qu'on fait des queues sans fin pour acheter une bricole indispensable.
A cela il faut rajouter le droit du prisonnier inscrit dans sa nouvelle constitution et l'incitation à l'invasion des terrains privés. La délinquance a explosé comme le disent les autres commentaires.
Les discours et les régimes politiques, on s'en fout. Seule la réalité de la vie quotidienne compte et il suffit de lire les journaux vénézuéliens sur Internet pour avoir une bonne idée de qui se passe là-bas. La victoire du socialisme à ce prix n'a strictement aucun intérêt pour personne.
Merci pour cet article qui va à contre courant de la propagande officielle de ceux qui nous manipulent!
Et votre commentaire,CARLOMAN, apporte des précisions complémentaires passionnantes.
Je ne connaissais de CHAVEZ que sa haine et son antisémitisme, plus les prisonniers politiques mis aux oubliettes.
J'enregistre donc vos informations et les diffuserai puisqu'on ne les trouve pas dans la presse "normale"
Merci encore !
Je ne connais pas la realite Venezuelienne. Je tiens cependant a dire que si les donnees contenues dans la reaction de Sypolov sont correctes (ils donnent des sources), alors l'article de Mr Le Boucher pose un grave probleme ethique. Il me semble que Slate doit faire une enquete interne et rassurer ses lecteurs en publiant un ensemble de donnees essayant de representer une vue a peu pres equilibree de la situation Venezuellienne.
Le poste de Sypolov requiert une reponse car il me semble que les donnees, si elles sont correctes, mettent gravement en cause l'honnetete de l'auteur de l'article (meme si c'est un article d'"opinion")
Bien sur, si les donnnees de Sykolov sont mensongeres, je presente mes excuses a Mr Le Boucher pour avoir doute de son honnetete.
En 2012, le taux de croissance au Venezuela a été de 5,5 %
Le PIB par habitant est passé de 4 100 dollars en 1999 à 10 810 dollars en 2011.
Le taux de chômage est passé de 15,2% en 1998 à 6,4% en 2012, avec la création de plus de 4 millions d’emplois.
Le salaire minimum est passé de 100 bolivars (16 dollars) en 1999 à 2047,52 bolivars (330 dollars) en 2012, soit une augmentation de plus de 2000%. Il s’agit du salaire minimum en dollars le plus élevé d’Amérique latine.
En 1999, 65% de la population active touchait le salaire minimum. En 2012, seuls 21,1% des travailleurs disposent de ce niveau de salaire.
Au classement de l’Indice de développement humain (IDH) du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Venezuela est passé du 83ème rang en 2000 (0,656) au 73ème rang en 2011 (0,735), intégrant ainsi la catégorie des nations à l’IDH élevé.
Tout n'est pas parait mais pas mal quand même pour un pays à l'économie ruinée....
1. Jamais dans l’histoire de l’Amérique latine, un leader politique n’avait atteint une légitimité démocratique aussi incontestable.Depuis son arrivée au pouvoir en 1999, seize élections ont eu lieu au Venezuela. Hugo Chávez en a remporté quinze, dont la dernière en date, le 7 octobre 2012. Il a toujours battu ses opposants avec un écart allant de dix à vingt points.
2. Toutes les instances internationales, de l’Union européenne à l’Organisation des Etats américains, en passant par l’Union des nations sud-américaines et le Centre Carter, ont été unanimes pour reconnaître la transparence des scrutins.
3. James Carter, ancien président des Etats-Unis, a déclaré que le système électoral vénézuélien était le « meilleur au monde ».
4. L’universalisation de l’accès à l’éducation élaborée depuis 1998 a eu des résultats exceptionnels. Près de 1,5 millions de Vénézuéliens ont appris à lire, écrire et compter grâce à la campagne d’alphabétisation, nommée Mission Robinson I.
5. En décembre 2005, l’UNESCO a décrété que l’illettrisme avait été éradiqué au Venezuela.
6. Le nombre d’enfants scolarisés est passé de 6 millions en 1998 à 13 millions en 2011 et le taux de scolarité dans l’enseignement primaire est désormais de 93,2%.
7. La Mission Robinson II a été lancée afin d’amener l’ensemble de la population à atteindre le niveau du collège. Ainsi, le taux de scolarité dans l’enseignement secondaire est passé de 53,6% en 2000 à 73,3% en 2011.
8. Les Missions Ribas et Sucre ont permis à des centaines de milliers de jeunes adultes d’entreprendre des études universitaires. Ainsi, le nombre d’étudiants est passé de 895 000 en 2000 à 2,3 millions en 2011, avec la création de nouvelles universités.
9. Au niveau de la santé, le Système national public de santé a été créé afin de garantir l’accès gratuit aux soins à tous les Vénézuéliens.Entre 2005 et 2012, 7 873 centres médicaux ont été créés au Venezuela.
10. Le nombre de médecins est passé de 20 pour 100 000 habitants en 1999 à 80 pour 100 000 habitants en 2010, soit une augmentation de 400%.
11. La Mission Barrio Adentro Ia permis de réaliser 534 millions de consultations médicales. Près de 17 millions de personnes ont ainsi pu être soignées, alors qu’en 1998, moins de 3 millions de personnes avaient un accès régulier aux soins. 1,7 millions de vies ont ainsi été sauvées entre 2003 et 2011.
12. Le taux de mortalité infantile est passé de 19,1 pour mille en 1999 à 10 pour mille en 2012, soit une réduction de 49%.
13. L’espérance de vie est passée de 72,2 ans en 1999 à 74,3 ans en 2011.
14. Grâce à l’Opération Milagro lancée en 2004, 1,5 millions de Vénézuéliens atteints de cataractes et autres maladies oculaires, ont retrouvé la vue.
15. De 1999 à 2011, le taux de pauvreté est passé de 42,8% à 26,5% et le taux de pauvreté extrême de 16,6% à 7%.
16. Au classement de l’Indice de développement humain (IDH) du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Venezuela est passé du 83ème rang en 2000 (0,656) au 73ème rang en 2011 (0,735), intégrant ainsi la catégorie des nations à l’IDH élevé.
17. Le coefficient de GINI, qui permet de calculer les inégalités dans un pays, est passé de 0,46 en 1999 à 0,39 en 2011.
18. Selon le PNUD, le Venezuela, qui dispose du coefficient de GINI le plus bas d’Amérique latine, est le pays de la région où il y a le moins d’inégalités.
19. Le taux de malnutrition infantile a été réduit de près de 40% depuis 1999.
20. En 1999, 82% de la population avait accès à l’eau potable. Ils sont désormais 95%.
21. Durant la présidence de Chávez, les dépenses sociales ont augmenté de 60,6%.
22. Avant 1999, seules 387 000 personnes âgées recevaient une pension de retraite. Elles sont désormais 2,1 millions à en bénéficier.
23. Depuis 1999, 700 000 logements ont été construits au Venezuela.
24. Depuis 1999, le gouvernement a remis plus d’un million d’hectares de terres aux peuples aborigènes du pays.
25. La réforme agraire a permis à des dizaines d
Quels sont les elements determinants d'une bonne efficacite economique
- Generer des resources de capital pour financer l'investissement
- Generer des resources de travail de qualite pour manager et operer
- Utiliser le mieux possible les resources de capital et de travail disponibles
La priorite d'une bonne politique economique pour un pays sous developpe comme le Venezula qui possedent de grosses resources petrolieres doit donc etre l'education afin de disposer dans le futur de meilleures resources de travail.
Est ce que la priorite doit etre de developper le plus rapidement l'exploitation petroliere? Non bien sur car ces resources restent en place et le cout de l'energie a tendance a augmenter sur le long terme.
Je ne comprends donc pas les commentaires disant que donner la priorite a l'education et au developpement des couches sociales les moins favorisees du Venezuela sont une bonne politique sociale mais une mauvaise politique economique (bien sur, il reste l'execution a reussir).
Compte tenu de mon ignorance de la situation Venezuelienne et de la propension a la manipulation des donnees par les pro et les anti Chavez, je me garderai de juger la performance du regime Chavez meme si je dois reconnaitre que les priorites etaient les bonnes pour son pays, en particulier pour son economie.
Le developpement du petrole comme top priorite au detriment de l'education et du developpement aurait generer beaucoup de capital ...qui se serait vite expatrie, a raison, du fait du manque de resources de travail efficaces. Une telle strategie aurait ete une erreur dans le cas du Venezuela.
La France
On deplore ici le manque de vision strategique pour la France remplace par des a priori ideologiques parfois adaptes et parfois inadaptes a la situation actuelle.
La France souffre de graves problemes
- Une degradation de la qualite de l'education, donc a terme, de la qualite des resources de travail qui auront des consequences long terme dramatiques sur note prosperite. C'est pourquoi, malgre tous les quolibets, je supporte la priorite donnee a l'education et souhaite son succes. On ne peut pas, a nouveau, sacrifier le long terme au court terme
- Une sous utilisation massive de nos resources de travail (chomage...) associee a une grossiere misallocation de nos meilleures resources de travail vers le casino financier (les armees d'ingenieurs et de commerciaux partant vers le secteur financier...). C'est pourquoi la reforme du secteur financier est si importante et pourquoi la puissance des lobbies est si dramatiquement destructive de valeur
- Un position competitive intenable: L'Allemagne (la Suede et le Canada) a fait ses "reformes" en periode de croissance ce qui a permis d'exporter les problemes (la balance des paiements finance le syteme social). L'Espagne et l'Italie le font dans la douleur. La Grande Bretagne et les USA le font par la devaluation competitive qui leur permet de relancer leur industrie... ce qui laisse la France (qui finance les systemes sociaux ds autres pays par son deficit de balance des paiements) comme le dernier pays occidental a devoir sacrifier sa classe moyenne sur l'hotel de la globalisation et de la guerre des classes associee (arbitration du cout du travail) et, de plus, rend sa jeunesse abandonnee inemployable sur le long terme.
Comme pour les vraies guerres, les classes moyennes servent de chair a canon. Comme pour les vraies guerres, la France a un choix: mourrir dans un Monde ouvert ou retrouver des valeurs communes et prendre les mesures qui s'imposent pour mieux utiliser ses resources de travail.