Burqa: le gouvernement envisage une loi

Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a déclaré vendredi 19 juin qu'une loi sur la burqa était envisageable «s'il s'avérait que le port de la burqa est subi». «Il faut que les signes d'appartenance (religieuse) soient volontaires, ils ne peuvent pas être imposés, notamment aux femmes, par d'autres, extérieurs à la famille par exemple. Concernant la burqa, c'est vrai qu'on peut sérieusement s'interroger», déclare Luc Chatel.
Le travail de réflexion sera vraisemblablement mené par une commission d'enquête parlementaire suite à la proposition du député communiste André Gérin qui souhaite que les députés s'intéressent au port du voile intégral par les femmes musulmanes.
Dans une interview au Parisien, Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la Ville, soutient cette proposition: «Si j’avais été députée, je pense que j’en aurais été l’instigatrice! Je suis ravie que cette initiative transcende les clivages politiques, qu’un consensus se dégage pour la liberté et l’égalité des femmes, deux valeurs qui ne peuvent pas se négocier dans notre République. Personne ne peut rester indifférent. Je suis favorable à l’interdiction totale de la burqa dans notre pays».
Photos: Femmes portant la burqua dans les rues de Peshawar, Reuters
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Mis à jour le 19/06/2009 à 14h11




























Je n'aime pas le burqa et je n'en ferai certainement pas l'apologie mais...je me demande si le concept de liberté puisse s'appliquer dans un seul sens et, surtout, comment peut on vraiment savoir si une femme choisit de le porter ou si elle en est obligée?
Interdire pour respecter la liberté, n'est ce pas une contradiction dans les termes?
Au-delà des polémiques que le port de la burqa suscite au sein du gouvernement français, comme nous le rapporte ceT article je me pose un certains nombre de questions.
J’ai partagé ma scolarité avec des jeunes filles musulmanes venant principalement des pays du Maghreb et après une absence prolongée d’une vingtaine d’années hors de France. A mon retour j’ai constaté que les jeunes filles dont les mères maintenant âgées de cinquante ans, et qui s’étaient battues contre leurs propres pères parce qu’ils leur refusaient le droit de poursuivre des études supérieures au point que certaines firent des fugues et tentatives de suicides, toutefois je fus surprise de voir ces mêmes femmes soutenir aujourd'hui leurs filles dans la revendication du droit de porter le voile ou pire encore la burqa ? j'avoue ne pas comprendre!
Bien sûr il y a la crise d’identité. Ces jeunes filles sont françaises sur les papiers mais de croyances religieuses et profanes diverses du pays où elles ont vus le jour, une partie d’entre elles n’ont pas réussi ou non pu réussir leur intégration parce que partagées entre une pensée occidentale qui leur promet l’épanouissement social et féminin du moins en théorie et un monde oriental plus conservateur fidèle à ses traditions où la femme est avant tout une mère au foyer , mais ceci n’explique pas tout. Car tous les enfants d’immigrés connaissent cette espèce de crise de la double identité on est pas tout a fait français et pas tout Maghrébin, ou polonais, ou italien etc. on est une espèce d’hybride qui revendique le droit à ces origines, à ces racines.
Et si l’éducation à longtemps réprimé le droit aux enfants d’immigrés de parler la langue de leurs ancêtres pour faciliter l’intégration aujourd’hui elle met en valeur cet acquis car les enfants qui pratiquent un double langage font travailler leur cerveau gauche et donc acquièrent avec facilité l’apprentissage de nouvelles langues étrangères ….. Savoir qu’un père ou un grand père a quitter son pays d’origine parce qu’il fuyait la misère ou un régime politique répressif est important pour pouvoir tracer son propre futur. De même savoir que le port de la burqa n’est pas inscrit dans le coran mais qu’il représente une exigence masculine. Une sécurité pour des hommes qui contrôlent mal leur libido , et qui devraient sans doute porter eux-mêmes la burqa .
Mais ces hommes ignorent sans doute que la burqa peut être aussi un moyen par lequel les femmes infidèles rejoignent leur amants car il est vrai que derrière cet accoutrement il est difficile d’identifier qui s’y cache ,alors messieurs réfléchissaient contraindre quelqu’un c’est le privé de sa liberté , de même tout acte de soumission imposé engendre l’envie de rébellion , ne vous serait-il pas plus avantageux d’aider vos compagnes à s’émanciper en les aidant à trouver une place de musulmanes françaises dans notre société en respectant leur choix et les vrais préceptes du coran qui sont la générosité et le respect de l’autre , et surtout n'oubliez pas que la beauté s'expose , cf les musées c'est un crime que de vouloir la cachée et être un monstre d'égoïsme que de vouloir en profiter seul tel un collectionneur qui cache ses trésors au fond d'un coffre ,enfin ceci est juste mon opinion …….
Il y a comme un truc que je ne comprends pas. Le fait de dire qu'il faut une loi sur le port du voile intégral subit veut-il dire qu'actuellement en France il est légal de l'obliger ? Je ne pense pas. Je pense que des lois existe déjà.
Et de plus je pense que ces lois punissent les vrais coupables. On en vient à la deuxième chose qui me choquent c'est la criminalisation de la "victime". donc loi injuste, donc refus de s'y soumettre, donc non-application (voir exemple d'autres pays, où des lois similaires ont été voté).
On me dit aussi que ce style vestimentaire empêche les rapports sociaux qui sont pourtant le ciment de notre République. Là, j'avoue c'est un belle argument. Ils rassemblent, joue la carte républicaine, une certaine idée de la France... bien trouvé. Ya quand même un hic (ou plusieurs) : Pour qu'un rapport sociale s'éffectue il faut être au moins deux. Le faute du non-accomplissement de cet acte imcombe donc au deux parties. Bref, le refus de s'exposer au monde et tout aussi coupable que le refus d'aller vers ce qui est différent de nous, de nos schémas de penser et de nos coutumes.
et puis comble de l'évidence : Dans ce pays suffit-il réelement être couvert des pieds à la tête pour être exclus de la vie sociale, ou bien subir l'autorité des hommes ?
Peut-être néccéssaire mais pas suffissant ce débat masque le vrai problème de l'émancipation des femmes et de leur égalité face aux hommes.
Bref cette loi c'est une mauvaise idée, mais elle est accompagné de tellement de bonne intention qu'elle sera voté.