Monde

Berlusconi aurait-il payé des prostituées?

Temps de lecture : 2 min

Silvio Berlusconi est accusé par la presse italienne d'avoir payé des prostituées dans ses villas. Le président du conseil italien a jugé ses informations «ordurières». Les journaux rapportaient jeudi 18 juin que lors des fêtes dans ses luxueuses résidences, de jeunes femmes auraient été payées pour passer la nuit en compagnie du chef du gouvernement.

Selon la presse italienne, cette affaire aurait été révélée à l'occasion d'une enquête ouverte par le parquet de Bari contre deux chefs d'entreprise, les frères Tarantini, soupçonnés de corruption pour obtenir des marchés. Les écoutes téléphoniques réalisées dans le cadre de cette enquête auraient fait naitre des soupçons d'«incitation à la prostitution», Giampaolo Tarantini, qui connaît Silvio Berlusconi, ayant proposé de l'argent à des «escort-girls» pour passer la nuit dans deux résidences du chef du gouvernement, à Rome et en Sardaigne.

Une de ces jeunes femmes, Patrizia D'Addaria, a affirmé au quotidien «il Corriere della Sera» s'être rendue à deux reprises au domicile de Silvio Berlusconi à Rome contre la promesse d'être payée 2.000 euros à chaque fois. Elle a affirmé avoir enregistré ses conversations avec le Cavaliere et ces enregistrements ont été remis aux magistrats chargés de l'enquête, selon la presse.

«Imaginer que Berlusconi paye une femme 2.000 euros pour qu'elle sorte avec lui me semble exagéré. Je pense qu'il pourrait avoir beaucoup de femmes, et gratuitement», a réagi jeudi dans le Corriere Niccolo Ghedini, avocat du chef du gouvernement.

Lire l'article complet sur Il Corriere della Sera

Vous souhaitez proposer un lien complémentaire sur ce sujet ou sur tout autre sujet d'actualité? Envoyez-le à infos @ slate.fr

Photo: Silvio Berlusconi à la mi temps d'un match de football du Milan AC   Reuters

Newsletters

Dans la lutte contre le coronavirus, Cuba s'impose comme un allié de choix

Dans la lutte contre le coronavirus, Cuba s'impose comme un allié de choix

La médecine cubaine est aujourd'hui appelée à la fois à protéger la population de l'île face au Covid-19 et à aider divers pays étrangers, dont l'Italie et la France.

Migration: quand le stigmate change de camp

Migration: quand le stigmate change de camp

Le cas des Européen·nes bloqué·es ou expulsé·es de pays étrangers nous invite à réfléchir au sens profond de la liberté de circulation.

Dans les camps de réfugiés rohingyas, on redoute l'arrivée du Covid-19

Dans les camps de réfugiés rohingyas, on redoute l'arrivée du Covid-19

Avec près de 40.000 personnes par kilomètre carré, la propagation du virus serait un désastre.

Newsletters