Salaire à vie: l'emploi est mort, vive le salariat!
Et si, de la même manière que le suffrage universel est venu récompenser notre capacité à tous participer à la chose publique, un salaire à vie venait consacrer notre capacité à tous produire de la valeur? C'est l'idée mise en avant par l'économiste et sociologue Bernard Friot.
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Imaginez une société où chacun d'entre nous toucherait un salaire à vie, versé de façon inconditionnelle à partir de la majorité. L'échelle des revenus serait de 1 à 4, soit de 1.500 à 6.000 euros.
Le passage d'un niveau à l'autre serait fonction de la qualification, équivalent du grade dans la fonction publique, attestant qu'une personne «peut participer à un certain niveau de création de valeur économique et a donc droit à un tel niveau de salaire». Ces qualifications, dont la liste précise serait sujette à délibérations, incluraient l'ancienneté, la pénibilité, les diplômes...
Cette société existe, du moins sur le papier: elle est l'oeuvre de l'économiste et sociologue Bernard Friot, professeur à l'université Paris-X et auteur notamment de L'Enjeu du salaire, qui voit dans ce système du salaire à vie le moteur d'une véritable révolution. Il permettrait en effet de nous libérer de la «convention capitaliste du travail», qui nous réduit au rang de marchandises que l'on échange sur le marché du travail. Pour cet universitaire, le chantage à l'emploi fait de nous des «mineurs sociaux» qui ne sont pas reconnus comme «producteurs de valeur économique», et le salaire à vie nous transformerait en «majeurs sociaux».
Tous retraités!
Bernard Friot postule que la qualification et le salaire correspondant viendraient récompenser notre capacité à tous à créer de la valeur économique, au même titre que le suffrage universel est venu reconnaître notre capacité à participer à la chose publique. Il rappelle que le salaire à vie existe déjà: en effet, les fonctionnaires et les retraités touchent déjà un salaire universel. En le généralisant à l'ensemble des Français, le sociologue ne veut pas seulement éradiquer la misère, mais bien dessiner les contours d'un nouveau système:
«L'enjeu du salaire, c'est la possibilité de sortir du capitalisme. Non pas de le contenir, non pas de bouger le curseur de la répartition de la valeur ajoutée en faveur du salaire et au détriment du profit, mais de se passer des capitalistes, d'affecter toute la valeur ajoutée au salaire, y compris la part qui doit aller à l'investissement. Nous n'avons besoin pour travailler ni d'employeurs, ni d'actionnaires, ni de prêteurs.»
Cette révolution qu'il appelle de ses vœux est, selon lui, déjà en marche car elle s'appuie sur un «déjà-là émancipateur» dont nous ne soupçonnons pas la puissance subversive: la cotisation. En effet, entre les cotisations dites «patronales» et «salariales», près de la moitié de notre salaire est aujourd’hui socialisé et permet de financer la sécurité sociale et les minimas sociaux. Bernard Friot propose de prolonger cette conquête et de socialiser 100% du salaire.
La fin du profit
Ainsi, une entreprise ne paierait plus de salaires mais verserait de l'argent directement dans une caisse dédiée, chargée de rémunérer les salariés en fonction de leur qualification, qu'ils soient ou non en poste chez elle. Mais Bernard Friot ne s'arrête pas là: il propose que toute la valeur ajoutée de l'entreprise soit socialisée et que le profit soit donc supprimé. L'argent ainsi collecté servirait à payer les salaires mais aussi l'investissement des entreprises et la Sécurité sociale.
«Cet assèchement du profit permettra la maîtrise de l'investissement, bien sûr, mais aussi sa progression considérable, puisqu'il sera financé sans remboursement et sans taux d'intérêt, deux freins à la dynamique des entreprises», explique-t-il. Avec cette méthode, il estime que la part du PIB consacrée à l'investissement pourrait passer à 30%, contre 20% aujourd'hui.
Les porteurs de projets devraient demander des financements auprès d'une caisse chargée d'en étudier la viabilité et l'utilité. Ainsi, ils ne seraient plus dépendants des prêts bancaires, de leur épargne personnelle ou du bon vouloir des apporteurs de capitaux et leur vision court-termiste.
En conséquence de quoi, les entreprises «permettront de travailler mais ne rapporteront aucun revenu, qu'elles soient individuelles, en cas de travail indépendant, ou collectives. [...] Il n'y aura plus ni employeurs, ni actionnaires». Pour autant, les entrepreneurs, qu'il définit comme «des personnes qui impulsent des productions et des collectifs de travail» existeront toujours, de même que la hiérarchie au sein des entreprises.
«La coopération s'imposera entre qualifiés pour trancher les conflits; conflit sur les valeurs d'usage à produire, conflit sur les conditions de travail, conflit sur le périmètre de l'entreprise et les relations interentreprises», prédit Bernard Friot. La suppression du profit permettra de rendre les entreprises démocratiques et non ploutocratiques comme c'est le cas aujourd'hui.
Pour mener à bien cette révolution, Bernard Friot s'appuie donc sur deux piliers, la cotisation et la qualification, qui sont au cœur de sa proposition. Mais pour que les citoyens retrouvent la souveraineté sur la création de valeur économique, il envisage un autre bouleversement majeur: la remise à plat de la création monétaire.
Le crédit bancaire, que le prix Nobel d'économie français Maurice Allais apparentait à de la création de monnaie par les faux-monnayeurs, serait ainsi supprimé. La monnaie ne serait plus créée en anticipation du rendement d'un investissement, comme le font les banques, mais en prévision de la qualification de nouvelles personnes arrivant à l'âge de 18 ans
Pour commencer en douceur, l'auteur propose d'attribuer un salaire à vie à la tranche des 18-22 ans, ce qui représenterait un effort financier de l'ordre de 4% du PIB (environ 20% si on opte pour les 18-37 ans). «Ainsi les entreprises pourront-elles tester l'intérêt qu'il y a à cotiser plutôt qu'à payer des salaires, les caisses prendront leurs marques avant l'extension du dispositif à toute la population, les effets pervers ou induits pourront être appréciés et corrigés», avance-t-il.
Son projet est débattu par diverses organisations politiques (NPA, Front de Gauche, Alternative libertaire, CGT...), notamment dans les sections locales qui l'invitent fréquemment à débattre, mais aucune de ces organisations n'a officiellement pris position en faveur du salaire à vie au niveau national.
Payés à rien foutre?
D'une radicalité assumée, la proposition de Bernard Friot séduit autant qu'elle interroge. Une des principales objections opposées au salaire à vie (comme au revenu de base) est le fait qu'avec un salaire garanti, les gens arrêteraient de travailler.
Bernard Friot conteste cette allégation. Il rappelle que «c'est une intention que l'on prête toujours aux autres: interrogés sur le fait de savoir s'ils continueront à travailler avec un salaire à vie, les sondés répondent qu'eux continueront mais pas les autres. Ensuite, ceux qui ne font rien sont bien moins dangereux que tant qui font aujourd'hui. Mieux vaut ne rien faire que d'être une inspectrice d'académie appliquée à détricoter la fonction publique ou un ouvrier fabriquant des OGM».
Il argue également que sa proposition rendra caduque cette objection fréquente car la qualification viendra remplacer le temps de travail comme mesure de la valeur économique. L'auteur rappelle que les retraités, par exemple, contribuent à hauteur de 13% du PIB sans que cette création de valeur ne soit prise en compte.
Enfin, il met en garde contre «l'ethnocentrisme petit-bourgeois» qui fait croire que certains arrêteront leur activité jugée dégradante. S'appuyant sur une étude, il relève que les éboueurs, contrairement à ce que l'on pourrait croire, non seulement aiment leur métier mais ont conscience de leur utilité sociale. Il faut ajouter à cela le besoin humain de reconnaissance de son utilité sociale, qui passe notamment par le travail.
Il prend également l'exemple de la fonction publique où les fonctionnaires sont moins menacés dans leur emploi mais se présentent tout de même au travail. Il rappelle enfin que, même si le salaire est garanti dans son système, le licenciement, lui, est toujours en vigueur.
Il nous faut des patrons!
Un autre argument avancé contre le salaire à vie est la nécessité d'avoir des entrepreneurs compétents dont la seule motivation serait l'argent. C'est comme cela que l'on justifie les rémunérations extrêmement élevées des grands patrons actuels. Avec un salaire plafonnée à 6.000 euros, ne risquerait-on pas de voir l'envie d'entreprendre et la volonté d'innover freinées, et de devoir se contenter de «minables»?
Bernard Friot fait valoir que sur le web, la coopération non lucrative marche très bien, prenant l'exemple des logiciels libres. De même, dans le milieu universitaire, la motivation n'est pas tant le salaire que celle d'être «le premier à mettre à jour une nouveauté».
D'autres mettent en cause la capacité des citoyens à gérer une entreprise. «L'incapacité populaire est l'argument classique de tout privilégié, et les propriétaires lucratifs ne manquent pas de communicants pour entretenir cette conviction, y compris chez ceux qu'ils maintiennent en servitude», réplique l'auteur. Il remarque qu'à chaque fois que des salariés se mobilisent pour reprendre leur entreprise, ils ont un «appétit vif pour comprendre les questions économiques face au sentiment d'avoir été bernés par les experts».
Les partisans du revenu de base, une autre forme de revenu inconditionnel [1], partagent les ambitions émancipatrices de Bernard Friot mais critiquent sa proposition. Un d'eux, Baptiste Mylondo, avance notamment que des salaires allant de 1.500 à 6.000 euros ne feraient que nous encourager à consommer plus sans prendre en considération les limites écologiques. Bernard Friot explique qu'il imagine bien volontiers une fourchette plus basse, à condition que la sphère de la gratuité soit étendue (notamment au logement).
Les défenseurs du revenu de base mettent également en cause le caractère constructiviste de la proposition de Friot: elle ne laisserait pas assez de place à l'individu pour décider de la société dans laquelle il veut vivre, contrairement au revenu de base, qui serait lui plus humaniste et adaptable aux volontés de tous. La socialisation totale du salaire rappelle inévitablement le communisme (il est d'ailleurs proche du PC), un projet politique qui est loin de faire l'unanimité.
C'est bien là la principale limite de son projet: dans une société ou le capitalisme est largement intériorisé, il paraît difficile de convaincre une majorité de personnes de la nécessité d'un changement radical de système. L'auteur se dit néanmoins «tout à fait confiant quant à la possibilité de faire valoir de manière majoritaire une qualité de vie fraternelle, sobre. Ça rejoint une aspiration extrêmement partagée. La consommation actuelle n'est qu'une compensation de l'absence de maîtrise de son quotidien».
Pourtant, il ne croit pas que son salaire à vie s'imposera grâce aux urnes. Mais il compte sur le «spectacle de l'inefficience du capitalisme» pour que le salaire à vie s'impose comme une évidence et met l'accent sur le travail de sensibilisation qu'il réalise avec le Réseau salariat et l'Institut européen du salariat:
«La demande est énorme. Certes, ça concerne encore une minorité, mais une minorité prescriptive. Nous sommes actuellement dans un temps froid de l'histoire. Mais dans un temps chaud pendant lequel le peuple se met en mouvement, ce qui arrive régulièrement (1789, 1870, 1936), cette minorité tirera le mouvement. Il faut préparer ce moment par un travail d'éducation populaire.»
Emmanuel Daniel
[1] Disclaimer: Je contribue occasionnellement au site revenudebase.info. Revenir à l'article
Mis à jour le 02/03/2013 à 10h11















































L'idée d'un revenu d'existence (répondant à des besoins) dissociant la question du travail ou de l'activité (répondant à d'autres besoins) consisterait AU CONTRAIRE à abolir le salariat !
L'idée de cet économiste est intéressante et participe à une réflexion nécessaire visant à transformer une société et un système à bout de souffle !
Il m'apparait cependant absurde de défendre le salariat pour norme universelle alors que c'est justement le salariat qui est à l'origine de la paralysie de nos sociétés ! La véritable révolution culturelle consiste à dissocier revenu et activité !
Merci pour votre commentaire mais j'ai l'impression que vous vous égarez. J'ai tendance à être d'accord avec vous sur le revenu de base (cf disclaimer) mais je souhaiterais préciser deux points :
1. Dissocier emploi et revenu est effectivement une révolution. Le salaire à vie, tout comme le revenu de base, s'inscrit dans cet optique. Il ne récompense pas le travail effectué, comptabilisé en heures de travail, mais la capacité à produire de la valeur économique. Dit autrement, pas besoin d'avoir travaillé pour toucher son salaire.
2. Je ne vous suis pas sur le salariat comme source des maux de la société. Le problème vient de la spoliation de la valeur ajoutée créée par le travailleur par les détenteurs de capitaux (sans parler de la création monétaire par les banques). Ce qu'on peut reprocher au système de Friot, c'est que la spoliation continue, non pas au profit d'une minorité d'oligarques, mais au profit de la collectivité.
Poisson d'avril avant l'heure !!!!
Merveilleux qu'il puisse encore y avoir ce type de penseurs dans notre Union Européenne et avec les scores superbes réalisés par le PC lors des élections. Décidément bien que Marx ait longuement parlé du sens de l'histoire il n'ont pas encore compris qu'elle a fait demi tour après s'être fourvoyée dans les paradis soviétiques durant le siècle dernier.
Mais promis, si ce genre d'elucubration prenait corps, je profiterais, n'en déplaise à nos ministres actuels, du principe de libre circulation qui existe au sein de l'UE pour aller terminer ma vie sous d'autres horizons...
Encore un qui croit inventer la poudre : rien de nouveau sous le soleil, ce système a été en vigueur dans de nombreux pays - aujourd'hui dans l'UE pour la plupart - jusqu'en 1989 : Albanie, Allemagne (Est), Bulgarie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République Tchèque, Roumanie, Russie, Slovaquie, Ukraine. Ça fait du choix pour en débattre avec les populations concernées.
L'économiste et sociologue Bernard Friot a le mérite d'être en accord avec ses principes et donne l'exemple. Etant donné qu'il est difficile de trouver plus oisif qu'un "sociologue" ou qu'un "économiste", cet auguste universitaire cumule avec panache la fumisterie pour produire du néant, mais le tout est heureusement grassement payé par le contribuable...
Malheureusement, ce chercheur avant-gardiste néglige l'Histoire; sa thèse n'est en effet rien de plus qu'une réinterprétation du marxisme-léninisme originel, pourtant un peu tombé en désuétude ces derniers temps. On a en effet vu plus moderne, mais à l'approche du centenaire de la Révolution Russe, Bernard Friot a au moins le sens aigu de l'hommage.
Eminent sociologue et économiste averti, ce Phare de l'université Paris X devrait pourtant revoir ses fondamentaux: en économie, un salaire est "le paiement du travail convenu entre un salarié et son employeur" (INSEE). Quand l'argent perçu n'est pas le fruit du travail, mais de prestations sociales (ce qui serait plus ou moins le cas ici), du capital ou du patrimoine, on parle alors de revenu.
Je vous invite (vous et ceux qui ont posté des commentaires du même acabit) à lire le manifeste du parti communiste. Le communisme vise à instaurer une société sans classes : dès le départ, le salaire à vie en crée 4 en instituant une échelle des salaires.
Pour ce qui est des ressemblances pratiques avec le communisme sauce Lénine, effectivement il y en a, principalement en ce qui concerne la socialisation des salaires (sauf pendant la période de la NEP ou seulement une partie des salaires étaient socialisés) à une différence près. Le salaire dans les kolkhozes était effectivement partagé entre producteurs... au prorata du travail fourni, ce qui n'est pas le cas ici.
Il n'y a pas de planification dans ce système, ou alors de manière indirecte via les comités d'investissements mais ce biais est tout à fait évitable. Il n'y a pas non plus de collectivisation forcée des moyens de production, l'entreprise appartient à ses salariés (modèle coopératif).
Votre dernière remarque est néanmoins pertinente. Friot insiste pour parler de salaire et non de revenu : http://www.slate.fr/story/61823/revenu-base-gauche-peur (voir en fin d'article)
Si la lecture du Manifeste du Parti Communiste est intéressante, je parlais à dessein du marxisme-léninisme précisément pour le distinguer du communisme. Au contraire du premier, le communisme n’a jamais été mis en pratique et demeurait un idéal à atteindre, pas un mode de gouvernement. De plus, si le marxisme-léninisme s’inspire évidemment de Marx (comme son nom l’indique), il en diverge cependant en plusieurs points. Le marxisme-léninisme étant lui-même une idéologie assez « fourre-tout », je parlais du marxisme-léninisme originel pour qualifier la période pré-NEP et a fortiori pré stalinienne…
Quand vous dites qu’il n’y a a pas de planification dans ce système, je en suis pas d’accord : il y aura fatalement une instance qui décidera de l’utilité sociale et des revenus à allouer à chacun à court, moyen voire long terme, orientant clairement l’économie dans une direction choisie. Techniquement, c’est de l’économie planifiée. Si « ce biais est évitable », je suis curieux de savoir comment.
Pour ce qui est de la collectivisation forcée, il n’y en avait pas non plus de prévue en Russie en 1917. La collectivisation a été une réponse énergique face à la résistance passive des paysans et autres "ennemis du peuple". Alors, sans aller jusqu’à la thèse d’Hayek pour qui la planification engendre le totalitarisme, qui peut garantir que la « révolution » voulue par Friot serait plus douce et plus généreuse que celle de 1917 ?
Quant à « l’entreprise qui appartient aux salariés », une bien vieille rengaine, je serais curieux de connaitre un exemple concluant. J’imagine que le brillant économiste-sociologue n’ignore pas ce qu’il est advenu de la « démocratie ouvrière » qui a failli couler Berliet entre 1945 et 1949. Le PCF lui-même s'est résigné à autoriser un retour au système capitaliste pour sauver l’entreprise de la faillite.
Dernier point : les fonctionnaires ne sont "payés à vie", comme l’affirme faussement l’article. Ils peuvent être licenciés (moins facilement que dans le régime privé) et touchent alors des indemnités, mais ils perdent tout salaire. Fonctionnaire lui-même, Friot devrait pourtant être le premier à le savoir…
moi j'aurais un slogan"" mieux vaut le salaire à vie que le chômage à vie"
car n'en déplaise à ceux qui dans les commentaires balaient ce principe du revers de la main de façon méprisante en le taxant de communisme ou de je ne sais quoi, je serais tenté de dire, réveillez-vous les bobos-nantis ou nantis-bobos car au rythme de progression du chômage une personne sur deux sera au chômage dans les années qui viennent, il y a déjà entre 5 et 7 millions de chômeurs réels dans cette société et le rythme de progression est de certainement de +10% l'an, alors soit on essaie de changer les choses dans cette société en l'organisant différement ou soit on prend le risque de révoltes ou de révolutions qui d'une manière ou d'une autre se passeront dans la douleur et le désordre! en fait les citoyens ont le choix entre le laissez-faire libéral dont on mesure les résultats, ou bien les citoyens choisissent un autre modèle en sachant que de toutes façons la France de demain ne sera pas l'URSS des années 20.................
Pour continuer à rire sur les délires communistes, qui ont si bien fonctionné partout:
http://www.lepoint.fr/c-est-arrive-aujourd-hui/27-fevrier-1848-l-arme-anti-chomage-absolue-les-ateliers-nationaux-francois-prends-en-de-la-graine-26-02-2013-1633284_494.php
Bien gentille cette utopie mais totalement impraticable. Il n'existe aucun système de mesure objectif et fiable de la capacité à produire la valeur pour un individu. Les diplômes pas mieux que le reste comme on peut le voir avec les ministres "copieurs" en Allemagne et ailleurs. Il parait d'ailleurs très improbable qu'un tel système puisse jamais voir le jour.
Les solutions centralisées n'en sont généralement pas, en fait.
Pour ma part, la seule évolution pragmatique et réalisable passe par une politique incitative d'une décroissance démographique (et non ça n'impactera pas la croissance économique, au contraire, regarder la situation économique du Japon, de l'Allemagne, de la Chine...) et par le progrès technologique. Si nous parvenions à développer une solution de production massive d’énergie à très bas coût et relativement durable, nous aurions physiquement la possibilité de garantir un minimum à tout citoyen (yenne) en terme alimentaire, foncier et social. Cela doit toutefois rester un minimum pour toujours pousser tout un chacun à produire de la valeur, d'une manière ou d'une autre.
Au delà, la compétition et donc la libre entreprise reste une nécessité pour maintenir une société civile dynamique, capable d'évoluer.
Le problème de fond , c'est la loi du nombre. Notre capacité à progresser en terme de rendement agricole ne nous permettra probablement pas d'assurer le support d'un population en expansion galopante. Si nous nous laissons à la merci des mécanismes classiques de sélection naturelle (si nous ne nous régulons pas de nous même, le système s'en chargera...), cela pourrait aboutir à notre disparition pure et simple.
Nos impératifs biologiques nous amènent à croitre pour assurer une population large et diverse susceptible de s'adapter plus facilement, mais croitre au delà du seuil de ressource fait que les choses se terminent comme le lapin en Australie, généralement très mal.
Nos sociétés ne devraient pas attendre que la situation soit trop dégradée, car les ventres vides n'ont pas d'oreilles.
En vacances à vie pour 1500 euro, ça me plairait.
Plus de risques, plus de patron mécontent, plus d'objectifs à atteindre.
En plus, je pourrais travailler au black pour me payer des extras.
Pareil pour ma femme, donc 3000 en tout.
Je vote pour.
L'important, c'est qu'il y en ait qui travaillent pour moi.
Bonnes vacances à vous alors...
Vu que vous aurez beaucoup de temps libre, je vous invite à lire l'article jusqu'au bout, et notamment la partie située sous l'intertitre "Payés à rien foutre?".
Plus sérieusement, cette idée, pas vraiment neuve, est mise à mal par pas mal de questions pratiques, notamment la gestion des plus-values, source de revenus exclusive pour certains.
Ma remarque était issue des comportements rencontrés (donc réels) dans les systèmes proches de celui décrit, notamment les pays de l'est avant 89, certains organismes publics en France (si si, ça existe, ce ne sont pas des clichés).
C'est bien de rêver, mais il faut savoir faire la différence avec la vie réelle.
Mais le meilleur argument: si la France est dans l'état actuel, c'est bien parce qu'on se rapproche un peu chaque jour de cette utopie.
Très bon article, bien qu'il lui manque des éléments du débat. Le "revenu de base" (je préfère cette formulation) est bel et bien une question d'avenir, un progrès qui émergera tôt au tard. Seulement il existe une scission dans la proposition entre un aspect "droite conservatrice", "droite libérale", "gauche conservatrice" et "gauche progressiste". Limiter les quelques effets nocifs du libéralisme économique grâce au revenu de base me semble être une merveilleuse idée permettant de libérer les individus de la quête rentière et de l'emploi sécurisé pour pleinement investir et innover.
...que c'est en simpliste.
Quand à l'open source, que l'auteur se renseigne sur le modèle économique avant de dire que les gens le font "pour le plaisir".
Dans sa grande majorité, l'opensource tiens plus d'un GIE informel entre les membres contributeurs.
Quelques projets d'"idéalistes" (comme GNU) on donné des avancées, toutefois GNU n'a jamais réussir à produire un noyau de qualité à cause des guerres d'ego, d'où l'usage du noyau Linux (et donc du système GNU/Linux)
Pour le reste, la grande majorité des projets open source sont sponsorisé par des entreprises.
Si l'open source est un exemple, poussons le raisonnement jusqu'au bout : laissons les entreprises se regrouper et affecter les gens au chômage à des taches productives...
Merci pour cet article qui amène de la matière à réflexion...
Je suis cependant plus convaincu par un revenu de base (http://le-revenu-de-base.blogspot.fr/2010/10/film-launch-of-le-revenu-de-base.html très bon film qui m'a fait comprendre le concept).
Celui-ci est à mes yeux plus cohérent, plus facilement acceptable et surtout beaucoup plus humain car laissant plus de liberté à l'individu...
En tout cas c'est dans l'air du temps !
J'adore la phrase d'introduction de l'auteur qui véhicule bien, par habitude, une idée fausse.
Notre récompense serait donc de voter pour un candidat qui est choisi par des partis, lui-même financé par des intérêts publics.
Si l'élu va à l'encontre de ces intérêts, il ne peut plus compter ni sur le support de son parti, ni sur le soutien financier.
Et nous, on vote pour ces gens-là ? Et on doit s'en réjouir ? Mais quelle idée rétrograde de la Démocratie !
Si vous souhaitez savoir ce qu'est une vraie Démocratie et voir les solutions pour y arriver http://www.le-message.org
Sur la question du revenu de base, universel ou du salaire à vie, il faudrait déjà qu'il y ait un vrai débat public, avec des gens INDéPENDANTS car l'idée fait son chemin.
À ceux qui "argumentent" en parlant de communisme, Léninisme, ou autre, la prochaine étape sera de comparer au terrorisme.
Avez-vous jamais entendu parler de solidarité ? Je vous souhaite de connaître une période de chômage aujourd'hui, juste pour avoir un avant goût des difficultés de vos voisins, amis, concitoyens, que vos propos stigmatisent.
L'ennemi, ce n'est pas le chômeur, ce fainéant je-m'en-foutiste, lui, le pariât de la société qui ne PRODUIT pas.
L'ennemi, c'est notre société capitalisée, néo-libéralisée, mondialisée où, si tout se passe bien, les salaires seront bientôt versés en kilo-Watts, ou en litres d'essence, donc à la baisse. Ecoutez donc tous les "conseils" de nos "amis" qui disent qu'il faut une baisse générale des salaires en France pour favoriser la compétitivité !
Notre société est en mutation, éteignez votre télé, ouvrez les yeux et les oreilles : le changement arrive, c'est à partir de maintenant qu'il faut construire le Monde de demain (en commençant déjà par notre Pays, ce serait un bon début). Arrêtons de penser avec un cerveau nourrit aux illusions d'hier.
J'aime bien l'idée mais je me demande : comment va t-on fixer les prix des biens et services ?
Si notre revenu est garanti, les prix de ce que nous vendons ne sont plus contraints. Je peux donc donner gratuitement tout ce que je fabrique, je recevrai quand même mon salaire. Donc qu'est-ce qui va me pousser à donner le "juste prix" à ce que je fabrique ? Quels arguments je vais pouvoir donner à celui qui va me demander de diviser mon prix par deux car il n'a pas assez d'argent ?
Le cas extrême est : tous les produits sont gratuits donc le PIB est nul et personne ne reçoit de salaire à vie. Mais pas grave puisque tout est gratuit !
Enfin un article qui parle du "salaire à vie" (ce qui est rare) sans en interpréter de façon erronée les principaux concepts, dont la remise en cause de la propriété lucrative. Et surtout un article qui rappelle en quoi la cotisation est une conquête sociale (et politique) considérable... qu'on devrait porter toujours plus loin.
Je me permets quelques précisions au passage, quand l'auteur écrit :
"aucune de ces organisations (CGT, FDG, NPA) n'a officiellement pris position en faveur du salaire à vie"
Ce n'est pas totalement vrai, puisque c'est bien sur cette idée (d'étendre la cotisation pour assurer un salaire continué à tout le monde) que se fonde le projet de NSTS (Nouveau Statut du Travailleur Salarié) associé à la SSP (Sécurité Sociale Professionnelle) qui est porté par la CGT... timidement certes, mais c'est dans les tuyaux.
Aussi, dans les commentaires on peut lire que "le salaire à vie crée 4 classes en instituant une échelle des salaires". Le Réseau Salariat ne parle pas de 4 "niveaux" de salaire mais d'une échelle allant de 1 à 4 (comme c'est déjà le cas à la SNCF par exemple, à part pour quelques privilégiés)... ce qui est bien différent que d'imaginer 4 niveaux de qualification et 4 niveaux de salaire associés (ce qui là, effectivement, induirait inévitablement 4 niveaux sociaux bien distincts).
Il ne faut pas voir ce qui est une "plage" comme des "niveaux" ou des "paliers" fixes !
Pour reprendre l'exemple concret de la SNCF, l'écart interdécile entre les salaires était de 2,6 en 2010... ce qui ne signifie pas pour autant qu'il n'y ait que 2 ou 3 groupes sociaux différents au sein de cette entreprise (la variété des qualifications et des salaires dans cette plage est assez variée, avec des salaires compris entre 1300 et 7000€ environ).
http://www.ies-salariat.org/IMG/pdf/Notes_IES_27.pdf
Toujours dans les commentaires, on peut lire qu'il serait préférable d'avoir un "revenu de base" car ce serait plus "réaliste", moins "utopique" ou radical, plus concret... mais c'est alors nier que contrairement au revenu de base, le "salaire à vie" (et toutes les institutions qui permettent sa gestion) est déjà en place... et pas qu'un peu. Et il n'y a rien de plus concret que l'existant.
Cela permet par ailleurs de déconstruire les commentaires de ceux qui croient (à tort) que se sont les salariés dans le privé qui "financent" les retraites, la santé ou la fonction publique. C'est faux. Le salaire socialisé occupe près de 40% de la production dans le PIB aujourd'hui... 40% qui échappent (quasiment) aux griffes des capitalistes qui, vous l'aurez remarqué, sont très virulents face à la cotisation, aux retraites, à la fonction publique. C'est bien évidemment dans leur plus grand intérêt de nous faire croire que ces gens là ne travaillent pas, qu'ils sont "utiles mais qu'ils ne produisent rien", et qu'ils sont "payés par le contribuable" (on dit même qu'ils "dépensent" l'argent public, oubliant de préciser qu'ils le produisent autant qu'ils le dépensent, comme n'importe quel salarié finalement).
Un petit montage (drôle, ou pas) met bien en évidence ce discours dominant, si absurde, qui est souvent porté par ceux qui croient être les seuls créateurs de richesses (les chefs d'entreprises, peu fiers de l'être) :
http://www.youtube.com/watch?v=T_7t2uxilyU
Mais on comprend bien la crainte de la classe dirigeante dans le fond : il ne faudrait pas que le peuple, massivement, se rende compte de cette autre convention qui définit la valeur économique tout autrement que par la valeur travail (le temps de production). C'est une lutte que l'on réduit trop souvent à "la classe ouvrière contre le capital". J'invite tout le monde à écouter cet exposé (enregistré à l'Université de Lausanne en début d'année, lors d'un colloque intitulé "penser l'émancipation") afin de voir tout autrement le conflit qui réside entre les dominants et les dominés dans notre société :
http://www.youtube.com/watch?v=qhnUYiia-vs
...
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Ceux qui pensent encore que ce sont les "actifs" qui financent les "inactifs" devraient plutôt se demander ce que deviendraient les pharmacies (ou tous les commerces de proximité dans les régions vieillissantes) si demain on supprimait les retraites par répartition... pour ne parler que des retraites. Sans oublier que, pour autant, les salaires dans le privé n'augmenteraient pas. La cotisation vieillesse disparaîtrait, avec l'activité qu'elle génère par la même occasion, sans que cela n'influe directement sur le salaire direct (net) dans les entreprises... sauf à croire que la cotisation est prise sur le vrai salaire, sur la production des travailleurs (ce qui est un contresens de lecture de ce que représente vraiment la cotisation dans la valeur ajoutée d'une entreprise).
Nous ne sommes plus au temps des rois, ou les barons ponctionnait l'or que gagnait durement les paysans. L'Etat est capable de générer sa monnaie de nos jours, même si depuis quelques décennies il s'est passé des menottes (en plastique) en s'imposant d'emprunter sur les marchés au lieu de créer lui même cette monnaie. On peut donc aisément reconnaître toujours plus de valeur à l'activité qu'on considère trop facilement comme des "activités utiles mais non productives"... tout en arrêtant de s'aliéner à produire tout et n'importe quoi, juste car il faut créer de l'emploi (des postes de travail sur lesquels nous n'avons aucun contrôle, les employeurs étant seuls décideurs de ce qu'on produit, comment on le produit, où on le produit, etc...). De là, on en arrive même à fragiliser toujours plus les productions, afin de viser le mythique "plein emploi" (ainsi l'obsolescence programmée aura eu raison de l'éthique des ingénieurs dans les années 1940).
Quant à la qualification, qui n'est pas une création de Bernard Friot, ou une nouveauté que proposerait le Réseau Salariat, je ne comprends pas cette acharnement de certains qui imaginent cela comme "un conseil de sages" décidant seul de qui est qualifié et de combien il gagne pour cela. Actuellement, c'est déjà la qualification qui définit les salaires, dans le privé comme dans le public, et même pour les retraités (quand on se base sur les meilleurs salaires pour définir le montant de la pension, ce qui revient à s'appuyer sur la meilleure qualification au final). Et ces qualifications, ainsi que les grilles de salaires qui vont en face, sont débattues dans des institutions (comme les conventions collectives) parfois très démocratiques, et nullement étatiques (ou élitistes). C'est le cas à la SNCF, pour reprendre cet exemple... ce pourquoi on trouve là bas les grilles de salaires parmi les moins extravagantes et inégales, surtout pour une grande entreprise comme ça (car bien sur, dans une petite scop de 10 salariés, c'est plus facile de trouver des grilles de salaires raisonnables, ce qui est moins souvent le cas dans les plus grands groupes capitalistes). La Sécu' aussi, jusqu'en 1967, avant que De Gaulle ne commence à la réformer, était dirigée par un conseil d'administration composé pour les 3/4 des représentants de salariés... on est loin d'une institution "autoritaire" ou "élitiste". On était bien dans la gestion commune des ressources (avant que l'Etat ne mette complètement la main dessus dans les années 90) :
http://www.legislation.cnav.fr/textes/ord/TLR-ORD_4510_04101945.htm
Un bel article, qui fait bien le tour de la question, et sans extrapoler.
Bravo et merci à l'auteur (que l'on sent très attentif au sujet).
Je trouve cette solution comme étant une alternative au capitalisme et au comunisme.
Mais, avant tout, que recherchons-nous, dans notre métier, dans notre vie de famille, parmis nos amis, dans notre voisinage...de la reconaissance.
Avec le capitalisme, cela passe par les biens, une grosse voitures de luxe, une maison énorme, puis la politique,tout celà n'a qu'un seul but.
Meme dans le jeu vidéo, aujourd'hui, avec les MMO, les joueurs recherchent en permanence cette reconaissance, pour etre le plus fort.
On peu pas effacer 300.000 ans d'évolutions comme ça, c'est quelque chose de naturel chez les hommes.
Il faut palier a ce besoin de reconnaissance. Les gens intéligents, feront d'eux meme dont a l'humanitée de leur travaux, car ils sont cultivés, et par leurs dons leur noms seront retenus.
Mais ces tres loin d'etre le cas de la majorités de la populations, on peu pas tous etre intéligent, mais cette qualité là n'est plus mise en valeur dans notre systéme économique, et ça sera notre perte.
Je ne dit pas que nous somme tous idiots, loin de là, chaque jours, beaucoup de gens offres à la société de leurs temps, par passion pour leur travail. Je parle des hopitaux, des urgences, de l'éducation, ou ils tirent la siréne d'alarme depuis longtemps.
Ces personnent qui travaillent pour l'etat et pour nous, ne font pas ça pour l'argent, mais font ça par passion, aussi non ils iraient dans le privés. Ils travaillent pour le bien de tous, pour exercer leur travail, ce sentiment d'avoir apporté a la comunauté quelque chose de bien.
Ces gens là sont-ils remercié par la nation ? non, on donne la légion d'honneur a des sportifs...oui, c'est bien, cours plus vite...ont ira loin comma ça.
De meme, les entrepreneurs, ce qui créer de l'emploie, ceux qui inovent, quel-sont leurs merci de la nation ? AUCUN.
Alors, que leurs restent-ils ?...les biens de consomations.
Mais la question numéro 1 que je me pose quand on me parle d'une nouvelle lubie c'est : "est-ce volontaire ou obligatoire?"
L'article est malheureusement très ambigu sur ce point essentiel, ne choisissant pas explicitement son camp. Il emprunte à des systèmes fondés sur le volontariat (open source) mais on soupçonne que Friot rêve d'une révolution par la contrainte.
Si c'est volontaire, rien n'empêche Friot et ses adeptes de créer une association ou coopérative et de mettre en application ses idées. Bien entendu, la rigueur morale et scientifique l'amèneront à tourner le dos à la société capitaliste et à refuser de continuer à vivre du produit de l'impôt des capitalistes, surtout que son système économique est supposé être autosuffisant. Il se trouvera bien dans ce pays quelques riches mécènes qui apporteront le capital nécessaire au lancement du bidule.
Si c'est obligatoire, on retombe sur une dictature classique, avec abolition des droits de l'homme (liberté, propriété, sûreté, résistance à l'oppression). Dans cette variante-là du totalitarisme, le pouvoir appartiendra à la bureaucratie qui décidera de l'avancement dans les castes et de l'allocation des investissements.
Si c'est volontaire, les failles évidentes du modèle sont secondaires. Il y a peut-être un truc miraculeux qui a échappé à tout le monde, et s'il y a une chance sur mille qu'il en sorte quelque chose de bien, il n'y a aucune raison d'empêcher des volontaires d'essayer.
Si c'est obligatoire, on ne peut faire l'impasse sur les absurdités du modèle (processus d'allocation des ressources basé sur la caste, perte de l'information des prix, absence d'incitation à innover...) Le truc finira probablement comme tous les totalitarismes collectivistes en famine et en charnier.
En Corée du Nord, les gens en sont réduits à pratiquer l'anthropophagie pour survivre.
Nous sommes foutus au monde sans qu'on nous demande notre avis. La vie est obligatoire donc gratuite! et si elle ne l'est pas nous sommes des esclaves. Personne ne parviendra à supprimer l'esclavage parental et social, c'est un fait de la vie.
Si la Nation devient l'Entreprise, il faudra qu'elle gère l'arrivée des associés dans l'Entreprise. Il faudra donc que la Société contrôle les naissances. Voilà ce qui serait une bonne chose!
Si vous voulez résoudre tous les problèmes humains, tous sans exceptions, cessez de faire des enfants. En 50 ans le problème humain de la planète serait résolu... Il n'y a qu'une place responsable pour un humain conscient, intelligent et empathique, c'est gardien du Zoo Terre.
http://www.youtube.com/watch?v=T_7t2uxilyU
Bonjour, la vidéo signalée par Yvan-P. où on voit Mélenchon, Hapsatou Sy et Bernard Friot (lien ci-dessus) a malheureusement été retirée ... :) Quel dommage !! Elle était amusante, instructive et si bien faite... Quelqu'un peut-il m'indiquer si et où elle a été (re)mise en ligne ? Quelqu'un a-t-il conservé une copie ? Merci.
@ Dominique :
J'ai en effet apporté quelques modifications au montage. J'ai (re)mis en ligne la vidéo à cette adresse :
http://www.youtube.com/watch?v=LhP8urF19fc
Pour approfondir, d'autres vidéos sont disponibles ici :
http://www.youtube.com/playlist?list=PLq_rKzWXzBvT7ZgY7jyTGbLsWcmQ6rP1R
Amicalement.
Si j'ai bien compris les salaires seraient mutualisée?
Mais l'homme n'est qu'un animal qui ira ou s'accommodera DU! Et VERS! Le plus facile exactement comme se comporte le lion dans la savane (3/4 il ne chasse pas, 5/4 c'est lui qui dévore le premier).
Il faut donc un minimum d'intérêts, "compétition", "profit".
A mon avis la vie en société devrais subvenir à ses besoins sur les seuls résultats de l'économie industrielle et commerciale. Chacun travaillant avant tout pour son salaire; "si tu veut gagner ta vie, il faut d'abord que ton entreprise gagne la sienne".
L'économie moderne devait donc être composée de 3 groupes distincts et inter dépendants l'un de l'autre. A savoir
1) les étrangers à l'entreprise (investisseurs) possèderaient 40%,
2) les agents moteurs de l'entreprise (employés) possèderaient 40%,
3) un juge arbitre de l'entreprise (les collectivités) possèderait 20%.
Chacun d'eux serait assuré d'un revenu prévisionnel de base, pour une activité x de l'entreprise.
Ce revenu de chacun serai en fin d'exercice; soit neutre, positif (bénéfice) ou négatif (déficit).
Les premiers servis étant les collectivités sous dans la limite que les employés ne perdent pas plus de 30% du revenu prévisionnel.
Pour les investisseurs leur revenus sont tributaires des 2 autres; autrement dit égal à 0 ou Y suivant les résultats de l'entreprise.
Ainsi chacun participant à la gestion et gestion de l'entreprise, il ne leur reste qu'à bien penser, réfléchir, décider, travailler pour:
1) crever de faim,
2) vivre ,
3) bien vivre,
4) très bien vivre, etc, etc...
VOUS RESPECTEZ AINSI DE L'HOMME (bien, très bien vivre) APRE CE DE L'ANIMAL ( se bouger pour être).
Bien sur la mise en place de cette NOUVELLE ECONOMIE n'est pas gratuite (entendez monétairement parlant), et soumise à certaine conditions de fonctionnement.
Merci de votre écoute; cordialement Jean Pierre du "Nouveau Partit Communiste Populaire.
REFLEXION SUR LA TIPP
1. Mairie + détails
Activité :
o mairies
pl Capitole
31000 Toulouse
1. Mairie 1er Arrondissement + détails
Activité :
o mairies
Standard
4 pl Louvre
75001 PARIS
Résumé de l'itinéraire
• Véhicule : Poids lourd, PTAC>12T articulé
• Distance : 677 km
• Durée : 8h26
• Carburant : 306.88 € : 1,20€ = 256,25 litres de GO x 0,4284€ = 109,78€ de TIPP
• Péages : 106.7 €
• Indemnités kilométriques : 0.00 €
La Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE, anciennement « taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers » ou TIPP) est la principale taxe perçue en France sur certains produits énergétiques, notamment ceux d'origine pétrolière. C'est un droit d'accise. En 2013, elle s'élève à 0,428 4 € pour un litre de gazole et 0,606 9 € pour un litre d'essence sans plomb 95 et 98.
109,78€ + 19,6% (TVA) = 131,30€ : 8,26 Hr de conduite =15,90€ de l’heure d’impôts indirects.
RIEN POUR ! le chauffeur, son patron, Renault (ou autre), Total (ou autre), les autoroutes. TOUT QUE POUR L’ETAT !
CHERCHEZ L’ERREUR DANS LA COMPETITIVITE DE L’ECONOMIE FRANCAISE??