«Halal à tous les étals»: le halal, ce n'est pas que la viande
Le marché s’est étendu par cercles concentriques aux produits alimentaires contenant de la viande ou des ingrédients issus de matières animales, puis aux produits non alimentaires et, enfin, aux services. Extrait du livre-enquête de Michel Turin.
- Un rayon de cosmétiques halal en Grande-Bretagne. REUTERS/Darren Staples. -
Nous mangeons tous halal ou cacher sans le savoir, et l'émoi suscité par cette révélation pendant la campagne présidentielle de 2012 n'y changera rien, car c'est toute la filière viande qui, par commodité ou simplement pour survivre, s'est «convertie» au tout-rituel. Ce qui n'empêche pas les consommateurs musulmans de se voir souvent proposer des produits qui n'ont d'halal que le nom... Voici quelques-uns des constats qui ont poussé le journaliste Michel Turin à enquêter sur le halal, extraits de son livre Halal à tous les étals, paru chez Calmann-Lévy.
Il y a encore une vingtaine d’années, les fidèles, français musulmans, ne mangeaient pas de porc, ne buvaient pas d’alcool et consommaient de la viande halal. Aujourd’hui, tout est halal dans leur vie ou presque.
Le halal n’est plus réservé à la viande. Le marché du halal s’est étendu par cercles concentriques aux produits alimentaires contenant de la viande ou des ingrédients issus de matières animales, puis aux produits non alimentaires et, enfin, aux services.
Le commerce halal offre aux consommateurs une quantité incroyable de produits et propose un assortiment stupéfiant qui n’existe dans aucun pays du Maghreb ou du Moyen-Orient.
Fethallah Otmani, porte-parole de l’agence de certification AVS, un organisme réputé intransigeant qui s’assure dans les abattoirs que la viande halal est bien halal, explique:
«Les entreprises se sont rendu compte de l’impact du mot “halal”.»
«Ce n’est plus que du marketing», s’exclame-t-il. Pour lui, «tout cela n’a rien de religieux». «Ces opérations créent une ligne de démarcation supplémentaire avec les autres consommateurs non musulmans», constate-t-il. Les entreprises françaises, conscientes ou inconscientes d’encourager un consumérisme discriminant, ont vu dans les interdits alimentaires de la religion musulmane une splendide opportunité commerciale. Les opérations de marketing ont récupéré les interdits confessionnels pour en faire des arguments de vente. Les entreprises ont vite compris que la mention halal rassurait le consommateur et provoquait l’achat.
Qu’est-ce qui est halal aujourd’hui? Apparu dans les rayons des grandes surfaces en septembre 2008 pour le ramadan, le Cham’alal n’a eu qu’une courte existence, mais elle est emblématique de la frénésie des acteurs de l’économie du halal. Il aurait pu reprendre à son compte le cultissime slogan publicitaire de la marque de soda américaine, Canada Dry, révélé dans les années quatre-vingt en France:
«Le Cham’alal avait la couleur du champagne, le goût du champagne, mais ce n’était pas du champagne.»
C’est bien d’ailleurs ce que, très vite, lui a reproché le Comité interprofessionnel du vin de champagne (CIVC). Le gardien du temple champenois n’a vu dans le Cham’alal qu’une contrefaçon de plus, sur les 800 à 1.000 qui occupent chaque année cinq juristes à temps plein faisant appel quand ils en ont besoin à une soixantaine de cabinets d’avocats. Le CIVC avait été insensible aux propos tenus par le créateur du Cham’alal au moment de son lancement:
«Dans la France traditionnelle, le champagne est utilisé pour célébrer des événements de façon ponctuelle. On peut penser que le champagne halal aurait son utilité pour permettre à des individus musulmans de partager sur le même lieu de convivialité avec des non-musulmans lors d’une fête ou d’une célébration.»
Le Comité interprofessionnel du vin de champagne n’avait pas été davantage sensible au projet entrepreneurial.
Le quotidien Le Parisien daté du 25 septembre 2008 évoquait le «business plan» de Rachid Gacem. Ce chef d’entreprise d’une quarantaine d’années confiait alors espérer produire dans les deux années à venir cinq millions de bouteilles de Cham’alal, certifié par l’Institut islamique des viandes et de l’agroalimentaire à Bruxelles. A l’époque, la bouteille était vendue 5,90 euros chez Auchan et... 60 euros au Montecristo, un «lounge bar» branché sur les Champs-Élysées à Paris, et la marque devait être distribuée dans tous les Auchan de France, puis dans les Atac et les Monoprix avant la fin de l’année 2008.
Après avoir essayé en vain de convaincre les intéressés de débaptiser leur boisson, le CICV en avait été réduit à engager une action judiciaire pour «radier et cesser toute utilisation de la marque et du nom de domaine Cham’alal et obtenir le retrait des circuits commerciaux et la destruction de la boisson vendue sous cette dénomination». Le tribunal de grande instance de Paris, dans un jugement du 29 janvier 2009, condamnait la marque à renoncer à l’utilisation de la dénomination Cham’alal sous quelque forme que ce soit et à payer au comité des dommages et intérêts.
Daniel Lorson, directeur de la communication du Comité interprofessionnel du vin de champagne, qui a vu d’autres contrefaçons, avait du mal, cette fois-ci, à cacher son étonnement dans le quotidien L’Union daté du 5 janvier 2011, le journal qualifiant le Cham’alal de «jus de pomme pétillant»:
«Les produits halal ne peuvent être alcoolisés. Alors, détourner l’image du champagne pour un produit de ce type, c’est comme si un lait maternel se nommait champagne. C’est vraiment fort de café!»
Mais Rachid Gacem a de la suite dans les idées, comme tout chef d’entreprise vaillant. Chassé par la porte du marché des «boissons festives» (il a rayé de son vocabulaire l’appellation qui a été fatale à sa première aventure managériale), il rentrera par la fenêtre.
Cofondateur de Night Orient, «boisson festive pétillante sans alcool» lancée en novembre 2009 et produite en Belgique, à Liège, par la société Orient Drink, il confiait au site d’information Saphirnews le 30 décembre 2010 espérer vendre un million de bouteilles en 2012.
D’après la société Orient Drink, installée à Liège, «Night Orient est distribué dans douze pays et a été élu meilleur produit sans alcool à Dubai par un test consommateur et sélectionné comme meilleure innovation au Salon de l’alimentation (SIAL) de Paris 2010».
Mais toute ressemblance entre une bouteille de Night Orient et une bouteille de champagne s’arrête à la forme de la bouteille.
Le Night Orient était vendu 11,24 euros sur le site de la marque consulté le 5 juillet 2012. La «boisson festive» fait également partie d’un packaging très présent dans les points de vente halal ou dans les espaces halal des grandes surfaces. Le coffret prestige Night Orient Premium & Labeyrie réunit une bouteille de Night Orient Premium, un bloc Labeyrie halal de foie gras de canard et sa lyre (le trancheur à foie gras), vendu 43,99 euros.
Night Orient, comme il se doit, avait un stand au Salon du mariage oriental, qui se tient chaque année en novembre à la Grande Halle de la Villette, dans le XIXe arrondissement à Paris, et où les exposants proposent aux futurs mariés de «se marier comme dans un conte des Mille et Une Nuits», dromadaire et Limousine Chrysler 300 de 8,55 mètres de longueur à l’appui. «Illuminez vos fêtes sans alcool», proposait Night Orient à l’édition 2011 du salon dont la surface avait doublé par rapport à l’année précédente, entre deux défilés de robes de mariage chatoyantes au son des youyous, accompagnés de musique orientale et avec pour voisins de stand des traiteurs halal et des organisateurs de réceptions.
La publicité de Canada Dry a décidément fait des émules. «Ça a le goût de l’alcool, ce n’est pas du whisky, ce n’est pas de l’alcool, c’est Arkay»: tel est le slogan de la boisson, packagée comme le meilleur whisky, que la société américaine Arkay Beverages s’apprêtait à lancer sur le marché français fin 2011.
Jeannette Angama, la gérante d’Arkay Beverages France, affichait alors dans le magazine Echos d’Orient d’octobre-novembre 2011 les grandes ambitions qu’elle nourrissait pour son whisky halal:
«A partir de décembre 2011, nous serons présents dans la plupart des magasins halal et magasins de boisson de France. Nous espérons écouler par semaine 1.000 caisses pour commencer. La bouteille de un litre en verre sera vendue 10 euros et la canette aluminium recyclable de 350 ml à 4 euros.»
Qu’importe le flacon pourvu qu’on n’ait pas l’ivresse!
Les consommateurs halal qui préfèrent la bière au champagne ou au whisky n’ont pas été oubliés. La Sultane Kriek, la première bière halal belge, a été mise sur le marché en janvier 2011. Roger Caulier, le producteur, propriétaire de la brasserie artisanale Caulier, expliquait alors:
«La Sultane sera une bière 100% naturelle et fruitée, issue d’un brassage traditionnel. Ce sera un produit de la famille des bières kriek (à base de cerise), mais sans fermentation.»
En Belgique toujours, une société laitière a lancé un yaourt halal, le Sultine, certifié par un imam. Il ne contient pas de gélatine de porc, un gélifiant souvent utilisé dans les produits allégés. Le groupe laitier Lactalis basé à Laval en Mayenne fabrique des fromages halal.
Chantal et Sandrine Jathet, la mère et la fille, ont lancé la première marque de cosmétiques halal, Jamal, sans graisses animales ni alcool, fabriquée en France. Jamal («beauté» en arabe) propose une gamme de dix produits (crèmes végétales de jour et de nuit, laits démaquillants, etc.). Chantal Jathet insiste sur le fait que ses produits sont certifiés par la Grande Mosquée de Paris et son recteur, Dalil Boubakeur, également médecin, «a vérifié les formules», disait-elle dans le quotidien L’Union daté du 5 avril 2011 qui consacrait un article à l’installation de la marque à Reims.
Le site Saphirnews annonçait le 15 juin 2010 que la société Orapi, un fabricant de produits d’entretien pour les professionnels, venait de sortir une gamme de 35 produits d’hygiène certifiés halal par la Malaisie.
La gamme Halal Essentials comporte des désinfectants pour sols, des désodorisants, des savons antiseptiques, des shampooings sans alcool ni graisses animales.
«Donnez à votre bébé le meilleur du halal.» C’est le discours que la marque Vitameal Baby tient aux parents, soucieux d’une alimentation non seulement saine pour leurs enfants dès le quatrième mois, mais aussi respectant les interdits alimentaires de la religion musulmane. Les petits pots en verre pour bébé sont à base de fruits, de légumes, de poissons et de viande halal certifiée par l’agence de certification AVS. C’est «la plus large gamme halal en baby food au monde» (vendue également en pharmacie sous la marque Pharmameal Baby), d’après le fabricant, la société Agro-Food Industrie, installée à Marrakech au Maroc depuis 2004.
Pour les plus grands, la société Bonbons halal propose des guimauves au chocolat, des choconours, des chamallows, des sucettes, des bâtons fourrés halal.
«Nous importons et distribuons des bonbons gélifiés principalement de Turquie. Les ingrédients utilisés sont halal. En particulier la gélatine est certifiée halal par des organismes musulmans compétents», explique le fabricant sur son site.
Comme d’autres hypermarchés ou supermarchés, le Géant Casino d’Angoulême propose des bonbons Haribo certifiés «halal sans gélatine de porc». La gamme halal des bonbons Haribo est produite en Turquie.
La Chambre de commerce et d’industrie de Bruxelles (Beci) délivre depuis deux ans un certificat halal aux hôtels dans les chambres desquels il n’y a pas d’alcool dans le minibar, pas de films pornographiques à la télévision, pas de bible dans le tiroir de la table de nuit, mais pourvues d’un petit tapis de prière à la disposition des clients et portant l’indication de la direction de La Mecque.
A l’occasion du Euro Halal, un salon professionnel sur les produits halal, à Bruxelles, fin novembre 2011, les organisateurs proposaient aux visiteurs de bénéficier de tarifs spéciaux dans plusieurs hôtels de la capitale belge, offrant aux clients des prestations halal: «room service halal» au Radisson Blu, petits déjeuners halal au Novotel Centre Tour Noire et à l’Hôtel des Colonies.
Les grands hôtels et les palaces se sont mis au halal partout dans le monde –et pas seulement dans les pays du Moyen-Orient. Interviewé dans le magazine Paris Match daté du 10 au 16 novembre 2011, Yannick Alléno, qui a ouvert trois restaurants dans l’émirat de Dubai, se voit poser la question:
Le chef français aux trois étoiles Michelin de l’Hôtel Meurice, le palace de la rue de Rivoli à Paris, répond:
«On fait attention. Nous passons par des circuits particuliers pour qu’il n’y ait pas de croisements de produits. Mais c’est déjà le cas au Meurice à Paris où j’ai mon restaurant gastronomique étoilé et où les propriétaires sont musulmans. Nous possédons donc des frigos halal dédiés.»
Le restaurant L’Alambra, situé face à la cité du Clos-Saint-Lazare, à Stains en Seine-Saint-Denis, n’est pas confronté à cette difficulté, puisqu’il est tout halal.
Table cotée, ouverte en novembre 2006, le restaurant propose toutes les cuisines du monde, indienne, mexicaine, algérienne, française, japonaise. Il sert 4.000 couverts par mois.
«Les vendredis et samedis soir, c’est plein à craquer. On ne travaille que sur réservation. Nos clients viennent de toute l’Ile-de-France et même d’autres régions», expliquait dans Le Parisien daté du 29 mars 2010 Nabil Djedjik, 32 ans, l’heureux propriétaire de ce restaurant halal haut de gamme, également secrétaire général du premier syndicat patronal d’entrepreneurs de confession musulmane, Synergie des professionnels musulmans de France (SPMF).
L’Alambra a été le premier restaurant de France à proposer l’intégralité de sa carte en version halal: tartiflette et quiche savoyarde aux lardons de veau, jambon braisé de dinde dans le petit salé aux lentilles, moules marinières sans vin blanc, tarte Tatin sans graisses animales, etc.
Devant le succès rencontré par le premier, un deuxième Alambra a ouvert au printemps 2011 à Vitry-sur-Seine dans le Val-de-Marne.
Michel Turin
Mis à jour le 04/02/2013 à 10h11

















































Pourquoi on nous imposse une religion et des produits qui ne font pas partie de notre culture ! chacun doit pouvoir choisir librement !
Qui vous impose une religion ? La France est un pays laïque.
Votre religion vous interdit-elle de manger des produits halal ?
Concernant la "culture française" j'ai bien des centaines d'arguments pour vous prouver que vous avez tort de penser que la "culture arabe" l'a perverti, mais vous avez déjà une opinion. À quoi bon vouloir remplir une coupe pleine ?
Cependant, que cela vous plaise ou non, les apports des colonisations et des émigrations-immigrations successives depuis le XVIIIe siècle font que -de facto- les cultures maghrébines font partie de notre patrimoine culturel ET sociétal.
Pourquoi souhaiter le conflit avec de telles niaiseries ? Devrions-nous étouffer, voir éradiquer nos 6 millions de musulmans (10 % de population FRANÇAISE) ?
Et les pays du Maghreb, devraient-ils à leur tour effacer tous les apports de la colonisation, de l'occident et des échanges internationaux contemporains ?
Préféreriez-vous que la constitution française remplace le droit du sol par le droit du sang afin de purifier notre société ?
Avez-vous manqué tous vos cours d'histoire ou êtes-vous un simple obscurantiste ?
Il n'y a pas eu d'invasion arabe depuis que Charles Martel les a stoppés à Poitiers !
Personne ne vous impose quoi que ce soit, si ce n'est de respecter la loi et de payer vos impôts. À cet égard, votre commentaire est définitivement sans fondement et trollesque.
Les populations musulmanes ont donc un large panel de produits adaptés, mais pour autant elles sont totalement absente sur les visages des publicités. On sent que les publicitaires évitent soigneusement les maghrébins dans leur productions, vous n'avez qu'a regarder votre télé et chercher un arabe dans une publicité.
Pourquoi mettre de coté une population aussi importante en france?
Allergique aux religions mais surtout aux religieux, il m'est vital de consommer des produits garantis non religieux.
Pour info, aucun produit n'est religieux. Il sont simplement compatibles avec la pratique religieuse des individus. Particulièrement pour les musulmans, les protestants, les boudhistes/chintoistes… pour qui les croyants ne doivent pas s'attacher aux biens terrestres, mais seulement à leurs dieux et à la vie en général. C'est d'ailleurs tous le sens de la caheroute et du "hallal".
Donc je vous rassure TOUS les produits sont garantis non religieux.
Par ailleurs je compatie sincèrement à votre allergie : au moins 75% des français se disent appartenir à une religion. C'est moche.
Ceci dit peut-être pratiquez-vous une croyance qui vous interdit de consommer des produits hallal ? Je n'en connais pas, mais bon admettons :)
Des tas de musulmans ne mangeaient pas halal, emmenaient les gamins dans des MacDo, achetaient des nuggets au supermarché, et se foutaient de la gélatine de porc dans les yaourts et les bonbons. La viande halal c'était celle de la boucherie, ou pour les fêtes, mais la plupart du temps on achetait de la viande non halal (même si bien sûr la consommation du porc était très majoritairement suivie, puisqu'elle constitue un signe fort d'apostasie). Et encore plus les autres produits genre cosmétiques ou produits financiers... Aujourd'hui, on retrouve un peu plus de zèle dans la "sainteté" des aliments, pourquoi ? Et bien parce qu'ils peuvent se le permettre. Je pense qu'ici c'est l'offre qui a créé la demande. Un grand nombre de musulmans sont passés en classe moyenne, et certains d'entre eux ont commencé à commercialiser ce type de produit ; les musulmans ont suivi parce que, entre guillemets, maintenant que l'offre était là ils n'avaient "plus d'excuses". Et c'est ensuite la course à la sainteté. S'il y a aujourd'hui plus de musulmans qui mangent halal c'est avant tout parce qu'il y a eu plus d'offre. En tout cas elle a rattrapé l'offre casher. C'est du marketing à l'état le plus pur et le plus brut, la loi de l'offre et de la demande. Et les marques sont ravies d'avoir un label qui permet d'englober un consommateur en lui offrant tous les produits nécessaires à sa vie quotidienne en étant sûr qu'il n'ira pas voir ailleurs, ce qui est le but ultime de toute marque : un vivier de consommateurs fidèles.
Je passe sur l'intervention de Jean Claude Stawick, un poncif complètement à l'ouest.
Donc complètement à l'ouest... Vous pensez donc que maintenant tous les musulmans qui sont venus en France dans les années 70 sont devenus des cadres bobos avec beaucoup plus de moyens et donc ils peuvent se permettre d'acheter cette viande qui est plus chère. Et vous l'écrivez sérieusement ? Mon explication, je ne sais pas si elle vaut la vôtre, est qu'il y a 10 fois plus d'arabomusulmans en France que dans les années 70, et que donc le marché étant plus grand (mais pas avec plus de moyens), le capitalisme réagit et s'adapte au consommateur, comme vous le dites mais pas pour la bonne raison. Certains arabes se sont bien intégrés et ont adopté le même régime alimentaire que le français moyen, mangent entre autre du porc et n'en meurent pas (c'est bon le jambon, ils pourraient goûter). D'autres, pour une raison ou une autre (pratique de leur culture d'origine, qu'ils ne pratiquaient peut être plus chez eux avec autant de rigueur mais qu'il pratique ici comme signe d'appartenance à leur culture) suivent leurs textes antiques à la lettre (et donc nous considèrent comme des infidèles, c'est du racisme, mais on n'a pas le droit de le dire).
Etant descendant d'immigré (au moins pour un quart), mais intégrés, et étant scientifique, je trouve que tout ce show religieux ne devrait pas se produire en France. C'est une insulte à l'intelligence. Les valeurs de l'islam ne me conviennent guère (et je ne suis pas tout seul). Si les gens veulent vivre comme dans l'antiquité, c'est leur problème, mais pas chez nous et surtout pas en nous envahissant avec leurs idolâtries.
L'information scientifique que nous connaissons aujourd'hui est suffisante pour dire que toutes les religions classiques se sont plantées lorsqu'elles ont décrit l'univers (cosmogonie) et qu'il est bien peu probable qu'il y ait eu une conscience à l'origine de l'univers. Que des culs terreux de l'antiquité ou du moyen âge aient associés le ciel (où ils comprenaient encore moins de choses que sur terre) au domaine des ou du dieu, c'est leur problème, mais bordel, on n'est plus dans l'antiquité. Idem, la théorie de l'évolution ne dit pas que la femme est inférieure à l'homme ou que si tu manges du cochon tu iras brûler en enfer. Quand on meurt on finit d'exister, notre corps se décompose et point barre. De toute façon, le connaissant un peu, le pire endroit que je puisse imaginer pour aller après ma vie serait le ciel, il n'y a pas d'air, il y fait soit très froid soit trop chaud, il y a des radiations mortelles qui le traversent. On est très loin du ciel des anciens, où on vous clouait une paire d'ailes et vous pouviez voler gentiment comme ça. Il serait temps qu'on ridiculise définitivement ces conneries sorties d'un autre âge (conneries, mais au nom desquelles certains crétins se font sauter pour aller au ciel...).
Il est amusant de constater que toutes les religions pensent que l'univers a été crée il y a peu de temps et qu'après notre mort, nous avons une éternité, alors que dans la réalité, l'univers existe depuis au moins 14 milliards d'années (une éternité) et que notre vie soit si courte.
La république devrait interdire d'autres gouvernements de subventionner leur culte dans notre pays, ou nous autoriser à ouvrir des centres d'information athée dans le leur. C'est le minimum que l'on puisse demander, ça pourrait éviter tous les débordements dont la viande halal est la frange molle et le djihad ce qui vient derrière. Comment ne rien faire contre la viande halal (on respecte les musulmans) et aller faire la guerre contre les djihadistes (on ne les respecte pas). Il n'y a pas deux poids deux mesures, ni pour eux, ni pour nous. Qu'on arrête de nous pourrir la vie avec les religions. Toutes.
Sinon il y a quelques années, j'ai lu une dépêche comme quoi on sortait une "eau halal". C'est l'illustration la plus éclatante de l'objectif marketing car l'eau est DEJA halal (licite). Ou les corn flakes. C'est comme vendre du poisson halal, ça n'a pas de sens car c'est une lapalissade, le poisson qu'on achète partout est déjà halal (en fait la plupart des produits alimentaires sont halal, mais la viande nécessite un traitement particulier avant de l'être). Pourquoi vendre une eau dite halal, alors ? Avec une étiquette et tout. Etant donné que c'est déjà le cas ? En fait on ne vend pas une eau particulièrement halal, on vend une marque, un label marketing, et surtout, on vend au consommateur une tranquillité d'esprit dont il n'avait pas besoin. Créer un besoin sur rien, rendre nécessaire ce dont on avait pas besoin, c'est là encore un principe le plus emblématique de la société de consommation.
@ LBX, je suis en total désaccord avec vous.
Ce n'est pas parce qu'on est athée ou d'une autre confession qu'on est prêt à tout avaler.
Le bovin que je mange n'a pas à avoir subi un rituel religieux lors de sa mise à mort. Rituel auquel je n’adhère pas.
Si le rituel religieux d’abattage à une valeur significative pour certains, il n'est pour moi qu'un acte de torture animal sans fondement scientifique et d'aucune utilité. On ne respecte ni les règles européennes liées à la souffrance animale ni l'ensemble des règles d’hygiènes d'abattage. Je ne veux pas consommer cette viande. merci.
Aujourd'hui, me retrouver devant une entrecôte ou un steak dont je ne connais la manière dont a été tué l'animal (soit 99% des cas) me pose un réel problème de conscience. Donc je m'abstiens.
Il serait grand temps de mettre un étiquetage obligatoire afin de distinguer ce qui est de ce qui n'est pas. On le fait pour le bio, pour des poulets, oeufs élevés en plein air, je ne vois pas pourquoi on ne le ferait pas pour les conditions d'abattages.
Ce n'est pas un simple « rituel religieux », il y a rémunération d'un religieux ET « l’animal doit être abattu selon le rite islamique » : de prononcer des paroles sacrées (Bismillah Allahou Akbar, soit, en français, Au nom de Dieu le plus grand)
Est-ce anodin ? NON !
De plus, il y a pour un chrétien :
Actes 15-28 "Car il a paru bon au Saint-Esprit et à nous de ne vous imposer d'autres charges que ce qui est nécessaire, à savoir, de vous abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés, et de la débauche, choses contre lesquelles vous vous trouverez bien de vous tenir en garde."
Pourquoi NOUS, devrions manger de la nourriture sacrifié dans les règles de la religion musulmane alors qu'EUX refusent de manger la même nourriture que nous ?! Dans certains quartiers, nous n'avons plus le choix de la nourriture ! Nous ne pouvons plus acheter autre chose que halal.
Ils nous imposent insidieusement leurs fa&con de vivre, leurs civilisation, c'est un colonialisme à l'envers ; c'est dit et redit, mais décrié par les p'tits bourg beaufs qui ne subissent pas ce que d'autres subissent en Seine Saint Denis ! (exemple)
Il y aura toujours de bonnes âmes pour nous inciter à accepter ce que EUX pensent être bien sans tenir compte que nous avons NOUS AUSSI envies de vivre dans la société de nos pères, la société judéo-chrétienne !