Mariage pour tous: pourquoi les «pro» sont épuisants
On peut être pour l’ouverture du mariage aux couples de même sexe et contre une certaine radicalité cool, mêlée à un sectarisme doux et branché, présente dans le mouvement qui s’en fait le porte-parole. Ou pourquoi l'anticonformisme en matière de moeurs n'est plus ce qu'il était
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Avertissement: cet article n’utilise pas les termes bien-pensance, politiquement correct et boboïtude. Merci d’en créditer son auteur.
Après une manifestation en faveur du «mariage pour tous» qui s’annonce festive et citoyenne, ce dimanche 27 janvier à Paris, une soirée «citoyenne et festive» sera organisée au théâtre du Rond-Point, dans le très gauchiste 8e arrondissement de Paris, sous l’égide de Pierre Bergé et de Jean-Michel Ribes. La soirée sera «animée» par la journaliste Laurence Ferrari. Notez qu'il est précisé qu’elle «animera» et non qu’elle «modérera» les échanges.
Ça tombe bien, il n’y aura pas de débat, et personne pour porter la contradiction à «Guillaume Durand, Thierry Guerrier, Pierre Haski, Eddy Murté, Nagui, Audrey Pulvar, Laurent Ruquier, Yacine Belatar, Difool», pas plus qu’à «Jamel Debbouze et Juliette Gréco, des intellectuels, des scientifiques et personnalités religieuses», sans oublier Lilian Thuram ou encore Lara Fabian et même... Rama Yade. Et aussi... BHL. Ouf.
J’ai dû en oublier deux ou trois, qu’ils m’excusent. Lou Doillon était déjà bookée, Nicolas Demorand avait une émission, Pascale Clark se couche tôt et à part Julien Dray, plus personne n’invite DSK. Et comme plus personne n’invite Julien Dray...
Ce sera sans doute le climax mondain d’une drôle de campagne: celle menée avec maladresse, parfois, avec condescendance, souvent, par un troupeau people et militant exaspérant, largement surqualifié pour débattre à la télé face à un membre de Civitas sorti de sa Fraternité.
Et nul doute qu’un tel événement (je ne suis pas invité) représentera une sorte de condensé de tous les défauts des pro-mariage homo. Quatre points méritent qu’on s’y arrête: le militantisme médiatique tellement inconscient et réflexe qu’il ne s’assume pas en tant que tel; la focalisation sur le discours sociétal comme élément distinctif de la droite dans un contexte où la doctrine économique de la gauche de gouvernement n’a rien à proposer de franchement encourageant à son électorat; l’obsession à considérer la France comme un pays réactionnaire, arriéré et autoritaire sans voir que la société a changé; le décalage, enfin, entre la mobilisation des arguments les plus pointus de la queer theory et une revendication somme toute normative.
1. Un discours militant inconscient dans la sphère médiatique
La défense du bien-fondé du mariage gay s’égare parfois dans un sectarisme qui inhibe jusqu’à ses soutiens raisonnables: elle voudrait en effet que les choses aillent d’elles-mêmes et que l’opposition frontale comme le simple doute soient passibles de procès en illégitimité. Une manière d’aborder ces questions assez révélatrice de sa prétention à être dans le camp du vrai et à ne plus tolérer la moindre remise en cause du processus en apparence normal, logique et historique de la réforme proposée.
«Ce milieu s’est enfermé, a vécu dans l’entre soi et il a considéré assez vite que le peuple était globalement beauf, que la valeur suprême c’était l’adaptation, que l’important c’était d’en être.» C’est par ces mots que le sociologue Jean-Pierre Le Goff, auteur de La gauche à l’épreuve, 1968-2011, décrit cette tendance militante qui fait profession de rébellion contre l’ordre bourgeois et la menace réactionnaire, et dont les plus dignes représentants se dénichent souvent dans la sphère médiatique (commentateurs, éditorialistes, chroniqueurs, essayistes, etc.) plutôt que chez les élus, ce qui leur donne un rayonnement bien supérieur à leur représentativité.
Une mouvance qui dérive vaguement de l‘extrême gauche mais qui n’a conservé de la pensée critique des années 1970 qu’un gloubi-boulga théorique, «mélange instable de Michel Foucault et de Bernard-Henri Lévy» pour citer le philosophe à contre-courant Jean-Claude Michéa. Dans son essai, Jean-Pierre Le Goff écrit par ailleurs qu’«aujourd’hui, cette culture “post-soixante-huitarde” est à bout de souffle, mais [qu’]elle n’en continue pas moins d’être entretenue par quelques médias qui n’en finissent pas de renverser les tabous et entretiennent leur public adolescent».
Pas vraiment un acte d’accusation du journalisme en tant que tel ou de la classe médiatique dans son ensemble, ni celui de Mai-68 comme moment de rupture avec une société autoritaire et figée, tient à préciser le sociologue, que celui de son lointain rejeton abâtardi: le mélange des genres paillettes & engagement moral, typique de l’infotainment audiovisuel cool, dont la guest-list de la soirée du Rond-Point (ne cherchez pas des places sur Internet, y’en a pas pour vous) fournit les échantillons les plus représentatifs.
On apprend ainsi que «le but [de cette soirée] est de susciter le débat, et de faire parler des personnalités autour du mariage homo, avec notamment des stars engagées à droite, mais qui soutiennent le mariage gay». Le débat sans opposant, franchement, on n’a pas encore trouvé mieux pour avoir raison.
Tout autant abrutis par leur sectarisme que les opposants médiatiques au mariage homosexuel sont aveuglés par leurs schémas de pensée hérités d’une éducation religieuse inquestionnable, ces représentants de la sphère intello-médiatique sont des professionnels de la parole et sont d’autant plus redoutables qu’il est difficile de les attaquer frontalement ou de les confronter dans un rapport sain et franc d’opposition.
Pourtant, il suffit d’écouter les interventions en commission des Lois de l'Assemblée d’Elisabeth Badinter ou, mieux, de Françoise Héritier pour comprendre qu’on peut être pour en argumentant et en restant calme.
Selon Jean-Pierre Le Goff, ce porte-parole autodéclaré «ne se rend pas compte qu’il est devenu un militant de l’air du temps, qui n’est pas vraiment un militant politique. Il ne se rend pas compte qu’il parle à l’intérieur de cet air du temps car c’est devenu comme naturel pour lui. Il ne comprend pas que ses idées constituent une option, baignant dans ce qu’on aurait appelé auparavant une idéologie, mais sans monde extérieur à cette idéologie qui viendrait la contredire». D’où la valorisation du «changement» comme processus au-delà du contenu de ce changement, ou la réduction de tout débat de société à la question de savoir si c’est «cool ou pas cool».
Ne pas se fier pour autant à cette coolitude de façade… La philosophie du «tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil», poursuit Jean-Pierre Le Goff, est non seulement une méthode d’intimidation soft assez roublarde, mais elle atteint rapidement ses limites:
«C’est un langage formé au robinet d’eau tiède mais qui contient de l’acide. C’est ce que j’appelle la barbarie douce, car c’est très doux et avancé avec le sourire de la com’. Une barbarie douce qui n’écoute rien, un sectarisme enveloppé dans de la guimauve».
2. Le sociétal, ou ce qui reste à la gauche quand elle a tout oublié
Cet engouement pour la question gay n’arrive pas n’importe quand dans l’histoire récente des idées de gauche –ou de ce qu’il en reste.
«Dans le même temps où [la gauche de gouvernement] opérait un tournant économique libéral non assumé dans les années 1980, le foyer de la critique se déplaçait de la question sociale vers celle des mœurs, de l’éducation, de la culture “bourgeoises” et de leurs oripeaux», écrit Jean-Pierre Le Goff dans son livre.
De ce tournant idéologique mal assumé et peu étudié (histoire non seulement d'un ralliement, mais de la promotion et de la mise en œuvre de la dérégulation des marchés et des mouvements de capitaux par des Français, notamment issus du PS comme Jacques Delors et Pascal Lamy, à la tête des institutions économiques européennes et internationales), découle une incapacité structurelle à entendre les réticences du peuple de gauche quant à ce nouveau paradigme.
On fera donc de l’idéologie avec ce qui reste… Et «c’est évidemment dans ce contexte singulier, écrit pour sa part Jean-Claude Michéa, que la “lutte contre le racisme et contre toutes les discriminations” […] allait logiquement prendre la place de l’“archaïque” lutte des classes et devenir le nouvel évangile de l’intelligentsia “éclairée”».
Dans ce contexte d’affadissement de la pensée sociale et de ralliement à l’idée que la lutte des classes était devenue une vieillerie se sont succédées les grandes célébrations festives des nouvelles causes consensuelles.
Dans les années 2000, ce sera par exemple l’âge d’or de la Gay Pride, réunissant 500.000 personnes chaque année, soit plus que la «manif pour tous». Ou plutôt, selon le militant gay et observateur critique du mouvement Didier Lestrade (par ailleurs contributeur de Slate), son «âge bête», puisque l’événement, qui célèbre la culture gay dans l’air du temps, «tient un discours généraliste idiot et faussement consensuel qui ne soulève aucun débat dans la société».
3. L’illusion d’une société réactionnaire et punitive
Même si une récente étude nous dit que le soutien au mariage gay s’est réduit depuis un an, il reste tout de même majoritaire selon plusieurs sondages récents, même si la question de l'adoption divise plus. La réforme sera votée par le Parlement, qui lui est favorable, et on peut supposer qu’une partie de l’opposition de la droite, dont une poignée de membres (Jean-Louis Borloo, Frank Riester, Benoist Apparu…) sont à contre-courant, relèvera plus de l’opposition frontale que du choix raisonné.
Généralement frileuses et apolitiques, les grandes entreprises s'y mettront à leur tour: il suffit de lire les lénifiants programmes de promotion de la diversité en entreprise pour voir avec quelle facilité le nouveau discours sociétal qui se veut à contre-courant est aisément reformulable dans la «langue caoutchouc» (Jean-Pierre Le Goff, encore) de la communication et du management.
Pourquoi donc un tel décalage entre la réalité objective du pays (si l’adoption divise, 81% des gens assisteraient au mariage de leur enfant s’il était homosexuel) et cette sorte de tension électrique qui accompagne tout discours qui serait un tant soi peu en décalage avec le texte de loi et son bien-fondé?
Et ne venez pas me dire que les Civiteux n’écoutent pas non plus: ce sont des fanatiques, des fondamentalistes religieux, ils sont conformes à leur fiche de personnage et respectent le scénario… Tout le contraire du camp qui représente ici le progrès, mais qui n’arrive pas plus à supporter la moindre contradiction.
Soyons sérieux: même le FN est allé à la manif en rangs dispersés. Au Royaume-Uni, Cameron est en train de mener le projet de mariage gay à son terme. N’importe quel esprit censé de droite ne verrait rien à redire à cette réforme, comme l’expliquait Bernard Maris dans Libération («On assiste donc à une convergence des deux doctrines. Le RSA, le revenu minimum d’existence, la croissance verte, le mariage homosexuel... Je suis convaincu que n’importe quel homme de droite avec un peu de bon sens pourrait reprendre ces mesures à son compte»). «François Fillon […], à titre personnel, n’est pas fondamentalement opposé au texte», écrit d’ailleurs Jean-Marie Colombani sur Slate.
La société était préparée à accueillir favorablement cette réforme présentée systématiquement comme devant permettre à la France de rattraper un «retard» au regard de ses voisins européens. D’où le dilemme d’une certaine radicalité militante: comment maintenir son capital de rébellion et d’anticonformisme quand la majorité du pays est acquise à votre point de vue?
Simplissime: il suffit de faire entrer les faits dans le schéma préétabli, quitte à forcer un peu le trait. D’où la passion jamais démentie des pro- pour ces pathétiques pancartes de la «manif pour tous», cette jubilation à attraper le twittos facho-homophobe qui traîne en liberté sur le réseau, ce plaisir sans fin éprouvé à se conforter dans l’idée d’être un rempart courageux et isolé contre le beaufisme ambiant déferlant sur le Champ de Mars.
On peut y voir une difficulté à penser l’opposition à une idée autrement que comme l’incarnation du mal. Lors de la manif pour tous, «ils sont allés chercher Civitas, qui était pourtant en bout de cortège, et un mec du FN avec un béret rouge pour illuster la manifestation et les propos des manifestants, s’amuse Jean-Pierre Le Goff à propos d’une partie de la couverture médiatique de la manif. Pourquoi? Parce qu’ils étaient embêtés, parce que la manif ne correspondait pas à ce qu’ils en attendaient. Donc ils sont allés chercher la preuve de leur schéma dogmatique, qui en réalité ne fonctionne plus vraiment».
Depuis cette date s’échangent sur Internet les best-of des propos homophobes des manifestants, sujets à de faciles moqueries de la part des équipes du Petit journal et autres militants de la coolitude.
Cet effet de loupe est évidemment fonctionnel: il participe à la survie du gentil post-militant dans sa condition de rebelle de l’ordre établi. Quand on a plus vraiment d’idées, le sentiment d’être supérieur intellectuellement et moralement ne perdure qu’à la condition de maintenir le double bind qu’évoque Jean-Claude Michéa à propos de ce militantisme, qui «doit forger un mythe délirant: l'idéologie naturelle de la société du spectacle serait le "néoconservatisme", soit un mélange d'austérité religieuse, de contrôle éducatif impitoyable, et de renforcement incessant des institutions patriarcales, racistes et militaires.»
4. L’utilisation à contresens des théories queer
Tout être humain doué de raison et informé par les médias sera frappé du fossé grandissant entre les reportages sur ces gays et lesbiennes qui vivent paisiblement à Besançon ou à Angers, travaillent dans l’Education nationale et n’aspirent finalement qu’à renouveler leur Scénic comme tout le monde, et ces espèces de militants enragés qui en ont fait un combat de principe et essaient de ranimer la flamme révolutionnaire et anticonformiste sur le dos de leurs chouchous du moment, en prenant appui sur un mouvement qui demande seulement sa part du gâteau de la société de consommation. Sauf que c’est incohérent, et que ça commence à se voir.
«Ceux d’entre nous qui ont connu cette époque avaient l’impression d’assister à une insurrection culturelle: le rejet de l’hétérosexualité obligatoire et du style de vie qu’elle impliquait», écrit à propos des balbutiements du mouvement social homosexuel la féministe Julie Bindel, alors que la Grande Bretagne connaît le même débat sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexe. En France, le mouvement était notamment mené par le Front homosexuel d’action révolutionnaire (FHAR), créé début 1970 et prônant «la subversion de l'État “bourgeois et hétéropatriarcal”».
Une partie minoritaire du mouvement de critique radicale de l’hétérosexualité établit d’ailleurs encore aujourd’hui clairement que l’«hétéronormage» ou «hétérosexisme» est la source de l’oppression répétée et durable des femmes et des minorités sexuelles et que le mariage n’est que la forme juridique que prend cette oppression institutionnelle. Faut-il que les homos soient cons et/ou ingrats pour se jeter ainsi dans la gueule de l’ennemi de toujours…
Dire cela, ce serait oublier qu’être une minorité sexuelle jadis systématiquement opprimée ne destine en rien à épouser le mouvement progressiste par principe. Les homosexuels, en demandant le mariage, sont mus tout autant par un nouvel individualisme selon lequel chacun doit faire entendre ses droits que par un attachement aux valeurs les plus partagées de la société, la cellule familiale monogame avec enfant.
L’ambiguë revendication gay est aujourd’hui intéressante car elle ne colle pas tout à fait à ce que voudrait en dire son aile radicale-chic, perdue dans ses envolées lyriques sur la mise à mort du système et de la tradition. Car on ne peut constamment cracher sur l’institution familiale, les hétéro-ploucs et leur mode de vie étriqué (comme Virginie Despentes dans une tribune: «Vos vies dans l'ensemble sont plutôt merdiques, vos vies amoureuses sont plutôt calamiteuses, arrêtez de croire que ça ne se voit pas. Laissez les gouines et les pédés gérer leurs vies comme ils l'entendent. Personne n'a envie de prendre modèle sur vous»), déverser toute sa condescendance sur cette France qui valorise la vie de famille, tout en défendant une réforme qui vise à étendre à d’autres le privilège d’avoir une vie jugée «normale». N’en déplaisent aux rebelles de la postmodernité, les homos seront bientôt des beaufs comme les autres. Grand bien leur fasse.
Jean-Laurent Cassely
Mis à jour le 27/01/2013 à 10h48















































Dimanche 13 janvier 2013 sur TF1 au journal de 20 heures de Claire Chazal (Tribune libre de Jean Vermeer*):
Je vous accuse, Madame, d’avoir sciemment menti aux Français en leur disant ce soir-là, je vous cite: "Le Code civil ne bouge pas sur la filiation, il n’y a pas une ligne de modifiée au titre VII qui concerne la filiation", alors qu’en fait, l’article 2 de votre projet consiste bel et bien à remanier ce titre VII.
Mais votre mensonge ne s’arrête pas là, vous qui avez dit ce soir-là : "C’est un texte de loi qui n’enlève strictement rien à personne, qui ne supprime pas les mots de "père" et de "mère".
Quel mensonge énorme! L’avez-vous donc lu, votre projet de loi? Il comporte 9 pages, 23 articles. Eh bien, les pages 2 à 9, les articles 4 à 21, consistent en la chasse aux mots "père" et "mère" dans tout le corpus juridique français avec un effrayant esprit de système.
Dans le Code civil, le mot "père" (et "mère") est effacé plus de 97 fois !!! Et vous dîtes devant des millions de Français, dimanche dernier sur TF1, que le projet « ne supprime pas les mots de "père" et de "mère"! Votre mensonge est stupéfiant.
Votre projet est en fait essentiellement une chasse aux mots "père" et "mère", aux mots "homme" et "femme", "mari" et "femme" qu’il s’agit de faire disparaître dans tout le droit français. Et même les mots "beau-père" et "belle-mère". Et les mots "paternel" et "maternel". Un comble.
Faire disparaître ces mots de tout le corpus juridique français, c’est l’objectif caché de votre projet, c’est pourquoi vous avez menti aussi effrontément. En effet, votre projet ne concerne pas seulement le Code civil, mais aussi douze autres codes, comme le Code de procédure pénale, le Code des transports, et quatre autres grandes lois (l’ordonnance de 1945 relative à l’enfance délinquante ; la loi sur la fonction publique hospitalière ; la loi sur la fonction publique de l’État ; la loi sur la fonction publique territoriale) car les mots désormais honnis qui ont le toupet d’y figurer doivent en disparaître aussi… (articles 5 à 21 de votre projet).
Par exemple, les mots "paternelle ou maternelle" figurent-ils à l’article 399 du Code Civil ? Votre projet, article 4, 25° est ainsi rédigé : "L’Article 399 est (…) modifié : (…) c) Au dernier alinéa, les mots : ", paternelle ou maternelle," sont supprimés ;". Ces mêmes mots figurent-ils aussi aux articles 747 et 749 du Code Civil ? C’est l’objet du 45° du même article 4 de votre projet : "Aux articles 747 et 749 les mots : "entre ceux de la branche paternelle et ceux de la branche maternelle » sont remplacés par les mots : "entre chaque branche" ; ".
Vous n’avez pas craint de supprimer le beau mot de "maternel" de tout le droit français. Vos électrices apprécieront.
Ainsi, ce n’est pas seulement l’accès des homosexuels au mariage que vise dans votre projet de loi. Il veut en réalité enclencher un bouleversement de la société française.
Et parce que les Français commencent à s’en apercevoir, vous leur avez menti en leur affirmant le contraire de ce que vous aviez mis dans votre projet de loi.
Madame Christiane Taubira, ministre de la Justice, Garde des Sceaux : dimanche soir sur TF1, vous avez abusé de manière à vrai dire effrayante de la confiance de millions des Français. Maintenant, vous êtes démasquée. Vous êtes prise en flagrant délit. Il ne vous reste plus qu’à retirer votre projet de loi et à démissionner.
*Jean Vermeer est un citoyen français qui s’est donné le mal de lire votre projet de loi.
A faire suivre absolument...
Eh bien voilà ce que c'est : ils n'ont pas invité Jean-Laurent Cassely à leur "climax mondain". Et jean-Laurent Cassely telle la méchante fée de La Belle-au-Bois-dormant, leur jette un sort avec l'aide du sociologue Jean-Pierre Le Goff et du philosophe Jean-Claude Michéa.
Ils seront donc punis, et si on en croit Virginie Despentes, les homos partageront avec les hétéros le privilège d'avoir des vies merdiques et des vies amoureuses calamiteuses.
Ils ne m'ont pas invité, ce qui est fâcheux, et ils n'ont pas invité non plus Marianne Arnaud, ce qui est encore plus grave!
bien à vous
jean laurent
C'est le fait de ne pas avoir été invité aux mondanités de ce soir qui vous rend soudainement si critique envers les "pro"?
Slate a pourtant consacré l'essentiel de ses tribunes du mois de janvier au "mariage gay", comme s'il n'y avait rien à dire d'autre, à l'heure où notre situation économique mériterait qu'on s'y intéresse un peu plus que ce que vous faites et où plusieurs milliers de nos soldats risquent leur vie au Mali sans que vous ne vous n'y prêtiez attention.
Il est inutile de préciser que la plupart de ces prises de positions,souvent oeuvres d'illustres inconnus n'ayant aucune légitimité particulière pour s'exprimer plus que d'autres, étaient ouvertement "pro" et, je vous le concède, franchement épuisantes. "Le débat sans opposant" qui vous fait sourire à juste titre, c'est un peu le résumé de ce qui se passe sur Slate depuis au moins un mois.
J'espère donc que cet article assez fin et divertissant clôture intelligemment un "débat" sur votre site qui n'a que trop duré au regard de ce qu'il apporte. Je ne conteste pas cette réforme, qu'elle se fasse si c'est la volonté des citoyens et celle du gouvernement; je regrette en revanche que l'on veuille en faire la "grande cause" qu'elle n'est pas.
Contrairement à ce que pensent ses partisans comme les opposants, cette réforme ne changera rien à la vie de millions de français, au contraire de bien d'autres sujets malheureusement moins exposés. Il me semble qu'il est grand temps de retrouver la raison...
Bonjour,
Comme leur nom l'indique, les tribunes publiées par Slate sont des textes écrits par des personnalités extérieures à la rédaction et qui nous sont proposés (et non commandés par nous). Pro ou contre, quand ils nous semblent intéressants et argumentés, nous les publions.
Il se trouve que nous avons reçu plus de textes relevant de la 1e catégorie, ce qui reflète probablement l'opinion majoritaire de nos lecteurs. Fallait-il que nous nous interdisions de les publier pour créer un équilibre factice 50-50? (équilibre qui n'existe d'ailleurs pas dans l'opinion publique, si l'on en croit les sondages qui donnent autour de 60% d'approbation au texte).
Sur le déséquilibre avec d'autres thématiques, nous recevons effectivement moins de propositions de tribunes sur la situation économique ou le Mali. Ce qui ne nous empêche pas de largement traiter ces sujets - je vous renvoie par exemple à notre dossier sur le Mali: http://www.slate.fr/dossier/2231/mali
Par ailleurs, loin du "débat sans opposant" dont vous parlez, Slate a largement contribué à présenter les arguments en présence des deux côtés depuis un mois, et même bien plus:
- les arguments de l'Eglise, avec une interview du cardinal Barbarin: http://www.slate.fr/story/66995/cardinal-barbarin-mariage-pour-tous-manifestation
- une critique du "sociétalisme" à l'oeuvre au sein du gouvernement (qu'il me semble que vous partagez dans votre réaction): http://www.slate.fr/story/66305/societalisme-maladie-senile-socialisme
- des critiques de l'utilisation hâtive de l'adjectif "homophobe" envers les opposants à la réforme: http://www.slate.fr/tribune/67011/opposants-mariage-pour-tous-reacs et http://www.slate.fr/tribune/64959/mariage-tous-homoparentalite-guerre-intolerance
- un portrait sociologique et politique des pour et des contre: http://www.slate.fr/story/67037/mariage-pour-tous-clivage-droite-gauche
Et en remontant plus loin, nous avons aussi largement présenté les arguments religieux (http://www.slate.fr/story/62145/mariage-pour-tous-eglise-gay-homos-lesbiennes), médicaux (http://www.slate.fr/story/63277/mariage-pour-tous-pma et http://www.slate.fr/story/64729/pma-pourquoi-medicalement-homosexualite), juridiques (http://www.slate.fr/story/65301/mariage-pour-tous-projet-loi-constitution) et parlementaires (http://www.slate.fr/tribune/65339/mariage-pour-tous-parlement-debat-auditions) à l'oeuvre autour du texte.
Et sinon, en ce qui concerne les mondanités de ce soir, je vous rassure, on a largement de quoi s'occuper. Il y a plein de bons films en ce moment au cinéma, non? ;-)
Jean-Marie Pottier
Rédacteur en chef adjoint de Slate.fr
Un article plutot enervant, qui se veut critiquer de maniere constructive la facon dont ce sujet de societe est vecu par la France et les francais, mais qui s'embourbe completement. C'est dommage.
Je trouve effectivement qu'il y a beaucoup a dire sur la qualite des arguments presentes dans les medias a ce sujet. Le plus genant, pour moi, concernant ce sujet comme a peu pres tous les autres, c'est le manque de recul evident des arguments avances par les 'pros' comme les 'contre'.
Ce debat, s'il y en avait un, devrait etre alimente non pas par des passions, mais par des arguments plus objectifs, en tenant en compte des anciennes reformes sociales qui ont elles aussi recues de fortes oppositions il n'y a pas si longtemps que cela. Il devient alors rapidement evident que, meme si des passions s'opposent a cette reforme, il n'y a, a ma connaissance, aucun argument objectif valable contre ce projet de loi. Une fois laves des restes d'heritage catholique (incluant une bonne part de sexisme), qu'est-ce qui tient la route contre l'idee de mariage entre personnes du meme sexe? En ce qui concerne l'adoption, aucune etude ne montre d'effets 'negatifs' sur des enfants du au fait d'etre eleve par des parents de meme sexe. Les psychanalystes s'accordent sur le fait qu'un schema homoparental n'est ni mieux, ni moins bien qu'un schema heteroparental. Les enfants eleves par un couple de personnes de meme sexe ne sont pas mieux ou moins bien que les autres. Mais rappelons tout de meme qu'il est plutot ironique de mener des etudes sur des familles homoparentales sachant que la loi ne leur permet pas d'exister legalement, et aussi ethiquement douteux de verifier les qualites de parents des personnes qui sont homosexuelles (verifie-t-on les effets d'etre eleve par des personnes a la peau noire sur les enfants pour les comparer a la performance des couples caucasiens?), mais bon, passons.
Il faut aussi se rappeler que derriere tout cela, tout ce dechainement de mots, il y a des hommes et des femmes. Des hommes et des femmes qui, comme les autres, n'en ont rien a carrer du militantisme et s'en passeraient d'ailleurs plutot tres bien. Les personnes qui sont homosexuelles ne naissant pas avec une pancarte a la main, et cela devient extremement irritant de le concevoir ainsi. Les personnes qui sont homosexuelles ne cherchent pas non plus a etre plus progressistes ou anti-conformistes que les autres, c'est la societe qui les traitent ainsi. C'est la societe qui les met a part, les exclues, qui ne leur donnent pas les memes possibilites que les autres. Alors, reprocher aux personnes qui sont homosexuelles (c'est long comme formule hein? eh oui, mais les 'personnes qui sont homosexuelles' sont avant tout des personnes, des citoyens francais, et pas une entite 'lobbyique'), c'est quand meme le comble! Cette reforme a pour but d'inclure et d'arreter d'exclure. Que chacun puisse avoir le choix. Alors pitie, arretons avec cet argument de la revendication gay qui se perd, c'est juste degueulasse.
Un jour, on regardera tout ca avec un oeil etonne, tout comme l'on regarde les affiches contre le 'race-mixing' aux Etats-Unis, ou sur le projet de droit de vote des femmes en France (et ailleurs). Bientot. Et ca fera du bien.
Pour en finir avec la religion j'aimerais faire remarquer que même si elle est par essence dogmatique rien ne l'empêche d'être soumise à l'interprétation. J'en veux pour preuve le débat des théologiens, pour qui rien n'est impossible, entre le troisième et le cinquième siècle à propos de la natalité et qui oscille entre la peur du trop-plein est celle du grand vide. Dun côté les partisans de cette dernière qui s'appuient sur l'Ancien Testament « Croissez, multipliez, soyez féconds » et de l'autre les partisans de la première qui prônent l'ascétisme sur la base du Nouveau Testament « Il est bon pour l'homme de s'abstenir de sa femme. » La religion a évolué au cours des siècles, certes très lentement et souvent contre son gré mais il n'y a pas de raison que cela s'arrête au XXIe siècle.
La « communauté » gay voudrait que « les choses aillent d'elle-même, » Je trouve assez ironique que dans la tribune de Didier Lestrade : Mariage pour tous : un agenda politique piégé http://www.slate.fr/tribune/62343/mariage-pour-tous-mariage-gay-agenda-politique-piege , qu'il soit tombé dans le piège qu'il dénonce c'est-à-dire que la communauté gay selon M. Lestrade se laisseraient endormir sous prétexte que du vote de la loi pour le mariage pour tous découlerait de façon toute naturelle les questions aux problèmes que rencontrent les homos et les questions de genre dans la société, dont ils sont historiquement les porteurs http://www.dailymotion.com/video/x2e9q1_homosexualite-debat-nabe-dustan_news#.UQV1iaBnAYI. Entreprise louable mais à voir trop loin on ne regarde plus le bout de son nez. Ou autrement dit Monsieur Lestrad joue à Madame Irma et met la charrue avant les bœufs. Quand il nous assène son dogme, « la procréation médicalement assistée cela fait partie des droits pour toutes et pour tous. Point à la ligne" il a à mon avis oublié que ce n'est pas parce que Monsieur Lestrade l'avait décrété que la chose allait d'elle-même. Résultat comme le dit Jérôme Fouquet sur Atlantico « L’opposition se structure à l’automne au moment où naissent les premières manifestations, avec un argumentaire qui vise à opposer le « droit à l’enfant » au « droit de l’enfant ». Elle parvient à faire bouger les lignes en arguant que le droit à l’enfant est une idée gênante dans le sens où l’enfant n’est pas une marchandise. Ce qui prévaut est le droit DE l’enfant. C’est un débat sémantique (que Monsieur Lestrade trop occupé à critiquer n'a visiblement pas mené) qui porte ses fruits. " De la se structure le rejet de la PMA (depuis retoquée) puis de l'adoption et donc de la loi sur le mariage pour tous pour ne pas permettre l'ouverture d'une « brèche » alors que majorité d'entre eux n'ont rien contre le mariage homo... Peut-être ne sont-ils pas des réactionnaires mais comment qualifier alors des parents qui sous prétexte de ne pas vouloir voir leur enfant homosexuel adopter seraient prêts à les priver d'un mariage heureux? Quant aux gays, comme les enfants adoptés ils ne sont pas un groupe homogène si tant est qu'ils l'aient déjà été... Pour finir, il me semble que le projet sur la PMA va être confier au Comité consultatif national d'éthique, ce qui est de mon point de vu une bonne nouvelle. Avant de crier victoire et de faire des parallèle douteux je vous propose de vous renseigner sur ce qui s'est réellement passer en Grande Bretagne (pour éviter d'avoir de nouvelles déconvenues) et de noter que M. Ameisen « crois qu'il n'y a pas de forme idéale d'animation de la réflexion publique. Il faut croiser différentes approches. Et les inscrire plus souvent dans une dimension internationale. En France, nous débattons trop souvent sur les questions éthiques comme si nous étions seuls au monde. Faire participer des comités d'éthique d'autres pays, notamment européens, nous aiderait à mieux élaborer nos réflexions. Et à mieux comprendre en quoi et pourquoi nous pouvons souvent faire, à partir des mêmes questions éthiques, des choix différents. »
On peut penser que l'article reflete la rancoeur de l'auteur de ne pas avoir éte invite a la sauterie des "pros" bien que ca ne tienne pas trop la route mais dire de cet article qu'il est vide est non seulement malhonete mais milite pour la theorie de l'auteur.
C'est long oui, mais c'est construit et etayé, on est d'accord ou on ne l'est pas mais on ne peut qu'etre interpelé par cette hypotheses de JLC , qui je le rappelle n'est pas de savoir si oui ou non il faut donner le droit de se marier aux homos, mais la dérive de la gauche vers la coolitude et la dictature de l'exclusive possession de la vérité "sociétal", qui est une facon bien restrictive de penser la responabilité d'un partis poltique.
Si vous pensez que cet article est une tribune "contre" alors je pense que vous n'avez rien compris au texte, les homos n'étant ici que le support de la reflexion sur les motivations de la "rebelitude".
Bref , vous etes tous trés inteligents, vous lisez entre les lignes, vous aviez deja compris tout ca, mais moi je decouvre aujourd'hui quelquechose que je n'avais jamais envisagé. Je lis un article inteligent dont la construction intelectuelle me fait sentir pas si malin que ca, et c'est bien pour ca que je lis la presse.
Suis-je d'accord ? Je ne sais pas, je dois y réfléchir je ne peux pas avoir un avis sur une hypothese aussi complexe 2 min aprés ma lecture. Mais encore une fois, je ne suis pas sufisament inteligent, je dois reflechir aux choses pour bien les comprendre...Je n'ai pas la certitude absolue comme vous autres, bienheureux que vous etes.
Bonsoir,
Tout d'abord, je vous remercie de m'avoir répondu.
Vous posez le problème de respecter un hypothétique parité « pro-anti », mais pour moi le souci n'est pas là. Il ne s'agit pas de censurer un éventuel bon texte sous prétexte qu'il est « en surplus », ou au contraire de publier n'importe quoi pour entretenir artificiellement un 50-50 qui, comme vous le soulignez, ne reflète pas la société.
En revanche, comme une majorité de français selon les sondages, je ne considère pas ce sujet comme une priorité. Or, selon moi, la priorisation de l'information est plus importante que la règle du 50-50. Que les contributions sur le Mali ou sur sur les questions économiques se font rares ne justifie pas, à mon humble avis, de se reposer plaisamment sur le marronnier du « mariage pour tous » sur lequel n'importe qui a toujours quelque chose à dire ; c'est d'ailleurs bien là le drame.
Si j'apprécie de trouver sur votre site une information souvent de qualité, parfois originale et décalée, je dois reconnaître que je n'userai d'aucun de ces adjectifs pour qualifier certaines « tribunes ».
Car ce qui m'« épuise » dans les tribunes sur le « mariage pour tous », c'est moins leur quantité que leur médiocre qualité, qui rend leur abondance encore plus indigeste. Banalités dignes du café du commerce, pétitions de principe, points Godwin... Rien ne nous est épargné.
La tribune des « outragés » (24 janvier) confond véhémence et agressivité ; la lettre ouverte à Frigide Barjot se vautre dans le caniveau (19 janvier) ; celle au Grand Rabbin de France (21 janvier) est aussi plate que narcissique ; la tribune sur la constitutionnalité du texte paraphrase pompeusement les propos Guy Carcassonne sans que son auteur n'aie l'élégance de le citer (22 janvier) ; la philippique d'un adolescent contre les élus (24 décembre) est digne d'un fanzine, etc.
Je ne considère aucun de ces textes comme intéressant ou argumenté, au delà des thèses qu'ils défendent (plutôt mal d'ailleurs).
Mais cela n'est que mon opinion personnelle et j'espère qu'elle ne vous a pas gâché votre soirée, même si elle n'était apparemment pas « citoyenne et festive »...
Il semble que j'ai trop blasphémé. Que dieu me pardonne. "Pourtant, il suffit d’écouter les interventions en commission des Lois de l'Assemblée d’Elisabeth Badinter ou, mieux, de Françoise Héritier pour comprendre qu’on peut être pour en argumentant et en restant calme" Le lien renvoi à cet article...
http://www.dailymotion.com/video/xvxds5_travaux-en-commission-audition-d-elisabeth-badinter-philosophe-et-de-francoise-heritier-anthropologu_news#.UQaV0vVLb1V
Hum, oui peut être, Madame Badinter, très cool.
Pour ce qui me concerne, je ne l'ai entendue "qu'à la radio", sur France Inter, dire, défendant le droit à l'enfant et la gestation pour autrui, qu'elle ne voyait pas au nom de quel principe on pouvait interdire à quelqu'un d'avoir un enfant si tel était son désir.
Personne n'a moufté dans l'émission de Mme Clark. Pour moi j'en voyais un de principe, que je croyais universel, c'est celui selon lequel on ne fait pas de commerce d'être humains, ce à quoi aboutit la GPA.
Elle était calme mais elle m'a horrifié.
les journalistes ne devraient pas essayer de produire de la pensée. Ca manque un peu de crédibilité.
Le vide abyssal de cette remarque me laisse pantois.
Les journalistes son censés produire quoi si ce n'est de la pensée ? bonne ou mauvaise cela dit.
Il est vrai que beaucop de journaliste pense que leur role consiste a (re)produire de la depeche AFP, ce qui n'est pas mieux.
un beau travail. sujet casse figure, car vous le démontrez bien, il est impossible de mettre en causse ce mouvement.
la mondialisation des échanges a ôté à nos gouvernants leur souveraineté économique, heureusement il nous reste les sujets de société!
les sujets de société, c'est un peu comme les jeux de société : ça meuble.
n'empêche qu'on légifère sur une situation déjà existante et une mesure assez largement soutenue par l'opinion.
au final : zéro risque électoral + lauriers en mode "on écrit l'histoire" + écran de fumée devant la situation macroéconomique sur laquelle ils n'ont pas de prise = une affaire en or massif pour hollande & ayrault.
tu m'étonnes que le débat s'éternise... et l'euthanasise est prête à être dégainée si la croissance devait tarder à revenir
Votre article rétabli enfin la balance sur Slate. Un matraque systématique en faveur de la cause LGBT m'avait fait arrêter mon abonnement à ce site pourtant si instructif. Grâce à vous, je suis heureux de pouvoir dire que je lis à nouveau Slate.
De temps en temps, un peu de diversité, ça fait du bien.
Un hétéronomé patriarcal cis-genre.
Je suis gai de ne pas etre gay. Comme tout gay est gai de ne pas etre hetero.
Je suis triste de vivre dans un monde d'indifferenciation, dit de modernité.
Qu'y a t il de mal a reconnaitre les differences qui composent notre biodiversite?
Pourquoi tomber dans l amalgame entre differenciation des individus et egalite des droits?
L'humanite repose sur la differenciation d'un homme d'une femme.
C'est faire un magnifique bon en arriere que de tomber dans l'amalgame,car accentue le clivage et la radicalisation.
Pouquoi ne pas tous être gais, heureux , pourquoi ne pas accepter les differences qui nous composent?