Il faut éliminer les chats. Même les chats mignons
Pourquoi la Nouvelle-Zélande a raison de vouloir les interdire, afin de protéger sa faune sauvage.
- Concours animal à Zagreb en 2012. REUTERS/Antonio Bronic -
Vous savez quel est l'animal domestique parfait? Il n'y en a pas.
Les chiens vous mordront à mort et dévoreront votre cadavre. Les serpents vous étoufferont, s'échapperont de votre domicile, infesteront les marais et en décimeront tous les mammifères. Le commerce des perroquets domestiques est extrêmement nuisible aux écosystèmes et les hamsters peuvent vous transmettre des zoonoses très dangereuses. Mais le pire animal domestique, en termes écologiques, c'est peut-être le chat.
Les chats domestiques sont apparus en tant que parasites de la civilisation humaine. Contrairement à d'autres espèces, et c'est sans doute tout à leur honneur, les chats se sont auto-domestiqués. Quand les humains ont commencé à pratiquer l'agriculture, les céréales attirèrent des rongeurs qui attirèrent des chats. Certains chats sauvages devinrent des chats domestiques et, parce qu'ils tuaient les rats et les souris porteurs de maladies, tout en protégeant nos vivres, leur utilité demeura indéniable pendant plusieurs milliers d'années.
Mais aujourd'hui, avec l'avènement de l'agriculture industrielle, d'un stockage alimentaire efficace et d'habitations protégées, globalement, contre les rongeurs, les chats redeviennent des parasites. D'amusants et (la plupart du temps) d'affectueux parasites, certes, adorables dans leur jeune âge, mais de véritables fléaux pour les milieux naturels.
La proposition de Gareth Morgan, économiste néo-zélandais, est donc assez juste et logique: dans son pays insulaire, il faudrait éliminer les chats afin de protéger les oiseaux menacés d'extinction. Et pour lui, «l'élimination» s'entend le plus humainement possible: les chats existants, castrés et stérilisés, auraient le droit de vivre leur vie jusqu'à son terme, mais aucun nouveau chat ne devrait être importé ni naître dans l'île. Morgan n'incite pas les gens à empoisonner les chats errants, contrairement à un ancien chercheur auprès du zoo national de Washington, condamné pour de tels faits. Et il ne leur dit pas non plus de suivre l'exemple d'ornithologues particulièrement zélés et de les abattre. De telles initiatives seraient parfaitement répréhensibles.
En traitant votre chat de «mignon serial-killer du voisinage», Morgan pourrait passer pour un personnage de Franzen, obsédé et paumé, mais son Cats To Go est loin d'être une caricature de projet écologiste fou. Ce qu'il demande aux Néo-Zélandais, c'est simplement de s'engager à stériliser leurs chats, les garder à l'intérieur, et ne pas en acquérir de nouveaux.
Dans le monde, les chats sont une espèce envahissante. Chaque année, dans le seul État du Wisconsin, ils tuent des millions d'oiseaux. Et parmi les espèces en danger d'Amérique du Nord, nichant au sol, les chats font des ravages. Comme avec le râle gris de Californie, la petite sterne et le pluvier siffleur, tous plus mignons qu'un panier à linge rempli de chatons.
Il y a quelques années, dans la région de Washington, une étude avait montré que dans certains quartiers (des quartiers où les habitants auraient peut-être bien mieux à faire que de laisser leurs bestioles aller et venir librement), quasiment tous les jeunes oiseaux, dès qu'ils quittent le nid, sont mangés par les chats.
Dans les écosystèmes insulaires, abritant des espèces uniques au monde, les chats sont particulièrement dommageables. Bon nombre de mammifères et d'oiseaux y ont évolué en l'absence de prédateurs de la taille d'un petit félin. Ils nichent au sol, et n'ont aucun moyen de se défendre contre une espèce envahissante qui les fait sauter en l'air avant de les décapiter. A Hawaï, en Australie, dans les îles Chatham et en Nouvelle Zélande, entre autres, les chats ont mis en danger et fait disparaître plusieurs espèces d'oiseaux. Morgan fait remarquer que 40% des oiseaux terrestres néo-zélandais ont désormais disparu, et que 37% des espèces survivantes sont menacées d'extinction.
La majorité des extinctions récentes est imputable aux humains, que ce soit par la chasse, la destruction d'habitat, l'introduction d'espèces envahissantes et autres bouleversements environnementaux. En éliminant nos chats ou, du moins, en les maîtrisant mieux, les animaux sauvages auront de meilleures chances de survivre.
Aisha Harris
Traduit par Peggy Sastre
Mis à jour le 25/01/2013 à 9h56















































Tibbles, le chat d'un certain David Lyall [...] [à lui seul] serait responsable de l'extinction de l'oiseau (Xénique de Stephens)
http://fr.wikipedia.org/wiki/X%C3%A9nique_de_Stephens
Franchement, si les chats pouvaient lire cet article ils rigoleraient bien!!!
C'est l'homme qui détruit des espèces, pollue sa terre, et pille les ressources de sa planète.
C'EST L'HOMME LE PARASITE!!!!!
Tout à fait d'accord. D'ailleurs, je trouve qu'il en naît beaucoup trop chaque année.....
Toutes les espèces sont des parasites à ce compte là.
Ensuite ce sera quoi? Si on prend cette voie, dans quelques années il faudra se résoudre à faire stériliser toute l'humanité. Car notre race, peuplant toute la planète, est encore plus nocive pour l'écosystème mondial.
C'est poussé un peu loin la conscience écolo, mais à peine.
A mon avis, il faudrait pour la survie de toutes les espèces et pour celle de notre planète, commencer par détruire le plus grand des prédateurs: l'HOMME.
C'est quand même lui qui démolit, qui tue, qui déforeste, non pas au nom de sa survie, mais au nom du profit. C'est lui qui se prend pour le roi du monde et qui se fiche complètement de la terre dont vont hériter nos enfants. Mais l'HOMME pense que l'argent achète tout.
Ses enfants crèveront un jour par manque d'oxygène. Mais ils mourront heureux, ils seront les plus riches du cimetière..
" les chats ont mis en danger et fait disparaître plusieurs espèces d'oiseaux. "
La vache... PLUSIEURS espèces.
C'est de la précision.
En France, Malta et d'autres pays de ce niveau, la pluspart des oiseaux sont tués par les chasseurs. Il faut réagir contre eux!
J'ai 5 chats, tous castrés, ils ont voyagé d'île en île et je suis d'accord avec cet article : les chats domestiques font des ravages sur l'avifaune et sur tout ce qui peut vivre dans un jardin. La solution de réguler par la castration n'est pas idiote, mias de là à les exterminer totalement...
Amusant que cela vienne des kiwis, ces WASP qui ont quasiment exterminé les maoris
Dans la nature, proies et prédateurs se regulent mutuellement. Quand il n'y a plus assez de proie, les préédateurs meurent.
En terme de prédation, les chats sont super bons. en une journée une de ces charmantes boules de poils peut descendre 2/3 oiseaux (chiffres a l'appui). Jusque là, rien de choquant.
Le probleme est ailleurs : On les nourrit, on les protégent, on les sort de la sélection naturelle, mais ils continuent à chasser !
Ces prédateurs subventionnés se comportement comme le banquier pour le petit épargnant, et ca n'a rien de nouveau. Les rats que nos bateaux ont apportés dans les iles ont manquer ruiner les ecosystemes.
Pour ce faire un idée de ce que cela peut donner, il n'y à qu'a regarder le cas de l'australie. Exemple type de tout ce qu'il ne faut surtout pas reproduire. L'opposition "gentil animaux / mechants humains" est stérile et fausse.
Dans ce pays insulaire, il faudrait éliminer les écolos. L'élimination s'entend le plus humainement possible: les écolos existants, castrés et stérilisés, auraient le droit de vivre leur vie jusqu'à son terme, mais aucun nouveal écolo ne devrait être importé ni naître dans l'île. Il faudra aussi les garder à l'intérieur, et ne pas en acquérir de nouveaux.
En NZL et en Australie il y a déjà des politique de réduction du nb de chats. http://www.feral.org.au/wp-content/uploads/2010/03/CatReport_web.pdf
1er soucis, pendant 2 siècles personne ne s'est soucié de la faune d'origine, massacrée ou traitée avec indifférence.
2ème soucis, les chats ont été encouragés comme agents de lutte contre les lapins, des rats et des souris (et dans une certaine mesure le sont toujours).
3ème soucis on se retrouve donc maintenant à devoir diminuer le nombre de ce prédateur parce qu'il fait de gros dégâts dans la petite faune d'origine. Même problème avec l'introduction du crapaud buffle.
Depuis les années 70 on cherche dans ces 2 pays à contrôler la population de chats, au niveau des propriétaires et par des campagnes de réductions des chats errants.
Comme "La majorité des extinctions récentes est imputable aux humains" (citation de l'article) moi aussi je vote plutôt à l'élimination des humains. J'aimes les chats plus que les humains. Je les trouve plus mignons et moins cruels. Qui est ce qui a dit que c'est nous qui devons survivre? Si nous disparaissons, l'équilibre naturel va se rétablir et les chats seront moins nombreux et tout ira bien.
C'est amusant de voir l'absurde opposition chats/êtres humains. Bien entendu l'Homme est certainement le pire des maux sur cette planète, mais le chat (domestique) n'en est que de ses nombreux bras armés !
Un animal domestiqué, introduit hors de ces zones de présence historique, objet d'achat, d'abandon, et qui finit par causer d'irréparables dégâts sur la faune...
Ce n'est donc directement pas le chat, c'est l'homme, mais c'est pour autant à lui que revient le devoir de reprendre le contrôle de créature, elle aussi devenue nuisible...
Avant de tuer nos enfants, régulons nos chats, ça sera un premier geste...
Par la suite, ne pas oublier d'éliminer ces oiseaux sauvages, car responsables de la disparition de nombre d'espèces d'insectes menacés d'extinction.
L'animal le plus nuisible pour l'environnement est à coup sûr l'homme.
j'avais un appartement infesté de blattes, c'était l'enfer, on vidait une bombe de Raid en 3 nuit, un truc à crever étouffés. On n'allait plus dans la cuisine la nuit, y'en avait partout. On a bouché tous les trous, on nettoyait, bref...on était vaincu.
Et puis on a adopté Super Minette. En 2 nuit, y'avait plus 1 blatte dans notre 100m2. Un vrai miracle. Et elles ne reviennent pas, elles se font bouffer avant d'être adulte, les adultes se sont faites exterminées avant de pondre, un vrai génocide à grande échelle.
Merveilleux.