Mali: qui est qui et qui fait quoi au Conseil restreint de défense

Alors que la France vient d'engager ses troupes au Mali, découvrez ceux qui participent à la planification de l'intervention.

<b>Erard Corbin de Mangoux, directeur général de la DGSE</b><br /><br />Spécialiste du renseignement extérieur, le directeur général de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) est chargé, dans le cas du Mali, du suivi de <i>«ce qui se passe avec les otages en essayant de les localiser, de savoir s’ils sont en bonne santé»</i>.<br /><i>«Il apporte également sa connaissance sur les islamistes et leur fonctionnement mais ne fait pas d’enquêtes militaires»</i> à proprement parler. <b>L’amiral Edouard Guillaud, chef d’état-major des armées</b><br /><br /><i>«Il est la plus haute autorité militaire du pays. Il commande en opération l’ensemble des forces de l’armée française et agit comme un point d’interface entre le politique qui fait la guerre et les armées.»</i> Dans le contexte actuel, il gère <i>«la planification stratégique, apporte des infos sur les islamistes en fonction de la mission et convient des ressources utilisées comme les équipements et la formation des militaires»</i> pour mener à bien l’opération au Mali. <b>Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense</b><br /><br />C’est lui qui est responsable également du suivi de la situation telle qu’exposée par le chef d’état major <i>«en regardant la cohésion, la force employée par les armées et la situation sur place»</i>. <i>«Il donne son accord aux propositions du chef d'état major des armées.»</i> <br />En fonction de la situation de l’intervention française, il est donc amené, en collaboration avec l’Amiral Guillaud, à réevaluer et adapter les moyens de l’armée française. <b>Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères</b><br /><br /><i>«Il s’occupe des relations extérieures, particulièrement avec l’ONU pour s’assurer de la conformité de l’opération et notamment pour faire activer la puissance de la Cédéao.»</i><br />Enfin, <i>«il est en contact avec les pays européens pour les encourager à soutenir la France»</i>. <b>Manuel Valls, ministre de l’Intérieur</b><br /><br /><i>«Il est également présent mais ne s’occupe que des questions de sécurité intérieure et notamment celle concernant le terrorisme»</i> susceptible de toucher le territoire national. <b>Christophe Chantepy, directeur du cabinet de Jean-Marc Ayrault</b><br /><br />En l’absence du Premier ministre, il devient son représentant et le seconde dans ses prises de décisions. Dans le cas présent, il rend également compte des décisions prises par le Conseil de défense au Premier ministre et en fait un rapport. <b>Francis Delon, secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale</b><br /><br />Le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale effectue une <i>«synthèse des dossiers de tous les ministères concernés»</i> afin de préparer le Conseil et il s’occupe ensuite de préparer son compte rendu.<br />Ces missions sont élargies à l’ensemble de la programmation de sécurité intérieure concourant à la sécurité nationale, allant de la sécurité économique et énergétique à la lutte contre le terrorisme ou de la planification des réponses aux crises. <b>Paul Jean-Ortiz, conseiller diplomatique de François Hollande</b><br /><br /><i>«Dans un rôle sensiblement équivalent au chef d’état-major particulier, il est l’interface entre le Président et les services des différents ministères concernés (...) Il prépare les fiches du Président, ses rendez-vous et le conseille sur ses décisions.»</i> <b>Pierre-René Lemas, secrétaire général de l’Elysée</b><br /><br /><i>«Son rôle rejoint celui du secrétaire national de la défense et de la sécurité nationale.»</i> Il fait une synthèse des décisions prises par le Conseil de défense et un compte-rendu afin de les exposer à la presse. <b>François Hollande, président de la République</b><br /><br /><i>«Chef des armées en vertu de l’article 15 de la Constitution»</i>, <i>«il écoute, prend les avis»</i> des parties prenantes à l’intervention mais c’est <i>«à lui seul»</i> que revient la décision sur le lancement d’une opération, comme c’est actuellement le cas au Mali. <b>Benoît Puga, chef d’état-major particulier du président de la République</b><br /><br /><i>«En permanence à l’Elysée»</i>, le chef d’etat major particulier se doit principalement <i>«d’assurer la la liaison entre le Président et le chef d’état-major des armées»</i>.<br />Il est secondé par des officiers supérieurs ou généraux de chaque armée (terre, mer, air, gendarmerie, etc). Il assure également la permanence opérationnelle des forces nucléaires et prépare les conseils de défense. <b>Pierre Schill, adjoint au chef d’état-major particulier du président de la République</b><br /><br /><i>«Il écoute et repercute auprès des différents services concernés les décisions prises lors du Conseil de défense.»</i>

- Présidence de la République - C. Alix, S. Ruet -

Cliquez sur les numéros dans la photo ci-dessus pour tout savoir des acteurs du Conseil de défense restreint. Les citations sont de Jean-Claude Allard, spécialiste des questions de défense à l'Iris.

Le 12 janvier, François Hollande organisait un Conseil de défense restreint sur l’intervention française au Mali. L’Elysée a publié sur son site une photo des participants au Conseil.

Mais qui sont-ils, et quel est leur rôle dans la conversation?

«Un Conseil de défense restreint comprend normalement les trois ministères concernés» par une opération militaire envisagée, «à savoir le ministre des Affaires étrangères, le ministre de l’Intérieur et le ministre de la Défense», détaille Jean-Claude Allard. Le chef d’état-major des armées, également présent, a «un rôle très important car il fournit les armées». Différents collaborateurs peuvent en outre être conviés à ce rendez-vous.

Pour tout savoir de leur rôle, cliquez sur les numéros dans la photo ci-dessus.

[Edit: contrairement à ce qui a été écrit, Pierre-René Lemas est secrétaire général de l'Elysée et non pas son porte-parole. Toute nos excuses à l'intéressé et aux lecteurs.]

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Publié le 16/01/2013
Mis à jour le 17/01/2013 à 18h04
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