La bombe humaine a fait pschitt
La surpopulation est-elle un véritable problème? Des recherches montrent que nous pourrions bien faire face à un monde en déclin démographique ces prochaines années.
- Gymnase à Wuhan, en Chine, en 2007. REUTERS. -
En 2012, la marche apparemment inexorable du monde vers la surpopulation vient d'atteindre une étape cruciale: si on en croit le Bureau du recensement américain, quelque part sur cette planète, le sept milliardième être humain a vu le jour.
Ce chanceux ou cette chanceuse n° 7.000.000.000 fêtera sans doute son anniversaire en mars, et s'ajoute à une population qui pèse depuis un certain temps déjà sur des ressources en nourriture, en énergie et en eau potable limitées. Si cette tendance vient à se confirmer, comme le fait remarquer une série en cinq parties publiée par Los Angeles Times pour marquer l'événement, «pour une grande majorité de l'humanité, les conditions de vie seront plus que moroses».
Mais au même moment, la survenue d'un palier encore plus obscur n'a suscité aucune réaction médiatique: il aura fallu 13 ans à l'humanité pour atteindre le sept milliardième individu. Soit plus longtemps que les 12 ans nécessaires pour le six milliardième – et c'est la première fois, dans l'histoire de l'humanité, qu'un tel intervalle augmente. (Les deux, trois, quatre et cinq milliardièmes avaient pour leur part demandé 123, 33, 14 et 13 ans). Pour le dire autrement, la croissance démographique mondiale s'est ralentie. Et cela pourrait bien continuer. De fait, selon les meilleures estimations des experts, la population totale de la Terre cessera de croître dans l'espace d'une vie humaine.
Avant de se mettre à décroître.
Ce genre d'idée est contre-intuitive aux Etats-Unis, où on ne cesse de nous rabâcher les oreilles sur la croissance de la population mondiale, cette menace périlleuse et peut-être inévitable pour notre avenir en tant qu'espèce. Mais le déclin démographique est une notion bien plus familière dans le reste du monde développé, là où la fertilité est depuis longtemps passée en dessous des 2,1 enfants par femme, nécessaires pour maintenir l'équilibre d'une population.
La société qui rétrécit
En Allemagne, le taux de fécondité atteint des records de faiblesse, avec 1,36 enfant par femme, encore pire que ses voisins sous fertiles, comme l'Espagne (1,48) et l'Italie (1,4). Au rythme où vont les choses, l'Europe Occidentale verra sans doute sa population passer de 460 millions à 350 millions d'habitants d'ici la fin du siècle. Ce qui n'est pas si dramatique par rapport à la Russie et à la Chine, dont les populations pourraient diminuer de moitié. Et vous ne serez peut-être pas surpris d'apprendre que les Allemands ont inventé un mot polysyllabique pour consigner le phénomène: ils parlent de Schrumpf-Gesellschaft, ou de «société qui rétrécit».
Si les médias américains ont globalement ignoré cette question du déclin démographique, la raison en est simple: il n'est pas encore arrivé aux États-Unis. Contrairement à l'Europe, les Etats-Unis bénéficient depuis longtemps des effets d'une robuste immigration. Ce qui nous a non seulement aidés à grossir le nombre de personnes pour qui les États-Unis sont leur maison, mais aussi à consolider notre natalité, vu que les femmes immigrées, en tendance, font davantage d'enfants que les autochtones.
Mais dans les années qui viennent, ces deux avances semblent bien parties pour s'estomper. Selon un rapport publié le mois dernier par le Pew Research Center, la natalité des immigrés est passée de 102 pour 1000 femmes en 2007, à 87,8‰ en 2012. Ce qui a fait passer le taux de natalité global des États-Unis en dessous des 64 pour 1000 femmes – et ce n'est pas suffisant pour maintenir notre population actuelle.
En outre, les pays pauvres et fertiles qui nous fournissaient à une époque des immigrants par bateaux entiers observent désormais, eux aussi, des taux de natalité déclinants. Entre 1960 et 2009, le taux de fécondité du Mexique a dégringolé de 7,3 naissances vivantes par femme à 2,4, en Inde, il est passé de 6 à 2,5 et au Brésil, de 6,15 à 1,9. Même en Afrique sub-saharienne, où la natalité moyenne demeure à un taux relativement fulgurant de 4,66, on s'attend à ce que le taux de fécondité passe en-dessous du seuil de renouvellement des générations d'ici les années 2070. Ces changements démographiques dans les pays en voie de développement affecteront non seulement les États-Unis, bien évidemment, mais aussi le reste du monde.
Un décalage entre deux conjonctures
Que se passe-t-il? Pour les scientifiques qui étudient les dynamiques des populations, la situation peut s'expliquer par un phénomène baptisé «transition démographique».
«Pendant des centaines de milliers d'années, explique Warren Sanderson, professeur d'économie au sein de l'Université Stony Brook, la natalité devait être très élevée pour permettre à l'humanité de survivre à des épidémies, des guerres et des famines». Au bout d'un moment, grâce aux avancées technologiques, les taux de mortalité ont commencé à baisser en Europe et en Amérique du Nord, et la population s'est mise à grimper en flèche. Avant que les taux de natalité ne baissent à leur tour, et que la population stagne.
Le même schéma s'est répété partout dans le monde. La transition démographique, affirme Sanderson, «est un décalage entre deux conjonctures à long-terme très différentes: entre des taux de mortalité et de natalité élevés, et des taux de mortalité et de natalité faibles». Ce processus est non seulement très bien documenté, mais il est aussi très bien amorcé: plus de la moitié de la population mondiale se reproduit d'ores et déjà en deçà du seuil de renouvellement des générations.
Si l'Allemagne d'aujourd'hui ressemble au monde de demain, alors notre avenir sera bien différent de ce que nous avons imaginé jusqu'à présent. Selon les Autrichiens de l'IIASA (Institut international pour l'analyse des systèmes appliqués), au lieu de se diriger tout droit vers une explosion malthusienne, la population mondiale atteindra un pic de 9 milliards d'individus aux alentours de 2070.
Le bon côté des choses, c'est que l'épuisement des ressources – problématique qui nous obsède depuis bien longtemps – pourrait ne pas être un problème du tout. Mais du côté pas si bon que ça, cette transition démographique vers davantage de retraités et moins de travailleurs pourrait faire plonger le reste du monde dans le genre de stagnation économique interminable que connaît actuellement le Japon.
Et à très long terme – d'ici plusieurs siècles – nous pourrions même envisager l'extinction littérale de l'humanité.
L'affirmation peut sembler ahurissante, mais il suffit de faire un simple calcul. Selon un rapport de l'IIASA publié en 2008, si le taux de fécondité mondial se stabilise à 1,5 – soit le taux actuel de l'Europe – d'ici 2200, la population mondiale n'équivaudra qu'à la moitié de la population actuelle. Et d'ici 2300, elle aura du mal à dépasser le milliard d'individus. (Les auteurs du rapports m'ont expliqué que, depuis sa publication, certains détails ont changé – la population européenne diminue plus rapidement que prévu, tandis que la natalité africaine baisse plus lentement – mais dans les grandes lignes, la situation reste identique). Poussez ces tendances un peu plus loin, et vous verrez qu'en quelques douzaines de générations, vous obtiendrez une population suffisamment réduite pour se tasser dans une seule maison de retraite.
A quand une seule maison de retraite pour l'humanité?
Mais ces prédictions sont loin d'être certaines. Les chiffres de l'IIASA se fondent sur des projections probabilistes, ce qui signifie que les démographes tentent d'identifier les facteurs-clés affectant la croissance de la population, et d'en calculer ensuite la probabilité de survenue. Ces multiples couches d'hypothèses augmentent la magnitude de potentielles erreurs. «Nous ne savons tout simplement pas, avec certitude, quelle sera la taille de la population à un moment donné de l'avenir, expliquait le démographe Wolfgang Lutz, lors de la conférence de l'IIASA, en octobre 2012. Les incertitudes sont énormes». Mais elles méritent quand même d'être débattues, car mettre l'accent de manière monolithique sur le problème de la surpopulation peut avoir de désastreuses conséquences – comme en Chine, avec la politique de l'enfant unique.
L'une des questions les plus problématiques concerne le taux de natalité dans les pays en voie de développement: vont-ils continuer à baisser? Selon les estimations les plus récentes de l'ONU, publiées en 2010, ces pays pourraient revenir à un taux de 2,0 enfants par femme. Dans ce cas, la population mondiale atteindra les 10 milliards d'individus et stagnera. Mais il n'y a aucune raison de croire que le taux de natalité se comportera de la sorte – personne n'a jamais observé comme tendance humaine fondamentale un joli et arithmétiquement stable 2,1 enfants par couple.
Au contraire, les gens ont tendance soit à avoir un nombre d'enfants énorme (comme ce fut le cas pendant la grande majorité de l'histoire humaine, et comme c'est encore le cas dans les coins d'Afrique les plus pauvres et les plus ravagés par la guerre), soit à en avoir trop peu. Nous savons comment éponger une démographie excessive – il suffit d'éduquer les filles. Mais l'autre problème demeure bien plus insoluble: personne n'a encore réussi à stimuler la fécondité dans les pays où elle implose.
Singapour encourage la fécondité de ses habitant depuis bientôt trente ans, avec des incitations financières pouvant aller jusqu'à 13.500 euros par enfant. Son taux de natalité? Il s’essouffle à un tout petit 1,2. Quand la Suède s'est mise à offrir aux parents un généreux soutien, le taux de natalité a explosé, pour recommencer à dégringoler et après des années de fluctuations, il stagne aujourd'hui aux alentours de 1,9 – ce qui est très haut pour l'Europe, mais toujours en-deçà du seuil de renouvellement des générations.
La raison de cette implacable transition démographique peut être résumée en un seul mot: éducation. La première chose que font les pays quand ils commencent à se développer, c'est éduquer leurs jeunes – en particulier leurs jeunes filles. D'où une augmentation et une amélioration spectaculaires de la main d’œuvre. Mais cela transforme aussi les bébés en coût professionnel. «Quand les femmes ont davantage de diplômes, elles ont tendance à avoir moins d'enfants», explique William Butz, directeur de recherches au sein de l'IIASA.
Ultra-marathon
Dans les pays développés, les enfants sont devenus un choix de vie que chaque couple adapte à ses préférences personnelles. Et la maximisation de la fécondité fait rarement partie des options envisagées. Avec ma femme, nous sommes un cas d'école. J'ai 46 ans, elle en a 39, et nous avons deux enfants en bas âge. Si nous avons attendu le plus longtemps possible avant de fonder une famille, c'est que nous avons voulu avant tout investir dans nos carrières et, pour le dire franchement, profiter des avantages qu'elles avaient à nous offrir.
Et si nous voulions pondre sur-le-champ un autre rase-moquette, rien ne dit que nos corps vieillissant pourraient nous le permettre. Mais nous n'avons pas du tout l'intention d'essayer. Certes, nous adorons nos petits bouts, mais ils représentent beaucoup de travail et d'effroyables dépenses. Chez nos amis, la situation est identique. Ils ont en général un ou deux enfants et pour eux, l'éventualité d'en avoir trois ou quatre relève de l'ultramarathon ou de la régate transatlantique – ce sont des projets admirables, mais qui nécessitent une obstination sans faille.
Pour Homo sapiens, une telle attitude pourrait avoir le même effet que l'astéroïde géant des dinosaures. Si l'humanité veut se maintenir, alors les couples à trois ou quatre enfants devront toujours excéder ceux qui choisissent d'en élever qu'un seul, voire zéro. Les 2,0 sur lesquels nous nous sommes décidés, ma femme et moi, représentent un effort honorable, mais nous n'avons pas du tout l'intention de nous surpasser. S'agit-il d'égoïsme ou simplement de rationalité? Je suis persuadé que c'est sur ce genre de décisions que nous jugerons les générations futures. Si, bien sûr, elles voient le jour.
Jeff Wise
Traduit par Peggy Sastre
Mis à jour le 15/01/2013 à 10h37















































Auraient- on compris Malthus? Car la seule manière de réduire la pauvreté est de réduire l' offre face à la demande.
Se serait- on rendu compte que la planète a des limites et que pour la garder(?) intacte et propre, plutôt pour la remettre et garder en état il faudra diminuer drastiquement la population?
L' humanité prendrait- elle conscience que nous habitons tous le même pays appelé terre et que toute frontière est artificielle, élastique et poreuse, perméable donc inutile.
Bonne direction, bon cap, maintenant encore une équipe de navigation capable ... on peut rêver.
Cet article a le mérite de parler de démographie, mais quelle imprécision, quel fouillis !
Il est évidemment impossible de répondre dans un simple commentaire à toutes les assertions de Jeff Wise.
- Tout d'abord, le cap des 7 milliards a "officiellement" été franchi le 31/10/2011, et donc nous en sommes toujours à l'intervalle minimum (12 ans) jamais atteint. Pas de freinage pour l'instant, même s'il est peut-être en vue..
- Sur Singapour, sa densité de population (6.700 hab/km²) est énorme et la dépendance individuelle de ses habitants vis à vis du monde extérieur [Empreinte écologique (6 hag) moins biocapacité (0,1 hag)] est telle qu'il est heureux que ses habitants se soient "essoufflés".
- Sur le Japon et l'Allemagne, vastes pays qui n'ont donc rien à voir avec la cité-état de Singapour et dont les densités sont respectivement de 229 hab/km² et 339 hab/km², la décroissance démographique annoncée est une bonne nouvelle pour leurs habitants et l'environnement : je rappelle que nous sommes 115 hab/km² en France et que rien ne permet de dire que nous sommes malheureux du fait d'être de 2 à 3 fois moins nombreux que dans les deux pays cités...
- Sur l'Afrique et particulièrement sa partie sub-saharienne (non australe), rappelons que les taux de fécondité sont encore largement supérieurs à 5 enfants par femme. Globalement pour le continent, il est prévu le triplement de la population d'ici la fin du siècle avec passage de 1 à 3 milliards, excusez du peu. Il est très probable que la poursuite de cette explosion démographique amènera de sérieux problèmes alimentaires et sociaux dans un avenir proche.
- La "bombe humaine" n'a donc pas fait "pschitt" ou alors c'est le petit bruit que l'on entend lorsqu'on commence à déboucher la bouteille de champagne avant l'expulsion, beaucoup plus bruyante et impressionnante, de son bouchon...
Peut-être est-ce dans nos gènes ? Peut-être que les cellules qui forment notre corps, qui ont crée cet être intelligent veulent préserver la planète que nous occupons (et ses ressources).
Il s'agit peut-être là d'une forme d'auto-correction.
On ne peut que s'en réjouir.
Cette réduction n'est que partiellement vraie. En gros, pour la moitié des 7 milliards. C'est la nouvelle version européenne du natalisme de dire que la natalité n'est plus un problème.
Et le véritable problème, dans les deux cas, est l'accroissement de la richesse qui consomme des ressources, car ce n'est pas la PLACE qui manque, mais la possibilité d'assurer un meilleur niveau de vie à toute la population de la planète!!!
Ah si cette "menace" avait la bonté d'être vraie, alors peut-être qu'au contraire l'humanité aurait un avenir.
Bien que cet article commence par rappeler l'extraordinaire accélération de la croissance de nos effectifs il semble, dans la seconde partie en se focalisant sur quelques taux de fécondité assez bas, oublier totalement la plus large part des données du problème et notamment le fait que même avec une fécondité basse, notre espèce est toujours sur une forte ligne de croissance. Nous serons 9 milliards en 2050, ce qui signifie que dans les 40 ans qui viennent nous allons gagner autant d'habitants que des débuts de l'humanité jusqu'à 1930 ! La menace de sous population semble bien lointaine.
Cela dit oui, la mise en place structurelle de taux de fécondité bas amenera un jour, souhaitons le, l'humanité à se stabiliser mais quand et à quel niveau ? Voilà qui qui n'est pas acquis car parfois les taux de fécondité tendent au contraire à remonter.
Mais surtout ce qui est déterminant c'est que même des effectifs stabilisés (mettons à 10 milliards à la fin du siècle) sont tout à fait insuportables pour la planète. Ils supposent de facto une destruction de la quasi totalité des espaces naturels et des autres espèces que l'homme.
Pourquoi vouloir absolument nous maintenir (même en Europe) aux mêmes effectifs ? Ne voyons-nous pas que déjà nous sommes sur des terres surpeuplés (400 habitants par kilomètre carrés aux Pays-Bas où il n'existe plus aucun vaste espaces sauvage, aucun massif forestier digne de ce nom )?Où est-il écrit qu'être plus c'est-être mieux.
De quel monde voulons-nous ? Comment l'auteur de cet article peut-il prendre aussi peu de recul sur l'Histoire de l'humanité en oubliant que nos effectifs actuels sont une exception.
Nous sommes 1000 (oui : mille) fois plus nombreux qu'à l'époque de Jésus Christ pourtant très récente à l'échelle de l'histroire de l'espèce ! N'est-il pas temps de faire marche arrrière ? De revenir à un équilibre avec le reste du monde ? De laisser de l'espace à la nature, de cesser d'entasser les hommes ? D'avoir comme le disait très bien Alain Gras : "un rapport plus humble avec la planète". Je crois que oui et notre omniprésence du fait de nos effectifs nous en empèche, réjouissons nous d'un début de commencemenet d'inflexion de la tendance.
La bombe P n'a pas fait "Pschit", elle a déja tué 97 % des grands félin prédateur au cours des 100 dernières années et elle se donne le 21ème siècle pour finir le travail par un empoisonement interne, comme l'avait très bien exprimé Claude Lévi-Strauss à la fin de sa vie.
Il est certain que d'une façon ou d'une autre l'espèce humaine va être amenée à réviser ses ambitions à la baisse. Mais en 2200, date envisagée dans l'article pour un retour à 3.5 milliards d'habitants, le réchauffement climatique (qui s'emballe déjà) aura depuis longtemps rendu notre planète assez inhospitalière, pour le moins. Le titre "la bombe humaine fait pschitt" est plus que trompeur, sigh.
Il y a l'éducation, oui, mais faut dire que celle ci échappe de plus en plus en plus à l'influence des religions, sauf au USA.
Le Québec (Canada)en est un très bel exemple, si on peut dire: depuis la révolution tranquille des années soixante-dix, juste après le Peace and love, et l'arrivée de la pilule contraceptive, le taux de croissance de la population n'a cessé de décroître, jusqu'à tout récement, léger baby boom dû en parti aux immigrants, sans doute.
Reste donc l'islam, particulièrement l'islam radical; et l'Inde là-dedans? Bien sûr... elle suprime allègrement ses filles avant ou après la naissance, alors?
Il semble que depuis quelques mois on redécouvre la lune.
Ici on redécouvre la transition démographique, qui déjà dans les années 70 calmait les peurs des gens qui avaient un cerveau.
Ce qui pollue, créer des famine, c'est la pauvreté, et ce qui cause la pauvreté est un problème de gouvernance locale, la corruption et autres...
L'affirque a un potentiel d'augmentation de la production agricole de 10, et rien que 3 suffirait à nourir suffisement la population.
Les zone urbaines polluent bien moins par habitant que els zones rurale, contrairement au discours rétrograde actuel, et ce n'est pas une surprise...
mais bon, même cette évidence semblera totalement faux, vu le lavage de cerveau malthusien et ecolo-romantique que nous subissons dans les média...
mais je crois au vu de récentes sorties qu'on commence a faire le ménage dans les croyances pseudo-scientifiques officielles (quand je dis officiel, c'est pas étatique mais chez les leader d'opinion ... reconnaissable parce qu'ils mentent sans être condamnés, et accusent les autres d'être corrompus).
quand au délire malthusien, c'est un délire cyclique quand les riches voient les pauvres se développer et envahir leur jardin .. ils manipulent alors les classes moyennes qui protège le jardin de l'invasion de ces nouveaux riches.
la repartition des richesses n'est pas du tout le probleme principal. Le probleme principal, c'est notre surnombre par rapport aux ressources limitees de la Terre. Nous avons double nos effectifs depuis que l'homme a marche sur la Lune et triple depuis 1950 !! L'inertie est tellement grande au regard de la masse d'hommes sur Terre que meme faire 2,5 enfants en moyenne dans le Monde va nous amener a 10 milliards en 2050 = +3 milliards d'humains encore !! et ce sans petrole, sans gaz et presque plus de charbon. Il faut limiter notre nombre a 2 enfants par femme comme le propose l'organisation Demographie Responsable, tres active sur ce sujet. Moins d'humains et plus d'humanite !
Cette « découverte », présentée comme une grande nouveauté sensationnelle faite par les américains est bien connue des démographes européens, notamment français (voir, par exemple, Hervé Le Bras de l’INED)
Curieusement, l’article ne mentionne pas le cas particulier de la France, qui, avec un taux de fécondité de 2,0 soutenu depuis 30 ans, tranche sur le reste de l’Europe. Ce fait est systématiquement méconnu par les journalistes, les économistes et les politiques qui s’obstinent à comparer la France et l’Allemagne sans tenir compte de cette différence démographique majeure. Si l’Allemagne devait nourrir assez d’enfants pour maintenir le niveau de sa population, avec un coût moyen par enfant de 300 000 €, son économie serait moins fringante, et elle donnerait moins de leçons. Les vieux couples sans enfants sont plus prospères que les autres mais ils emportent leurs richesses dans leur tombe.
Cela fait au moins trente ans que moi-même, puis mon successeur Gilles Pison, annonçons dans le bulletin de l'INED "Population et Sociétés", le ralentissement de la croissance de la population mondiale, puis sa stabilisation, voire son déclin. Le niveau même de cette stabilisation décroît régulièrement, passant de 12 milliards à 10, puis aujourd'hui à 9 milliards. Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Ce n'est pas parce que cette fois les auteurs cités sont américains que l'alarme à la surpopulation va s'éteindre. Elle est si commode ! Elle permet d'occulter les vrais problèmes, ceux du chômage, des migrations internationales, et de la division internationale du travail, qui sont autrement difficiles.
http://www.hemmelel.fr/blog/2006/12/28/populations-du-monde-de-lexplosion-a-la-gestion/
"Les 2,0 sur lesquels nous nous sommes décidés, ma femme et moi, représentent un effort honorable"
Je pense qu'on peut surtout dire qu'ils représentent un "pic d'inefficacité". 2 enfants, c'est probablement ce qui représente le maximum de contraintes (un seul enfant me semblant nettement plus simple) pour le minimum de "gains de productivité".
A partir de 4 ou 5 enfants, la famille se restructure, et on gagne énormément d'efficacité. Les enfants jouent beaucoup plus ensemble (moins besoin de les sortir) et "s'éduquent" les uns les autres. Pas sous la contrainte d'aider les parents. Simplement par le plaisir qu'on à tous a aider et aimer ceux qui nous sont proches. Des grands, vers les petits, et inversement.
Bref, on pourrait tout a fait imaginer maintenir une humanité en ayant un "mix famillial" de 0 enfants pour les 2/3 des couples, et 6 à 8 pour le 1/3 restant. Et dans ce contexte, je suis convaincu que l'on trouverait des volontaire pour le 1/3.
"...A partir de 4 ou 5 enfants, la famille se restructure, et on gagne énormément d'efficacité..."
OUI, sauf que l'auteur est américain, et élever 5 enfants là-bas, s'il faut les soigner et leur payer des études (et il le faut, j'imagine, on parle de gens éduqués et attentifs), il vaut mieux avoir des revenus annuels à 6 chiffres, alors..
La partie intéressante de cet article est la fin, quand on parle de la difficulté à augmenter la population.
Pour le reste, il me semble que la transition démographique est au programme du... collège (au sens anglais, pas américain, du terme). Je suis toujours sidéré de voir que personne ne semble se souvenir de la transition démographique...
Il y a un point qui n'est pas développé ici, c'est celui de l'immortalité biologique (l'accroissement radical de l'espérance de vie humaine). Avoir un seul enfant en 40 ans, OK. En avoir un seul en 300 ans ? J'ai plus de mal à y croire (et la ménopause n'est pas le problème que l'on croit, tant au niveau médical qu'à un niveau sociologique : on voit déjà les grands-parents s'occuper des petits-enfants aujourd'hui et je n'ai aucune mal à imaginer une société avec une réaffectation des tâches où les parents ont des enfants, les grands-parents, oisifs, s'occupent de leurs petits-enfants, les arrières-grands-parents et les arrières-arrières-grands-parents travaillent).
Le simple fait que l'humanité ait été capable, grâce à ses capacité de raisonnement et à une pression sociale adaptée, de réduire son taux de natalité est une prouesse.
Il faut rappeler que le principe de la sélection naturelle repose sur la sélection des organismes capables de se reproduire le plus grand nombre de fois. En d'autres termes, l'instinct de reproduction est constitutif de la nature humaine et, sans lui, l'Homme n'aurait jamais pu coloniser la planète.
Si l'humanité est capable de maîtriser ses pulsions reproductrices au point d'infléchir son taux de natalité, est-il aussi capable de réduire son agressivité et de réfréner sa soif de domination au point d'envisager l'émergence d'un monde pacifié, plus équitable et plus rationnel?
Quelques éléments de réflexion sur http://www.ultime-utopie.fr/fr/blog/humeurs/154.html
La structure sensiblement pyramidale de la société permet d'observer, s'il en était besoin, que la grande majorité de la population se situe à sa base, et que c'est précisément là que s'applique les taux de natalité, non seulement les plus forts mais les plus résistants à toutes tentatives de réduction, pour des raisons bien connue, dont la première est le pauvreté.
Or cette même base grossit proportionnellement aux 220 à 250 000 êtres humains dont augmente quotidiennement la population mondiale.
Pendant ce temps là, mutisme de la plupart des experts en socio économie, quant au fait démographique. Et quand ils leur arrive d'en parler, il faut savoir les suivre.
Voir à ce sujet : http://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com
Oui, les sociologues peuvent parfois être reductistes en ne pas tenir compte d'autres avancés de l'humanité qui permettront la découverte de nouvelles ressources : l'évolution de la technologie et de la biologie et surtout un changement de paradigme qui peut faire par exemple que les vieux se découvrent une nouvelle jeunesse, une nouvelle activité créative en rapport à ses forces et de nouvelles motivations, si ce n'est (et je me permets de fantasmer) une longévité étendue et active. La colonisation de nouveaux espaces sous-marines ou extraterrestres et j'en passe.
N'oublions pas ce qu'à dit Laurent Alexandre, vieux habitué du web :
La totalité de la connaissance humaine peut se stocker dans un disque dur de quinze gigabits .
Les premiers cinq gigabits ont pris 20.000 ans à être énoncés.
Les deuxièmes cinq gigabits, 120 ans
Les troisièmes cinq gigabits ont pris sept ans.
Alors, une hypothèse socio-centrique, qui ne tient pas compte d'autres territoires de recherche, ne peut pas être prise au sérieux.
Cet article est très juste car il met en lumière une vérité que beaucoup ont peine à imaginer : il va y avoir pénurie d'êtres humains à l'avenir. De fait, les pays riches n'auront qu'à ouvrir les portes à l'immigration pour y faire face (le Japon par exemple, connait un tel recul parce que la politique à toujours été celle de l'immigration zéro, ce qui est leur droit). A plus long terme il n'y aura même plus assez de pauvres dans les pays pauvres pour "soutenir" l'immigration. Par conséquent les régions les plus pauvres seront purement désertées, les pays les plus en marge du développement auront tendance à disparaitre faute de jeunes pour assurer la continuité, partis voir ailleurs puisque l'herbe y est beaucoup plus verte.
Les politiques natalistes n'ont que peu d'effet car ce n'est pas une question d'argent ; c'est une question de modèle social. Quand il n'y a plus de place en entreprise pour les femmes enceintes ou en âge de l'être, dans les crèches, et que l'école a jeté l'éponge, on ne peut pas dire que ce soit très encourageant de faire des enfants. A cela s'ajoute le problème du célibat qui a atteint des proportions gigantesques.
Dans la famille on est trois frères et soeurs : respectivement 3, 2 et 0 enfants. Ceux qui ont des enfants sont deux pour en faire donc cela fait deux couple + un célibataire. Cela donne donc 5 enfants pour 5 personnes ; cela n'est pas suffisant, et pourtant si on interroge les intéressés, cela leur semble largement suffisant. Il existe donc un vraie différence entre la perception que l'on a de ce qui est suffisant, et de ce qui l'est réellement. Appliquez ce schéma à des millions d'individus, et vous obtenez la situation actuelle.
D'aucuns prétendront qu'on ne peut pronostiquer de l'avenir, mais le mode de vie occidental s'exporte très bien, trop peut-être, et ce modèle inclut un fort déclin démographique. La tendance, à l'échelle mondiale, est générale ; il ne suffirait pas d'une guerre pour l'endiguer ; on ne peut pas l'endiguer.
Le capitalisme crée ainsi l'instrument de son propre effondrement ; et c'est un instrument invisible, car à qui manquent ceux qui ne sont jamais nés ? Ce déclin démographique engendrera inévitablement une nécessaire adaptation des circuits économiques actuels, et une transformation sociale sans précédent.
L'homme risque ainsi, sans l'avoir voulu, de revenir sur le devant de la scène comme valeur réelle d'un pays. Aujourd'hui on voit de plus en plus les gouvernements investir dans leur population, non par charité, mais par calcul du retour sur investissement. Un homme abandonné par son pays lui coûte et ne rapporte rien ; un homme dont on s'est occupé de l'éducation, de la santé physique et mentale, de la tranquillité sociale, de la formation professionnelle et des loisirs sera un potentiel retour sur investissement très rentable. C'est le cercle vertueux de l'impôt, même si cela scandalise les ultra-libéraux pour qui c'est du chacun pour soi (ce qui n'est pas beaucoup mieux de l'autre coté, pour qui c'est tout pour tous - le secret étant l'équilibre).
Enfin, je ne crois pas à un disparition de l'humanité faute de naissances ; il arriverait soit des décisions radicales (création biologique d'êtres humains par des moyens scientifiques), soit des décisions sociales (changement de la considération de la grossesse), ou éventuellement la découverte scientifique que beaucoup attendent, l'allongement prodigieux voire éternel de l'espérance de vie. Notre compréhension des mécanismes biologiques impliqués avance à très grands pas ; pour le dire autrement, c'est à portée de main.
Je suis en revanche moins enthousiaste vis à vis de la viabilité de la planète. Elle pourrait ne plus l'être du tout assez rapidement, au train où vont les choses.
" Le bon côté des choses, c'est que l'épuisement des ressources – problématique qui nous obsède depuis bien longtemps – pourrait ne pas être un problème du tout "...je pense que c'est justement l'inverse et quelle que soit l'évolution démographique, on se préoccupe peu des ressources qui se sont constituées pendant des millions d'années et dilapidées en quelques centaines d'années. "Plus d'humanité" me semble le terme approprié dans une gestion responsable en qualité de vie et bien-être, plutôt qu'en quantité.
Vu la corruption (essentiellement financière) qui règne sur notre planète, la bombe humaine est loin d'être désamorcée.
Avec la technologie, c'est notre conscience qui doit évoluer et se développer.