Philippe Barbarin et le mariage pour tous: «Quand on malmène le sens des mots, on crée de la violence»
Le cardinal de Lyon sera présent dimanche à la manifestation contre le projet de loi gouvernemental. Dans un entretien, il revient sur sa position et s'explique sur ses propos polémiques sur l'inceste et la polygamie.
- Philippe Barbarin à la manifestation lyonnaise contre l'ouverture du mariage aux couples de même sexe, le 17 novembre 2012. REUTERS/Robert Pratta. -
Archevêque de Lyon, le cardinal Philippe Barbarin est l’un des leaders de la contestation du projet de loi sur l'ouverture du mariage aux personnes de même sexe et sera présent à la tête des manifestants, dimanche 13 janvier.
«C’est une manifestation qui vient du fond de la société elle-même et qui déclenche une forte mobilisation», dit-il.
Dans cet entretien pour Slate.fr, il revient sur le rôle de l’Eglise et de l’école catholique dans la contestation, sur l’attitude de François Hollande et sur la polémique qui a suivi ses récents propos sur l’inceste et la polygamie.
Irez-vous manifester le 13 janvier et y a-t-il des consignes épiscopales à cet égard?
— Oui, j’irai manifester le 13 janvier, comme je l’avais fait à Lyon le 17 novembre. Il n’y a pas de consigne nationale donnée aux évêques: nous ne sommes pas un parti politique donnant des mots d’ordre. Tous les évêques convergent dans l’analyse, mais chacun réagit avec son tempérament.
Le cardinal André Vingt-Trois ira saluer les manifestants, mais ne manifestera pas lui-même dans la rue. Il a choisi de faire entendre sa voix auprès du Parlement, du gouvernement et du président de la République. L’évêque de Blois, Maurice de Germiny, se dit «en résistance» et rejoindra la marche. Dans ma province ecclésiastique de Lyon, l’évêque de Chambéry a fait lire ses consignes par les curés de son diocèse. Un autre a annoncé qu’il n’irait pas manifester, mais a encouragé ses fidèles à le faire.
Moi-même, à Lyon, je n’ai pas donné de consignes. J’ai demandé au service de la Pastorale familiale de mon diocèse d’être disponible pour informer ceux qui le souhaitent. Cette liberté de chaque évêque me convient parfaitement. On se sait en convergence, mais on n’est pas des clones.
On peine toutefois à distinguer les organisateurs de cette manifestation. Est-ce l’Eglise ou l’UMP ou des associations proches de l’Eglise comme Alliance vita de Tugdual Derville ou les amis de l’humoriste Frigide Barjot? En 1984, la manifestation pour l’école libre était animée et solidement encadrée…
— Il n’y a pas cette fois de structure organisatrice aussi puissante que l’enseignement catholique ou les associations de parents d’élèves en 1984, mais il y a des organisateurs. Ce n’est pas une manifestation de l’Eglise, ni une manifestation de l’UMP. Elle dépasse largement ces cercles.
C’est une manifestation qui vient du fond de la société elle-même et qui déclenche une forte mobilisation. On parle de 500.000 personnes, voire un million. On sent une assez grosse mobilisation. Quand on malmène le sens des mots, on crée de la violence et on prend le risque de déclencher une vaste riposte.
La politisation? Elle est inévitable, mais je ne vais pas décider de ma participation à cette manifestation en raison du mot d’ordre d’un parti, quel qu’il soit. J’y vais parce que je veux dire mon refus d’un projet qui dénature le mariage.
L'école catholique a été mise en cause par le ministre de l'Education dans le débat sur le «mariage pour tous». Craignez-vous une sorte de relance de la guerre scolaire?
J’espère que non. Nous avons vu que Matignon a aussitôt tenté de calmer le jeu en annonçant que l’incident était clos. Que l’on puisse prendre les «initiatives les plus adaptées pour permettre à chacun l’exercice d’une liberté éclairée», comme l’a écrit M. de Labarre, secrétaire général de l’enseignement catholique, en organisant des débats sur ce sujet dans un établissement catholique, notamment au niveau des adultes, et que l’on s’efforce de répondre aux attentes des jeunes en ce domaine, cela semble vraiment normal.
Evidemment, il ne faut pas troubler ou instrumentaliser les jeunes avec nos problèmes d’adultes. C’est ce que demande M. Peillon et ce n’est pas si loin de la prière recommandée par le cardinal Vingt-Trois le 15 août, qui mettait en garde les adultes contre l’instrumentalisation des enfants.
En France, l’Eglise est à la tête du combat contre le mariage homosexuel et l’adoption par des couples homosexuels. Y a-t-il une logique avec ce qui se passe à l’étranger?
— Il y a une voie française de la contestation du mariage homosexuel. En Espagne, lorsque le débat a eu lieu, l’Eglise a manifesté, critiqué vivement le gouvernement Zapatero, célébré une messe sur la plus grande place de Madrid.
En Belgique, au Portugal, au Canada, il n’y pas eu de manifestation de l’Eglise. A Lisbonne, le cardinal Policarpo s’est montré ferme et rassurant: le Parlement a perdu la tête, mais le peuple sait bien, au fond de lui-même, que le mariage est l’union d’un homme et d’une femme et que cette loi ne changera rien. J’aime cette position lucide et paisible.
En France, nous n’imaginons pas de célébrer une messe sur les Champs-Elysées! Nous n’avons pas vitupéré contre le gouvernement. Nous avons prié le 15 août dans les églises. Nous avons développé des arguments philosophiques, anthropologiques.
Nous avons aussi répondu aux convocations de l’Assemblée nationale pour audition, et, sans qu’il y ait un front des religions, avons mesuré nos convergences avec les autres responsables religieux. Nous avons rejoint la manifestation du 17 novembre, et nous recommencerons le 13 janvier.
Bref, spontanément, sans que cela ait été concerté, préparé, étudié, un modèle français de contestation s’est imposé, conforme à notre passé et aux exigences de notre laïcité. Cela a été salué par le pape à Rome.
«Attention aux amalgames»
Vous avez fait scandale, à la mi-septembre, en déclarant que le «mariage pour tous» ouvrait la voie à la polygamie et à l’inceste. Maintenez-vous vos propos?
— Attention aux amalgames. Cela faisait suite à ma rencontre, organisée le 14 septembre à sa demande, avec Manuel Valls, ministre de l’Intérieur. Nous avons d’abord échangé sur les questions relatives aux Roms.
Puis il m’a interrogé sur la question du «mariage pour tous». Il voulait entendre mes arguments et m’a précisé que le gouvernement était «très déterminé». Puis, dans la foulée, lors d’une émission de la chaîne télévisée lyonnaise TLM, on m’a demandé de revenir sur ce sujet.
Dans le fil de l’idée d’un «mariage pour tous», j’ai soulevé la question de savoir ce qu’il en serait des éventuelles demandes de mariages à trois, à quatre, à plusieurs? Et j’ai demandé ce que l’on répondrait alors à des personnes d’une même famille qui souhaiteraient se marier puisqu’on nous annonçait le «mariage pour tous».
On a dit que j’avais fait l’amalgame entre mariage pour tous, inceste et polygamie. Or, je n’ai jamais prononcé le terme de «polygamie» et je n’ai fait aucun amalgame.
Il y a eu l’après-midi même une dépêche de l’AFP au titre trompeur. Cela a lancé le buzz et suscité des réactions très critiques comme celle de Bertrand Delanoë.
J’ai toutefois été plutôt défendu par le ministre de l’Intérieur et par Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement. Plus tard, le maire de Lyon, Gérard Collomb a rappelé que, dans un débat aussi profond, tous les points de vue, y compris ceux des religieux, devaient être respectés et écoutés.
J’ajouterai, mais je le comprends, qu’il est plus facile de s’attaquer à une personnalité catholique, fût-elle archevêque de Paris ou de Lyon, qu’au grand rabbin de France ou qu’au président du Conseil français du culte musulman (CFCM). Par rapport au projet qui nous occupe, Gilles Bernheim explique pourtant des choses équivalentes aux propos que j’ai tenus. J’évoque ici le texte dans lequel il dit que «les nouvelles formes d’homoparentalité ouvrent la voie à d’affolantes combinatoires».
C’est là à mes yeux un texte profond, réfléchi, extraordinaire, l’un des textes fondamentaux sur ce sujet et qui a été cité par le pape Benoît XVI, ce qui est très remarquable.
Mais qu’en est-il sur le fond, selon vous, de la question de la polygamie et de l’inceste?
Ces questions, ce n’est pas moi qui les pose, c’est l’actualité! Un éditorialiste a eu le courage d’écrire: «Le tort de Barbarin, c’est que lui, il lit le journal.»
Je vois que ces questions sont posées dès aujourd’hui, ici ou là, au Brésil récemment. Et si la loi n’est là que pour entériner des situations de fait, vous verrez qu’elles seront discutées demain, ou après-demain.
Croyez-vous que se développe en France, comme on le craint dans l’Eglise, une sorte de «cathophobie»?
— Il y a un siècle, on était raillé parce qu’on portait la soutane. Aujourd’hui, on est méprisé comme ringards. Jésus a déjà dit que ses disciples sont «dans le monde» mais pas «du monde». Nous sommes toujours un peu décalés.
Aujourd’hui, l’Eglise catholique réagit avec une certaine force, sa parole est cohérente et claire et cela suscite des oppositions. Mais quand à l’Assemblée nationale, un député agresse le cardinal André Vingt-Trois, ce n’est pas l’Eglise qui est rabaissée, c’est plutôt le Parlement.
«François Hollande est un partisan très a minima de ce projet»
Quelle lecture faites-vous des déclarations successives du président de la République sur le projet de loi du mariage pour tous?
— Sa stratégie est assez astucieuse. François Hollande est, comme son Premier ministre Jean-Marc Ayrault, un partisan très a minima de ce projet. Et il est aujourd’hui exposé aux pressions émanant de son propre camp.
Certains de ses collaborateurs sont contre le projet, d’autres veulent la procréation médicalement assistée (PMA), certains la grossesse pour autrui (GPA), d’autres encore ni l’un, ni l’autre…
Il a tenu à déclarer aux maires de France qu’en cas de vote de la loi, ils disposeraient bien d’une possibilité d’objection de conscience. Puis, le lendemain, il bouleverse son emploi du temps pour recevoir des représentants LGBT, une association qui, comme le souligne le grand rabbin de France, ne représenterait que 1.600 citoyens français.
Puis le président dit qu’il a bien dit ce qu’il a dit, mais qu’il ne l’avait pas écrit dans son discours et qu’on allait faire comme s’il ne l’avait pas dit…. Son indécision intérieure est perceptible. Sur le fond, l’expression «mariage pour tous» n’est qu’un slogan, ce n’est pas un projet.
L'amendement prévoyant la procréation médicalement assistée au sein du projet de loi du mariage pour tous ne sera pas déposé. Il sera débattu dans quelques semaines à travers un projet de loi sur la famille. Quelle est votre analyse?
— Résumons. Nous sommes ici confrontés aux questions du mariage, de l’adoption, de la PMA et de la GPA. Différentes combinatoires sont possibles. Au Portugal, par exemple, le «mariage pour tous» est possible, mais pas l’adoption. En France, le projet de loi a pris une option sur les deux premiers.
Rien n’est acquis pour le troisième terme —la procréation médicalement assistée—, qui concernerait les couples de femmes mariées. François Hollande a délégué aux députés le soin de trancher à travers un nouveau projet de loi sur la famille.
Pour ce qui est du quatrième terme, la gestation pour autrui, une grande majorité est contre, y compris au sein du Parti socialiste. Mais trouvera-t-on longtemps normal qu’un couple de femmes puisse avoir son enfant, et non un couple d’hommes?
Pour ma part, je souhaiterais, comme de nombreux Français, que le président de la République se consacre entièrement à l’essentiel, c’est-à-dire à la situation économique catastrophique, à la lutte contre le chômage, à la juste répartition des biens, à la santé, à l’éducation. Privilégier les problèmes sociaux de préférence aux sociétaux.
S’il ne réussit pas dans ces combats, on ne lui en voudra pas. Mais s’il ne se bat pas en déployant toute son énergie, alors là on pourra lui en vouloir. Et on lui en voudra.
Heureusement, dans son discours de vœux du 31 décembre, il a surtout parlé de ces gros problèmes économiques et sociaux et on l’a senti très déterminé à se battre sur ce qui est effectivement une urgence majeure pour notre pays aujourd’hui.
Propos recueillis par Jean-Yves Nau et Henri Tincq
» Tribunes, enquêtes, analyses sur le mariage pour tous: un dossier pour en parler
Mis à jour le 10/01/2013 à 14h19



















































Athée, libertaire, je suis une de ces personnes qui trouvent que vie sexuelle et religieuse, dans son sens le plus large du terme, concernent des adultes dans le stricte cadre de leur vie privée.
Il y a d' abord adultes. Ce qui exclut de ce fait les enfants.
Il y a ensuite vie privée.
Rien que ces deux éléments posent déjà un certain nombre de questions. Est- ce qu' il s' agit encore de deux adultes consentants lorsqu' on parle d' adoption homosexuelle et donc d' y impliquer des enfants? Et lorsqu' un couple homosexuel, par nature même de la biologie se doit d' être stérile, à moins qu' il y ait miracle, faut il alors y impliquer des enfants? Je n' ose même pas aborder les nombreuses questions bio- éthiques qui se posent. A propos, l' euthanasie pourrait peut être recevoir la même urgence, ou est- ce trop demandé?
Pour ce qui est de la vie privée se pose au moins une question essentielle, celle des implications financières pour le contribuable, il y en aura- t' il ou pas?
Je suis étonné par le tournant émotionnel et conatif que prennent les arguments pour/ contre alors que la raison, les faits, les chiffres pourraient nous aider de manière nettement plus concrète à définir notre position.
En étudiant l' évolution de nos moeurs, sa décadence selon d' autres, je ne puis que constater que de paragraf 75 au Pacs vers le mariage homosexuel, les lois ont effectivement changé de but en blanc.
Il est compréhensible que des institutions, porteuses de traditions, non seulement s' opposent à ou essayent de limiter ces nouvelles tendances mais aussi qu' elles se demandent effectivement où cela va s' arrêter.
Dans cette comédie on voyait des gens venus du moyen-âge, et à lire les propos de ce Mr on en vient à se demander s'il n'est pas un voyageur temporel.
Détourner l'attention sur un "courageux éditorialiste" pour ne pas répondre sur son amalgame sur inceste et pédophilie est plus que lâche.
En ce moment en Allemagne les journaux consacrent une partie de leurs éditos aux preuves cachées par l'église dans des cas de pédophilie commis par des prêtres.
Il y a eu trois prêtres breton à ma connaissance se sont engagés en faveur du mariage homosexuel, bravo à eux.
Ce qui compte pour des enfants, c'est l'amour que leurs portent leurs parents et pas leurs sexualité.
Ce sont des gens comme lui et l'histoire du catholicisme qui m'ont détourné de cette croyance, je préfère croire en l'homme.
incroyable!....les cardinaux vont défiler contre le mariage pour tous, coppé collés ! on s'en ficherait pas mal si l'on pensait seulement à la separation de l'église et de l'etat, la droite sait qu'elle peut compter sur son alliée ancestrale...NON messieurs les cardinaux, il faut défendre la mariage pour tous et en particulier pour votre catégorie C en soutane pour que cesse les actes pédophiles que nous relate rarement certes, mais quelquefois l'actualité, et pour lésquels on ne vous a jamais entendu appeler à quelconques défilés ou manifestations
l'info évoquée dans le journal d'Arte il y a quelques jours arrive sur Slate:
http://www.slate.fr/lien/67057/pedophilie-eglise-allemagne-enquete
demander lui son avis sur les blocages et destruction de preuves de son obédience.
Demandons la légalisation et l' appellation "mariage" pour l'officialisation devant le maire d'un amour entre" deux frères (comme le suggère le Canard enchainé avec un dessin) ou entre un père et sa fille.
Evidemment au nom de la sacro-sainte égalité :-)
Ridicule
Alors que çà n'a rien à voir en soi avec Dieu, la morale, la religion ou l’orientation politique, déjà il faudrait ne pas (se) tromper : la phobie, c'est la crainte, ça n'est pas le rejet, la haine ou le pousse-au-meutre. Et s'il n'est pas insensé de craindre les conséquences de l'homosexualité banalisée, surtout quand il est question d'adoption ou de PMA, pour autant l’homosexualité n'a pas du tout à être méprisée, même si on n'est pas forcément obligé de devenir homophile.
Alors que prétendre qu'il s'agit avant tout dans le cas de lutter contre l'homophobie est totalement malhonnête
Ben voyons ! "L'honnêteté" c'est de prétendre que la "phobie" des homosexuels n'est pas un "rejet", c'est une forme d'amour sans doute ! Puisque vous vous piquez de faire de l'étymologie grecque, je suppose que vous considérez, par exemple, que la "xénophobie", la peur des étrangers, est le moyen le plus charitable de les aimer comme des frères ! Vous devez savoir, si vous avez fait du grec, ce que signifie le mot "hypocrite" ? "Comédien"... Permettez-moi de vous rappeler le mot d'un Pape célèbre, Pie VII, englué dans ses compromissions politiques avec Napoléon qui le manipulait après l'avoir flatté : "Commediante ! Tragediante !"
"Bref, spontanément, sans que cela ait été concerté, préparé, étudié, un modèle français de contestation s’est imposé, conforme à notre passé et aux exigences de notre laïcité. Cela a été salué par le pape à Rome."
Tant de mauvaise foi me stupéfie ! Je pense, et je le regrette, que renforcé par l'UMP, le Front National, et tout ce que le pays compte de partis réactionnaires, vous serez très nombreux à votre fichue manifestation. Mais arrêtez de nous faire croire que vous ne rallumez pas la vieille guerre contre la République laïque : l'Eglise a toujours été contre le divorce (et l'était encore récemment dans les pays où il n'existait pas encore), contre la contraception, contre la fécondation in vitro, contre l'avortement, bref contre toute liberté sexuelle au nom de "votre dogme catholique". Aussi "Votre Éminence" serait-elle bien aimable de ne pas employer l'expression "notre laïcité"; car, manifestement, sur ce sujet, nous n'avons pas la même conception de la République. Continuez à prétendre qu'il s'agit d'une manifestation "spontanée" (sans doute une "opération du Saint-Esprit"?) quand les sites Internet de l'épiscopat appellent à manifester ou à financer la manifestation : je suppose que votre confesseur vous absoudra sans peine de ce pieux mensonge !
Bonjour,
Barbarin, intelligent mais bordélique à souhait et qui s'excite dans son obsession de l'extrême devrait méditer deux courts propos :
1-- La difficulté de réussir ne fait qu'ajouter à la nécessité d'entreprendre... Beaumarchais
2--Ce qui se conçoit aisément s'énonce clairement et les mots pour le dire viennent facilement ...Boileau dans l'Art Poétique ...
Toute la misère évangélique de l'Eglise est dans la compréhension et l'application de ces ces deux propos ...
Heureusement que les prêtres de base sont pour grand nombre d'entre eux des hommes plutôt saints en Dieu ...au contact des autres hommes ...
C'est un Catho convaincu et pratiquant qui vous le dit
thierry_hille@orange.fr
Au-delà du procès nauséabond qu’on lui a fait, le cardinal Philippe Barbarin pose pourtant une très bonne question. Pourquoi ne pourrait-on pas légiférer sur la polygamie ou l’inceste (il ne l’a pas dit en ces termes en fait, j’espère ne pas trop dévoyer l’idée) ? Autrement dit, la société civil est-elle capable de se prendre en charge ou doit-elle écouter une parole révélée. Et ma réponse est oui, nous n’avons pas besoin qu’une élite, fut-elle éclairée, nous explique ce qui doit être fait ou pas. Un gouvernement élu est habilité à décider par la loi (et en tous cas à faire débattre) de ce qui et acceptable par la société ou pas.
C’est beaucoup plus subtil que ce que les média nous ont vendu, il condamne la possibilité même du débat et infantilise la nation au prétexte que certains sujets nous dépassent : l’ordre naturel.
Il n’y a pas d’ordre naturel (un élément de langage pour parler de morale universelle) ; un axiome n’est pas un théorème, c’est une vieille confusion qu’entretiennent beaucoup de religions qui ont un peu de mal à cacher le fait que la morale qu’elles revendiquent ne vient pas "d’en haut" mais est parfaitement séculaire.
Évidemment je comprends que c’est un peu dure à avaler et surtout dans quelques années quand la "mise à mal" de cette ordre naturel n’aura eu aucune conséquence et que l’inceste ne sera toujours pas légale (quelques réflexions d’intellectuels ne font pas une lois, ni même la possibilité d’une loi), il va être un peu, mais seulement un peu en fait, compliqué de tenir la position.
Pourquoi l'église ne s'occupe t'elle pas plutot de ses prètres pédophiles que de choses qui ne la regardent pas!!!
justement ! elle s'en occupe et travaille avec la justice. Ce que ne fait pas l'éducation nationale....
Merci a Slate de permettre a quelqu'un d'intelligent de dire ce qu'il a a dire ! ! !