Free et le filtrage de pubs par défaut: pour ceux qui n'ont pas tout compris
Si le grand public ne risque pas de se plaindre de la mise à jour de la Freebox, qui fait disparaître les publicités sur Internet, celle-ci est quand même critiquée. Explications sur ce «coup» qui frappe les médias en ligne et soulève aussi des questions sur le pouvoir de filtrage des fournisseurs d'accès.
- bâchage de panneaux surdimensionnés à montigny le bretonneux / Crepsqy via Flickr CC License by. -
Lors d'une mise à jour de la Freebox Revolution, jeudi 3 janvier, le fournisseur d'accès internet Free a ajouté une option en mode bêta de filtrage par défaut de publicités en ligne. Autrement dit, les utilisateurs qui mettent à jour leur Freebox ne verront plus certaines publicités sur les sites web qu'ils parcourent, sauf s'ils vont sur leur interface de gestion désactiver cette fonctionnalité, rapporte Freenews, un site spécialisé dans l'actu du FAI.
Génial, enfin un Internet sans pubs moches et/ou énervantes et/ou intrusives? Pas si simple, comme le prouve la polémique qui a suivi, jusqu'à la décision de Fleur Pellerin, la ministre chargée de l'Economie numérique, de réunir Free avec des éditeurs de presse ce lundi.
Activé par défaut
N'en déplaise aux sites dont le business-model repose principalement sur la publicité —dont, parmi tant d'autres, Slate.fr—, de nombreux systèmes existent pour échapper aux pubs. Mais avec celui de Free, on ne peut choisir que d'activer ou de désactiver l'option, sans possibilité de la modifier, tandis que l'extension Adblock du navigateur Firefox, par exemple, autorise ses utilisateurs à décider d'une whitelist, une liste de sites dont ils veulent bien voir la publicité (parce qu'ils veulent les soutenir, par exemple [1]).
De la même manière que Free ne propose pas de whitelist, le FAI a aussi choisi d'activer cette option par défaut, alors qu'il aurait pu faire l'inverse. Bien sûr, chacun peut choisir d'aller dans son espace de gestion et de réactiver la pub, comme le notent plusieurs internautes dans les commentaires de The Verge, par exemple. Mais soyons réalistes: monsieur Michu, qui a déjà du mal à installer sa Freebox, a peu de chances d'aller s'aventurer sur mafreebox.freebox.fr.
Le grand public n'y verra que du bien
Et même s'il le faisait, pourquoi est-ce qu'il déciderait d'avoir de la pub? C'est tout le génie de l'opération de Free: le grand public n'y verra que du bien, comme le relève la journaliste spécialisée Andréa Fradin sur Twitter: «En plus, s'attaquer à la pub est hyper malin.Tout le monde déteste ça. Alors oui, personne sauf ceux qui suivent [le secteur des télécommunications] ne s'en offusquera».
Résumé autrement par Paul da Silva, ancien président du Parti pirate français.
J'attends avec impatience la campagne de pub pour promouvoir le filtre anti-pub de Free :D #AdGate
— Paul da Silva (@Paul_da_Silva) January 4, 2013
Dans un article publié sur Public Knowledge, un site dédié à l'Internet libre et ouvert, intitulé «Les fournisseurs d'accès internet ne devraient pas bloquer de contenu, y compris les publicités», l'avocat spécialisé dans les télécommunications John Bergmayer conclut que «bloquer des publicités est une façon maligne d'établir un précédent pour le blocage de contenu en général, parce que les utilisateurs ont moins tendance à s'en plaindre. C'est exactement pour cette raison que les utilisateurs d'Internet dans le monde entier, et les clients de Free, devraient s'y opposer».
Le débat sur la pub...
Il faut distinguer deux choses liées à cette décision de Free qui brouillent le message: la fonctionnalité menace le business-model de nombreux sites d'informations ET établit un mauvais précédent sur le filtrage par les FAI. Le problème étant que les journalistes web qui s'énervent sur Twitter et leurs sites sont doublement touchés, à la fois parce que la nouvelle version de la Freebox met potentiellement en question leur job, et parce que leur job est aussi de traiter des problèmes de filtrage sur Internet.
Reconnaissons-le, les critiques émises par les journalistes sur cette mise à jour sont du coup facilement suspectes en raison de cet intérêt économique. Mais toutes ne perdent pas pour autant leur pertinence: comme le résume Andréa Fradin sur Twitter, «de nombreux journalistes Net défendent aussi une certaine vision du réseau, d'où la réaction épidermique».
Certains utilisateurs se réjouissent du blocage des pubs, qui fournissent des revenus à de nombreux sites d'information, mais aussi à des blogs et sites très divers. Sur son blog, Paul da Silva estime ainsi qu'«il ne faut pas se mentir: aucun utilisateur lambda n'aime ou ne comprend le pourquoi des pubs». Il pense aussi que «depuis le temps que l'on reproche aux "industries du divertissement" de ne pas se renouveler devant un marché qui change, le retour de bâton est presque succulent de truculence...».
Même analyse chez le blogueur Pingoo, qui trouve hypocrite la réaction d'horreur face à cette fonctionnalité de gens qui trouvent génial de pouvoir pirater:
«[...] Vous hurlez à la censure comme les majors du disque brandissent des menaces juridiques sur les pirates, vous hurlez à la censure parce que vous êtes infoutus de vous remettre en question. On touche à votre gagne-pain, à la pub, et là d’un coup, c’est la merde. Mais quand Free fout un client Torrent dans sa Freebox, personne ne gueule hein, ça c’est juste TROP COOL. Quand Free vous permet de niquer l’industrie de la musique ou du film, c’est COOL. Quand Free touche à vos revenus Adsense, C’EST LE DRAME.
Ceux qui se sortiront le mieux de l’effondrement potentiel de la publicité sur Internet ne sont pas ceux qui hurleront à la censure et qui insulteront Xavier Niel, mais ceux qui auront l’audace et l’intelligence de trouver d’autres modèles, de proposer une alternative à la publicité, de l’abonnement, du sponsoring, j’en sais rien. Cherchez au lieu de gueuler.»
Au contraire, Guillaume Champeau de Numerama (site gratuit et avec pubs), estime qu'il «ne faut pas oublier que la publicité à l'avantage d'offrir un accès gratuit à tous. A ceux qui peuvent se permettre un abonnement payant comme aux autres». Lui pense que les internautes ne pourraient de toute façon pas s'abonner à tous les sites et conclut que la gratuité ne peut être obtenue que via la publicité ou une forme de licence globale.
Sur Public Knowledge, John Bergmayer pense lui que les publicités de sites qu'on apprécie «pourraient être au final moins énervantes que d'autres stratégies de monétisation comme du placement de produit caché, des "billets sponsorisés" ou des paywalls».
...et sur le filtrage
Passons au filtrage, ensuite. Le problème de base, on l'a évoqué plus haut, c'est qu'un fournisseur d'accès internet se permette de bloquer un contenu d'office sans vous demander votre avis.
Certes, ce contenu c'est de la pub, et peut-être ne la portez-vous pas dans votre coeur. Mais le porno? Les sites de peer-to-peer comme The Pirate Bay qui permettent de télécharger (illégalement ou pas) des films ou des séries? Wikileaks, qu'un gouvernement pas si lointain voulait faire fermer en France?
Les spécialistes ne sont pas d'accord sur la nature exacte de ce filtrage: est-ce qu'on peut estimer qu'il porte atteinte à la neutralité du net ou pas? Pour Benjamin Bayart, de l'association French Data Network, ce n'est pas une atteinte à la neutralité des réseaux, parce que le filtrage se fait uniquement sur la Freebox. Les utilisateurs peuvent utiliser un autre modem ADSL (ou une vieille Freebox) et ne pas être touchés.
Cela reste une atteinte «à la neutralité des intermédiaires techniques», d'autant que changer de modem pour ne pas utiliser la Freebox n'est pas évident, mais il estime que cette atteinte reste acceptable, parce qu'elle est «sous contrôle de l'utilisateur».
Mais pas n'importe quel utilisateur: le très avisé, celui qui sait qu'on peut se servir d'un autre modem en étant chez Free, lui-même bien au-delà du niveau de l'utilisateur éclairé qui ira trifouiller les options de sa freebox (ce dernier étant déjà bien loin de l'utilisateur lambda).
A l'autre bout du spectre, on a John Bergmayer de Public Knowledge, pour qui «il n'est pas particulièrement important, au fait, que le blocage se fasse au niveau de l'équipement de l'utilisateur plutôt que "dans le réseau". Le mécanisme exact de blocage est insignifiant. [...] On aurait peut-être même une violation de la neutralité du net si un FAI envoyait des mecs chez vous vous jeter des oeufs quand vous essayez d'accéder à un service. Ce qui importe, c'est l'effet discriminatoire, et pas les moyens précis utilisés.»
Free contre Google
Au-delà de ce débat, le filtrage de Free ne concerne pas toute la pub. Oubliez la figure du gentil Xavier Niel qui ne souhaite qu'offrir à ses utilisateurs une chouette expérience sur le web: les pubs qui semblent principalement touchées sont celles des services de Google. Prenons l'exemple de Slate, qui utilise entre autres Google AdSense: avec la nouvelle Freebox, certaines pubs disparaissent. Au contraire, les sites du Figaro ou du Monde (publication dont Xavier Niel est co-actionnaire majoritaire), qui utilisent d'autres services, sont moins touchés:
Comme chez nous, le bloqueur de pub de la Freebox ne change à première vue pas grand-chose sur les articles du Monde.fr twitter.com/benjaminferran…
— Benjamin Ferran (@benjaminferran) January 3, 2013
Pareil pour YouTube, dont les pubs disparaissent, alors que celles de Dailymotion sont toujours là:
Plus fort: les pubs semblent aussi supprimées par la Freebox à l’intérieur des vidéos YouTube (sur une dizaine testées) twitter.com/benjaminferran…
— Benjamin Ferran (@benjaminferran) January 3, 2013
Free est en guerre depuis des années avec YouTube (et donc avec Google, propriétaire du site depuis 2006), conflit qui se traduit pour les utilisateurs de Free par de gros problèmes pour réussir à visionner des vidéos sur le site américain. En deux mots, énormément de trafic passe dans les tuyaux qui relient les fournisseurs d'accès et YouTube —particulièrement le soir—, d'où des embouteillages. Il faudrait payer pour créer de nouveaux tuyaux ou les agrandir, et Free et Google se renvoient la balle (pour tout comprendre, on peut lire cet article de Korben ou celui-là d'Owni).
Plus on en découvre sur le filtrage publicitaire de la nouvelle version de la Freebox, et plus on semble tomber dans un énième épisode de cette guerre. Qui ne tournera pas nécessairement à l'avantage de Free, d'après l'analyse du juriste Cédric Manara, qui explique à PC Inpact:
«S'ajoute une dimension anticoncurrentielle: les premiers tests semblent indiquer que les services de certains prestataires de publicité sont bloqués par Free mais pas d'autres. Cette discrimination par un FAI majeur peut être à certaines conditions considérée comme un abus de position dominante.»
Cécile Dehesdin
Mis à jour le 07/01/2013 à 11h53




















































Sur la dizaine d'articles que j'ai lu dans la semaine sur le filtrage des pubs de la Freebox, c'est le seul sur lequel j'ai senti un effort d'objectivité, de documentation et d'exhaustivité.
Et c'est aussi là le coeur du problème. Peut-être que les gens n'ont pas envie de payer, certes indirectement, pour des sites d'information qui ne font que paraphraser les dépêches AFP. Oui, peut-être que les gens n'ont pas envie de se taper de la barre clignotante en veux-tu en voilà pour payer des "journalistes" dont la seule aptitude professionnelle est celle du copier-coller.
Et peut-être que si le blocage de la pub se démocratise, seuls resteront les portails d'information à vraie valeur ajoutée auxquels les gens voudront consentir une souscription payante.
Et franchement, ça sera pas plus mal.
Au risque d'en contrarier quelques-un(e)s, au demeurant sympathiques,
le concept de site "d'info" dont les revenus sont fournis par de la pub
reste discutable.
Quant à la gouvernance du Net, la conquête et le partage de cette "nouvelle frontière" n'ont aucune raison d'échapper aux règles ni aux excès qui ont cours dans la "vraie vie" : coups... de pub, d'Etats, bas
tordus, de bourse et autres petites manœuvres trop courantes.
Histoïquement.
franchement aucune publicité pour moi depuis des années!
mes programmes sont enregistrés, donc je zappe et évite.
sur internet j'utilise des bloqueurs, pas de flash ni de java ni de lecteur flash player...
ça se répand de plus en plus partout!
Il y a encore des oublis sur l'excellent article de Slate.
Google est à 90% financé par les pubs. Si les pubs sont supprimées de la vision des utilisateurs, le marché sera abandonné par tous les publicitaires du territoire.
Impacts sur les revenus :
La plupart des sites sur internet qui n'ont pas de gros contrats sont financés par les publicités AdSense. Si par malheur les publicitaires se détourneraient à cause de FREE, il n'y aurait tout simplement plus de revenu pour la toile FR.
Les utilisateurs verraient 75% des sites internet en tout genre qui disparaîtrait. Le reste serait soit les sites ayant des contrat juteux pour écrire du billet sponsorisé (de l'actu pub pas du tout intéressante), soit les accès aux sites seraient restreint en échange d'un abonnement mensuel (retour à l'âge du magazine papier), soit du blogging.
Au-delà de ceci, ce serait ainsi toute la toile francophone (au-delà de notre territoire) qui serait (sera ?) touchée.
Impact sur les outils :
C'est mignon d'attaquer Google, mais il faut savoir que la plupart des outils/sites sur la toile tournent grâce à Google. D'une part via le moteur de recherche, mais aussi les scripts, les hébergements, les réseaux, etc etc... Par exemple, la plupart des gestionnaires de contenus tels que Joomla, Wordpress, (...), utilisent les scripts soit importé de Google, soit directement délocalisés sur les serveurs de Google. Ensuite, autant je serai prêt à quitter Facebook, autant Google+ ça m'ennuierai au plus haut point. Je ne parlerai pas des vidéos Youtube, des outils de création gratos et open sources de Google, etc etc...
Bref, mettre à l'amende les personnes qui font vivre toutes les autres, ce n'est pas un gage de qualité ou de tolérance.
Et les éditeurs pourraient tout aussi bien se mettre en grève contre Free en interdisant tous les traffics en sa provenance (ce qui est assez simple s'ils ont un bloqueur de pub). Free s'est fait des amis : tous les ignorants de ce qu'est le web et comment il fonctionne, y compris pour le téléchargement dit illégal soutenu par la pub. Mais les ennemis de Free sont simplement tous ceux qui font la toile. Ainsi, si Xavier Niel demeure intéressant pour les mobiles, sa gestion est catastrophique pour le web.
PS : La presse internationale se fout encore de notre gueule. Ça devient franchement une habitude d'avoir des abrutis franchouillards au pouvoir des grosses entreprises ou du gouvernement.
Il y a bien un an, je me suis lancé dans l'aventure de créer un site web, aujourd'hui il à un peu plus de 12 000 visites par mois ( ce qui en fait un petit site ) qui me rapporte 70 € tout les 2 mois , je ne gagne pas des milles est des cents, et je passe pourtant bien 30h par mois dessus, et les pub sont la seul source d'entré de mon site, sans pub mon site n'est pas rentable, et court donc à ça perte, il est clair que si mon site ne me donne plus un sous , je serai dans une impasse et le site fermera , ok, tant pis pour moi ... Mais y a pas que moi que ça pénalise , les 12 000 lecteurs , c'est eux les perdants .. Et mon site ne sera pas du tout une exception ..
Je tiens à rappeler une choses , les pubs sont peu être déplaisantes, mais quand on clic dessus c'est qu'on est intéressé, donc ça va pénalisé des secteurs enliée , je pense au site de vente d'habits , de jeux ( en lignes )
Voila, je suis chez free, et je ne suis pas du tout content de cette nouvel béta, de plus personnellement j'aime les pub, elles permettent parfois de trouver LE produit qu'on chercher depuis 2h sur internet .
Voila , si cette beta s'applique à tout le monde, je pense , meme si on peu la désactivé , partir retrouvé la concurrence, bien que j'ai toujours apprécié free .
Vous dites : «Je tiens à rappeler une choses , les pubs sont peu être déplaisantes, mais quand on clic dessus c'est qu'on est intéressé, donc ça va pénalisé des secteurs enliée , je pense au site de vente d'habits , de jeux ( en lignes ). » Je trouve cette opinion discutable, car comme je le dis par ailleurs, il y a un certain temps qu'on n'a plus le loisir de décider si on est ou non intéressé par une pub et de choisir de cliquer dessus en conséquence ou de l'ignorer. La pub nous est aujourd'hui imposée pleine page ou plein les oreilles, même ni elle n'a aucun intérêt pour nous. Pour les 2 personnes sur 1000 qui pourraient éventuellement cliquer dessus, on fait ch... 998 visiteurs! C'est inacceptable et, dans l'état actuel des choses, ou ne peut que souscrire à Adblock...et à Free.
"La pub nous est aujourd'hui imposée pleine page ou plein les oreilles, même ni elle n'a aucun intérêt pour nous. "
Franchement ? Depuis la fin de "l'internet des années 90" et du formidable temps des pubs qui sautillent en musique, ce genre de trucs s'est quand même considérablement réduit. Après ça dépend de quels recoins obscurs du web vous fréquentez...
Grace à votre article j'ai découvert adblock que je viens d'installer su Safari et Firefox, et cela fonctionne à merveille, plus de pub, comme en plus hadopi a disparu , le rêve...
La proposition de Free s'inscrit dans un mouvement de choix de chacun à sélectionner l'information qu'il souhaite recevoir. Concernant la publicité, cela n'est pas vraiment une nouveauté, il s'agit plutôt de l'adaptation numérique des vignettes "Pas de publicité, merci" ou "Stop pub" appliquées sur des millions de boîtes aux lettres. Cette disposition est acceptable uniquement si elle autorise le choix et si elle respecte la neutralité. La publicité s'est longtemps imposée sans respect du choix de celui qui la reçoit. Free pose le débat de la liberté et il faut saluer cette ouverture.
Prise d'otages, juste cause, convoitise face à Google, droit légitime de vivre de son travail...
Comme l'indique Cathymini il est possible d'éviter la pub. Ceux qui pensent que Free fait erreur zappent l'existence d'adblock et trouvent donc normal que l'utilisateur non informé soit par défaut contraint de subir les messages publicitaires mais surtout pas l'inverse.
Par ailleurs laisser Google gouverner le web ne semble pas être la meilleure des solutions, car comme l'indique SebastienBages, le géant du web est est omniprésent (omnipotent ?), et pire, d'après alienyiki, les revenus ne sont pas toujours suffisants pour ceux qui créent le contenu.
Chaque individu ne fait évidemment pas le poids, mais le géant du web ne saurait se passer de la masse des utilisateurs et des créateurs du contenu. Ne pas oublier que c'est bien sans contenu que Google n'est rien et non l'inverse !
Si l'indexation intègre et affiche sans rémunération toujours plus de contenu, la manne publicitaire ne sera à terme qu'une illusion (voir le combat de la presse en Europe) et ce devrait être ça le coeur du débat !
PS : Question à SLATE à propos de Flux d'actu sur Android : la publicité est absente de l'application, comment votre travail est-il rémunéré ?
Bonjour :
De toutes façons, M. MICHU, il y a + de chance qu'il soit chez orange et consorts : parce que "oh la la, moi je veux être tranquille alors je prends celui qui est là depuis le plus longtemps même si c'est un peu plus cher ...."
Sinon, merci pour l'article !
Les éditeurs de pub et de sites Web ont beau jeu de se plaindre, il n'empêche qu'ils sont les premiers responsables de leur malheur, nommément les bloqueurs de pub logiciels et maintenant matériels. Depuis des années, ces gens n'en finissent plus de chercher des manières d'être de plus en plus intrusifs. Les bandeaux et encadrés statiques et respectueux de l'internaute ne leur suffisant plus, il a fallu qu'ils lui imposent ensuite les pubs en « surimpression » qui masquent la page visitée (dans lesquelles il faut parfois chercher pendant plusieurs secondes la petite croix pour fermer la nuisance), puis les pubs tonitruantes souvent idiotes et agaçantes, en tout cas agressantes, ce qui oblige à couper ses haut-parleurs si on veut naviguer en paix. Ne parlons par des accès aux serveurs de pub, qui ralentissent souvent considérablement le chargement et l'affichage de la page Web, quand tout le monde aspire à un chargement instantané, ni de la bande passante et du volume de données autorisé dans le forfait que ces messages aussi nombreux que volumineux grugent. Devant un tel constat de mépris des internautes par les publicitaires, avec la complaisance des webmestres, qui a envie de condamner Free (quelles que soient ses motivations réelles ) ou de pleurer sur le sort des Adsense et compagnie, ou encore des sites qui ont permis ça ? J'accepte et comprends parfaitement que les sites aient recours à la pub si celle-ci est discrète, mais tant qu'on nous IMPOSERA des pubs envahissantes et agissantes, je les bloquerai par tous les moyens possibles.
Tout d'abord, je ne souhaite évidemment pas la mort des sites qui vivent de la pub (quoi que certains n'apportent rien mais passons).
Cependant je trouve l'argumentation parfois fallacieuse et certains arguments peuvent être pris à contre-pieds :
1) Le fameux "Monsieur Michu" qui ne sait pas paramétrer
En quoi est-il plus digne de lui imposer de la pub tout en sachant que justement il n'a pas les compétences pour la bloquer ?
Monsieur Michu ne doit-il être pris que comme du temps de cerveau disponible ?
Empêcher les achats compulsif n'est-il pas salutaire en période de crise d'autant plus que les "dépensiers" sont souvent méconsidérés et critiqués par leur comportement non contrôlés ?
Si on met de la pub, c'est qu'on attend que les gens se fassent avoir, succombent.
Visez les gens n'ayant ni de connaissances techniques ni de conscience de la psychologie des pubs, en souhaitant fortement qu'ils n’acquièrent ni l'une ni l'autre, n'est certainement pas plus moral que de filtrer cette pub.
2) L'intrusion possible dans le choix de navigation
On s'offusque avec raison qu'un FAI (ou autre type d'autorité) puisse décider "à l'arrache" de filtrer du contenu accessible, que ce soit de la pub ou autre chose d'ailleurs.
Or, Free, sur ce coût n'est que l'agent d'un coup visible. Il y a beaucoup plus à craindre de filtrage dont on ne serait même pas informé.
Je dirais même que grâce à cette information, pour au moins contrecarrer le filtrage équipementier, on peut mettre en place nos propres modems-routeurs.
Après il reste les fameux DNS et routages qui se situent à un niveau supérieur, mais Free ne serait pas le seul à se prévaloir de cette possibilité.