Social: une «insurrection» qui fait pschitt!
Les médias adorent la dramatisation de la violence sociale au point de la fantasmer.
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Un chauffeur de taxi auxerrois, sachant que je travaille dans le domaine des relations sociales, m'interrogea début mai en ces termes: «Il y a quelque chose que je ne comprends pas. J'entends tous les jours dans les médias qu'il y a des grèves et des conflits sociaux violents partout. Pourtant, je vois ici dans l'Yonne qu'il y a pas mal de plans de licenciement ou d'entreprises qui vont mettre la clé sous la porte sans que ça crée de fortes tensions. Alors faut-il croire ce que je vois à la télévision ou ce que je vois dans ma région?»
Cette question est révélatrice des excès entendus de tous les côtés il y a encore quelques semaines sur la multiplication et la radicalisation des conflits sociaux. De la bulle financière on était passé à la bulle insurrectionnelle. Nous avons vécu un bel emballement médiatique, c'est-à-dire une «bouffée de folie passagère». L'effet de halo a joué à plein, l'aveuglement fut général. On ne pensait plus qu'à ça, on ne voyait plus que ça. C'est ainsi que les chaînes de télévision ont envoyé une équipe de cameramen là où l'an dernier auraient été écrites seulement trois lignes dans le journal local. Or plus on en parlait, plus on avait l'impression que la contestation était partout. Plus on en parlait, plus on banalisait et légitimait en quelque sorte les actions violentes sporadiques rencontrées çà et là. Bref, l'inflation médiatique était auto-entretenue.
A ce jeu-là, la palme revint sans conteste au Nouvel Observateur qui réussit à titrer il y a quelques semaines son numéro «L'insurrection française». Pour une insurrection, avouons qu'elle est restée fort discrète ! Rassurons les bourgeois : ils peuvent encore dormir tranquille !
Cette mal-information (comme on parle de mal bouffe) n'est pas sans faire penser à la couverture des émeutes dans les banlieues à l'automne 2005 par CNN qui donnait l'impression que la France était en pleine guerre civile. Depuis mi-mai pourtant, les médias sont globalement passés à d'autres sujets. L'insurrection sociale fait moins parler d'elle, sans doute parce que Mai 2009 fut loin, très loin, d'être Mai 68. Les manifestations syndicales du 26 mai et du 13 juin par exemple ont fait un bide. Les séquestrations semblent avoir disparu. L'insurrection sociale a donc fait pschitt!
Comment a-t-on pu en arriver à une telle bulle médiatique? A qui profite ces moments de dramatisation à outrance? Tout d'abord, aux médias. Les belles images font toujours vendre. Or la crise en elle-même, comme bien des sujets économiques, est difficile à illustrer au-delà des graphiques qui coupent l'appétit et l'attention de la ménagère de moins de cinquante ans assise devant son journal télévisé. A défaut de pouvoir proposer des images de la baisse de la consommation et de l'augmentation du chômage, les conflits sociaux sont de bons clients: leurs images sont parfois spectaculaires et souvent attrayantes. Le must, c'est de filmer une séquestration ou un saccage en direct.
Parler de la violence sociale permet également de jouer sur les passions, les peurs, les fantasmes, à l'image de la vague d'insécurité relatée par les médias lors de la campagne électorale des élections présidentielles de 2002 et de la figure du plombier polonais en 2005 avant le référendum sur la constitution européenne. Ce sont des sujets efficaces pour captiver lecteurs, auditeurs et téléspectateurs. C'est ainsi que les «Conti» sont devenus en l'espace de quelques jours des intermittents du spectacle d'un conte moderne de la vidéosphère, pour parler comme Régis Debray. En effet, la télé-réalité n'est jamais aussi fascinante que lorsqu'elle se joue avec de vrais gens, en direct et sous nos yeux.
Les collectifs de salariés en colère, c'est-à-dire les acteurs de la mise en scène, se réjouissent eux aussi de la médiatisation de leur affaire. Se retrouver sous les feux de la rampe n'est pas nécessairement déplaisant et se révèle généralement fort efficace lors de la négociation des indemnités de licenciement: le rapport de force se déplace. 50 000 euros en plus des obligations légales pour les salariés de Caterpillar, avouez que c'est pas mal.
Le phénomène n'est pas nouveau: les organisateurs de manifestations savent bien que ce n'est pas tant le nombre de personnes battant le pavé qui compte que le sens de la créativité des défilants et la capacité à se démarquer. Le marketing social est devenu un élément clé du dialogue social. Le syndicat Sud, habile en la matière, est ainsi largement surreprésenté dans les médias par rapport aux résultats obtenus aux élections prud'homales de décembre dernier. Mais les organisations syndicales plus installées profitèrent également de la situation. Cela leur permis de faire monter la pression sur le gouvernement et de montrer leur vivacité à l'ensemble des salariés, tout en rappelant leur utilité en tant que canalisateurs de la colère. Bref, qui cracherait sur un coup de projecteur et de la publicité gratuite?
L'extrême gauche n'est jamais en reste. Elle n'en demandait pas tant pour se faire mousser. Le facteur Besancenot est plus célèbre et tout aussi remuant que le facteur Jacques Tati. Dès lors, le rêve du Grand soir paraît moins édulcoré. Certains prennent leurs désirs pour la réalité et voient déjà un grand mouvement en marche, enterrant un peu vite le monde d'hier. D'autres, plus prudents, espèrent que la dramatisation du climat social donnera des ailes à la contestation, qu'à force de parler de risques d'embrasement les anticipations se révèleront auto-réalisatrices.
Plus globalement, les opposants politiques de tout bord au pouvoir exécutif actuel se frottèrent les mains tant et si bien qu'on pourrait se demander si, à défaut d'allumer la mèche, ils ne prétendirent pas eux-mêmes influencer les comités de lutte en soufflant sur les braises. Il est surprenant de voir des hommes politiques apparemment responsables espérer en sourdine un pourrissement de la situation. Le troisième tour social promis à Nicolas Sarkozy lors des élections présidentielles n'a pas (encore ?) pris, mais reste dans toutes les têtes. A défaut de rivaliser dans les sondages ou dans les urnes par une alternative politique crédible, les anti-sarkozystes voient midi à leur porte en fantasmant des risques révolutionnaires ou des manifestations de rue à même de déstabiliser le pouvoir. Quand Dominique de Villepin, l'homme du CPE, donne des leçons de dialogue social, une chose est sûre: le rire ne craint pas la crise.
La droite gouvernementale, quant à elle, tira aussi ses marrons du feu. Le Figaro vit ainsi des manipulations de l'extrême gauche un peu partout et certains intellectuels n'hésitèrent pas à brandir la menace du chiffon rouge. En cas de conflits sociaux, les esprits critiques et les déclinologues s'en donnent à cœur joie pour dénoncer cette spécificité française, cet atavisme protestataire du peuple gaulois sans toujours chercher pour autant à comprendre ses racines et les raisons de sa persistance. Les grincheux, ravis de remettre leurs thèses au goût du jour, en retrouvent presque le sourire. C'est dire! En outre, cette dramatisation des tensions sociales ne fut pas pour déplaire au président de la République lui-même, qui peut ainsi voir en Olivier Besancenot son premier opposant, et saper pour un moment encore la renaissance du PS de ses cendres.
Les «observateurs», eux non plus, ne sont pas allés se plaindre de la dramatisation. Les universitaires spécialistes du sujet n'ont jamais eu un tel accès à la scène médiatique pour diffuser leurs idées au grand public. De plus, les événements actuels leur donnent du grain à moudre pour les années qui viennent. Les consultants en relations sociales, pour leur part, surfent sur la crise à l'image des croque-morts se réjouissant des catastrophes naturelles: c'est bon pour le business. Etre des «profiteurs de guerre» à bon compte, c'est-à-dire sans trop mettre à mal son éthique personnelle, permet de conjurer la baisse du chiffre d'affaires des cabinets de conseil grâce à des prestations de conseil et des journées de formation sur les risques sociaux destinées aux managers et aux responsables de ressources humaines. C'est ainsi qu'on a découvert également l'existence de coachs anti-séquestration. Vive l'imagination !
Qui sont alors les grands perdants de l'affaire ? Qui ressort victime de la bulle médiatique? Le MEDEF? Peut-être, mais pas tant que ça. D'une part, parce que son image dernièrement n'était pas suffisamment haute pour disposer d'une importante marge de crédit à perdre. D'autre part, parce que la maladie apporte toujours son lot de bénéfices secondaires. Autrement dit, il y a un certain plaisir plus ou moins inconscient des dirigeants à se plaindre du peu de cas réservé au patronat français et à tirer la sonnette d'alarme. Enfin, du côté de l'UIMM, mais pas seulement, les quelques Iznogoud qui rêvent de prendre la place de Laurence Parisot en 2010 ne sortent pas leur mouchoir pour reconnaître que celle-ci a perdu la bataille de la communication dans les médias.
On ne peut pas affirmer non plus que le spectacle s'est joué sur le dos du public. Nous aimons nous plaindre et nous faire peur? Critiquer la France d'en haut, dénoncer les grands patrons et la trahison des élites, rêver à la fois d'un coup de pied dans la fourmilière et d'une victoire de David contre Goliath ? Nous en avons eu pour notre argent. Comme on disait naguère: une bonne guerre ne nous ferait pas de mal. Alors une révolte sociale, pourquoi pas ? D'un côté, les ex-soixante-huitards ne seraient pas tous opposés à un bis repetita; de l'autre, certains jeunes aimeraient bien connaître ça. On peut les comprendre : avouez que c'est une perspective plus divertissante que le chômage.
A l'aune de ce rapide tour d'horizon, la surdramatisation des tensions sociales était un succès couru d'avance: elle déchaîne les passions, comble de nombreux intérêts et laisse place aux fantasmes. Tout le monde est satisfait : c'est un jeu gagnant-gagnant. Ah si, j'allais oublier, il y eut peut-être un perdant: le réel; une victime collatérale: la vérité. Mais ce qui est bien avec cette dernière, c'est qu'on peut se nourrir sur la bête. La vérité est flexible, malléable, corvéable, jetable à merci. On peut la tordre dans tous les sens. Elle, elle ne bat pas le pavé, elle ne se plaint pas, elle ne radicalise pas. Pour le dire en un mot, elle n'a pas séquestré les médias.
L'insurrection sociale a donc fait pschitt. Mais le répit médiatique sera de courte durée. La dramatisation reviendra sûrement dès le mois de septembre: nombreux prédiront une rentrée chaude pour le pouvoir exécutif alors qu'il y a peu de chances pour qu'elle le soit.
Denis Monneuse
Crédit Photo: Saccages à Strasbourg lors du sommet de l'OTAN Reuters
Mis à jour le 16/06/2009 à 13h02














































Je tiens à saluer un article courageux qui, pour une fois, ne caresse pas les populations dans le sens du poil et ne se cache pas derrière un corporatisme des médias qui a trop souvent la vie dure. J'ai surtout apprécié la mise en évidence des relations qui se mettent en place lors de ces "surdramatisations médiatiques" et qui rendent les syndicats, les partis politiques et les journalistes complices du jeu des représentations et des images par lequel chacun cherche à tirer son petit profit.
C'est vraiment pour ce genre de position que l'on aime retrouver son Slate quotidien.
Bravo Mme pour votre article , sa lecture était un moment de grande vérité et une belle image de votre métier, INFORMER avec objectivité et intelligence.
Vous auriez pu rajouter que la grippe et le malheur vol 447 ont permis de relancer les journalistes de l'apocalypse la crise ne se vend plus malgré un chômage plus problématique chaque jour pour ceux qui sont touchés et pour le pays, point de première car cela ne ferait plus mousser "le peuple"
Vous redonner une valeur à votre métier.
cordialement
« La vérité est flexible, malléable, corvéable, jetable à merci. On peut la tordre dans tous les sens.» écrivez-vous. Il est tout à fait étonnant que la révélation d'une simple part de vérité humaine paraisse parfois si exceptionnelle que l'on se sent porté par une désir de remerciement. Je le fait avec beaucoup de sincérité pour votre article pour votre don de vérité. Je voudrais aussi que l'on en tire les conséquences sans classer l'affaire trop vite.
Il est vrai que « la vérité » ou la « réalité vraie » est toujours une construction basée sur le témoignage d'expériences. Sommes nous condamnés au relativisme? ll y a deux facteurs déterminants qui nous permettent d'y voir clair et de prendre des positions éthiques si, bien sûr, on se jugeait concerné et responsable plutôt que spectateurs passifs.
D'abord le Sens auquel vous faites référence, vous conviendrez que ce n'est pas qu'une affaire de sémantique ou de linguistique mais de discernement. Discernement des positions « d'être au monde » qui nous sont suggérées à chaque fois. Positions qui nous entrainent par contamination, par complaisance ou bien qui nous éclairent et nous rendent plus clairvoyants, plus matures, plus responsables, une finalité du journal Le Monde en son temps. Le Sens que l'on donne aux évènements, à cette situation de « bulle insurrectionnelle » prête à conséquence. Etre responsable c'est d'ailleurs répondre du Sens dans lequel on engage les choses pour soi et pour les autres.
Dès lors la responsabilité de tous ceux qui participent à de telles constructions est engagée, politiquement, moralement, économiquement. Celle des médias au premier chef qui feraient bien de reprendre les questions déontologiques sur de toutes nouvelles bases, en convergence avec les problématiques qui nous arrivent concernant la réalité et la vérité au temps d'internet. Le relativisme complaisant ne suffit pas à traiter de la relativité des expériences et des intentions, conscientes ou non. Je note au passage le travail de plusieurs commentateurs ou chroniqueurs qui n'ont cessé de dévoiler ces prophéties auto-exauçantes et qui ont alimenté les colonnes de Slate.fr sur le sujet.
Le second facteur qui intervient dans la construction des « vérités » est celui du niveau de maturité et de conscience des « producteurs » et « consommateurs » de réalités.
Le niveau des affects, réactionnel, confusionnel. On le voit quand des commentateurs ou des chroniqueurs affirment, souvent violemment des contre-vérités dans un tableau quelquefois quasi délirant de la réalité. Ces constructions sont prévisibles et répétitives une fois compris la sensibilité en jeu. On ne devrait pas s'en accommoder.
Le niveau des faits, empirique, qui dépend du point de vue, mais qui respecte une certaine objectivité, même relative. Sans mise en perspective on a cependant des constats sans signification qui en viennent à cultiver une forme de savoir ignorant.
Le niveau des représentations (mentales) qui est celui des modèles culturels, intellectuels, idéologiques. Là où l'intelligence des situations serait possible la fabrique des représentations, les mises en scènes, les constructions idéologiques et malignes prolifèrent. La fabrique tourne à plein avec le concours des images et la sollicitation des niveaux inférieurs; émotions suscitées et amplifiées grâce aux réactions d'inquiétudes et la gestion de l'angoisse, faits tellement trafiqués que leur communication est quelques fois leur seule factualité.
Le niveau du Sens, responsable. Il s'agit de mise en perspective, d'où ça vient ou ça va en termes d'humanité. Continuités temporelles, cohérence des niveaux de conscience qui y participent et prises de positions comme témoins et acteurs. Barak Obama nous en fait une démonstration, au Caire notamment, à laquelle Jean Marie Colombani a failli ici se laisser convertir.
Revenons en au théâtre que Denis Monneuse révèle si justement. Je voudrais y ajouter deux réflexions.
A l'issue de l'élection présidentielle j'ai été étonné d'entendre les « experts » du PS dire « nous avons perdu la guerre idéologique contre la droite et Nicolas Sarkozy ». Venaient alors les termes du tableau : ultralibéralisme, ami des riches qui prennent l'argent des pauvres, destruction des services publics, casse sociale, faire disparaître le droit du travail. L'esclavagisme quoi. Or je n'avais rien entendu de tout cela bien au contraire. Mais je n'avais pas compris et seulement avec cet article qu'il y avait bien eu une guerre idéologique engagée, mais pas par la droite, par la gauche, une certaine du moins particulièrement « intelligente » du maniement du langage et des figures suggestives. La guerre idéologique, le troisième tour social, a été perdue non pas en 2007 mais en 2009, ce printemps comme nous le montre l'auteur de cet article.
La réalité scénarisée, que la crise pouvait enflammer aurait-on voulu, s'est dissociée de celle des français. On peut-dire en fait que si ce n'est pas la droite qui a vaincu c'est la gauche qui a perdu sa propre guerre. Le clivage des réalités se révèle et les comptes sont rendus par l'élection. Les français ont voté.
Seulement tout cela n'est pas du jeu. Il y a des dégâts, des victimes. Ceux là sont les plus faibles qui n'ont pas les capacités de discernement. On leur a vendu le riche-méchant et les sauveurs-menteurs. Ils ne font plus confiance non pas dans tel ou tel homme politique mais dans le devenir de la cité, dans la convergence des richesses humaines pour le bien commun. Ceux là, les plus faibles, sont soit ceux qui sont déjà en marge économiquement ou moralement, soit ces gens moyennement ou très éduqués incapables de discerner le Sens de ce qui se passe. On en voit dans les manifs, on en voit sur ces scènes fabriquées, on en voit dans toutes ces structures auxquelles ils sont attachés comme des enfants. La nuisance est nationale.
Il faudrait que les fabriquants de réalités opportunistes que sont souvent les professionnels des médias comprennent qu'une opportunité leur est donnée de jouer un autre rôle. Le théâtre de la vie n'est pas une simple parenthèse distractive ni un jeu d'effets mais l'entreprise du progrès humain, humaniste donc.
Le résultat des élections, notamment le faible score du NPA (à moins de 5% des suffrages), vient de démontrer qu'on était loin de la "révolution" prophétisée par Villepin, et de "l'insurrection" annoncée par Le Nouvel Obs. Mais tout le monde a pu observer, pendant des semaines, la tendance de certains journalistes et de certains politiques à souffler sur les braises. Les journalistes interrogeaient fiévreusement : "redoutez-vous une explosion sociale ?" - et l'on entendait : "je souhaite personnellement une telle explosion"... Le/la politique répondait : "il faut faire en sorte qu'une telle explosion n'ait pas lieu" et l'on entendait : "ce serait formidable...".
En réalité, les syndicats gèrent avec un grand sens des responsabilités un mécontentement social parfaitement légitime du côté des précaires, intérimaires (premiers à être "remerciés"). Les journalistes et politiques devraient faire preuve de plus de circonspection, sortir des 6° et 7° arrondissements de Paris et cesser d'annoncer la révolution tous les matins.
Je trouve que l'article va bien plus loin en montrant la convergence des intérêts entre les journalistes, les syndicats et les hommes politiques qui favorise cette référence répétée à l'insurrection; On comprend ainsi que ce phénomène n'est pas prêt de s'arrêter. A nous de savoir en tirer les conséquences!
J’avoue que cet article est joliment bien pesé !
Seul petit bémol dans ces aveux : « 50 000 euros en plus des obligations légales pour les salariés de Caterpillar, avouez que c'est pas mal ».
Je ne sais pas si l’on peut dire de quelqu’un qui touche une indemnité de 50000 euros parce qu’il se retrouve au chômage, sans réelle perspective d’emploi future (ou d’avenir au choix du lecteur), et qui doit, malgré tout continuer à faire vivre sa famille me permettrais « d’avouer que c’est pas mal » !