Trailer est-il? Upstream Color, le retour du réalisateur prodige

Upstream Color - ERBP

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Trailer est-il?, c'est LA chronique quotidienne pour amateurs de bandes-annonces diverses et (a)variées: séries B plus ou moins prometteuses, raretés improbables, porno rigolo, docus décalés, etc.

Retour en l'an de grâce 2004. Alors que sortent sur grand écran des films comme Banlieue 13, Dirty Dancing 2 ou Fahrenheit 9/11, un film indépendant américain commence à exciter le petit monde geek (déjà pas si petit que ça, à l'époque) à coup de critiques élogieuses.

Ce long métrage fauché, Primer, est signé Shane Carruth et raconte comment une bande de bricoleurs geeks façonnent dans leur garage une étrange machine à remonter le temps.

Vu en salle à l'époque par un soir de grande fatigue, le film n'a pas forcément laissé une grande impression à votre serviteur, mais son originalité de traitement reste indéniable. On aurait aisément pu imaginer que Carruth enchaînerait sur une carrière à la Christopher Nolan ou à la Rian Johnson, mais il n'en fut rien.

Inactif pendant des années, Carruth a seulement participé, de loin, à la conception de certaines scènes du chouette Looper (signé Rian Johnson, comme par hasard), mais son grand retour est pour bientôt, avec la première au prochain festival de Sundance de son nouveau film, Upstream Color.

Difficile de saisir le propos du film à travers ce premier teaser (et tant mieux...) clairement sous influence Tree of Life de Terrence Malick (et tant pis...). Le pitch est le suivant:

«Un homme et une femme sont attirés l'un vers l'autre, empêtrés dans le cycle vital d'un organisme sans âge [sic]. L'identité devient une illusion alors qu'ils luttent pour rassembler les fragments épars de leurs vies brisées [re-sic].»

Dire que l'on a hâte de découvrir la chose relève du pléonasme, à une nuance près. Le titre Upstream Color éveille en nous de tristes souvenirs liés au titre d'une immonde chanson dont le titre est assez proche, phonétiquement. Le distributeur français (si le film en récupère un!) optera peut-être pour un autre blase, et on conseille au passage la lecture de cet intéressant article des Inrocks qui passe au crible quelques exemples récents de retitrage français plus ou moins bien pensés [vous pouvez aussi lire l'article, moins récent, de Cécile Dehesdin sur le sujet, NDLE].

Alexandre Hervaud

PS: la présente rubrique sera en pause la semaine prochaine (qui sera mise à profit pour peaufiner notre liste de nanars demandés au Père Noël).