Culture

Trailer est-il? Hammer of the Gods, viking et complètement marteau

Temps de lecture : 2 min

Trailer est-il?, c'est LA chronique quotidienne pour amateurs de bandes-annonces diverses et (a)variées: séries B plus ou moins prometteuses, raretés improbables, porno rigolo, docus décalés, etc.

S'il avait un marteau... - Vertigo
S'il avait un marteau... - Vertigo

On le sait, les Vikings ne se sont pas contentés de leurs petites îles glaciales du nord pour mener à bien leur bizness. Comme nous l'explique Wikipedia, pendant toute une période appelée l’Age des Vikings (entre 793 et 1066 de notre ère en Scandinavie et Angleterre) «guerriers et marchands scandinaves ont pillé et exploré une grande partie de l'Europe».

C'est durant cette ère que se déroule ce Hammer of The Gods qui nous intéresse aujourd'hui, qui se décrit comme «un conte intense et viscéral [on y verra sûrement des gens s'étriper donc, NDLR] au sein d'un monde dont l'unique langage est la violence [ça sera plus simple pour les sous-titres, NDLR]».

Voilà qui explique l'affiche pompant dans les grandes largeurs la série Spartacus, elle-même plagiaire absolue du film 300.

Première réalisation pour le cinéma d'un certain Farren Blackburn, rompu aux séries TV (Doctor Who, entre autres), ce film qui fleure bon le mâle hirsute a été écrit par un collaborateur de Nicolas Winding Refn, le metteur en scène de Drive qui avait déjà tâté du viking avec son trippant Valhalla Rising.

Cette première bande-annonce a la particularité de n'avoir aucun «money shot», terme anglophone du jargon hollywoodien qui désigne ce type de plan assez léché et impressionnant, façon déballage d'effets spéciaux (donc coûteux, d'où «money»). Certes, certains paysages montrés (mais déjà vus mille fois au cinéma) sont beaux, mais qu'il s'agisse des combats à l'épée ou des bastons mano a mano, rien de ce que montre la bande-annonce ne sort réellement du lot.

Hypothèse 1: le film n'a aucun plan de ce type, et on peut donc s'attendre à être un peu déçu.

Hypothèse 2, plus réjouissante: le film ne cède pas à la facilité du «je me dévoile intégralement dans mes trailers» et réserve son lot de bonnes surprises malgré tout.

Reste le titre, une belle promesse qui n'évoque pas tant le Thor récupéré par Marvel que Led Zeppelin, dont la chanson de l'immigrant vient illico à l'esprit. «We come from the land of the ice and snow / From the midnight sun where the hot springs flow / The hammer of the gods will drive our ships to new lands /To fight the horde, singing and crying: Valhalla, I am coming!». Nous aussi, gardez-nous une place à l'avant du drakkar.

Alexandre Hervaud

Alexandre Hervaud Journaliste

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