L’impossible porno pour femmes
Le X pour femmes est le serpent de mer du porno, entre autres parce qu'il pose la question de la sexualité féminine: mais qu'est-ce qui excite les meufs?
- James Deen et Stoya (capture d'écran) -
Dans le foot, il y a le serpent de mer de l’arbitrage vidéo. Dans le porno, celui du X pour femmes. Parmi les tentatives pour produire du film de cul pensé pour les femmes, on peut citer en 1999 Pink Prison produit par Lars Von Trier; en 2008, Canal + diffusait un collectif de films érotiques pour femmes réalisés par Arielle Dombasles, Laetitia Masson, Mélanie Laurent etc.; sans compter les films d’Ovidie et d’Erika Lust. Et en 2010, c’était Dirty Diaries qui sortait sur les écrans.
Si le sujet du porno pour femmes est à ce point prégnant, c’est évidemment parce qu’il représente un enjeu économique (nouveau public = nouveaux portes-feuilles) mais aussi parce qu’il pose la question de la sexualité féminine. Sacrebleu! Mais qu’est-ce qui excite les meufs?
L’idée d’un porno pour femmes sous-entend que la sexualité féminine est profondément différente de celle des hommes y compris dans la pratique masturbatoire. Une sexualité qui serait psychologique et non pas mécanique d’où des pornos pour femmes avec des scénarios plus complexes que «je te gang-bang sur un canapé face caméra», une sexualité moins visuelle que celles des hommes -> moins de gros plans trop crus, une sexualité sensible -> un rythme aussi palpitant qu’un épisode des Feux de l’amour avec moults travellings sur la goutte de sueur qui coule le long du torse.
La sexualité féminine n’est pas plus psychologique
Soyons clairs: dire que la sexualité féminine est plus psychologique sur celle des hommes, c’est faux. Ça a d’ailleurs été entièrement démenti par le test dit de Thalassa. Le test de Thalassa prouve que munie d’un vibro efficace, une femme peut atteindre un orgasme parfait par une stimulation totalement mécanique en se concentrant uniquement sur un reportage de Thalassa. (Evidemment, ça ne marche pas avec un gadget à 5 euros.)
L’orgasme féminin peut donc être aussi mécanique que celui des hommes. Et à l’inverse, l’orgasme masculin peut être très psychologique. Non, il ne suffit pas aux hommes de regarder deux écureuils en train de niquer pour jouir. Les hommes ont aussi des fantasmes. Ils ont aussi une psychologie.
Donc vouloir produire un porno spécifiquement féminin dénote grosso modo une vision rétrograde de la sexualité des femmes ou une volonté de faire du porno politique. Or la branlette n’est pas politique. Des femmes seront excitées en regardant d’autres femmes se faire humilier, c’est tout, c’est comme ça.
Pas de porno pour femmes à succès
Du coup, les pornos pour femmes n’ont jamais connu de franc succès alors que les femmes sont de plus en plus nombreuses à mater du X.
D’après le sondage IFOP-Marc Dorcel, 17% des Françaises en regardent régulièrement (plusieurs fois par an). Aux Etats-Unis, 1/3 des consommateurs de porno réguliers seraient des femmes, d’après un sondage fait par le magazine AVN, Adult Video News.
Conclusion: elles regardent les mêmes pornos que les hommes ce qui peut s’expliquer par le fait que les sites pornos présentent une grande diversité de vidéos. De même que les hommes ne regardent pas tous la même chose. Certains préfèrent l’amateur, d’autres le bondage. Pareil pour les femmes. Vous pouvez avoir à peu près n’importe quelle perversion, il y a une vidéo pour vous sur Internet.
Des plateformes pensées pour les hommes
Le vrai souci n’est pas tant le contenu même du porno qui ne serait pas adapté aux femmes mais plutôt que les plates-formes de X sont uniquement pensées pour les hommes.
- Mater un porno sur internet, ça veut dire se taper des pubs comme «allonge ta bite». «Arrête de te branler et va défoncer une chienne près de chez toi» etc. C’est un peu relou quand vous êtes une fille. Pour le coup, la nouvelle plate-forme lancée par Dorcel résoud ce problème. (Mais en pose un autre: les vidéos sont payantes et on ne sait pas encore si les femmes sont prêtent à dépenser de l’argent dans du film de boules.)
- Ça veut aussi dire que les critères de recherche sont uniquement pensés pour les hommes. Les films sont classés par catégories. Or les catégories qui concernent les acteurs ne concernent en vrai que les actrices. On choisit une nana asiatique, blonde, rousse, européenne, noir, grosse, jeune, vieille. Par contre, pour les mecs, la seule catégorie existante est «grosse bite». Impossible pour une consommatrice de se dire, tiens je materais bien un porno avec un eurasien de 35 ans qui se passerait dans un lieu public.
Caster pour les femmes
C’est révélateur d’une tendance générale: jusqu’à présent, les hardeurs n’ont jamais été castés en fonction des goûts des femmes. Pourtant, si on reprend le sondage Dorcel-IFOP, dans les trois critères les plus importants pour les femmes au moment de choisir un film X on retrouve «L’aspect naturel du physique des acteurs/actrices» et «la beauté des acteurs/actrices».
Et si le porno pour femmes, c’était simplement ça? Pas du porno avec un rythme ralenti et des tartines de dialogue mais avec des acteurs qui puissent nous faire fantasmer plutôt que les tas de viandes membrées qu’on nous présente habituellement.
Un tartare avec une bite turgescente au milieu ne nous suffit pas. Un porno féminin hétéro devrait en premier lieu accepter de placer l’homme en position d’objet de désir. Ce qui ne veut pas dire que les femmes seraient forcément dominantes, ça c’est le concept «objet de désir» à la sauce machiste.
Un hardeur qui fait fantasmer peut tout à fait être un mec dominant qui défouraille une actrice sur un canapé face caméra. Mais il faut que cet acteur ait autre chose à offrir que simplement des litres de foutre. Ce besoin de physique de hardeur de genre «humain» explique sans doute une partie du succès actuel de James Deen, l’acteur porno «boy next door», soit le voisin d’à côté (si vous êtes un peu chanceuse hein).

James Deen le 10 février 2010 / © Glenn Francis, www.PacificProDigital.com via wikimedia commons
Une normalité qu’il affiche dans sa bio Twitter «my name is james i am a simple guy who likes to eat sleep and watch tv... oh ya i also bang chicks for a living :-)»(mon nom est James je suis un gars normal qui aime manger dormir et regarder la télé… oh et aussi je nique des meufs pour vivre).
Une image sympa qu’il cultive savamment à coup de déclarations comme:
«J'aime juste le sexe, et j'aime le porno, et je pense que c'est marrant. Je suis toujours terrifié d'un jour me rendre compte que j'ai un secret sombre et profond, une expérience terrifiante et horrible et que je vais me dire "En fait je ne suis pas normal. Je suis fou!" Mais ça ne semble pas être le cas.»
Du coup, James Deen avec sa gueule normale, son air tranquillou, et débarquant au moment où de plus en plus de jeunes femmes regardent du porno est devenu une star. (Toujours d’après le sondage IFOP-Dorcel, l’écrasante majorité des consommatrices de X a moins de 25 ans.) L’acteur se retrouve avec des tumblrs à sa gloire (NSFW) tenus par ses fans, agrémentés de déclarations comme «Everything about James Deen makes me wet!» (tout ce qui a trait à James Deen me fait mouiller!).

Le succès de cet acteur en dit plus long que toutes les études sur le sujet «femmes et porno». Parce qu’on ne peut pas vraiment dire que James joue dans des films softs avec des scénarios élaborés. Il est la star des productions BDSM de la société Kink. Autrement dit il étrangle, il fesse, il bifle, il étouffe, il sodomise à tour de bite, il humilie en public (catégorie «public disgrace», je vous laisse aller voir par vous-même). Et il est devenu le fantasme des adolescentes. On peut s’épargner un laïus sur la dépravation perverse de nos ados. En l’occurrence, elles font preuve de bon goût parce que dans ces vidéos, James a un rôle de… mentor. Enfin… un mentor qui a l’air de dire «ce qui m’intéresse c’est de te faire jouir, même si je dois te faire saigner pour ça».
Pour découvrir «l’oeuvre» de James Deen, le mieux est de commencer avec les films qu’il a tournés avec Stoya – un avis que partage Gonzo, mon confrère du Tag Parfait ce qui prouve bien qu’un bon porno n’est ni masculin ni féminin.

Titiou Lecoq
Mis à jour le 17/12/2012 à 16h44














































Elles sont prêtes, et non "prêtent" comme écrit dans l'article.
La première fois que je vois un peu de bon sens dans un article de ce genre, tant ce sujet est habituellement traité.....! de façon stupide.
Sous prétexte de revendication de l'égalité hommes/femmes, combat pour lequel je suis tout à fait d'accord, pour lequel je concède qu'il y a encore beaucoup d'efforts à fournir notamment sur l'égalité des salaires...etc on nous essaie de nous vendre que physiquement et physiologiquement les femmes et les hommes sont pareils.
Parlons donc de sexe, les hommes parce qu'ils ont une bite (eeeh oui!) ont une idée de la sexualité "conquérante". Ils sont physiquement excités. Ils s'imaginent facilement prendre la secrétaire sur le bureau sans aucun préliminaire et sans attachement a posteriori. Certains vont voir des putes. Le porno est donc logique et correspond à l'excitation masculine.
Les femmes, à part une minorité revendicatrice, ont une sexualité plus "réceptive", elles ont besoin d'être conquise, de recevoir, d'être séduite. L'article plutôt intéressant veut nous faire croire que leur sexualité est identique.
D'ailleurs il n'y a que 17% de consommatrice régulière, combien d'hommes? 90%
Je le dis gentillement, égalité n'est pas synonyme d'identique!!
Merci
C'est bien joli tout ça, mais il y a aussi des femmes (comme moi) qui ne sont pas du tout excitées de voir d'autres femmes humiliées ou maltraitées, et même ça les fait redescendre aussi sec. Mais qui par contre aiment bien s'exciter avec des images pornos, en effet.
Et qui donc aimerait bien des pornos où les femmes ne sont pas dominées (sans pour autant être forcément dominantes) ni fessées ni attachées ni rien de tout ça, mais caressées, léchées, sucées... qui peuvent prendre l'initiative ou se laisser faire... Ou l'excitation et le plaisir sont réciproques, dans l'échange... Je vous assure, ça peut être très excitant ! Je connais aussi des mecs qui préfèreraient.
Malheureusement, yen a pas beaucoup, des pornos comme ça. C'est ça qu'il faut changer, nom d'une léchouille !
Entièrement d'accord avec vous. De plus, l'auteur de l'article tourne les coins ronds en passant sur, je l'écris dans mes mots puisque là je ne peux plus voir l'article, sur les effets négatifs de la porno chez les jeunes, en particulier chex les filles, qui auront une vison tordue et misogyne de la sexualité, prête à accepter n'importe quoi par la suite.
Socialement donc, avançons vers l'arrière.
Pas le genre de discours facile à faire avaler quand on est un homme justement... Du coup, merci de le faire pour nous ! (de toute façon, j'imagine que pour les féministes enragées du porno ça doit être kif-kif : on est soit macho soit traîtresse...)
Très bien le rappel des études récentes sur la consommation du porno "révélant" que les jeunes femmes (en gros) sont clientes de porno, même si celui-ci ne les satisfait pas complètement (AVN et surtout étude Marc Dorcel-IFOP qui a manifestement bien réussi à faire buzzer son lancement de site).
Par contre, du coup dirais-je, votre article 1)manque par ailleurs de sourçage et 2)tombe dans le piège de la bitochattophilie.
Quid des fondements de la composante psychologique des désirs, masculins et féminins? Mais oui, les femmes aiment le sexe, ok, mais quoi d'autre?
Quid des exigences de l'internaute femme en quête de porno sur une de ces plateformes qui seraient pensées pour elle?
Oui, il n'y a pas la section "jeune asiat'", mais sinon que peut nous apprendre la sociologie(les africaines fantasment-elles sur les asiat'?), la psychologie ("moi, les petites bites, ça m'excite") sur les moteurs/fantasmes spécifiques à la femme?
Et la fameuse plateforme, là, collatéralement buzzée par cet article et tant d'autres, en quoi se distingue-t-elle des majors plateformes actuelles?
Autant lire le rapport de l'enquête, on en apprendra aussi peu sur ces questions:
http://www.ifop.com/?option=com_publication&type=poll&id=2057
Quant à la jolie succession de termes du registre familier dont une journaliste, soit-elle indépendante, peut se passer, bein, je vais jouer le vioque réac' 12 secondes.
L'évocation des litres de foutre qui explosent de la grosse bite turgescente du tartare qui défouraille l'actrice du film de boules, cela dynamise probablement l'article, en affirmant le style positivement "décomplexée du clito" de la journaliste, mais est-ce porteur de sens dans cet article?
Sinon, la partie "Phénomène James Deen", elle, est cool.
Ouais, y faut plus de fantasmes "boy next door" dans les rangs féminins. Ça nous donnera à nous, les bien membrés ne disposant pas de la physionomie d'un Brad Pittboules, de chances supplémentaires de poster sur le web nos vidéos amateurs de relations hardamment respectueuses du plaisir de chacun chacune.
PS: le bondage n'est pas une perversion, c'est une pratique sexuelle.
Pour les "pratiques sexuelles" vous parlez pour vous et personne d'autre! Laissez nous le loisir et la liberté de choisir NOS pratiques. Merci
Tout dépend du caractère de la personne et de son tempérament, de sa culture, de son CV et/ou de son historique. Un fleurt peut régler le problème et plus si besoin. Parfois, la solution n'est pas dans les rapports sexuels. Trop d'amour tue l'amour: le jeùne, la prière, le sport, les sorties soignent le tempérament de la personne et il ne manque que la cerise sur le gateau!
C'est horrible. Le mec mouline comme une machine. Aucun tempo, aucune vista, juste un bourringue qui donne envie de zapper. Si c'est ça que veulent les femmes, ça en dit long sur les femmes.
LES femmes, ça n'existe pas plus que LES hommes (tous des violeurs) LES Français, etc. etc.
Nous sommes tous... uniques. Sauf sous les dictatures on ne pense pas tous pareil non plus.
Encore de le faute des femmes! Faut pas tout mélanger, Je pense que d'ailleurs la femme qui a signé cet article ne l'a pas écrit ou alors c'est un mec!
Je suis plutôt surpris (et satisfait) de la façon dont est traité l'article ! Oui, la sexualité féminine est encore encrassé de cliché dégoulinant, et il est bon de rappelé que la "sexualité féminine" n'est pas FORCEMENT psychologique !
J'insiste sur le FORCEMENT, car, comme le souligne Zackatoustra et Béatrice, la sexualité féminine ne saurait se résumer à un exemple , aussi parlant soit il! Il y a donc aussi des femmes qui ont une sexualité plus psychologique et qui préfère des films avec des "tartines" de dialogue !! Il ne faut donc pas tomber dans le cliché inverse !
Même si vous le dites en filigrane dans votre article, ce qui a d'important à comprendre, ce n'est pas tant que la sexualité des femmes soit "différente" , c'est que le monde du porno n'a pas "prévu" le gout des femmes! Comme vous le dites, ça concerne les critère de recherches, mais aussi les appellation de vidéo (presque toujours centré sur la femme, et souvent en terme humiliant ), mais aussi le choix de plan (toujours centré sur la nana), le choix acteur/actrice, etc....
Une fois que les désirs féminins auront été entièrement intégré dans la conception des vidéos, un site porno "pour femme" risque fort de ressembler à un site porno "pour homme", avec la même variété, si ce n'est que ce seront les acteurs qui seront ciblé, et des plan légèrement différents !!
Je suis plutôt surpris (et satisfait) de la façon dont est traité l'article ! Oui, la sexualité féminine est encore encrassé de cliché dégoulinant, et il est bon de rappelé que la "sexualité féminine" n'est pas FORCEMENT psychologique !
J'insiste sur le FORCEMENT, car, comme le souligne Zackatoustra et Béatrice, la sexualité féminine ne saurait se résumer à un exemple , aussi parlant soit il! Il y a donc aussi des femmes qui ont une sexualité plus psychologique et qui préfère des films avec des "tartines" de dialogue !! Il ne faut donc pas tomber dans le cliché inverse !
Même si vous le dites en filigrane dans votre article, ce qui a d'important à comprendre, ce n'est pas tant que la sexualité des femmes soit "différente" , c'est que le monde du porno n'a pas "prévu" le gout des femmes! Comme vous le dites, ça concerne les critère de recherches, mais aussi les appellation de vidéo (presque toujours centré sur la femme, et souvent en terme humiliant ), mais aussi le choix de plan (toujours centré sur la nana), le choix acteur/actrice, etc....
Une fois que les désirs féminins auront été entièrement intégré dans la conception des vidéos, un site porno "pour femme" risque fort de ressembler à un site porno "pour homme", avec la même variété, si ce n'est que ce seront les acteurs qui seront ciblé, et des plan légèrement différents !!
@gdem: typiquement le genre de cliché dégoulinant dont je parlais! Et combien de pourcentage de différence imputer vous à la façon d'élever les enfants dans notre sociétés, qui fait tout pour placer homme et femme sur des plans différents, notamment au niveau du porno (normal pour les hommes, honteux pour les femmes) ?? Vous connaissez bien peu aux femmes !!
Pardonnez-moi ce commentaire un peu décalé mais je me demande vraiment comment l'industrie du porno peut encore exister. Avec Histoire d'O, Helga et Emmanuelle on remplissait les salles mais pourquoi aller dépenser son argent dans une vidéo payante alors qu'il y en a tellement de gratuites sur Internet? Est-ce que payer fait partie du jeu érotique?
Quand à l'attribut "prégnant" de l'article, c'est d'un lourd! Tout article écrit par un psycho-socio qui se croit intellectuel est saupoudré de prégnant. On gangrène notre langue avec ces nouveaux mots à la mode qui recouvrent des locutions existantes comme "sociétal", "dysfonctionnement" ou pire encore "dangerosité".
Cela avait bien commencé...
"Des femmes seront excitées en regardant d’autres femmes se faire humilier, c’est tout, c’est comme ça."
Désolée pas envie de lire la suite, vous nous parlez de votre sexualité là.... Cela vous rassure de penser cela, j'imagine.
La sexualité féminine est multiforme Monsieur. Quand un sujet est difficile à traiter, il est bon d'éviter les lieux communs masculins.
Belle journée.
Vous avez compris que l'article était écrit par une femme non?
Autant j'ai apprécié que cet article traite la sexualité des femmes à égalité avec celle des hommes et qu'il démontre que le porno peut être apprécié par tous, autant je trouve qu'il va dans l'excès inverse!
"Ça a d’ailleurs été entièrement démenti par le test dit de Thalassa. Le test de Thalassa prouve que munie d’un vibro efficace, une femme peut atteindre un orgasme parfait par une stimulation totalement mécanique en se concentrant uniquement sur un reportage de Thalassa."
--> Je ne sais pas sur combien de femmes ce test a été fait et je veux bien croire qu'il ait fonctionné sur certaines mais il est assez évident que ce n'est pas "entièrement" démenti par l'enquête. Beaucoup de femmes ont des difficultés à ressentir le plaisir aussi facilement que la majorité des hommes... Si le vibro suffisait à atteindre un orgasme parfait, on serait plus nombreuses à en avoir dans nos tiroirs de tables de nuit...
"L’orgasme féminin peut donc être aussi mécanique que celui des hommes."
--> Autant j'ai beaucoup apprécié la suite du paragraphe, autant celui-là me gêne un peu. Je doute que l'orgasme féminin soit souvent et régulièrement "mécanique" et raconter qu'il l'est ne fait que créer des frustrations et des complexes chez de nombreuses femmes qui ne comprennent pas pourquoi, alors que leur partenaire fait "tout ce qu'il faut", ça ne marche toujours pas. Hé bien, le problème c'est qu'il y a beaucoup plus de facteurs nécessaires que des gestes techniques et des pressions telles que celles d'un vibromasseur pour déclencher un orgasme.
"En l’occurrence, elles font preuve de bon goût parce que dans ces vidéos, James a un rôle de… mentor. Enfin… un mentor qui a l’air de dire «ce qui m’intéresse c’est de te faire jouir"
--> Enfin ok, ça prouve qu'il est un minimum préoccupé par sa partenaire contrairement à ce qu'on raconte sur les acteurs porno mais ça n'en fait pas du tout un "mentor de bon goût". L'obsession de la jouissance dans les relations sexuelles est un gros poids pour de nombreuses femmes qui sont persuadés que ne pas avoir d'orgasme est avoir une sexualité déficiente. Quand un partenaire sexuel veut à tout prix que la fille ait un orgasme et qu'il tente toutes les combinaisons possibles pour ça en lui assurant "attends, je vais te montrer ce truc que tu connais pas, tu verras, ça va marcher!", cela créé une sorte de pression : si ça ne marche pas pour elle, il sera déçu et perplexe... et la fille aura l'impression d'avoir foiré son coup, comme si son orgasme n'était même plus son plaisir à elle mais qu'elle quelque chose qu'elle devait à l'homme aussi.
On peut avoir une sexualité heureuse sans avoir besoin de jouir toutes les cinq minutes. La sexualité ne se résume pas à l'orgasme.
En bref, je trouve qu'il y a des points positifs dans cet article mais aussi des choses qui vont dans l'excès inverse et qui ne participent pas à la libération de la sexualité féminine du tout!
On ne peut pas dire que la sexualité des femmes a les mêmes "symptômes" que celle des hommes. Et je dis ça, je suis la première à soutenir qu'hommes et femmes sont globalement pareils, y compris dans leurs capacités physiologiques... Mais il faut être réaliste, il y a quand même des exceptions et des différences, et en particulier quand ça a trait aux ressentis sexuels.
Par contre, concernant les fantasmes, c'est autre chose et je crois qu'effectivement, une femme n'a pas forcément besoin de romantisme et de cérébral pour être excitée.
Comme je viens de le dire le début de l'article est intéressant les plateforme ne sont pas penser pour nous les femmes. Car la seules catégories d'hommes sont les homos.
Mais bon sang chacune à ses préférences, il devrait en avoir pour tous les goûts.
Moi ce James Deen ne ma fais pas bander, moi c'est plutôt le type dieux du stade. Et pourquoi l'homme serait toujours supérieur à la femme en étant notre MENTOR! IL FAUT DE TOUT VOILA TOUT. Pour des Titou (je suppose qu'elle aime les mec normaux avec leurs poils) et pour des filles comme moi (mec grand bodybuldé rasé de très près).
En fait tout les partis ont raison, la sexualité ne fait pas dans la normalité. Chaque homme, chaque femme peut la concevoir de manière différentes
. Mais là il faut sortir de plusieurs idées reçues :
1. Personnellement, je ne considère pas l'éjaculation comme un orgasme, la part de psychologie à son rôle à jouer sinon, j'ai juste eu un peu de plaisir. Des études démontre que la sexualité masculine n'est pas que mécanique mais aussi psychologique (voir certains cas d'impuissance, et autres) et inversement pour les femmes.
2. Moi aussi j'aimerais avoir des films pornographique avec un peu de scénario, avec un peu de class et pas juste du "je te mets ma bite salope", moi j'aime pas la sexualité qui joue avec la femme comme objet sexuelle.
3. Il y a toujours des personnes qui ne sont pas au parfum des dernière recherches en termes de sexualité féminine. Elle à une part mécanique, et une part psychologique tout comme l'homme lorsqu'il ose sortir du carcan machiste du "j'ai une bite, je te baise sur le bureau". C'est faux, moi j'aime bien cette idée mais j'aime aussi l'idée de caresser longuement ma copine, de la doigter dans une salle de cinéma, de lui faire des bisous sur tout le corps, tout en pinçant le bout de ses seins.
4. Les hommes on tendance à trop chercher dans le monde animal pour légitimer leur position de machiste, des hommes on une queue donc une sexualité conquérante mais encore là, il s'agit de bien des idées reçues. Dans le règne animal on trouve tout les types de sexualité, un groupe de chercheur à observer 1600 cas d’homosexualité récurrent chez des animaux, les dauphins aiment faire l'amour, et moi je suis la preuve que je n'aime pas que foutre ma bite dans un trou, mais que j'aime la préparation psychologique avant tout acte sexuelle.
Pour conclure, la sexualité n'a pas de norme et le problème du porno, c'est qu'il est trop dans la norme, et ne répond pas aux attentes des goûts différents de la population.
Le porno étant une représentation simplifiée de la réalité destinée à exciter le désir sexuel, il existe depuis longtemps pour les femmes : ce sont tous les romans/films Arlequin... Il s'agit d'une forme de représentation simplifiée de la relation amoureuse destinée à éveiller la libido féminime, une libido plus formatée pour réagir au stimuli amoureux...
En tachant de faire court, la joie du porno est aussi celle de sa profusion, et d'une certaine diversité. C'en est à oublier les premiers pornos qui sont (à mon goût) les plus agréables à regarder... Avec même un scénario et une bande son en prime ! A qui sera intéressé, "deep throat" ne concerne pas que le water gate, "behind the green door" n'est pas qu'un mythe et "devil in Miss Jones" ne relève pas du film d'horreur. Vive les poils et vive l'imagination !
Bon, votre réflexion n'est pas inintéressante, elle a le grand mérite de nous apprendre ce qui vous excite. Et cela pourrait s'avérer un jour utile, si nous avons le plaisir de nous croiser en soirée.
Mais, en voulant vous attaquer au cliché du "porno féminin", pourquoi contribuez-vous aveuglément à répandre au autre cliché, selon lequel le plaisir masculin serait mécanique ??
Mesdemoiselles, mesdames, messieurs, chère Titiou, une fois pour toutes et ad vitam eternam : une éjaculation, ce n'est en rien la garantie d'un orgasme.
Merci de votre attention.
J'ai trouvé l'article très bien écrit, sur le fond et la forme, du coup j'ai lu vos autres articles...
mais j'ai du mal à croire que vous êtes une femme :) (je ne dis pas ça de manière péjorative)