Jacques Attali: nationaliser l'Etat
Arnaud Montebourg s’est conduit, dans le dossier de Florange comme dans d’autres depuis sa prise de fonction, d’une façon dynamique, volontariste, et sûrement de bonne foi. Mais contraire aux intérêts de la nation.
- Arnaud Montebourg, en septembre 2012 à Florange. REUTERS/Vincent Kessler -
Avant de menacer de nationaliser des entreprises privées, les hommes politiques devraient commencer par nationaliser l’Etat; c’est-à-dire le mettre au service de la Nation et non de leurs ambitions politiciennes ou médiatiques.
Ce qui vient de se passer à Florange est révélateur de ce mal. L’on peut, l’on doit même, réprouver la stratégie de Lakshmi Mittal, financier sans parole ni stratégie industrielle; mais un ministre, en l’occurrence Arnaud Montebourg, ne peut oublier que la France n’est pas la Corée du Nord et qu’elle évolue dans une économie ouverte à tous les vents du monde.
Il ne peut non plus oublier que les investisseurs étrangers –que tous les gouvernements se disputent, et qui, avant d’investir dans un pays, en mesurent l’attractivité– ne peuvent qu’être terrifiés quand un ministre dit que l’un d’entre eux, qui y emploie plus de 20.000 personnes, n’est pas bienvenu en France.
Cette sortie médiatique, aussi bien intentionnée serait-elle, coûtera à la Nation des milliards d’investissements et donc des milliers d’emplois. Sans évidemment qu’on puisse en attendre aucun résultat, puisque la nationalisation d’un site sidérurgique sans ses capacités de distribution et de transformation, et sans ses licences technologiques, dans un secteur où la surcapacité de production européenne est durable, est vide de sens.
Il faut être bien ignorant, ou bien soucieux de son image, au détriment de l’intérêt général, pour faire naître chez les travailleurs, de Lorraine et d’ailleurs, de tels faux espoirs.
Il était évident, depuis le premier jour, que la nationalisation de Florange n’avait pas de sens, ni économique, ni social. Qu’il n’y avait pas de repreneur fréquentable. Que la menace de nationaliser n’est pas une menace crédible. Et que prétendre que la nationalisation ne coûterait rien parce qu’on la financerait en vendant des actions d’autres entreprises publiques vaut le discours de quelqu’un qui prétendrait ne rien risquer au jeu puisqu’il n’y mise que ses bijoux de famille.
Arnaud Montebourg s’est conduit, dans ce dossier, comme dans d’autres depuis sa prise de fonction, d’une façon dynamique, volontariste, et sûrement de bonne foi. Mais contraire aux intérêts de la nation.
L'Etat au service de l'avenir
Au lieu de faire son métier de ministre du Redressement productif, qui est de créer les conditions de l’amélioration de la compétitivité des entreprises, de favoriser l’éclosion d’entreprises nouvelles, en particulier écologiques, de mettre en réseaux universités, centres de recherches et entreprises, d’accompagner la croissance des entreprises de taille intermédiaire, d’attirer des investissements étrangers, il passe son temps dans les médias à prétendre défendre des emplois perdus (voire inexistants, car occupés par des personnes partant bientôt en retraite), sans se préoccuper ni de protéger ni de former ceux qui sont ainsi menacés, ni d’attirer sur ces territoires des emplois nouveaux.
Et en s’absentant quand il s’est agi d’expliquer, (comme l’a fait courageusement, à sa place, le Premier ministre), que la nationalisation d’un site industriel, dans un secteur où la demande s’est structurellement effondrée, est une idée absurde, contraire aux intérêts des travailleurs et des territoires; et qui ne peut que séduire des capitalistes cyniques, qui y verront une façon d’obtenir des contribuables le financement de leurs pertes.
Nationaliser l’Etat, c’est le mettre au service de l’avenir. C’est, pour un ministre, se demander ce qu’il peut faire, modestement, d’utile pour les générations suivantes. Sans se préoccuper de sa popularité. En acceptant le monde tel qu’il est, pour en tirer le meilleur parti.
Jacques Attali
Egalement publié sur L'Express
Mis à jour le 04/12/2012 à 7h05
















































Le texte de J. Attali est comme souvent bien intéressant, mais un moment donné, il faut arrêter de croire que seuls les métiers dits "d'avenir" (autrement dit les métiers du tertiaire) valent la peine d'être défendus. Car contrairement à ce qu'on pense, beaucoup de ces métiers sont facilement délocalisables (exemple: l'informatique en Inde).
Nous devons tout faire pour préserver l'emploi industriel dans notre pays. Il ne nous reste qu'une douzaine de raffineries et moins d'une dizaine de hauts fourneaux. Il est stratégique pour notre pays de les préserver, même si çà doit couter de l'argent.
Aujourd'hui nous sommes en paix (enfin si on omet l'Afghanistan, et si on oublie le début d'année avec la Libye) mais qu'en sera t'il dans 1 an ou 10 ans ? Ce n'est pas avec des métiers écologiques ou avec les fonctionnaires de Bruxelles que nous défendrons notre pays. Mais avec du pétrole et de l'acier !
Pour finir, je ne peux m'empêcher de sourire quand je lis que JM Ayrault a fait preuve de courage dans ce dossier...
Moi, j'ai l'impression qu'il est plus fort pour envoyer la gendarmerie mobile à Notre dame des Landes que pour tenir tête à Mittal...
Excusez moi, mais les metiers d'avenir ne relevent absolument pas du tertiaire. Si les developpeurs sont effectivement facilement delocalisables (meme si ca ne va pas sans contraintes : langue, decalage horaire, etc), je ne pense pas que les activites de materiaux composites, d'integration du numerique dans l'industrie, le developpement de nouveaux composants, l'utilisation creative de technologies nouvelles... relevent du tertiaire.
La siderurgie n'est absolument plus strategique dans la meme mesure qu'elle l'a ete par le passe (du au developpement de materiaux nouveaux) et le gros de la demande mondiale se situe dans les pays emergents (qui doivent effectuer de gros travaux que nous avons surtout fait dans le xxe siecle : infrastructures, ponts, villes a cause de l'exode rural, etc), donc produire de l'acier dans les memes quantites qu'avant ne presente qu'un interet limite pour nous.
Pour ce qui est des metiers "ecologiques", tot ou tard les modes de production d'energie vont evoluer, et il y a de grandes probabilites pour que la technologie a l'origine de la prochaine revolution industrielle (ou transition energetique) provienne d'un pays occidental developpé (tt simplement pke ce sont eux qui investissent le plus en r&d dans ce domaine), et il serait hautement interessant economiquement, strategiquement et politiquement que cette techologie soit francaise ou au moins que la france soit un fleuron dans le domaine (comme avec l'aviation et le nucleaire), plutot que de se retrouver a traiter sur un pied d'egalite avec des pays qui sont a 10000 lieues de nos valeurs (democratie, droits de l'homme...) comme le qatar ou de partir en guerre sous motif humanitaire pour 35% du petrole lybien.
Je pense qu'en se tournant vers l'avenir plutot qu'en s'arc boutant sur des emplois du passe (un emploi n'est pas un homme, un emploi est quoi qu'il arrive voué a la destruction alors que les hommes evoluent, apprennent, s'adaptent) l'industrie et l'economie francaises peuvent avoir de tres beaux jours devant eux
Même les matériaux composites ne se substitueront pas aux coques en alu et à certaines pièces en tungstènes. Bien au contraire on a besoin de mineurs , de pays, de sylviculteurs. Il faudrait construire plus de haut fourneaux avec les incinérateurs des poubelles et faire plus de méthanisations pour faire des nouveaux matériaux, de la métallurgie. A noter que les nouveaux composites sont donc faits via les méthodes de dépôts chimiques sous vides donc on a besoin de chaleur. Faut moderniser l'outil industriel mais arrêter en France d'abandonner les activités non rentables car peu automatisées! Pour l'industrie automobile, il faut faire du co branding comme les japonnais, c'est à dire associer une tablette archos à une voiture, avec des sièges louis vitton en alcantara, un tableau de bord en acajou roche bobois et un moteur PSA
Nationaliser l’Etat, c’est d’abord lui redonner une cohérence d’action, une stratégie guidée par le seul intérêt général, celui qui bâtit l’avenir. L’Etat est un outil, encore doit-il être utilisé par des mains expertes qui n’ont d’ambition que servir la construction de l’œuvre finale: le plan, la vision doivent être connus clairement permettant le choix démocratique. Celui-ci fait, première opération: contrôler la qualité de l’outil et celui-ci depuis longtemps n’a plus guère été maintenu, entretenu: l’outil doit être réparé tant la dérive des intérêts particuliers comme des idéologies « court-termiste » et holistiques l’ont dissout en bureaucratie et autojustifications redondantes: à l’aune de ces lourdeurs, autant que nationaliser l’Etat, c’est décoloniser la France qui importe: la décoloniser de ses rentes, niches, connivences et clientélisme. A défaut, c’est l’impuissance née de cette balkanisation rampante de l’Etat qui ne sait plus qui servir tant la Nation est un mot devenu tabou: Jacques Attali le repositionne avec bonheur sur la chemin de l’intérêt général.
99% d'accord avec vous. Néanmoins, je crois que l’allégeance à la Nation n'est pas la solution. La Nation est en voie d'"obsoletisation". Elle n'a plus de sens au XXIème siècle. Ce qui a dus sens, au niveau géostratégique, c'est les États Unis d'Europe avec une constitution démocratique.
La nation obsolete? Regardez les Allemands qui ont decide de financer leur systeme de protection sociale (en particulier les retraites) grace a une strategie de surplus enorme de leur balance des paiements vis a vis des autres pays de la zone Euro par une guerre de competitivite (baisse des salaires sauf pour les 2 a 3% plus favorises). Ceci permet entre autres a leur citoyens de prendre leur retraite apres environ 35 ans d'activite (contre 41 ans en France) et de mieux controler l'endettement de l'etat. Le probleme (partiellement induit) de la France est l'assiette trop restreinte de notre economie pour financer notre systeme de protection sociale (quand on sait que les Francais achetent pour plusieurs dizaines de milliards d'euros de bagnoles Allemandes... et viennent se plaindre que leurs retraites seront reduites dans de tres grandes proportions suite a la disparition du secteur industriel en France, bonjour la coherence...). L'Europe n'existe pas (Budget 1% PNB ) sauf pour edicter les regles d'un marche qui recompense les plus forts et reduit a la misere les plus faibles, tant que ce sera le cas, les nations sont les seules entites qui peuvent nous proteger. Donc, soit on fait l'Europe (sortie par le haut) soit on la casse (sortie par le bas) mais on veut pas de la voie sans issue de l'Europe actuelle. C'est la qu'Hollande est attendu au tournant. Sinon, on aura Le Pen ou Melenchon...toujours mieux que non issue...
M Attali devrait faire la difference entre 2 type d invetsisseurs.
Il y a ceux qui viennent en France afin de developper quelque chose (et en effet il faut les acceuillir a bras ouvert) et ceux qui viennent afin de racheter et d eliminer un concurrent.
C est exactement ce qu a fait Mittal. Il a elimine Arcelor et il est evident qu il ne voulait que racheter les part de marche et les brevets
Dans le cas de Mittal, comme toute l acquisition a ete fait a credit, il est evident qu aux premieres difficultes il allait fermer car il doit maintenir un flot de cash pour rembourser
La siderurgie est une activite cyclique: il y a des annees tres remuneratrices (ou mittal a utilise l argent pour ahcter des mines) et des annees de vaches maigres. Si vous avez depnse tout l argent des annees fastes et pire fait des dettes pour acheter des mines, il est clair que les annees maigres risquent de vous etre fatales
Enfin fatales aux employes de Mittal et a l etat qui devra payer les allocations chomages et autres. M Mittal lui a surement bien separe son patrimoine perso et professionnel
Dire, comme le fait monsieur Attali, que Arnaud Montebourg se conduit d'une manière contraire aux intérêts de la Nation, amène cette question : qui a mis Montebourg à la place où il est, et pourquoi ?
Est-ce monsieur Ayrault qui a désavoué son ministre face à la représentation nationale ?
Est-ce le président Hollande qui pourtant déclarait au JDD, parlant le la nationalisation d'ArcelorMittal : "C'est une menace dont on savait qu'elle était très difficile à utiliser mais qu'il fallait brandir et donc étayer." ?
Pauvre Montebourg ! Lorsqu'il s'assoit à l'arrière d'une automobile, elle démarre encore, mais pour combien de temps ?
Mon Dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m'en charge !
Chaque jour se confirme ce qu'on présentait : Hollande, le Bourgeois Président, n'a pas le niveau ! Et tout le reste suit...
Oui, bien sûr. Mais il faut que JA dise cela au JT de 20 heures ! Il faut que de telles vérités imprègnent le corps social. Or c'est au syndicaliste qu'on tend le micro... ou à Montebourg !
Sur l'Etat : non ce n'est pas une nationalisation que l'on doit rechercher, ni une privatisation... mais il faut faire une réorganisation en profondeur pour éliminer la graisse du mammouth, le rendre plus efficace et renverser cette formule : beaucoup pour faire peu.
Commençons par les absences de profs dans l'EducNat, par exemple. Revenir sur l'essentiel, càd le régalien.
Un jour, à droite (quand même un peu !), un politicien en devenir
a publié l'un des ouvrages de son secteur d'activité en soutien
à filière du papier recyclé titré "Demain, j'arrête la langue de bois"
avec la suite connue maintenant.
La gauche (encore un peu !) n'est pas en reste dans le domaine
du gâchis énergétique de ses crédibilité et légitimité
par agitation médiatique en fin de compte stérile.
Ambitions personnelles, compréhensibles, et intérêt général, précaire,
leur mariage civil, pour le meilleur et pour le pire, nous offre-t-il
assez de garanties démocratiques de porter aux affaires de grands
serviteurs de la République ?
N'est-il pas temps de corriger nos institutions pour y favoriser
l'émergence des compétences et du mérite au lieu du carriérisme
de partis, de chapelles, voire de... connivence ?
La politique-spectacle, si courtisée par l'industrie médiatique,
est le poison de l'action concertée, au long cours et complexe.
Pestimisment.
Jacques Attali a raison – tristement. La sidérurgie n’est pas le type d’industrie qui va assurer la prospérité future de la France.
Et ce n’est pas parce qu’une industrie est délocalisable potentiellement qu’elle ne devrait pas focaliser les investissements de l’état ou du privé. Le Silicon Valley Californien en est la preuve.
Il manque tellement d’informaticiens en France que même l’affreux Guéant était obligé de les exclure de la liste des immigrés à raccompagner à la frontière! C’est dire à quel point l’Education Nationale, la Formation Continue et l’Etat en générale a failli en son devoir de fournir les salariés (et les investisseurs) de l’avenir.
Ce n’est pas un hasard qu’on doit l’Internet et le GPS aux Américains !
Quant aux dimensions politiques paroissiennes de cette histoire, elle sont sans aucun intérêt.
L’État est nationalisé d'office puisqu'il est élu par la Nation, au moins dans les démocraties. Après son installation aux commandes, l’État a les "mains libres" de faire ce qu'il veut, surtout si l'opposition a déserté sa place et par là sa responsabilité. Ce qui est anormal et peut conduire à des situations désastreuses. Bref, à défaut d'être contrôlé, l’État devrait s'auto-contrôler, càd celui qui est en défaut démissionner. Sinon c'est un dysfonctionnement grave.
Nationaliser la sidérurgie, c'est poser le principe que la production d'acier en France, supérieure à ses besoins, sera maintenue et donc vendue à des clients contraints d'acheter. Il y a toute une gamme de moyens pour arriver à ce but, l'ultime étant la guerre.
Ce serait revenir à un passé pas toujours très glorieux et dont on ne devrait pas oublier les conséquences.
Comment pardonner la sclérose des politiques qui entretient chez le peuple, vaines nostalgies et faux espoirs,alors même que les extrémistes de tout poil en font leur fond de commerce ?
Les temps ont changé et celui des nationalisations a heureusement disparu. Quant aux commentateurs, ne devraient-ils pas prendre leur part de responsabilité pour ouvrir les yeux de l'opinion, par exemple en cessant de confondre aide publique et nationalisation ?
@Stephane-Chalangeas
Il ne s'agit pas en l'occurrence d'"allégeance" à la Nation, mais de renforcer une "unité active" (au sens de Th. de Montbrial)dans le concert des unités qui composent le monde en évolution. A ce titre, en matière de géostratégie, il n'est pas d'organisation stable qui oublierait la langue, la culture, l'intelligence collective, accumulée et créatrice, produite par son éducation et ses capacités de recherche. Les Etats-Unis d'Europe que vous appelez, à juste titre, de vos voeux ne sauraient gommer la richesse des identités: la Confédération suisse, depuis le XIIIè s., donne, dans le mariage des ses diversités culturelles et linguistiques, l'exemple d'une organisation stable,efficace et démocratique.
Nous 1000% d'accord. Notre richesse c'est notre diversité.
Ce très intéressant point de vue de M. Attali est excellent pour enrichir notre réflexion à chacun
Mais est-il lui aussi convaincu que, parmi d'autres, PIB et croissance sont des concepts trompeurs, limite débilitants.
Si vous n'en êtes pas conscient, vous, alors passez une heure au moins sur le site du FAIR et ses écrits.
Oui, vraiment, ne serait-ce par respect pour votre image, sinon de votre intelligence, faut l'faire.
http://www.idies.org/index.php?category/FAIR
Bon courage
PS. J'allais oublier : FAIR Forum pour d'Autres Indicateurs de Richesse.
Allez un petit dernier pour la route et pour me faire pardonner cet « oubli »: http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2012/10/21/croissance-richesse-bien-etre-indicateurs-une-video-de-8-minutes/
Effectivement.
Flamand vivant dans le Midi de la France, 34, il est pénible de constater à quel point l' administration se considère encore toujours comme tel : un organisme qui administre.
M. Vincent Van Quickenborn, sécretaire d' état Flamand à la simplification administrative a mis 15 ans pour rationaliser l' administration mais surtout pour lui inculquer la notion de service en responsabilisant les fonctionnaires tout en leur facilitant la vie : 1 guichet pour toutes les démarches au sien des mairies, il est vrai que le regroupement des communes fut effectué il y a près de 35 ans, des sites faciles d' accès, une carte d' identité à puce permettant l' accès à toutes les fonctions grâce à un code. Cela fonctionne pour le plus grand bonheur des citoyens, des fonctionnaires et oui, il y a peut être quelques politiciens qui ont dû se recycler. Mais la chose publique ne prévaut- elle pas sur le confort de quelques uns?
Polices, gendarmerie? Un corps. Et ce n' est qu' un exemple. Hôpitaux privés fusionnés avec hôpitaux publics un autre. Taux de chômage? Autour des 5%. Quand on veut, on peut.
Belle ambition politique ! Moi qui croyait naïvement que la politique servait justement à changer le monde !
On peut, et on doit, dire à un chef d'entreprise, aussi puissant soit-il, qu'il doit respecter ses engagements et que sinon, il n'est pas bienvenu ! C'est même la moindre des choses !
Se coucher devant les multinationales n'a jamais permis de créer des emplois...
Merci pour cet article intelligent et argumenté dont j'ai entendu la suite sur France Culture. Je ne veux pas mettre la zizanie chez slate mais c'est autrement plus intéressant que les articles sans fondement d'Eric Le Boucher.
"Nationaliser l'état", c'est surtout le réduire à la portion congrue.
Si Attali le dit, c'est forcémént à la pointe du modernisme.
Doxa (ultra) libérale, quand tu nous tiens...
Voici un article qui a paru dans le Monde 10 jours apres celui de M.Attali dans Slate: "Une gauche de gouvernement. C'est ce que veut inventer François Hollande. Avec, à ce jour, un raté. La gestion du dossier Florange aura peut-être permis de sauver 150 emplois par rapport aux efforts que Mittal était prêt à consentir il y a six mois, selon l'Elysée. C'est tant mieux. Mais elle aura fait de nombreux déçus parmi les salariés d'ArcelorMittal et envoyé un signal désastreux aux investisseurs étrangers dont la France a tant besoin. Surtout, " le romantisme de gauche " d'Arnaud Montebourg - prêt à batailler ferme avec le patronat et à brandir l'arme de la nationalisation - aura masqué le vrai débat, celui qui aurait dû être mené sur la viabilité du site mosellan.
En l'état, dit-on à l'Elysée, les hauts-fourneaux de Florange sont " cliniquement morts ". Fallait-il les mettre sous assistance respiratoire ? Est-ce là l'alpha et l'oméga de ce redressement productif aussi confus qu'il est bruyant ?
Pourtant, Arnaud Montebourg ne manque pas d'intuition. La nationalisation peut être une réponse, industrielle avant d'être sociale, et certains à l'étranger en ont fait la démonstration. Le sauvetage public du groupe d'assurances AIG a évité au monde un nouveau Lehman Brothers puissance dix qui aurait mis la planète finance à terre. Celui de General Motors a empêché la ruine de Detroit, il s'est accompagné d'une sévère cure d'amaigrissement, mais le constructeur est aujourd'hui redevenu rentable. Et s'est réinventé un avenir. Un exemple à méditer pour une gauche de gouvernement".
par Virginie Malingre
Que ce soit de la part de Mme.Malingre ou de celle de Jacques Attali comment peut on attribuer le moindre "romantisme" a M.Montebourg dont la position a été dans cette affaire comme dans les autre propositions de nationalisations qu'il imagine completement stalinienne. Oui Oui stalinien est un terme politique issu du trotskysme qui désigne la forme politique que nous avons en Russie et qui consiste a s'isoler du reste du monde pour construire sa propre planification.
commençons par le système social qui n'est pas d'Etat mais est privé. ensuite de même avec les régimes complémentaires, privés et mal gérés. enfin la misère. resto du coeur, armée du salut, secours populaires et catholiques.... oh manque l'etat là dedans.....