Culture

Trailer est-il? The Baytown Outlaws, du plouc sudiste et surarmé

Alexandre Hervaud, mis à jour le 28.11.2012 à 16 h 09

Trailer est-il?, c'est LA chronique quotidienne pour amateurs de bandes-annonces diverses et (a)variées: séries B plus ou moins prometteuses, raretés improbables, porno rigolo, docus décalés, etc.

La Belle Zoe dans The Baytown Outlaws - DR

La Belle Zoe dans The Baytown Outlaws - DR

«Quand trois frangins redneck acceptent d'aider une femme à sauver son fils d'un père abusif, ils deviennent la cible poursuivis par une galerie d'étranges personnages.»

A lire le pitch de The Baytown Outlaws, rien de fort excitant –ou du moins original– à se mettre sous les yeux, a priori.

Sauf que le père abusif dont il est question est incarné par Billy Bob Thornton (rappelons que la période idéale pour revoir Bad Santa approche à grand pas). Que son ex-femme est jouée par la desperate housewife Eva Longoria (qui enchaîne décidément les séries B viriles). Que le gamin à protéger en question est en fauteuil roulant. Et que la tripotée de personnages secondaires taxés d'«étranges» par le synopsis le seront vraiment, à en juger par l'explosif trailer de la chose.

Premier film d'un certain Barry Battles, The Baytown Outlaws évoque assez la folie du récent Hit and Run, pochade musclée avec Kristen Bell sortie discrètement en France et dont le ton décalé nous rappelait elle-même fortement la filmographie du regretté Tony Scott (True Romance).

Grande est notre excitation à l'idée d'observer un déluge de cartouches de shotguns tirés par un trio de bouseux costauds poursuivis (entre autres) par la cascadeuse Zoe Belle –rappelez-vous du bavard Boulevard de la Mort de Tarantino, c'était elle juchée sur l'infernale voiture lors de la poursuite finale. Ah, et on ne vous parle pas du gang tout droit sorti de Mad Max dévoilé par le trailer.

L'influence tarantinesque se fait d'ailleurs sentir dans cette histoire de revanche conjugale. On a désormais hâte de découvrir la chose avec des sous-titres, histoire de piger ce que racontent entre eux les ploucs à l'accent sudiste totalement imbitable. Le slogan du film est d'ailleurs «a southern whip-ass extravaganza», ce qui situe assez bien la chose.

Alexandre Hervaud

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Journaliste
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