Life

Plus moche la vie: les séries télévisées et le monde réel

Hugues Serraf, mis à jour le 21.11.2012 à 11 h 21

Les gens passent leur vie à regarder des séries à la télé au lieu de la vivre pour de bon. Mais les séries reflètent-elles leur vraie vie pour autant? Slate.fr-Les tablettes pose la question (et y répond) dans sa 18e livraison.

La une du 18e numéro de Slate.fr-Les tablettes / Slate.fr

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«Vous avez un mandat?» Il paraît que c’est la question que posent les gens qui, en France, reçoivent une visite de la maréchaussée au petit matin et n’ont pas nécessairement envie de lui ouvrir la porte. «Non monsieur, une commission rogatoire à la limite, mais les mandats, c’est dans les séries américaines. Et si je vous coffre, je ne vais pas vous lire "vos droits" non plus…», sont alors susceptibles de répondre les pandores.

C’est que rien n’est plus différent de la vraie vie que ces feuilletons addictifs dont les télés nous abreuvent. Et n’allez pas croire qu’ils soient nécessairement plus en phase avec la réalité américaine: scénariste, ce n’est pas évangéliste ou moine-copiste.

Parce que même en Yankeeland, une fois que vous y êtes, au poste, il y a peu de chances pour qu’il y ait une caméra dans la salle où l’on va tenter de vous faire avouer que vous êtes un serial killer et que vous n’avez pas d’alibi pour la nuit du 15… Tout comme n’importe quel hacker vous confirmera que pirater le site de la mairie de Pouflon-sur-Oise c’est une chose, mais que  pénétrer dans le réseau du FBI pour menacer le monde libre, c’est une autre paire de manche.

Notez que ce n’est pas toujours comme ça et qu’il arrive que les séries se piquent de réalisme au point de donner dans le cours de sciences politiques avec West Wing, ou même de psychologie urbaine et familiale comme dans Plus belle la vie.  Mais c’est rare. Parce qu’en vrai, Dexter serait tout de même un dangereux sociopathe qu’il faudrait mettre hors état de nuire au lieu de le laisser faire la promo de la peine de mort saison après saison.  Et le gentil prof de chimie de Breaking Bad se poserait tout de même deux-trois questions morales sur le futur des gens auxquels il vend la meilleure «meth» du monde.

Mais bon, tout ça, c’est de la téloche, hein.

Hugues Serraf

(La discussion se poursuit sur vos tablettes!)

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