Pourquoi les noirs vont chez KFC (mais ne sont pas dans ses pubs)
La chaîne de fast-food estime que cette image ne reflète pas la réalité de ses restaurants. Et «oublie» cette partie de sa clientèle dans ses campagnes de pub.
- Dans un restaurant KFC de New York en octobre 2010, REUTERS/Shannon Stapleton -
«Etes-vous déjà entré dans un restaurant KFC de Paris? Si oui, vous savez que les noirs sont très nombreux dans ces restaurants.»
Cette phrase n’est pas tirée d’un forum d’extrême-droite. C’est Patrick Lozès, fondateur et premier président du Conseil représentatif des associations noires de France (Cran), qui l’a écrite en mars 2008. Elle reflète une image qui colle à la chaîne de restauration rapide depuis son installation en France il y a une vingtaine d’années.
Tapez «KFC et» dans Google et le système de suggestion du moteur de recherche vous conseille «KFC et les noirs».

Au début de requête «Pourquoi les noirs aiment», Google suggère «Pourquoi les noirs aiment le poulet», et la variante «le KFC».
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Ces résultats ne prouvent pas que l’affirmation se vérifie –les suggestions de Google correspondent à ce qui est recherché par les internautes, et donnent parfois des résultats racistes. Mais ils montrent que l’association entre le KFC et les noirs existe dans l’esprit de beaucoup. Cette association reflète-t-elle la réalité? Y a-t-il plus de noirs chez KFC que chez Quick ou chez McDonalds?
En l’absence de données sur le sujet, on ne peut que faire des suppositions en se fondant sur l’observation de la clientèle des restaurants. Du côté de KFC, on concède que l’image de la marque est liée aux noirs.
Pas une réalité, selon KFC
«En France, on entend souvent que KFC c’est le fast-food des noirs», confirme Pierre Blondet, qui s’occupe de l’image de la marque chez l’agence de conseil en communication Elan. Mais il précise tout de suite:
«Cette perception ne reflète pas la réalité de la clientèle. C’est sans doute vrai dans certains restaurants en région parisienne, mais nous n’avons que 10 restaurants à Paris sur un total de presque 150 sur tout le territoire. [...] La clientèle à Carcassonne ou à Chartres est la même que celle des McDonalds ou des Quick dans ces villes.»
Pour nous en convaincre, KFC France nous invite à rencontrer la directrice marketing et celle de la communication de la marque dans son restaurant d’Alesia, un quartier à mixité ethnique modérée de la capitale. Comme le conseiller en communication, les deux cadres préfèrent aussi parler de leurs restaurants en province que de ceux du nord de Paris et de Seine-Saint-Denis. «Dans une ville comme Rouen, les gens qui viennent dans nos restaurants sont les gens qui habitent ou qui travaillent à proximité», souligne Ségolène Defline, la directrice marketing.
Comme nous l’ont fait remarquer les cadres de la chaîne lors de notre visite, la clientèle du KFC d’Alesia est n'effectivement pas particulièrement noire, moins en tous cas que celle du restaurant de la Porte de Clignancourt au nord de Paris, un quartier à forte population africaine ou issue de l'immigration africaine. Pourtant, on remarque aussi qu’il y a plus de noirs au KFC de la place de la République qu’au McDonalds qui se situe à quelques mètres de distance. L’implantation géographique des restaurants n’explique donc pas tout.
Explications géographique et culturelle
Il existe en fait des explications plus structurelles à la popularité de KFC chez les noirs. Un début de réponse est à chercher du côté de l’historique de la marque dans l’Hexagone. Implantée en France depuis une vingtaine d’années, la chaîne de fast-food n’a pendant longtemps compté qu’une poignée de restaurants sur le territoire, tous dans des grands centres urbains. «On a commencé par Paris, Lille, Lyon, Marseille, puis Toulouse», explique Ségolène Defline.
Or, «en France, l’immigration se concentre dans les grandes agglomérations, souligne Abbas Bendali, directeur de Solis, cabinet d'études marketing spécialisé dans les sondages ethniques. Un Francilien sur cinq est originaire d’Afrique, des DOM ou de Turquie.» Le poulet est par ailleurs un aliment de base dans les régions dont sont originaires beaucoup de noirs de France. «Le poulet a une place majeure dans la culture culinaire des Antilles et de l’Afrique de l’Ouest, plus que le bœuf par exemple», estime Pascal Blanchard, chercheur spécialiste des questions d’immigration au CNRS et auteur de La France noire.
«L’alimentation de ces populations colle à peu près au menu de ces restaurants, et notamment le poulet», abonde Patrick Lozès. Poulet Yassa ou Mafé du Sénégal, colombo de poulet martiniquais, poulet braisé à la camerounaise sont autant de grands classiques des cuisines africaines ou antillaises.
La popularité de KFC, seule grande chaîne de fast-food spécialisée dans le poulet en France, chez les noirs a donc des explications culturelles. Mais la marque n’a pas vraiment envie de mettre l’accent sur cette partie de sa clientèle, et pour cause. Autrefois acteur mineur de la restauration rapide en France, la marque du colonel Sanders a depuis le début des années 2000 identifié la France comme un marché à fort potentiel.
Expansion et image grand public
La chaîne de restauration rapide est entrée dans une phase d’expansion sur tout le territoire, ouvrant la plupart de ses nouveaux restaurants dans des villes moyennes et autres zones périurbaines. Les dernières ouvertures en date on eu lieu à Cholet ou à Trélissac en Dordogne.
La chaîne, qui n’avait jusqu’à récemment jamais communiqué au niveau national, a aussi décidé de reprendre son image en main afin de montrer son nouveau statut de réseau national quadrillant une grande partie du territoire. Elle diffuse depuis 2010 des campagnes sur les grandes chaînes de télé nationales, avec des cibles bien identifiées: les jeunes adultes et depuis peu les familles.
Mais à force de vouloir affirmer son nouveau statut de fast-food présent sur tout le territoire et élargir sa cible en se démarquant de son image communautaire, KFC a semble-t-il oublié une partie de sa clientèle.
Des publicités trop blanches?
Si Patrick Lozès faisait en 2008 le constat de la forte présence de noirs dans les restaurants parisiens de la chaîne, ce n’était pas pour dresser une sociologie ethnographique de la marque en Île de France. Le presque candidat à la dernière élection présidentielle (il n’a finalement pas atteint la barre des 500 signatures) s’élevait contre l’absence de diversité dans une campagne de publicité de la chaîne de restaurants dans le métro parisien alors même que «les Français issus de la diversité contribuent de manière très significative au chiffre d’affaires de KFC à Paris», et menaçait d’appeler au boycott de la marque.
Aujourd’hui, plus de quatre ans après son coup de gueule, Patrick Lozès n’a pas changé d’avis:
«KFC continue de se moquer de ses clients. A l’époque, les gens de KFC France avaient souhaité nous voir. Ils nous avaient assuré qu’ils avaient compris notre émotion et promis de revoir leurs pratiques. Au vu de ce qu’ils continuent de faire aujourd’hui, on n’exclut toujours pas le boycott.»
En regardant cette campagne de 2010 mettant en avant une «clientèle jeune, blanche et BCBG» selon le magazine Stratégies, ou celle-ci dessous, diffusée en février 2012, on ne peut effectivement pas vraiment dire que KFC ait misé sur la diversité de ses clients ou de ses employés comme argument de vente:
Cette campagne de marque (c'est à dire un spot qui vante les mérites de la chaîne dans son ensemble et pas seulement d'un de ses produits) d’avril 2012, la seule à ce jour de KFC en France, n’est pas non plus un exemple de mise en avant des minorités visibles:
On n’y remarque aucun noir sur les 20 personnages principaux de la publicité (ceux sur lesquels la caméra s’attarde et qui effectuent des actions scénarisées). Ils sont relégués à quelques apparitions en tant que figurants. Sur la dizaine de spots visibles sur la chaîne YouTube de KFC France, un seul met en scène un personnage principal noir, sur des dizaines de rôles.
Interrogée sur la question, Ségolène Defline explique:
«Nous voulons être représentatifs de la population française. […] C’est subjectif. Si on ne mettait que des blancs, ça n’irait pas, si on mettait que des noirs, non plus, si on faisait moitié-moitié, on nous accuserait de faire des quotas. […] Le prochain film, je vais avoir une famille par exemple, c’est très compliqué. Imaginez, d’avoir une famille avec un couple mixte, et les enfants… Il faut quand même que la famille fasse un ensemble.»
La complexité de la situation ne saute pas aux yeux. Pour Patrick Lozès, la chaîne a «sciemment éliminé les minorités» de ses campagnes:
«Personne ne demande à KFC de faire une pub communautaire, et je trouverais tout aussi scandaleux qu’il n’y ait que des noirs dans ses publicités. On lui demande juste de ne pas gommer une partie de sa clientèle. Apparemment ils n’ont pas honte de l’argent des minorités, mais de leur présence.»
Un juste milieu
La marque du colonel Sanders ne semble pas particulièrement pressée de rejoindre les entreprises qui misent désormais sur la diversité comme ressort de communication, de McDonald’s et son slogan «Venez comme vous êtes» (même si les minorités visibles ne sont pas franchement plus présentes dans ses spots que dans ceux de KFC) à Coca Cola France qui vante les mérites de la diversité sur son site. D’autant plus que KFC reste plus présent que ses concurrents dans les zones et quartiers plus pauvres et plus métissés.
Susan Marro, directrice de la communication de KFC France, a beau marteler qu'«on ne peut pas construire une marque ethnique, ça ne marche pas», certains affirment que l’implantation de ses restaurants a répondu à une stratégie de cette nature, au moins à ses débuts. «La géographie de leurs restaurants montre qu’ils ont voulu jouer sur la carte communautaire, estime Salah Eddine Aït Nasser, fondateur et directeur associé de l’agence de marketing ethnique Kleema. Affirmer le contraire est un mensonge.»
L’enseigne compte huit restaurants dans le département francilien pauvre et métissé de Seine-Saint-Denis, contre seulement trois dans les Hauts-de-Seine, département de taille comparable et l’un des plus riches de France. Pour comparaison, McDonalds a autant de restaurants dans les deux départements (15). A Marseille, trois de ses quatres restaurants sont dans les quartiers nord:

Ceux de McDonalds ou de Quick sont plus également répartis sur l'agglomération:


Une absence volontaire?
Bien sûr, KFC France n'est pas la seule marque à «oublier» la diversité dans ses publicités, domaine dans lequel la France a encore des progrès à faire. Et on est encore loin du spot à la limite du racisme diffusé par KFC en Australie en 2009, puis retiré après de nombreuses plaintes.
Rien ne permet non plus de savoir avec certitude que KFC demande explicitement à ceux qui réalisent ses campagnes de ne pas trop représenter les minorités. Mais la marque est surveillée de près. «Si jamais un témoignage de prestataire auquel KFC aurait donné des instructions de cette nature parvenait à nos oreilles, nous en tirerions les conséquences», met en garde Patrick Lozès.
Grégoire Fleurot
Mis à jour le 23/11/2012 à 17h31

















































des USA à la Russie en passant par le Royaume-Unis, les pays de l'Est et les pays du Sud de l'Europe, l'explication :
KFC -> grandes villes
Grandes villes -> immigration
Immigration -> population noire
me semble douteuse.
Un jour j'ai demandé à un ami de couleur pourquoi les noirs allaient chez KFC?
Il m'a répondu tout simplement :
"Parce que c'est super bon et qu'on aime ça!"
Le KFC est très associé aux noirs aux Etats Unis et ce depuis bien longtemps (c'est un rolling joke classique des séries et des films d'ailleurs). Du coup cette explication propre à la France semble un peu simpliste.
Peut être qu'à l'implantation des premiers restaurants en France (avant que la marque commence à communiquer vers les familles) les noirs se sont approprié le KFC comme un restaurant qui leur était adressé puisqu'aux Etat Unis, le KFC a cette image?
Je ne sais pas si c'est toujours le cas, mais il y a une dizaine d'année, KFC semblait faire de la discrimination positive puisque la plupart des employés étaient noirs aussi (constatation empirique bien sûr). Il est un peu etonnant qu'ils ne reconaissent pas celà aujourd'hui.
L'explication des habitudes alimentaires (voir celui de la religion qui n'est pas abordé dans l'article) me semble plus interessante que celle avancée par KFC. Celà dit je pense sincerement que l'association KFC/noirs vient des etats unis et qu'elle a traversé l'atlantique avec les premiers restaurants il y a plusieurs années.
Je confirme et suis d'accord avec cela. KFC, le poulet frit et les blacks aux USA, c'est vraiment le cliché ultra utilisé... par les blacks eux même.
Et je confirme aussi le commentaire sur la propreté. Alors que les KFC américains sont nickels, les français sont vraiment limite niveau propreté.
Bonjour,
Vous avez raison, le poulet frit est associé aux noirs depuis longtemps aux Etats-Unis, et de nombreux films, chansons de hip hop ou séries font référence à cette association, comme l'excellente The Wire:
https://www.youtube.com/watch?v=kGknlEWjxZc
Néanmoins, cette y association est souvent considérée comme raciste quand elle vient d'un blanc:
https://www.youtube.com/watch?v=wJ4B7G8Rw3Q
http://open.salon.com/blog/dfsingleton78/2010/02/05/blacks_and_chickens_are_quite_fond_of_one_another
J'ai choisi de rester sur le cas de la France et de ne pas rentrer dans la dimension américaine de la question, qui est intéressante mais complexe et nécessiterait un autre article.
GF
Ah, la question des blagues et clichés qui sont racistes quand c'est un blanc qui le dit, mais drôle si c'est un noir...
L'épisode "The Wrap Party" de la série Studio 60 (Aaron Sorkin) en est le meilleur exemple. Là, la blague tourne autour de cocktails, mais ils auraient pu le faire sur KFC sans problème.
Perso, je ne pense pas qu'il soit nécessaire d'"utiliser" des auteurs noirs pour écrire des blagues "suffisamment racistes" pour faire rire les noirs. Mais l'argument développé dans la série se tient. Espérons que dans 20 ans, ce n'en sera plus un.
La France ayant 20 ans (au moins...) de retard au sujet de l'humour entre communautés, il aurait tout de même pu être intéressant d'y faire allusion. Surtout qu'avec les équipes du djamel comedy club (et la génération comique "immigrée" des années 90), on y vient, et KFC a fait parti des citations régulières par ces jeunes comiques
Merci pour la réponse documentée tout de même :)
Ici à Toulouse, majorité de noirs et maghrébins sans conteste dans les KFC.
J'en profite pour dire que les KFC toulousains sont une insulte à l'hygiène, les tables et le sol toujours dégueulasse, du soda jonche le sol, donc si KFC pouvez embaucher du personnel pour faire le ménage...
A moins qu'il souhaite donner l'impression que noir = sale, ce qui serait dommage...
Avoir de vrais plateaux comme au Mcdo aiderait aussi à garder les tables plus propres.
Et je sais qu'à Paris, c'est le même problème, KFC devrait faire un gros effort là dessus si il veule attirer une population plus variée, et non pas uniquement ceux qui se moquent de la propreté des lieux.
Cher monsieur, si les races n'existent pas, alors les "noirs" non plus.
On ne peut donc pas leur attribuer un comportement basé sur la pigmentation de leur peau.
Moi même, après un bronzage d'été mon comportement ne change pas...
Je vous invite à lire cet article; Pour une utilisation décomplexée du mot noir http://www.slate.fr/story/52115/noir
Cordialement
Chère Madame,
"si les races n'existent pas, alors les "noirs" non plus." J'ai du mal à suivre votre raisonnement.
"Noir" désigne la couleur de peau, et non pas une race. Vous avez raison, tous les noirs ne se comportent pas de la même façon, comme tous les blancs non plus d'ailleurs.
Mais le fait que la couleur de peau influence le comportement est un fait difficilement discutable. On parle par exemple en science politique de "vote noir" aux États-Unis, ce qui ne signifie pas que tous les noirs votent de la même manière, mais qu'ils sont une cible électorale pour les candidats.
Hum, il ne faut pas tout confondre. Les noirs ne sont pas une race, les africains , si (y-c les albinos )! les Indiens d'Inde peuvent être noirs de peau mais ils sont génétiquement asiatiques. Les arabes sont des caucasiens, comme les suédois.. Il n'y a qu'en France, traumatisée à juste titre par Vichy que l'on nie les races au risque de tomber dans le politiquement correct et scientifiquement faux. Aux USA, Japon, Chine, Russie et partout ailleurs les généticiens parlent sans probleme de races humaines, comme on parle de races d'ecureuils. Aux USA par ex on developpe des médicaments spécifiques aux groupes humains d'origine africaine ou asiatique. Il y a meme des medicaments particuliers soignant une maladie ovarienne ne touchant quasiment que les femmes juives ashkenazes. Nb: les juifs ne sont pas une race, n'ayant pas d'origine génétique commune (cf Schlomo Sands), mais peuvent être assimilés, de par l'endogamie, à deux "ethnies" (ashkenazes et sepharades)présentant des caractéristiques différentes mais clairement identifiables par des analyses ADN ou ARN.C'est le cas de tous les groupes humains séparés pour des raisons géographiques ou culturelles.Par ailleurs il est prouvé que la culture, plus que la race, oriente les comportements humains.Et surement en matière gastronomique ;-)
A mon avis, ce débat repose sur un mauvais postulat de base.
La question n'est pas de savoir pourquoi il y a plus de noirs au KFC qu'au MacDonald's, mais pourquoi il y a moins de blanc qui vont au KFC qu'aux autres fastfoods : le problème ici n'est pas la sur-représentation des noirs, mais la sous-représentation des blancs.
Cela explique alors les campagnes pub KFC centrée sur les blancs qui visent justement à attirer cette clientèle sous-représentée (si vous aviez fait une once de marketing, vous sauriez qu'une campagne vise avant tout à attirer une clientèle qui ne consomme pas un produit plutôt que de s'adresser aux déjà clients).
Une fois la question posée en ces termes, cela évite toutes les déviances racistes que pourraient prendre votre article.
Le poulet est effectivement consommé dans les pays ou régions d'origine des immigrés et ultramarins noirs, et c'est une raison suffisante. Mais il ne faut pas oublier non plus qu'il existe des préparations épicées, ce qui n'est pas le cas de MacDo et de Quick.
Cela n'enlève rien aux explications vaseuses de KFC sur la pub.
Si on veut parler de publicité représentative de la population française d'aujourd'hui, je me demande bien qui l'on pourrait citer...
Et si on foutait la paix à KFC en leur laissant faire les campagnes marketing qui leur conviennent ?
Je trouve que les petits commissaires politiques qui décomptent scrupuleusement le nombre de noir par ci et le nombre de beur par la ont tendance à se multiplier ces temps ci....
Ca me fait penser à un article du Monde qui s'offusquait du manque de "diversité" dans le cyclisme il y a quelques mois.
Du moment que les noirs se sentent bien chez KFC (ou ailleurs...) est ce que ce n'est pas l'essentiel ?
En même temps c'est du marketing pur, ils ont pas besoin de conquérir un public noir puisque 50% de leur CA vient de leur clientèle noire déjà bien fidélisée. En revanche ils ont besoin d'atteindre les familles blanches, potentiellement nombreuses et pleines d'argent à dépenser !
Donc c'est sur qu'il vont pas montrer des noirs plein leurs campagnes pour attirer une nouvelle cible alors que Marine Le Pen était le troisième homme à la dernière présidentielle.
on est entierement d'accord !
Drôle de raisonnement que celui de cet article.
KFC serait donc redevable de sa clientèle noire et devrait lui faire la part belle dans ses pubs ? Ou en tout cas ne pas l'oublier dans ses spots ? Comme si les consommateurs les plus réguliers avaient une sorte de droit de propriété sur l'image de la marque.
KFC n'a pas "joué la carte communautaire" comme le dit le directeur de l'agence de marketing cité ici. Pas besoin d'avoir fait polytechnique pour comprendre qu'ouvrir une enseigne de fast-food dans une zone urbaine à forte mixité "ethnico-sociale" est plus porteur que l'ouvrir dans le 16e parisien ou dans un bourg péri-urbain. Le succès de la restauration rapide et pas chère dans des quartiers défavorisés souvent cosmopolites ? Tu parles d'un scoop !
A partir de là, on comprend l'ineptie de ce procès en "blanchisation" de l'image de marque, puisque c'est bien de ça qu'il s'agit.
Merci infiniment pour le lien que vous avez mis dans l'article à propos du poulet braisé à la camerounaise. En effet, il mène à mon blog http://www.mmmmmmmmdouceurs-maison.com/ Sympa comme tout
Bien cordialement!
J'ai lu l'article car j'ai trouvé le titre accrocheur mais finalement il ne contient pas grand chose d'intéressant. Et je ne connaissais pas ce Patrick Lozès qui semble passer son temps à ergoter et s'indigner de tout et n'importe quoi. Trop de blancs ou pas assez de noirs dans les pubs du KFC ? Polémiques stériles ! Lisez plutôt les commentaires de Poussemousse et MarineGrégoire. Ils sont pleins de bon sens et vous gagnerez du temps...
C'est pourtant simple. Si la clientèle Franco-Africaine et Antillaise de KFC trouve que le restaurant ne répond pas a leurs attentes, ils peuvent voter avec leur portes monnaies et ne plus s'y rendre. Je ne comprend pas que Patrick Lozes mène un tel combat d'arrière garde. On ne force personne a se nourrir au KFC, ce n'est pas une oeuvre caritative ou une entreprise publique ou l'égalité de tous est espère, c'est un business prive et les promoteurs mettent sur la pub qui ils veulent.
Bon, faut pas non plus trop demander aux hommes politiques, les bons hommes d'affaires ont deja flairer le fillon des groupes ethniques sous représentees et cela représente deja un gros business... (Chut...ne pas surtout réveiller ceux qui dorment comme KFC); les 10 prochaines années vont être très intéressantes.
je suis vraiment amusée par le déni de KFC
Plutot que d'avouer qu'ils souhaitent tout simplement élargir leur coeur de cible, ils nient complètement avoir ciblé les noirs... il n'y a pas de quoi en avoir en honte.
Aux Etats unis, le KFC est fréquenté en grande majorité par la communauté noire américaine car le poulet frit est culturellement un plat issu de leur communauté. C'est une partie intégrante de ce qu'on appelle la Soul Food.
Pour une nouvelle enseigne, il est beaucoup plus simple de répéter un scénario gagnant plutôt que de s'aventurer sur des marchés complètement inconnus. "On va s'implanter chez les noirs de france et si ca marche, on ira voir ailleurs".
Les premieres implantations de kfc en région parisienne ne sont pas un hasard ; chatelet les halles, porte de clignancourt, evry 2... n'importe quelle société de conseil vous orientera vers ces quartiers de Paris si votre coeur de cible est noir.
Maintenant qu'ils une clientèle assurée et fidèle, sans efforts énormes de communication en plus, il faut élargir la cible et se blanchir. Vous comprenez, la France blanche n'ira pas manger chez les noirs... oh non, non, non.
Et ils ont bien raison KFC, car, c'est bien triste à dire, mais si ils faisaient des pubs qui refletaient vraiment leurs restaurants et non l'image qu'ils souhaitent en donner, ils feraient fuir une grande partie de leur clientèle potentielle.
Business is Business, ils ne sont pas là pour faire des sentiments, aux noirs d'en tirer les conséquences qui s'imposent...
ps : je passe sur les déblatérerions inutiles sur la place du poulet dans la cuisine africaine, c'est vraiment ridicule...
je suis vraiment amusée par le déni de KFC
Plutot que d'avouer qu'ils souhaitent tout simplement élargir leur coeur de cible, ils nient complètement avoir ciblé les noirs... il n'y a pas de quoi en avoir en honte.
Aux Etats unis, le KFC est fréquenté en grande majorité par la communauté noire américaine car le poulet frit est culturellement un plat issu de leur communauté. C'est une partie intégrante de ce qu'on appelle la Soul Food.
Pour une nouvelle enseigne, il est beaucoup plus simple de répéter un scénario gagnant plutôt que de s'aventurer sur des marchés complètement inconnus. "On va s'implanter chez les noirs de france et si ca marche, on ira voir ailleurs".
Les premieres implantations de kfc en région parisienne ne sont pas un hasard ; chatelet les halles, porte de clignancourt, evry 2... n'importe quelle société de conseil vous orientera vers ces quartiers de Paris si votre coeur de cible est noir.
Maintenant qu'ils une clientèle assurée et fidèle, sans efforts énormes de communication en plus, il faut élargir la cible et se blanchir. Vous comprenez, la France blanche n'ira pas manger chez les noirs... oh non, non, non.
Et ils ont bien raison KFC, car, c'est bien triste à dire, mais si ils faisaient des pubs qui refletaient vraiment leurs restaurants et non l'image qu'ils souhaitent en donner, ils feraient fuir une grande partie de leur clientèle potentielle.
Business is Business, ils ne sont pas là pour faire des sentiments, aux noirs d'en tirer les conséquences qui s'imposent...
ps : je passe sur les déblatérerions inutiles sur la place du poulet dans la cuisine africaine, c'est vraiment ridicule...
Je bosse de temps en temps sur des pubs. J'ai bossé comme assistant directeur de casting figuration pub (on appelle ce poste "assistant chef de file" dans le cinéma, la télé et la pub filmée).
L'explication de cette pub mettant en scène des Blancs est pourtant extrêmement simple à comprendre, et a déjà été décrypté par des intervenants plus bas : c'est JUSTEMENT parce que la clientèle noire est importante que le groupe essaie de diversifier sa clientèle et met en scène des Blancs. Les personnages sont tantôt des jeunes bourgeois tradi façon 16ème, tantôt des bobos, attirés par l'enseigne non pas pour son image US (qui est ici absente), mais pour le fabuleux goût de sa junk food. La cible, bien que relativement large, est claire. KFC cherche de nouveaux jeunes clients avec de l'argent. De plus cette diversification permet de se protéger contre une éventuelle baisse de fréquentation de sa clientèle noire.
Le fait que le journaliste de Slate et M. Lozès, véritable Tartuffe communautariste, fasse mine de ne pas le voir c'est se moquer du monde. Cela dit, les concepteurs et/ou la mise en scène auraient pu être moins bourrins et plus justes et mettre en scène des personnes de couleur, au moins en figuration. Je comprends l'objectif de segmentation des cibles invoqué par Mme Defline, qui se fait de plus en plus en pub télé : au lieu de faire une seule pub qui balaie largement, on fait plusieurs pubs avec une cible différente à chaque fois (exemple : les pubs de la Société Générale dernièrement).
Attirer plus de blancs , les noirs aiment KFC à premiere vue par leurs
goûts et habitudes alimentaires , les maghrébins parce que c'est halal ,
il manque juste les blancs .
L'argument de Lozes ne tient donc pas , la pub avec des blancs est pour attirer les blancs , ce serait bête de faire une pub avec une majorité de noirs si ce sont déjà les principaux clients ; ou plus intelligenment
avec des noirs qui y invitent des blancs peut être (c'est une bonne idée).
Pour ma part , moi qui suis blanc , je me mets pas un pieds chez KFC parce que c'est halal .
Mais putain c quoi ce bordel autour du Halal !
"Pour ma part , moi qui suis blanc , je me mets pas un pieds chez KFC parce que c'est halal ."
Ca veut dire quoi ? Que vous bouffez pas dans les indiens parce qu'il y a pas de vache (une histoire de religion aussi...) ? Que vous refusez les bagels ou les épiceries juives à cause du Kasher ?
Sérieux, c'est à ce genre de remarque qu'on se rappelle que la France glisse vers le racisme anti-musulman à une vitesse folle.
Ridicule qui plus est car chez KFC, seules les Wings sont Halal, et que ceux qui devraient se plaindre, ce sont les musulmans qui ont bouffés du pseudo halal pendant des années parce que KFC faisait de la pub mensongère !
Ridicule, et flippant !
d'un autre côté si il n'y avait que des noirs dans les pub KFC les mêmes crieraient à la stigmatisation stéréotypée
Donc, pour pomper une partie du pouvoir d'achat residuel des cadres et autres «clientèle jeune, blanche et BCBG» KFC fait réaliser des pubs qui les attirent. Si pour cela il faut exclure les noirs de l'image, c'est simplement significatif du racisme ambiant de notre société. Inutile d'en faire un tel article. sinon pour soutenir ceux qui ont une dent contre KFC (poulet mal cuit, ou pot de vin insuffisant?)
"Toulouse
Soumis par playtimou, le vendredi 23 novembre 2012 à 11h02
Ici à Toulouse, majorité de noirs et maghrébins sans conteste dans les KFC.
J'en profite pour dire que les KFC toulousains sont une insulte à l'hygiène, les tables et le sol toujours dégueulasse, du soda jonche le sol, donc si KFC pouvez embaucher du personnel pour faire le ménage...
A moins qu'il souhaite donner l'impression que noir = sale, ce qui serait dommage...
Avoir de vrais plateaux comme au Mcdo aiderait aussi à garder les tables plus propres.
Et je sais qu'à Paris, c'est le même problème, KFC devrait faire un gros effort là dessus si il veule attirer une population plus variée, et non pas uniquement ceux qui se moquent de la propreté des lieux."
En fin de compte seul un raciste prend le temps de constater si tel ou tel enseigne attire plus ou moins une communauté ou une autre, entrer chez KFC et commander son poulet c'est trop lui demander. Et l'autre de conclure que comme KFC c'est plus sale donc ça attire plus les blacks et les arabes... tout cela baignant dans une xénophobie et des prjugés tous politiquement correctes ! Et personne ne s'offusque ! Elle est belle la France !
Je suis noire.
J'avoue avoir été surprise de ne voire que des blancs; sachant que les majorité que je connais ne veulent pour rien au monde y mettre les pieds.
Donc, il faut arrêter le blalbla les noirs n'ont qu'a boycotté KFC voilà tout. Pour ma part j'ai pas attendu les pub pour ne plus y aller KFC est trop salé pas assez épicé rogne de plus en plus sur la qualité tout en augmentant les prix les petits fast food tenu par des noirs et arabes sont beaucoup moins chère et meilleur en goût voilà tout!