Nutella: le coût de la palme
Taxer la pâte à tartiner au double nom de la santé et de l’environnement? Une double mauvaise idée, et le risque d’en faire un fruit défendu.
- Du Nutella sur une tranche de pain. REUTERS/Stefano Rellandini. -
Ferrero, le géant italien de la pâte à tartiner, n’en avait pas rêvé, mais le Parlement français l’a fait: une «affaire Nutella» est née. Le Sénat a voté le 14 novembre, par 212 voix contre 133, un amendement au projet de loi de financement 2013 de la Sécurité sociale portant le nom de la célèbre marque, et prévoyant une multiplication par quatre de la taxe sur les huiles de palme, de palmiste et de coprah destinées à l’alimentation humaine. Si l'ensemble du texte est «tombé» ensuite du fait d'un vote négatif de l'opposition et des communistes, l'amendement devrait revenir lors de son prochain examen.
Ferrero a aussitôt réagi en achetant de larges espaces publicitaires dans la presse quotidienne pour dénoncer une telle initiative et vanter les mérites de sa pâte. Le groupe a indiqué qu’il ne toucherait pas d’un iota à sa spécialité phare et, si la taxe est confirmée, il appliquera sa recette à ses consommateurs.
Quant aux médecins spécialistes de la nutrition interrogés sur les ondes, ils ont dit ce que tout le monde sait ou subodore: l’huile de palme n’est pas un poison dès lors que l’on sait raison garder.
Bière, boissons énergisantes, aspartame...
Cette affaire Nutella fait suite à celle de la «dernière gorgée de bière», qui vient de voir l’Association des brasseurs de France mener avec un succès immédiat une e-campagne de presse éclair. L'objet: dénoncer la volonté du gouvernement d’augmenter les taxes sur la bière. Le slogan: «Pour que la prochaine gorgée de bière ne soit pas la dernière, likez cette page. Si le projet de taxe du gouvernement devait aboutir, la bière serait beaucoup plus chère. Mobilisons-nous pour garder nos instants de convivialité!» Parmi les soutiens, les artistes hédonistes François Berléand et Charles Berling.
Le 14 novembre, les sénateurs ont réduit la hausse de la taxe. De 480 millions d'euros qui entreront dans les caisses de l'Etat, on est tombé à 360 millions d'euros: quelques substantielles gorgées de bière supplémentaires.
Et c’est pour compenser (en partie) le manque à gagner que l'augmentation de la taxe sur l'huile de palme fut ajoutée au menu du PLFSS, l'amendement Nutella devant rapporter 40 millions d'euros. A l’étude également, des mesures visant à alourdir la fiscalité des boissons énergisantes ou de l'aspartame, un succédané du sucre. Dans tous les cas, ces initiatives sont lancées au nom de la santé publique, avec, pour le Nutella, une dimension environnementale en prime.
Le sénateur PS de l'Aisne Yves Daudigny, rapporteur de la commission des Affaires sociales, qui a présenté l'amendement, fait valoir que l'huile de palme (particulièrement riche en acides gras saturés) est nocive pour la santé (risques d'obésité et de maladies cardio-vasculaires associés à sa consommation) et que sa production contribue à une déforestation massive dans des pays comme l'Indonésie ou la Malaisie.
Ferrero a répliqué sur papier journal que «l'huile de palme n'est pas dangereuse pour la santé», que c’est elle qui «garantit l'onctuosité» et qui «permet d'obtenir la consistance souhaitée sans avoir recours au processus d'hydrogénation des matières grasses, qui peut occasionner la formation d'acides gras trans». En d’autres termes: il y a pire dès lors que l’on veut pouvoir tartiner aussitôt le pot sorti du réfrigérateur.
La Malaisie et la Côte d'Ivoire irritées
Le groupe Ferrero n’est pas le seul à prendre ombrage de cette affaire. La Malaisie, l'un de ses principaux producteurs, et la Côte d'Ivoire, également concernée, ont dénoncé l’«agression sans fondement» et «irresponsable» de la France contre l'huile de palme.
«La Malaisie est très préoccupée par la mesure du sénateur français Daudigny», a fait valoir le Conseil malaisien de l’huile de palme, selon qui 240.000 petits paysans dépendent directement de cette activité pour leur survie. «La majorité des graisses saturées consommées en France sont issues des aliments d'origine animale», font valoir les observateurs de ce pays producteur.
Quant à ceux de la Côte d'Ivoire, ils ont calculé que l’amendement Nutella toucherait «deux millions de personnes» dans leur pays. Le palmier à huile a selon eux une vertu non négligeable:
«Il permet de garantir le développement durable, l'indépendance alimentaire et l'accès au mieux-être des populations du sud.»
La Malaisie investit massivement en Afrique, notamment au Liberia et au Cameroun, mais pas en Côte d'Ivoire. L’AFP rapporte par ailleurs qu’un «think tank» d'économistes basé au Nigeria a demandé à François Hollande que soit rejeté l'amendement sur l'huile de palme, en arguant de son impact sur les petits producteurs africains. [1]
Pour l’heure, le gouvernement français ne semble pas avancer en pleine harmonie. La ministre de la Santé Marisol Touraine exprime des réserves à propos de l'amendement Nutella. «Il est normal de s'occuper de l'impact sur la santé de l'huile de palme, mais je ne suis pas certaine que ce soit à l'occasion d'un amendement purement financier que l'on puisse engager le débat, déclarait-elle il y a quelques jours sur Canal+. Je souhaite que l'on prenne le temps d'une discussion sur la santé publique, sur les risques pour l'obésité en particulier.»
Qualifiant la taxe de «spectaculaire», le Dr Jérôme Cahuzac, ministre du Budget, préfère quant à lui insister sur les «dégâts formidables» causés à l'environnement par la culture de l'huile de palme. «Ce sont des déforestations massives qui se produisent pour cela, avec des destructions d'habitat naturel qui compromettent tout un écosystème, a-t-il déclaré sur Europe 1. Je crois qu'il est temps que les consommateurs se rendent compte des dégâts formidables que l'on réalise à la planète pour satisfaire des besoins qui peut-être n'ont pas à l'être dans ces proportions-là.»
Satisfaire des besoins? Les Français consomment 126.000 tonnes d'huile de palme à usage alimentaire par an, soit environ 2 kg par habitant et par an. Outre le Nutella, cette matière grasse est utilisée dans l’élaboration des confiseries, des chips, des glaces, de la margarine ou comme corps gras de friture ,et plus généralement dans les produits de biscuiterie et dans l'alimentation salée ou sucrée à destination des enfants. Et il ne fait aucun doute, comme l’a observé l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), que les éléments qui la constituent (des acides gras saturés) sont consommés en excès par la population française.
Pas de deux sans espoir
Vieille de cinquante ans, la pâte à tartiner d’origine piémontaise est devenue le symbole des démons alimentaires modernes: elle réunit sous son nom la mondialisation, la grande distribution, le secret de fabrication, le diktat des goûts enfantins et une certaine forme d’addiction. Aussi Nutella n’est-elle pas sans évoquer un symétrique italien au Coca-Cola américain.
En 2010, la pâte avait déjà été dans le collimateur des institutions européennes, qui avaient bien vite abandonné le combat. Et en avril dernier, Ferrero a accepté de verser (jusqu'à) quatre dollars par pot de Nutella acheté aux Etats-Unis entre janvier 2008 et février 2012, soit 3,05 millions de dollars: il s’agissait alors de régler une action en nom collectif intentée par une mère californienne affirmant qu'elle ignorait que le Nutella était «gras à ce point». Cet accord n'incluait pas le reste du monde.
En août 2011, le gouvernement Fillon avait lui tenté d’augmenter les recettes fiscales en taxant un peu plus des boissons industrielles sucrées présentées comme nocives pour la santé. Il avait aussitôt été confronté à l’ire et aux menaces de la filiale française de Coca-Cola.
Ces pas de deux sont sans espoir. Les multinationales font ici cause commune avec des consommateurs dépendants depuis le plus jeune âge d’une douce addiction et des messages publicitaires qui les confortent dans leur dépendance. Et chacun sait bien que l’argument «santé publique» du gouvernement ou des parlementaires n’est qu’un habillage fiscal de circonstance.
On n’améliore pas les comportements alimentaires collectifs en augmentant les taxes sur les aliments, pas plus que l’on ne fait progresser ainsi la cause de l’environnement dans les antipodes. Dans le meilleur (ou le pire) des cas, l’affaire Nutella fera de cette pâte un fruit défendu. Avec toutes les conséquences qui leur sont généralement associées.
Jean-Yves Nau
[1] Pour les différents usages culinaires et gastronomiques de l’huile de palme en Afrique et en Amérique du sud, on se reportera au texte que l'anthropologue Raul Lody (Musée de la gastronomie Baiana et Fundaçào Gilberto Freyre, Brésil) a publié dans le récent et remarquable Dictionnaire des cultures alimentaires, réalisé sous la direction de Jean-Pierre Poulain et édité par les Presses universitaires de France. Revenir à l'article
Mis à jour le 20/11/2012 à 4h01















































La déforestation dû à l'extension de la culture de l'huile de plame est surtout dûe à son utilisation en tant que "biocarburant" (ou "agrocarburant" si on préfère). Et inutile de vous dire qu'une voiture consomme plus d'huile de palme qu'une personne... et interdire l'huile de palme dans le "bio"diesel serait largement plus efficace!
A noter aussi l'utilisation d'huile de palme dans le lait en poudre pour nourrissons (y compris "bio")... de même que la taurine mais c'est une autre histoire...
Je ne suis pas persuadé que la majorité de la production de l'huile de palme serve au transport. Il faut rappeler que cette huile est présente dans presque tous les aliments industriels (chaque fois que la composition indique pudiquement "huile végétale" c'est de l'huile de palme) et dans presque tous les savons et détergents.
Donc si on suit votre raisonnement, les industriels vendent de la m.... et les consommateurs sont très contents d'en acheter et d'en manger, donc il ne faut rien faire.
Je vois les choses autrement. Quels sont les effets négatifs de la taxation ? Je n'en vois pas. Pour les effets bénéfiques, en revanche, de 2 choses l'une :
- Soit la consommation baisse : effet bénéfique en termes de santé publique (et aussi en termes économiques, car il n'est pas besoin de rappeler l'impact positif de la santé publique sur l'économie)
- Soit la consommation ne baisse pas : effet bénéfique immédiat sur les finances publiques.
Win/Win. Et on peut tenir le même raisonnement pour tous ce qui est considéré comme "mauvais pour la santé" : alcool, tabac...
Et si vous avez un doute, je suis non-fumeur, mais consommateur de vin, de bière, de tous types d'alcool, occasionnellement de Nutella....
D'une manière générale, si tous les produits alimentaires "industriels" augmentent, par exemple via d'autres taxes sur d'autres produits utilisés exclusivement par les industriels, et que les produits "naturels" n'augmentent pas, on aura donc une tendance soit à assainir (un peu) les finances publiques, soit à assainir la consommation, avec en plus une tendance des consommateurs à se diriger vers des modes de production, de distribution, de consommation plus sains, en clair, acheter des fruits et légumes de saison sur les marchés ou de la viande en production directe plutôt que des produits industriels en conserve et de la viande achetée à trop bas prix par les grandes surfaces qui étranglent les producteurs.....
Vous ne voyez pas d'effet négatif à la taxation ? Vraiment ? Je vais vous en donner un : dans un état authentiquement démocratique (mais la France en est-elle vraiment un ?), il n'appartient pas à l'état de porter des jugements de valeur sur les choix de mode de vie des citoyens ; de jouer avec eux à Big Mother avec ses enfants à qui on doit expliquer quoi manger et quoi ne pas manger, en brandissant son gros bâton fiscal pour châtier les récalcitrants ; de qualifier les produits vendus à des citoyens consentants voire demandeurs de m... ou pas.
Vous avez envie de manger des produits sains, ou du moins que vous croyez tels ? Grand bien vous fasse ! Vous préférez des produits que d'autres jugent malsains ? C'est votre choix, éventuellement votre problème, mais surtout que l'état ne s'en mêle pas, et qu'il ne se mêle pas non plus d'empêcher les citoyens qui le souhaitent de se prostituer (cf. propos effarants de Mme Vallaut-Belkacem) ou de s'éclairer avec des lampes halogène (cf. la proposition de loi délirante du député Brotes sur la tarification de l'énergie) ou de faire quoi que ce ce soit d'autre qui ne nuit pas à autrui. Je suis excédé par ces politiciens français qui se croient investis de la mission divine de régenter nos vies pour la propagation du bien et l'éradication du vice.
Tout au plus vous accordé-je que dans le cas du tabac il y a un impact clair, univoque, croissant avec la consommation, sur la santé, et que donc l'organisme qui assure pour les frais de maladie (l'état en l'occurrence en France) est habilité à demander au fumeur une compensation financière pour le surcoût occasionné. Il n'y a rien de tel pour l'alimentation : se nourrir est indispensable à la vie, aucun aliment consommé avec modération n'est mauvais pour la santé, pas même l'alcool (au contraire), les produits sont d'une variété quasi infinie, impossible à réglementer, avec des substitutions potentielles ingérables. Imaginer forcer par la fiscalité les citoyens à un régime alimentaire conforme à des recommandations nutritionnelles officielles (sachant qu'en plus les modes des nutritionnistes changent régulièrement) est simplement intensément délirant en plus d'être choquant au regard des libertés individuelles. Au surplus je vous signale que la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen relie le paiement de l'impôt aux "facultés contributives" de chacun, pas aux habitudes alimentaires !
@Mecenius : le problème, c'est que votre vision libérale des choses ne peut fonctionner que si les gens font preuve de vertu et du bon sens, et qu'ils consomment raisonnablement. Or c'est loin d'être le cas. Les dégâts qu'occasionnent une mauvaise alimentation sur la santé, et donc le financement de la sécurité sociale, sont avérés. Les dégâts qu'occasionnent la culture du palmier à huile sur l'environnement sont également avérés. Pensez-vous que les gens changeraient leurs habitudes de consommation en sachant l'un ou l'autre ? Que nenni. S'ils le faisaient, on en aurait pas à en parler, mais ce n'est pas le cas. Ce que vous proposez, c'est de continuer joyeusement tous ensemble à foncer droit dans le mur...
Vous marquez un point pour la production de biocarburant. Et comme vous n'êtes pas le seul à l'avoir constaté, nous verrons bientôt arriver des biocarburants dit de "seconde génération", qui utiliseront des déchets des autres industries plutôt que leurs matières premières.
Pour gperreal : comme toujours l'enfer est pavé de bonnes intentions, et qui veut faire l'ange fait la bête ! Mais les Français, passionnés de vertuisme et de tyrannie, ont décidément bien du mal à méditer cette sagesse pascalienne !
Il faut d'abord poser les problèmes dans leur complexité : la population mondiale et la ration alimentaire par tête augmentent (c'est une donnée pour la population, et pour la ration une amélioration du niveau de vie de populations pauvres à laquelle personne ne peut trouver à redire), donc les besoins agricoles aussi, d'où le besoin de nouvelles terres arables, huile de palme ou pas. En l'occurrence le palmier à huile a pour autant que je sache un rendement imbattable, donc son utilisation plutôt qu'une autre plante oléagineuse réduit les surfaces à défricher. Le palmier n'est donc pas l'horreur écologique que dénoncent les Verts, comme toujours aveuglés par leur irrationalité.
D'autre part la consommation d'huile de palme permet autant qu'une autre de répondre à des besoins vitaux, et n'est pas spécialement mauvaise pour la santé, pas plus que le beurre, la viande, le sucre et tout autre aliment, également indispensables à nos besoins alimentaires. Je vous mets au défi de pondre un système fiscal viable ou pas permettant de contrôler l'alimentation des citoyens en évitant des effets délétères pires que le problème qu'on voulait résoudre ; ça ne peut pas marcher, quoique la France soit le seul pays au monde à s'obstiner à assigner à l'impôt le rôle de diriger nos choix de vie (alors qu'il ne peut servir qu'à assurer le financement de l'état et éventuellement redistribuer un peu les richesses). Tout au plus pouvez-vous exiger des personnes obèses une majoration de la prime d'assurance-maladie pour les responsabiliser - ce qui a le mérite de respecter leur liberté tout en les forçant à assumer leurs choix alimentaires, et en portant sur le vrai sujet et non l'une de ses innombrable causes possibles - ou imaginaires.
Je vous fais également observer qu'un système politique où l'état définit et vérifie les consommations alimentaires admissibles des citoyens porte un nom : la tyrannie.
Je suis effectivement partisan du droit de tout un chacun de choisir librement sa vie, ce qu'il fait, pense, etc. dans la mesure où il ne porte pas abusivement préjudice à autrui, ce qui effectivement peut se nommer libéralisme en philosophie politique. Je trouve peu rassurant qu'en France cela soit considéré avec suspicion, voire comme une tare...
@mecennius: quel est la part réelle de choix quand dès votre plus jeune age vous êtes asséné de messages publicitaires vous vantant les vertus nutritionnelles d'une pâte à tartiner à l'huile de palme dans un petit déjeuner "équilibré",de son aide au développement physique, intellectuel et social des enfants; qu'on vous fait associer de l'eau sucrée au bonheur ou que le gentil clown, créé pour plaire aux enfants, vous offre un jouet dans votre menu hamburger/soda/frites, pour ne citer que ces trois là?
Ces messages font leur chemin dans la tête des plus jeunes, les grands groupes ne s'y trompent pas en consacrant des millions de dollars en publicité.
Une fois rendu dépendants et le cerveau lavé dès l'enfance, le libre arbitre dans nos habitudes alimentaires est bien réduit et les conséquences sur la santé pour la plupart ne se feront sentir que bien plus tard.
Il est louable, tout du moi intellectuellement, de prôner le libre choix des gens; encore faut il que ce choix en soit vraiment un.
Ces "choix" ne sont ils pas nuisibles à autrui? Si on considère nos maladies de société récentes, en corrélation directe avec notre alimentation deséquilibrée: maladie cardiovasculaire, obésité, diabète, mais aussi polyarthrite, maladie de Parkinson ou Alzheimer, etc... on devient nuisible à autrui en tant que contribuable pour le financement des soins, en tant que conjoint(e) pour l'accompagnement au quotidien d'un malade diminué ou impotent, en tant que famille, souvent désemparée devant un parent devenant dément.
Est-ce vraiment de la tyrannie de la part de l'Etat que de tenir une politique de santé publique, même si celle si est motivée par des raisons fiscales?
"cette matière grasse est utilisée dans l’élaboration des confiseries, des chips, des glaces, de la margarine ou comme corps gras de friture"
bref, que des cochonneries a la valeur nutritionnelle lamentable... Alors qu'en les remplacant respectivement par des fruits, des batonnets de legumes, des granites / sorbets maison ou des huiles saines (olive, colza), ce n'est pas plus cher, c'est infiniment meilleur en termes de bilan energetique, et ca evite d'engraisser des multinationales de la malbouffe.
Vivent les taxes sur ces produits, quitte a utiliser une partie des recettes pour developper des filieres d'approvisionnements sains en faveur des menages les plus modestes !
Attendez, vous songez SÉRIEUSEMENT que l'État va taxer l'huile de palme, que les Africains, je le rappelle, cultivent depuis 5000 ans, dans le but de "développer des filières d'approvisionnement sains" ??? Voilà ce qui s'appelle se raconter des histoires ! Sortez de votre monde de bisounours politiquement correct et dites-vous plutôt que l'huile de palme n'est pas intrinsèquement plus mauvaise qu'une autre à condition qu'elle soit bio et, bien entendu, comme toutes les autres matières grasses, consommée avec modération.
Monsieur Yves Daudigny, rapporteur de la commission des Affaires sociales n'a peut-être pas consulté les chercheurs du CIRAD sur la question de l'huile de palme. Autant interdire le lait, la viandes, le fromage aussi riches en acides gras saturés...
Parler du NUTELLA permet d'occulter les sujets HAUTEMENT plus sociétaux et aux coûts exponentiels tant humains que financiers que les politiques ne préfèrent pas aborder par ignorance comme l'énergie, la pollution, l'eau, la santé publique. La solution à court terme étant la gabegie des deniers du contribuables.
Madame Martine Aubry rappelée au souvenir de la nocivité des particules de l'amiante vient de réveiller la conscience de son homologue M. Bertrand Delanoë.
Depuis de nombreuses années, plusieurs rapports sur la surmortalité de nos concitoyens riverains du périphérique parisien causée par les émissions de particules fines dues au trafic routier et au chauffage au fioul "domestique".
Ceux qui répliqueront "il faut bien rouler et se chauffer" ne sont pas contraints de manger du NUTELLA mais sont OBLIGES de respirer!
Alors que le NUTELLA ne serait nuisible que par l'abus comme pour tous produits alimentaires, vous ne pourrez vous passer de l'air que vous respirez même chargé de particules hautement cancérogènes.
Dès lors, le SILENCE des rapporteurs sur les VRAIS sujets sociétaux TUE et permet à d'autres élus de reproduire les mêmes erreurs alors que des solutions qui éviteraient ces fléaux en préservant la santé publique, les deniers du contribuable, l'emploi, l'énergie, l'eau et entre autres l'environnement existent.
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CIRAD
http://www.cirad.fr/actualites/toutes-les-actualites/articles/2010/science/huile-de-palme-et-idees-recues
Si, c'est bien à l'état de protéger son peuple contre des aliments mauvais pour la santé et pour la planète. Nestlé s'en est sorti, Coca aussi...mais ça ne durera pas...tout eux qui ont fait et continu de faire fortune en vendant de mauvais produits doivent être taxés, et forcer à vendre de la qualité.
Voilà ce qui me semble être "normal" dans une "presque" démocratie comme la nôtre :)