Monde

Que vont changer les élections iraniennes?

Temps de lecture : 2 min

Un vaste mouvement d'opposition s'est levé, emplissant les rues des grandes villes iraniennes le 11 juin, à la veille de l'élection présidentielle, de supporters d'Hussein Moussavi, leader d'opposition, rapporte Robert F. Worth dans le New York Times. Le président actuel, Mahmoud Ahmadinejad a bien essayé d'accuser de tous les maux ses adversaires, mais ça n'a servi qu'à unifier d'avantage un corps eccléctique de gens opposés à ses politiques économiques et diplomatiques.

Si Ahmadinejad est réélu, il n'est pas dit qu'il ait toute la latitude qu'il voudrait. Les adversaires d'Ahmadinejad pourraient l'accuser de corruption et de mauvaise gouvernance. L'ayatollah Ali Khamenei, chef suprême, pourrait aussi le contraindre à conduire une politique plus modérée s'il est réélu.

«Les élites ne laisseront pas Ahmadinejad tranquille» explique Muhammad Atrianfar, un journaliste iranien. «Les institutions officielles seront en conflit avec lui, Parlement y compris». Sans compter que le pouvoir présidentiel en Iran est de toute façon limité, puisque c'est le chef suprême qui a véritablement le dernier mot.

L'éléction de M. Moussavi pourrait néanmoins changer beaucoup de choses: notamment déboucher sur des relations moins brutales avec les pays occidentaux, et, surtout, une politique économique plus favorable au peuple iranien. Ancien premier ministre dans les années 80, Moussavi est considéré comme un gestionnaire efficace.

Lire l'article complet sur New York Times

Vous souhaitez proposer un lien complémentaire sur ce sujet ou sur tout autre sujet d'actualité? Envoyez-le à infos @ slate.fr

crédit: Reuters

Slate.fr

Newsletters

Des membres du Parti conservateur suspendus après des propos islamophobes sur les réseaux sociaux

Des membres du Parti conservateur suspendus après des propos islamophobes sur les réseaux sociaux

Une vingtaine de posts sont en cause.

La Sécurité intérieure des États-Unis reconnaît (enfin) le nationalisme blanc comme une menace terroriste majeure

La Sécurité intérieure des États-Unis reconnaît (enfin) le nationalisme blanc comme une menace terroriste majeure

Le département avait été créé après les attentats du 11 septembre et s’était axé sur les menaces étrangères.

Une semaine dans le monde en 7 photos

Une semaine dans le monde en 7 photos

Élections en Israël, brouillard toxique provoqué par les incendies en Indonésie et début de la Coupe du monde de rugby 2019... La semaine du 14 septembre en images.

Newsletters