La Social Démocratie bouge encore, par François Hollande
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Les élections européennes ont donné leur verdict sur l'ensemble du continent: abstention élevée, victoire des droites, poussée des écologistes, maintien des populistes, recul des gauches et notamment de la sociale démocratie.
Certes les situations nationales ne sont pas comparables. En Grèce, au Danemark, en Suède, les socialistes ont le vent en poupe parce qu'ils sont dans l'opposition, alors qu'en Espagne, au Portugal et surtout en Grande Bretagne, ils l'ont en pleine face parce qu'ils sont au pouvoir. Mais comment expliquer alors qu'en France, en Allemagne et en Italie, ils ne tirent aucun avantage de la crise du capitalisme financier qui devrait en pure rationalité politique affaiblir les gouvernants, dont la responsabilité est en effet engagée et stimuler des mouvements dont les analyses sur les crises du libéralisme se trouvent rétrospectivement validées.
Aussi deux questions se posent bien au-delà de la France:
1. Comment comprendre le paradoxe qui fait que les européens en plein désordre économique et financier donnent une large majorité à la droite pour la composition du Parlement de Strasbourg et confortent les gouvernements d'inspiration libérale à l'instant même où ce système démontre ses faiblesses globales comme ses dérives individuelles et où ses dysfonctionnements provoquent une hausse considérable du chômage et un déclassement social de nombreuses catégories jusque là préservées ?
La première raison tient à la capacité des droites à assumer un pragmatisme de circonstance pour se débarrasser à la hâte de ses oripeaux les plus embarrassants. Alors quand il s'agit de sauver les banques, qui se sont si mal conduites, d'appeler l'Etat à la rescousse d'actionnaires défaillants ou de creuser les déficits pour parer au plus pressé, les libéraux n'hésitent pas à piocher dans l'arsenal de leurs adversaires idéologiques. Non pas pour en rabattre ou pour abdiquer, mais pour concéder ce pas de côté juste le temps de traverser l'épreuve en utilisant l'argent du contribuable comme mutuelle d'assurance voire de SAMU pour capitalisme en danger.
La seconde raison relève des comportements des citoyens eux-mêmes qui considèrent qu'en période de désordre, mieux vaut l'autorité des puissants - eussent-ils tout toléré, tout encouragé que l'aventure des contestataires - eussent-ils donné tous les gages de bonne gestion.
Ajoutez l'instrumentalisation de la Turquie, de l'immigration ou de la concurrence des pays émergents - sans oublier la peur de l'impôt. Celui que l'on refuse aujourd'hui et que l'on prépare pour demain et l'affaire électorale est dans le sac ! Bref l'alliance de la fuite en avant et des arrières pensées.
Aussi, à court terme la crise avantage les droites. A moyen terme quand il faut remettre de l'ordre dans les finances et dans les esprits, il n'est pas sûr que l'austérité fasse bon ménage avec le creusement des inégalités.
2. Faut-il signer le constat de décès de la social démocratie ?
Dans une élection avec plus de 60% d'abstention, mieux vaut se méfier des jugements sommaires en forme de jugements derniers. Mais il se trouve toujours des diafoirus de la politique pour diagnostiquer des mots cliniques après des secousses électorales. Les socialistes européens forment le second groupe du Parlement de Strasbourg avec près de 200 députés et voilà qu'ils seraient à l'article de la mort, un pied dans la fosse quand ce n'est pas déjà gisant glacé dans la tombe !
Que l'alerte soit sérieuse, c'est à n'en pas douter, qu'il soit social libéral comme en Grande Bretagne, social démocrate à l'ancienne comme en Allemagne, ou moderniste comme en Italie, sans oublier le socialisme à la française, mariage de la doctrine exigente et de la pratique accommodante Tous en ont pris pour leur grade. Faudrait-il en tirer une loi générale ?
Chaque déconvenue trouve nationalement son explication. Mais la coïncidence des échecs fait sens. La social démocratie n'assume nulle part son identité: la critique du marché, le réformisme comme instrument, une volonté de préserver les biens publics, le compromis social comme contribution à l'intérêt général, une stratégie de croissance solidaire, un système de prélèvements qui incite aux bons comportements et dissuade les prédateurs, un internationalisme qui n'oublie pas les nations, et surtout une unité dans l'action et dans la proposition à l'échelle du continent. Celle qui a manqué depuis trop d'années.
C'est en devenant eux-mêmes que les sociaux démocrates se renouvelleront et non en cherchant vainement à marcher dans les brisées de ses concurrents. Comme si ce serait en s'effaçant que l'on deviendrait seyant, comme si ce serait en disparaissant que l'on pourrait rester vivant.
François Hollande
Crédit: Reuters
Mis à jour le 13/06/2009 à 17h53









































Mr Hollande la social democratie est votre fond de commerce, mais à y regarder de pres ca n'est pas trés attrayant comme projet pour les jeunes et les autres; quand celle-ci est au pouvoir, elle n'a fait que de la dette pour les générations futurs, des lois en pagaille pour créer des impots et encore des impots pour la redistribution et au final quel est le résultat?
Un chomage chronique, une croissance molle, des jeunes sans boulot (super l'égalité des chances si il n'y a pas de travail !), et des centaines de milliers de gens sans logements. Vous étes indescent car les idées que vous représentez avec vos amis ont été au pouvoir trés longtemps et l'argent est parti ou? La France n'est pas réformée, pléthore de fonctionnaire, dette max et en dehors de "rond point" dans toutes les villes de France et la sécu sacré personne n'est content. Ca ne fait plus réver votre affaire sauf encore quelques intello de la rive gauche et les chroniqueurs de france Inter.
Il va falloir trouver autre chose en 2012 si vous voulez devenir président.
Votre premier argument est :
"quand celle-ci est au pouvoir, elle n'a fait que de la dette pour les générations futurs"
C'est franchement se f.... du monde que de dire ça ! Doit on rappeler (encore et encore... et encore, et encore, et encore) que la dette de la France a explosé lorsque Sarko était ministre du budget sous Balladur, puis a baissé lors du premier gouvernement Jospin et DSK au budget, pour ensuite re-exploser ces 2 dernières années avec... Sarko comme Président !!
Mr Jones, êtes vous de mauvaise foi, faites vous de la desinformation, ou bien les deux ??
Avez vous quelque chose à répondre à cela ?? Mes chiffres sont ils faux ??
Quand aux lois en pagailles, combien Sarko a-t-il créé de lois inutiles lors de son passage à l'intérieur (l'infamante interdiction de rassemblement dans les hall d'immeubles, et j'en passe des dizaines d'autres !!)
La gauche au pouvoir a fait plus pour la réduction du chômage en 5 ans que la droite en 15, et vous osez encore sortir ce genre d'âneries ??
Faudrait revoir vos chiffres, plutôt que de nous sortir la propagande officielle de l'UMP !
Biensur mon propos n'est pas complet, la droite Ump à mon sens est aussi que les sociaux democrates, elle continue la même politique de dépense de l'Etat, de prélévements excessifs sur l'économie même s'il dit le contraire. Sarko est pret a lever encore de nouveaux impots....La droite francaise est aussi responsable mais pas au même titre, la seule chose , elle dit qu'elle veut faire diféremment mais elle fait excatement la même chose que ces prédécesseurs.
Ou vous ne vivez pas en France, ou vous ne vous tenez pas informé de la vie politique française. Vous énoncez des contre-vérités à la manières des caciques de l'UMP ou de leur pitbull préféré (Mgr Lefebvre). De toute façon, je pense qu'il n'y a pas lieu de chercher à vous démontrer quoi que ce soit. Vous êtes de droite, c'est votre droit. Et ce que vous écrivez sur la gauche j'aurais pu l'écrire sur la droite.
Désolé je ne suis pas de droite au sens Ump, je suis un libéral soft, je suis pour la fin de l'Etat jacobin et la rédéfinition de son role et de son budget. Je suis pour beaucoup, beaucoup moins d'Etat et de fonctionnaires. En fait je suis presque un révolutionnaire. Effectivement ce que j'ai écrit sur la gauche peut être écrit sur la droite type Ump avec la nuance que l'Ump essaie de renverser la vapeur. Je vous rassure rien de vraiment concluant pour le moment.
Ce n'est pas en recyclant à l'infini une collection de poncifs et de caricatures et en évitant comme la peste les questions de fond, les questions de Sens que vous allez vous en sortir. JM Colombani a repris sur France inter a peu près les mêmes arguments en terminant sur un "il faut apporter des idées". Un philosophe présent l'a retoqué en disant que ce n'est pas par des artifices que ça fait changer les choses au fond. Je l'avais alerté ici sur le fait que les idées n'ont aucun pouvoir sinon par le Sens qu'elles porteraient. L'un et l'autre êtes des croyants dans la force des représentations (mentales, idéelles). Ca en devient une pensée magique, incantatoire, un symptôme de la coupure avec le réel autrement que dans les cercles de croyants dans ces mêmes formules et encore, l'entente se délite.
Vous n'avez pas entendu la mutation et je crains que n'entendant pas le Sens ce que je vous dit vous soit totalement incompréhensible n' y lisant que d'autres formules. Est-ce qu'elles marchent serait votre question. La réponse est non, seuls les hommes marchent pas les idées ni les formules.
c'est presque un faux et usage de faux. Il accapare un concept, une idéologie qui est est a été dominante dans les pays scandinaves, Allemagne etc... et le définit comme le socialisme à la française. Hors le socialisme à la française, ça n'a jamais été de la social-démocratie, mais du communisme réformiste en costume-cravate.
Ayant vécu moi-même 30 ans en Suède, le berceau de la social-démocratie européenne, je peux vous dire que les concepts de celle-ci n'ont rien à voir, mais alors rien à voir avec ceux des socialistes français.
la définition "La social démocratie n'assume nulle part son identité: la critique du marché, le réformisme comme instrument, une volonté de préserver les biens publics, le compromis social comme contribution à l'intérêt général," est un faux. L'identité de la social-démocratie c'est l'acception du marché et sa régulation et pas du tout sa critique. La critique se limite à ses excès (du marché) mais pas à son essence. Le réformisme est bien sûr employé mais c'est une méthode de consensus, non pas d'opposition de principe etc... etc...
Ce que sarkozy fait en France c'est de la social démocratie. Si un social-démocrate suédois appliquait en France les recettes qui ont fait de son pays un des mieux protégés au monde et un des plus riches par habitant, il se ferait taxer de "fasciste" par la gauche. Il réformerait le code du travail, régulerait le droit de grève, limiterait le fonctionnariat aux haut-fonctionnaires et limiterait la bureaucratie à l'hôpital et dans l'éducation nationale, ce qui en enverrait 2/3 des concernés au Pôle Emploi. Il abolirait l'impöt sur la fortune et ça fait longtemps que le bouclier fiscal existe en Suède...
Le problème de la social-démocratie est qu'elle a stagné idéologiquement, n'a pas su s'adapter aux demandes écologiques ou tardivement et surtout a perdu son initiative envers les sociaux-libéraux qui eux ont trouvé des solutions viables en limitant l'intervention étatique.
C'est pourquoi cet article est atterrant. Ou bien M.Hollande a une vision fantaisiste de la social-démocratie ou bien il en a une vision réaliste, mais que qu'afficher ce constat équivalerait à un constat d'échec de 40 ans de socialisme en France. Donc il présente une version altérée des faits, tellement altérée qu'elle en devient méconnaissable.
Oui, je suis souvent en Suède et je suis 100% d'accord avec watchman.
Il est frappant de voir à quel point, même en parlant de changement, les "solutions" préconisées restent les mêmes et aboutissent à plus d'impôts, plus de cotisations sociales et plus de dette. La gauche moderne, c'est cette gauche que le PS a toujours refusé d'être, une gauche qui récompense l'effort individuel, diminue le fardeau fiscal pour tous, accepte le marché et améliore l'efficacité de l'Etat. En restant prisonnier de ses dogmes ("critique du marché"), M.Hollande ne fait que perdurer la crise d'un parti socialiste en état de déliquescence idéologique et qui devrait enfin s'inspirer des réformes mises en place ailleurs.
"Comment comprendre ce paradoxe .... " ...la social démocratie doit son déclin à sa politique libérale. Les partis SD , hégémoniques à la fin des années 1990, n'ont pas mené une politique différente des conservateurs . Ils ont mené une politique de réforme de l'état providence et de dérégulation. Tout cela nuit à leur crédibilité et ce résultat n'est pas une simple péripétie. Que dire, par exemple, de l'accord multilatéral sur l'investissement : l'AMI de Mr Lamy ? L'absentéisme s'explique (entre autres) par le rejet d'une Europe incapable de la protéger de ses crises et de ses conséquences. L'absence de solidarité de l'Europe (cf Hongrie) explique la désaffection brutale des électeurs (nx entrants). La mondialisation libérale est une catastrophe pour l'environnement. L'Europe doit cesser d'être le prétexte de tous les renoncements possibles. Un autre monde est possible.
"Comportement des citoyens ...."C'est une image que vous nous donnez !
"C'est en devenant eux-mêmes ......" Depuis 10 ans, Monsieur Hollande ! Si la SD est au pied du mur, le PS l'est encore plus ... Travaillez!
Membre du PS, électeur et supporteur de SR, j'ai voté Europe-Écologie. Maintenant que le PS après son long coma nous présente un encéphalogramme plat, on peut dire qu'il est mort, non ? Donc il faut le remplacer. Il y a suffisamment d'éléments humains et politiques de qualité pour y parvenir, à condition de vraiment tourner la page. Ce qui signifie virer tous les éléphants et en premier lieu ceux qui ont animé cette campagne calamiteuse qui aboutit à une franche catastrophe. Quand on se souvient des rodomontades de Cambadélis la semaine dernière, on ne peut que sourire de pitié. Vite un nouveau PS ! Il est encore temps pour gagner les régionales et la suite. Une seule solution : démission collective de tous les nuls qui ont mené cette campagne fantôme. Et organisation d’un congrès extraordinaire (sous contrôle d’huissiers). J'en profite pour vous dire que je vous tiens personnellement pour responsable de cette situation puisque vous avez été en charge du PS une dizaine d'années… SR pouvait gagner en 2007, si le PS et ses principaux caciques n'avaient freiné la campagne et fait voter Sarkozy. Si SR a perdu 3 % de voix à ce moment-là, cela veut bien dire que la partie était jouable.
Votre intervention est tissée de rêves dont les socialistes encartés sont friands, mais qui n'ont qu'un rapport vague et lointain avec la réalité. En effet,pour ne souligner qu'un point, si Ségolène Royal a perdu les présidentielles de 2007, c'est tout simplement parce qu'elle a inspiré moins confiance aux français que Nicolas Sarkozy. La différence du nombre de voix montre un choix suffisamment clair et indiscutable. Au second tour, le choix se situe entre deux personnes et tout l'attirail des partis, si indispensable pour amener leur candidat dans les deux premiers, n'a pratiquement plus d'incidence sur le choix définitif et peut même se révéler contre-productif pour attirer les indécis.
Les diverses définitions de la social démocratie résultent de l'histoire socio-économique propre à chaque pays et donc des différences sensibles de programmes ou de concepts de gestion d'un parti progressiste à l'autre. En France, la sociale démocratie doit être réinventée sur la base des injustices sociales de la société. Tel qu'il est souligné dans un commentaire averti, en Suède, la sociale démocratie n'est plus un soutien au développement incohérent du fonctionnariat, à l'instar du Danemark. Le déficit public doit inciter à gérer la masse salariale des services publics dont la part post activité, les pensions retraites calculée à des taux trop favorables et non financées, est la plus lourde ; le passage à des statuts interprofessionnels s'impose. La nécessité d'augmenter les ressources fiscales pour équilibrer le budget devrait affranchir les socialistes de leur critique tenace et imbécile à l'égard de l'impôt indirect (la TVA) ; celui-ci ne peut plus être remplacé par une fiscalité directe sur le revenu et doit inciter à choisir un prélèvement social assis sur le chiffre d'affaires de la consomation intérieure, importations et exportations plutôt que sur la masse salariale qui pénalise trop l'emploi et qui n'a plus guère de lien avec le contrat de travail puisqu'effort de solidarité nationale.
S'agissant des règles du marché, les sociaux démocrates ne peuvent se satisfaire, développement durable obligeant, d'abandonner aux entrepreneurs privés le choix des futurs produits et biens de consommation (exemple du nucléaire, des OGM, de l'indépendance alimentaire ou des produits financiers) sans affirmer et orienter des "productions" compatibles avec les besoins écologiques de protection de la planète et le partage national et international des ressources. Pour l'heure, ces divers thèmes sont portés par différents partis alors que le PS peut fédérer ces options politiques et en a la capacité. La sociale démocratie ne peut donc s'entendre de la seule régulation à la marge des flux économiques et financiers mais agir sur leur contenu dés lors que l'intérêt public et écologique est en jeu. Ceci pose évidemment la question fondamentale du sens qui doit être donné à la croissance économique.
Je lis entre autres que la gauche a longtemps été au pouvoir. Mais, qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Sarkozy gangrène la vie du peuple pas seulement depuis 2002, la gauche ne peut pas grand chose devant les requins du fric qui ont les pouvoirs financiers esclavagistes, j'ai 46 ans, et j'ai surtout vu la droite au pouvoir depuis mes années collège qui m'ont ouvert à la vie. J'ai eu droit à Messmer, Debré et fils, Giscard, Lecanuet, Pasqua, Chirac, Pandraud, tous les nonagénaires qui meurent doucement et plein de fric au Sénat et ailleurs. Une trentaine d'années de droite ont craché sur ma chienne de vie, et on rejette toutes les fautes sur les socialistes, comme se complaisent à le répéter les Lefebvre et consorts. La gauche a du boulot, mais elle au moins est capable de le faire, si elle le veut vraiment ! PS je suis co-destinataire de certains courriers électroniques avec Mr François HOLLANDE. Je me permets de le saluer, bien simplement mais avec confiance.
On perçoit à travers votre commentaire un sentiment d impuissance de gauche dont Mitterand a témoigné face « aux puissances de l’argent » Je ne voudrais pas être cruel mais sur les 28 dernières années la gauche a eu le pouvoir 15 ans. Si vous avez tant de mal à vous en souvenir c’est que l’écart n’était pas si grand. L’élection de Mitterand s’est faîte sur une envie de changement et sur une imposture : La possibilité d’unir des forces opposées au marché et celles qui avaient envie de le réguler. La majorité « plurielle » de Jospin s’est inspiré de cette stratégie avec les mêmes résultats. Pour être à même de réguler et de peser sur les forces du capitalisme il ne faut pas porter en soi l’envie de le détruire. Parce que ceux qui veulent le détruire n’ont rien à proposer à la place si ce n’est le totalitarisme. C’est ainsi que se sont effilochées les majorités de gauche pour finir dans l’abandon des valeurs : Le libéralisme débridé de 85,86 de 91,92 et de 2000,2001 par les ministres des finances de l’époque. Le comble du cynisme mitterandien a été atteint avec la mise en orbite de Bernard Tapie contre Rocard. On entend toujours dire mais ce débat est déjà tranché depuis longtemps. Faux, j’entendais dernièrement un éléphant cinquantenaire socialiste expliqué qu’il avait les mêmes valeurs que Besancenot mais ne voulait pas utiliser les mêmes moyens. On est dans le non « Sens » comme dirait notre Roger ! Moi je suis heureux de ne pas partager les valeurs de ce monsieur. Je suis démocrate.
La gauche française a besoin de s’affranchir de ses démagogues d’extrême gauche pour s’affirmer et être en situation de lutter contre les corporatismes qui gangrènent notre société, que ces corporatismes soient marqués à gauche ou à droite. Elle pourrait être utile à notre pays si elle le voulait. Ces élections ont marqué la prééminence des valeurs de l’ordre(comme l’écrit F. Hollande) : la sécurité, la force et l’autorité, la cohésion, l’écologie aussi (Le nouvel ordre écologique Luc Ferry) contre l’aventure, la critique stérile, le désordre et la division. Mais l’ordre n’est pas synonyme de conservatisme, le marché aussi a besoin d’ordre et donc de règles. Pour sa cohésion la société a besoin d’équité Etc. Donc oui, la gauche aurait du boulot, mais veut-elle vraiment le faire?
C'est affligeant de voir comment la pensée de gauche est déconnectée de la réalité, traiter les chefs d'entreprise d'esclavagiste et de requin est aussi con que de traiter les fonctionnaires de paresseux. Le problème c'est que les gens n'ont plus de repère avec ce genre de discours haineux. Ca va être dur de faire rêver avec des discours pareil en jouant sur la jalousie des riches et fortunés. La social démocratie francaise ressemble fort à du communisme de pays riche. De toutes les façons sans changement drastiques le système ira dans le mur directe ca calmera les idéologues. Mr Hollande on attend des idées, vous semblez bien entouré ...a vous de jouer
cher François,
te voila habiller pour l'hiver.
Ringard pour certains, communiste réformateur pour d'autres, usurpateur pour d'autres encore...on te met de surcroit la défaite de SR sur le dos. Comme si elle n'était pas assez grande pour se tirer une balle dans le pied. Sa défaite a commencé au lendemain de sa nomination, lors des primaires, lorsqu'elle n'a pas eu la grandeur d'âme nécessaire pour tendre la main aux vaincus et leur assurer, de son plus beau sourire, qu'ils seraient récompensés de leur soutien!!
Mais passons sur Ségolène , nous n'en avons que trop parlé . Le sujet du jour n'a pas fini de diviser la gauche. La social démocratie peut-elle se remettre de son échec cuisant des européennes. Peu importe que le modèle soit allemand, anglais, suédois ou français, Quetinois a raison c'est l'histoire de chaque nation qui a forger le périmètre dans lequel s'ébrouent ses partis politiques... ton explication sur le comportements des citoyens qui préfèrent en période de désordre, l'autorité des puissants..." à court terme et le changement à moyen terme me parait un tantinet légère....Je ne suis pas de ceux qui hurlent avec les loups mais il me semble que le résultat des 2 ou 3 dernières élections devraient nous interpeller plus sérieusement qu'a travers la mise en cause d'un comportement "mouton"... même si certains, dans le passé nous ont pris pour des veaux !!
les votes Europe écologie et front de gauche n'ont rien de "vote de la peur". Ils dénotent, au contraire une prise de conscience de la responsabilité politique...Europe écologie a cartonné parce qu'ils ont parlés d'Europe aux élections européennes....comme c'est bizarre, et le front de gauche fait un score honorable (au regard du nombre de liste d'extrême gauche) parce qu'ils se sont battus contre le déni de démocratie que représente le traité de Lisbonne, que la social démocratie à la "française" a soutenu en s'abstenant à l'assemblée .
comme il va être difficile aujourd'hui aux sociaux démocrates français de défendre un service public efficace, de qualité, géographiquement réparti, solidaire et égalitaire . Les services devront faire face à la concurrence libre et non faussé! Comment expliquer aux habitants du fin fond de la Corrèze que tout les services (dus au) public (car contribuables) doivent être centralisé à Tulle sous peine de disparition totale?
En conclusion si les sociaux démocrates n'assument pas leur identité c'est qu'ils l'ont trop renié quand ils étaient au pouvoir pour ensuite l'afficher. malgré tout les avancées sociales apportées par ces gouvernements resteront(cinquième semaine, réduction/annualisation du temps de travail, couverture maladie universelle ...etc.), beaucoup ont tendance a l'oublier .
en deux mots la social démocratie est morte, vive la démocratie écologique et sociale
La réaction c'est peut être des discours comme celui Peter Jones ou Watchman. La vrai réaction, celle du réactionnaire qui dès qu'il lit impôt ou contrôle sort de ses gonds. Or si le scrutin européen est bien la preuve de la mauvaise santé, dans l'opinion, du PS peut il en être autrement.
Deux tendances humanistes ont essayé de porter un discours différent lors de cette campagne et les deux se sont brisées sur les urnes.
Le pouvoir détient les médias à 100%, il a organisé l'abstention et la "ridiculisation" des travers du MODEM et de ceux du PS.
La social démocratie est notre avenir commun mais elle doit très vite se positionner sur son rapport à l'argent et sur son contrôle. Hier un club de foot achète un joueur pour 90 millions d'euros, elle est là la crise financière. Mieux vaut jouer avec une balle ou une guitare que devenir ingénieur et mieux vaut faire des disques que faire rouler des trains ou fabriquer des voitures.
Bon courage Monsieur Hollande, j'ai un énorme espoir en vous, la réaction est agressive, méchante mais elle n'est le fait que d'une caste et de factions. Le peuple sera derrière vous si vous savez persévérer dans cette social démocratie là.
on en crée une virtuelle, c'est tellement plus simple
Ce que je dis est facilement vérifiable, la social-démocratie n'a rien à voir avec les élucubrations de Hollande. Le PS a toujours été un parti communiste "conformiste"et Hollande n'en est que l'expression variante ENA. Ensuite on peut toujours rebaptiser ce qu'on veut, le fond est le même. Je l'avais bien dit, si un social-démocrate suédois appliquait sa politique (qui a créé modèle) en France il se ferait taxer de fasciste par les socialistes. Pour moi on s'est limité à réactionnaire.
Donc M.Jpeps si vous voulez devenir social-démocrate il y a un sacré boulot, car il vous devra falloir renier 90% de vos idées. Le seul social-démocrate classique en France (dans la mesure ou DSK est à l'étranger) c'est Bockel et il est au gouvernement. On peut ajouter Kouchner si on veut, mais il n'est pas vraiment dans l'économie. Les autres (Rocard, Delors sont hors-jeu).
Tout ça montre le dilemne du PS :
1) ou ils se rallient à la vraie social-démocratie et en gros réajustent la politique du gouvernement actuel dans certains détails et perdent 90% de l'électorat qui leur reste
2) ou ils continuent a être la variable d'ajustement à droite de Mélenchon, NPA et autres gogos y compris les "bayrouistes" de Marianne et se cassent la gueule une seconde fois.
C'est le prix à payer pour avoir porté depuis Mitterand une idéologie complètement obsolète en l'affublant de divers oripeaux "réformateurs". Prétendre que le PS aujourd'hui est social-démocrate, c'est comme si demain Le Pen demanderait pardon pour ses propos racistes et xénophobes et deviendrait un Européen convaincu. Qui le croirait ?
les faits sont les faits, n'en déplaise à certains.
Le pouvoir detient les médias à 100% dites-vous !
Bien, ce sont les journalistes du Monde, de Libération, du Nouvel Obs, de l'Express, de l'Humanité, de France 3, de BFM, du Syndicat du Livre, de Marianne, du Canard, de Slate etc...J'en passe et des meilleurs qui vont être contents de l'apprendre.
Avoir un immense espoir en François Hollande, c'est rêver de la marmotte qui plierait le papier d'alu sur le chocolat... C'est avoir espoir en un homme qui pendant 11 ans de direction au PS à amené le dit-parti là où il en est aujourd'hui, c'est à dire à la guerre des dinosaures, à la haine, aux luttes intestines...
Que vous placiez de l'espoir en DSK, par exemple, pourquoi pas (et encore) mais en François Hollande ! Un peu de serieux, svp...
Cordialement,
la Suède est plus taxée que la France.
Mais la différence est que les Suédois ont compris que taxer le capital à mort c'est tuer la poule aux oeufs d'or. Donc une grosse partie des taxes est prise sur l'individu, mais on ne peut pas taxer à plus de 50% (TVA comprise). Donc un Suédois a un prélèvement automatique d'environ 33% sur son salaire à la source, ce qui veut dire qu'une grosse partie des charges patronales qui financent la sécurité de l'emploi, retraites, assurances etc... ne coulent pas les petites entreprises (en France elle diminueraient de 40%). Cela abaisse donc le taux de chömage (5%) car un côut de main d'oeuvre moindre associé à une flexibilité de licenciement normale (personne la-haut n'a entendu parler d'emplois à vie) permet d'embaucher plus facilement.
De plus une entreprise qui fait des bénéfices, c'est de la manne pour l'Etat qui peux ensuite redistribuer même si la taxe sur ces bénéfices n'est pas excessive, c'est la taille du bénéfice qui compte. Donc plus d'argent rentre dans les caisses de l'Eta et on évite des déficits de budget faramineux qui seront payés par les générations futures. Tout le monde est taxé en Suède, c'est en gros une taxe plate, même les plus démunis (dont on a relevé les salaires nominaux afin qu'ils puissent garder un minimum décent). Ce qui fait que le SDF en Suède n'existe pratiquement pas. Et ils s'en foutent de l'impôt sur la fortune, ça ne rapporte que de l'idéologie et pas beaucoup de milliards étant de donné qu'il y a si peu de fortunés (0,6% en France).
Les socialistes français se sont toujours occupés d'améliorer le niveau des protégés (fonctionnaires) au lieu de s'occuper des 10% de pauvres. En Suède ça été le contraire.
Ca c'est de la social-démocratie, essayez M.Hollande. Mais les profs ne voteront plus pour vous.
PS il vous faudra aussi réformer le code du travail surtout sur les licenciements, détaxer encore plus les heures sup et surtout interdire le droit de grève en période de convention ce qui simplifie la vie des usagers et fait gagner des milliards à l'Etat. Bonne chance.
Ma "pensée" rejoint celle des nombreux commentateurs sur la pseudo sociale-démocratie que tente de nous vendre François Hollande. Tout comme le Ps entretient une mystification des réalités depuis tant d'années pour vendre à ses électeurs ce qu'ils aimeraient avoir et aiment entendre plus que ce qu'ils vont devoir affronter.
Je pense que les succès de Nicolas Sarkozy, celui des Verts, celui de Besancenot ou même encore de Le Pen, tiennent à une certaine forme de vérité du discours et de la mise en conformité des actes et de la parole. Pour certains cités, l'exercice du pouvoir leur a permis de légitimer ce qu'ils avancent, pour les autres, ce sont des actes militants qui en ont été la preuve.
Je ne donne de blanc seing à personne et n'est pas dupe non plus des faux semblants d'un NS qui parle beaucoup pour endormir son public mais agit en même temps. Dans une certaine mesure, il parle pour adoucir ce qu'il fait et fait ce qu'il avait annoncé qu'il ferait. Dans un sens, ses électeurs s'y retrouvent et en sont confortés, dans un autre, les autres sont bercés.
Pour le PS, le grand mystificateur entre tous à été LE Tonton, maître entre les maîtres. Sa force, hormis d'avoir su prendre le pouvoir, a été de le garder en faisant un virage à 180° à peine deux ans avoir été porté à la présidence. Depuis, notre PS qui se réclame tantôt de Jaurès ou du Front Populaire et maintenant de la Sociale Démocratie fait le grand écart entre ses idées passées et le réalisme qui doit malheureusement s'imposer à ses idées.
Vendre le Grand Soir à des millions d'électeurs potentiels qui aimeraient tous plus de justice, de sécurité, de reconnaissance et d'espoir, c'est continuer d'endormir les petits enfants avec de belles histoires. Le monde est vaste, la France n'y est plus grand chose, le monde est cruel, l'argent est sans pitié, les contraintes sont immenses et les espoirs si grands.
Au lieu de porter le réalisme, d'expliquer pourquoi il faut s'adapter, réformer, aller de l'avant dans de nouveaux schémas, apprendre à se battre autrement et accepter certains faits, la maison PS sert un discours lénifiant entendu depuis près d'un siècle avec ré-écriture modernisante au gré des congrès et des crises.
Non, la sociale démocratie n'est pas morte. Elle même certainement de l'avenir. Son socle n'est pas celui des socialistes Français mais d'Allemagne, de Grande Bretagne, d'Europe du Nord car l'esprit positif, réformateur, adaptatif et consensuel y est déjà ancré. Peut être leur manque t-il des idées nouvelles à y apposer mais un pas immense est déjà fait.
François Hollande qui nous prend encore pour des Bisounours a du boulot pour se mettre à niveau de ceux qu'il cite s'il ne veut pas se faire doubler demain par la plupart de ceux qui déjà entretiennent un discours de vérité voire crédible.
Culture de la lutte des classes et des rapports de force comme supposés moteurs de l'histoire et principe de l'action qui est toujours op-position ou bien culture du progrès commun qui recherche le consensus et pour lequel l'action est construction, pas destruction de l'autre. D'où vient cette tare nationale si largement exportée dans le passé? C'est cette contradiction que le PS et les gauches sont incapables de voir et de résoudre (syndicats aussi). Ce serait remettre en question les fondements auxquels ils sont accrochés auxquels ils s'identifient malgré les exemples européens que vous citez.
Résultats, à part l'impuissance et une capacité de nuisance, surtout vis-à-vis des plus pauvres pas des plus riches, c'est cette destruction des esprits que l'on voit s'exprimer ici aussi par des gens qui ont perdu contact avec la réalité objective au profit d'une réalité délirante et haineuse. C'est quand même inquiétant.
Surtout pas !
M.Hollande ne doit en aucun cas être le candidat de la gauche en 2012!
Pas plus que Mme Royal !
Pas plus que Mme Aubry !
Ce sont les trois de la faillite depuis plus de vingt ans.
STOP: ayez pitié des gens de gauche, nous avons besoin d'un vrai leader, nous avons besoin d'un parti de gouvernement.
Place aux jeunes, à la nouveauté.
Modèle Obama.
C'est pas si compliqué de prendre sa retraite.
Le pouvoir n'a d'intérêt que dans le pouvoir de faire des choses.
11 ans d'immobilisme au PS rendent déjà la situation irrécupérable.
Plus de PS tel qu'il est devenu: refondons autre chose, changeons de noms, changeons de têtes.
C'est fini les Hollande, Royal et Aubry.
Les gens de gauche veulent un parti de gouvernement, une vraie oppositin, un vrai leader.
Pas des notables de province, c'est au sommet que tout se décide.
JD, de gauche mais pas con à ce point.
Au secours, Hollande revient ! Au secours, la droite est déjà revenue !