Culture

Trailer est-il? «Empires of the Deep», le très cher bide sorti des eaux

Temps de lecture : 2 min

Trailer est-il?, c'est LA chronique quotidienne pour amateurs de bandes-annonces diverses et (a)variées: séries B plus ou moins prometteuses, raretés improbables, porno rigolo, docus décalés, etc.

Il y a des films dont l’attente auprès du public est entretenue et attisée à grands renforts de promo et de buzz, à l’image de la nouvelle fournée tolkienesque de Peter Jackson, Le Hobbit, dont on a pu suivre depuis plusieurs mois le tournage via le Net.

Et il y a d’autres films dont on reçoit parfois des nouvelles comme ceux d’une vieille tante en rééducation toujours au plus mal quand on la pensait requinquée.

L’analogie est douteuse mais correspond assez bien à l’improbable histoire du film Empires of the Deep que nous conte le site spécialisé Twitchfilm.

Le titre de l’article donne le ton: «Trois ans et 130 millions de dollars plus tard, tout ce qu'on récupère, c’est Olga Kurylenko avec un coquillage sur la tête –premier trailer du fiasco fantasy

Et de nous raconter comment l’ex-James Bond girl venue d’Ukraine se retrouve à la tête d’une production sino-américaine sous-marine produite par un magnat de l’immobilier chinois. Un temps promis à Monica Bellucci et Pitof respectivement devant et derrière la caméra, qui ont déserté avant le premier tour de manivelle, le film raconte «l’histoire d’amour improbable située dans un monde mythique entre un jeune humain et une sirène».

Il semblerait que le premier réalisateur engagé se soit barré en cours de route, laissant un certain Michael French (on imagine les vannes des sites américains autour de son patronyme) terminer la chose. Dixit le profil IMDb du gonze, son plus grand titre de gloire semble être un documentaire sur Jim Carrey.

Reste à savoir si le fiasco dont parle Twitchfilm est vraiment si inévitable que ça, car au risque d’avoir l’air d’un gogo de base, et sans avoir aucun espoir particulier autour du film, constatons que le trailer n’est pas si infâme que ça, malgré des effets spéciaux qu’on espère non définitifs.

Ceci dit, par rapport aux immondices visuelles réalisées sous Windows 95 que TF1 nous a proposé dans son merdique Merlin cette semaine, on tient clairement avec Empires of the Deep le Avatar du film crustacé.

Alexandre Hervaud

Alexandre Hervaud Journaliste

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