Culture

Trailer est-il? Donkey Love, l'amour bestial

Temps de lecture : 2 min

Trailer est-il?, c'est LA chronique quotidienne pour amateurs de bandes-annonces diverses et (a)variées: séries B plus ou moins prometteuses, raretés improbables, porno rigolo, docus décalés, etc.

Donkey Love - Different Drummer Films
Donkey Love - Different Drummer Films

A une époque où tous les internautes, les yeux humides, s'excitent devant des milliers de photos de chatons ou de chiots mises en ligne par leurs gentils maîtres, on pourrait croire la zoophilie plus ou moins entrée dans les mœurs, à défaut d'être légale.

Il n'en est rien, bien au contraire, comme nous l'expliquait ici même l'ami Vincent, spécialiste en lolcats et autres relations contre-nature.

L'actualité nous le rappelle encore puisque la semaine dernière, le Toronto Sun se faisait l'écho de la censure d'un documentaire, le bien nommé Donkey Love –à ne pas confondre avec le film Donkey Punch, qui évoque la pratique sexuelle du même nom fortement déconseillée.

Le film a été privé de la projection qui était initialement prévue dans le cadre du Okanagan Film Festival International en Colombie Britannique. La chaîne de cinémas qui accueillait le festival n'a pas souhaité diffuser le film après avoir appris son sujet ô combien sensible: la pratique ancestrale du sexe entre les hommes et les ânes en Colombie.

Ne riez pas, c'est très sérieux: «Cela commence comme un rite de passage que les pères apprennent à leur fils et qui se poursuit à l'âge adulte durant lequel les hommes finissent souvent par tromper leurs femmes avec des ânes», explique le synopsis du film de 75 minutes réalisé par le Canadien Daryl Stoneage, qui n'hésite visiblement pas à se mettre en avant dans le film en se foutant ouvertement de la tronche des gens qu'il filme.

Le synopsis se poursuit ainsi:

«Les Colombiens pensent que les garçons devraient s'entraîner au sexe avec des ânes pour se préparer aux femmes [sic], que cela agrandit leur pénis et leur évitera de devenir homosexuels [re-sic].»

On se croirait dans un faux documentaire à la Sacha Baron Cohen ou dans un épisode de South Park, mais la chose est totalement véridique et le film a remporté le prix du meilleur docu dans un festival australien.

En 2008, un documentaire bien plus sérieux, Zoo, avait aussi fait grand bruit. Il revenait en détail sur un affreux fait divers: un homme avait été retrouvé mort, les entrailles un peu en vrac après s'être fait sodomisé par un cheval.

La bande-annonce était alors effectivement moins rentre-dans-le-lard, sans vouloir offenser nos amis les cochons:

Alexandre Hervaud

Alexandre Hervaud Journaliste

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