Culture

Pourquoi préférer des tours de refroidissement à des projets artistiques?

Temps de lecture : 2 min

La destruction des paysages industriels en question

Pour la journaliste et critique Germaine Greer, l'art public a partout sa place et n'appartient pas seulement à ceux qui sont des artistes professionnels. Le seul critère serait finalement la diversité. Diversité des points de vue, diversité des supports, diversité des œuvres. Mais un principe de fond doit s'imposer selon elle: le respect du paysage existant.

Voilà le problème qu'elle soulève dans un article paru sur The Guardian: «Avant que les gens puissent comprendre la nouveauté d'une chose neuve, ils doivent d'abord saisir la nature extraordinaire de l'ancien». Elle se plaint ainsi d'assister à la destruction, à travers toute la Grande-Bretagne, des sites industriels faisant partie intégrante du paysage britannique.

Germaine Greer critique ainsi ouvertement le Channel 4 Big Art project, projet obscur et inaccessible selon elle qui vient «encombrer l'horizon» des riverains. Elle espère ainsi se faire expliquer la sculpture de Mark Wallinger et ce qu'elle devrait y aimer car «Aujourd'hui, écrit-elle, je la hais». Puis elle pose cette question: pourquoi ne pas préserver, par exemple, les tours de refroidissement, ces «créatures fabuleuses» qui «approchent le sublime»? Pourquoi détruire ces choses qui ont «rendu possible le XXème siècle»?

Lire l'article complet sur guardian.co.uk

(Photo: Le Soler, Flickr)

Vous souhaitez proposer un lien complémentaire sur ce sujet ou sur tout autre sujet d'actualité? Envoyez-le à infos @ slate.fr

Newsletters

Les podcasts sur le travail pour bien appréhender la rentrée

Les podcasts sur le travail pour bien appréhender la rentrée

Une sélection pour gérer la reprise et y voir plus clair dans les débats autour de l'avenir de l'activité professionnelle.

Le public du rap français est prêt pour la vague #MeToo; l'industrie, non

Le public du rap français est prêt pour la vague #MeToo; l'industrie, non

Avec les affaires Moha La Squale et Roméo Elvis, la lumière est désormais braquée sur une omerta palpable.

L'histoire politique et culturelle de la Hongrie se trouve dans les statues de Budapest

L'histoire politique et culturelle de la Hongrie se trouve dans les statues de Budapest

Des bottes de Staline à Columbo en passant par Bud Spencer et Bush père, la capitale hongroise regorge de bronzes parfois étonnants.

Newsletters