Monde

Confusion autour du sort d'Omar Bongo

Temps de lecture : 2 min

La confusion grandit autour de la possible mort d'Omar Bongo, chef d'Etat gabonnais depuis 41 ans.

Le Point.fr rapportait hier que le doyen des chefs d'Etat africains était mort à Barcelone, où il était hospitalisé depuis le 6 mai. Le gouvernement gabonais assurait pourtant lundi 8 juin qu'il était en vie.

Alors qu'une source «proche du gouvernement français» confirmait dimanche soir la nouvelle du Point, l'Elysée expliquait lundi à la mi-journée s'en tenir au démenti formulé dans la matinée à Barcelone par le Premier ministre gabonais Jean Eyeghe Ndong, puis "validé" par un diplomate espagnol.

Des membres du premier cercle familial d'Omar Bongo ont également confirmé à leurs interlocuteurs parisiens que le patriarche de Libreville est toujours en vie. Plusieurs experts africains de la présidence française ont déploré un «emballement indécent»

Il se pourrait, d'après l'Express, que la «source proche du gouvernement» qui a annoncé à l'Agence France-Presse la mort de Bongo, et qui aurait pu livrer l'information au Point au départ, se prévale indûment de cette proximité.

«Les récents préparatifs d'un éventuel départ de Catalogne du «doyen» ont sans nul doute alimenté la rumeur d'une nouvelle dégradation de sa santé, que l'on sait extrêmement précaire.» explique encore Le Point. Mais ce départ préparait peut-être un retour au Gabon, que ce soit suite à une amélioration de l'état de santé, ou pour y mourir.

Le président gabonnais pourrait néanmoins être déjà mort: la volonté de Libreville de le cacher permettrait de préparer la succession.

En attendant, «la vraie-fausse mort du président provoque de fortes tensions entre Paris et Libreville» rapporte Libération.fr. «Ce matin, l'ambassadeur de France dans la capitale gabonaise, Jean-Didier Roisin, a été convoqué au ministère gabonais des Affaires étrangères, qui lui a transmis une protestation verbale.(...) Les autorités locales sont particulièrement remontées contre les médias français.»

Lire l'article complet sur L'Express.fr

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crédit: Reuters/ Omar Bongo mars 2008

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